La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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MÉDITATIONS
de l’année 2017

La guérison de l’aveugle-né : révélation du Cœur de Jésus

En remarquant cet amour qui sort du Cœur de Jésus pour rejoindre cet aveugle, le saisir de reconnaissance au point qu’il veuille s’attacher à Jésus pour toujours, nous penserons au bien que Jésus a fait pour nous et dans le secret de la communion nous aurons pour Lui les mêmes sentiments chaleureux que l’aveugle-né de l’Évangile a eus pour son Sauveur.

La Samaritaine. La foi des humbles.

L’épisode de la Samaritaine que l’Église nous donne à méditer en ce troisième dimanche du carême est une belle page d’Évangile. Ce récit se lit aisément et nous tient sous le charme autant qu’il nous instruit. Jésus y est proclamé par les Samaritains le “ Sauveur du monde ”. Nous apprenons de cette Samaritaine à correspondre à la pédagogie du Seigneur qui nous conduit d’une foi imparfaite à la foi parfaite qui croit à la parole de Jésus et contemple son mystère divin, faisant de l’âme ainsi conquise, une disciple du Christ.

Jésus transfiguré

Si nous voulons marcher courageusement à la suite du Christ, il faut le regarder dans sa gloire pour savoir quel est le bonheur qui nous est préparé. Mais il faut aussi l’écouter nous parler de le suivre chaque jour en portant notre croix et par notre propre mort, nous associer à son Sacrifice pour entrer dans la vie éternelle.

La tentation de Jésus au désert

L’Église, en ce premier dimanche du carême nous fait méditer sur la tentation de Jésus au désert. Cette entrée en scène de Notre-Seigneur après son baptême est extrêmement importante. Il faut bien comprendre que la traversée du désert par les Hébreux qui a duré quarante ans a été le figuratif de la tentation de Jésus au désert. Mais cette tentation du Christ elle-même est le modèle de la suite d’épreuves par lesquelles passera l’Église depuis sa fondation au jour de la Pentecôte jusqu’au retour du Christ.

Cherchez le Royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît…

Les événements que nous vivons et vivrons, matériellement sont difficiles, mais Jésus, notre Maître, nous dit : « Ne craignez pas, faites comme les oiseaux du Ciel, les lis des champs, soyez parfaitement conformes à la nature que Dieu vous a donnée, ayez les vertus de votre nature, et Dieu s’occupe du reste. » Pour ce qui est de votre salut éternel, il se peut très bien que cette apostasie où nous sommes devienne plus terrible qu’elle n’est déjà, et cependant nous n’avons pas de raison de désespérer, nous trouverons toujours dans les moyens surnaturels que l’Église nous donne ce qui nous est nécessaire, car pour le reste Dieu s’en occupe.

Deux conseils pour devenir parfait

C’est là une vérité trop méconnue : nous sommes tous appelés à la perfection de la charité dès cette vie. Il ne faut pas remettre au moment de la mort ni au temps du purgatoire ces ultimes progrès qui seuls nous rendront pleinement fils de Dieu. C’est dire que notre vocation terrestre à tous est d’atteindre à la sainteté qui fait passer de la terre au sein de Dieu dans la béatitude céleste, d’une course directe. En vérité, la Providence nous ménage à tous un sentier qui monte directement vers Dieu et que nous avons le pouvoir de suivre sans défaillance jusqu’à son terme merveilleux.

Une morale de l’intention du cœur

Au cours des dimanches précédents, nous avons vu combien Notre-Seigneur était soucieux de soulager les pauvres et les malades, de libérer les possédés, de pardonner les péchés, de rendre les gens heureux en améliorant leur condition misérable. Mais tout cela n’est pas le fond de l’Évangile. Jésus est venu nous délivrer un autre message qui est la nouveauté absolue de l’Évangile : celui des Béatitudes. En enseignant cela, Notre-Seigneur se fait un Maître plus exigeant que Moïse.

Saint Paul, lumière du monde, sel de la terre

Quelle est cette « lumière du monde » dont parle le Christ ? Est-ce celle des Apôtres d’hier ou celle des “ apôtres ” d’aujourd’hui ? S’il est un Apôtre dont nous connaissons par le menu toutes les péripéties, c’est bien saint Paul. Si parmi les églises qu’il a fondées il en est une qui ressemble à ce que nous voyons aujourd’hui en fait d’orgueil et d’immoralité, c’est bien l’Église de Corinthe. Voyons comment dans des conditions si difficiles l’Apôtre du Christ s’est montré « lumière du monde » et « sel de la terre » 

Les béatitudes, une invitation à l’amour

Méditation sur le bienfait surnaturel des épreuves dans notre vie. Il nous est bon de souffrir pour entrer avec Jésus dans le mystère de l’Amour qui accepte joyeusement et de la Gloire qui en résulte. Car l’Époux n’a de joie qu’il n’ait vu jaillir du cœur de l’épouse un amour égal au sien et cela jusque dans les larmes des souffrances communes partagées.

La douceur du Cœur de Jésus

Il faut que nous soyons enthousiastes de penser à ce commencement heureux, merveilleux, de la vie publique de Notre Seigneur. Il a mis sa puissance, non pas à lever une armée contre les Romains, ni à se soulever contre les pharisiens, mais à s’occuper des pauvres gens. Comme il est merveilleux de penser au ravissement de ces grandes foules qui profitaient de la Présence de notre divin Sauveur !

Le témoignage

de saint Jean-Baptiste

Quand on situe cette scène évangélique dans son contexte psychologique, quand on la revit, elle a quelque chose d’admirable ! Ce Précurseur qui a été si grand, de son propre gré s’efface, et il consent à voir les gens venir moins nombreux vers lui. Et les gens se détacheront peu à peu de lui, le laissant dans sa solitude tout heureux d’avoir contribué à la joie de l’Époux, parce qu’il sait que, là-bas commence l’Évangile. Que tout cela est beau ! Que l’âme de ce Précurseur du Messie est belle !

Le Sauveur et libérateur du monde

Le Christ est toujours aussi fort. La société de demain sera une merveille, cent mille fois plus belle que la société d’autrefois. C’est cela que Dieu veut pour son Fils et pour sa Sainte Mère : cette explosion de vertu, de gloire humaine, de civilisation, de beauté sous tous les rapports, de perfection. L’humanité crèvera d’allégresse dans cette gloire de Dieu ! Voilà ce à quoi nous sommes appelés, chacun dans notre condition, tel est l’enseignement plein d’espérance que nous livre cette fête de l’Épiphanie.

Le Cœur Immaculé de Marie est notre refuge dans le déluge universel de l’apostasie envahissante

Aujourd’hui, plus que jamais, le Cœur Immaculé de Marie est notre Arche de salut, notre Arche de Noé, notre refuge dans le déluge universel de l’apostasie envahissante. Quiconque n’a pas la dévotion au Cœur immaculé de Marie périra, sera noyé. La Sainte Vierge est non seulement notre Arche de Noé, notre échelle qui nous élève jusqu’à Dieu ; mais Dieu Lui-même s’appuie sur elle pour descendre jusqu’à nous et nous faire partager ses grâces. Elle est la Médiatrice obligée, universelle, hors de laquelle il n’y a pas de communication entre le Ciel et la terre.