La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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18. L’humanisme intégral chrétien

Pour le phalangiste, il existe donc une philosophie chrétienne, une écologie chrétienne, etc., parce qu’en tous les domaines il n’y a pas de vérité intégrale en dehors du Christ et que la vérité du Christ n’est pas facultative, partielle, relative, comme les autres, mais la plus profonde, la plus vaste, plénitude qui remplit tout en tous.

1. Le phalangiste juge à leur vraie valeur, par rapport au Christ, toutes les philosophies, les sciences, les morales. Aucun des savoirs, des vouloirs, des pouvoirs humains n’est satisfaisant en lui-même. Incomplets, ils manquent de certains principes élevés, faute desquels ils fourmillent de contradictions, d’incertitudes, œuvres d’impuissance et d’anarchie.

2. Au contraire, l’Évangile est la réponse intégrale à toute question ultime des hommes  : définitive, exaltante, conquérante, mais surnaturelle. Cette pure sagesse, beauté et bonté, est un don du Christ à celui qui croit. Le seul humanisme intégral est chrétien, la seule révolution féconde est celle de l’Évangile.

3. Cette divine totalité de l’humanisme chrétien ne couronne pas un ordre naturel, scientifique, mondain, œuvre d’expérience et de raison, déjà parfaitement constitué. La grâce et la sagesse chrétiennes ne sont pas l’ornement superflu d’une Tour de Babel humaine, monolithique, parfaitement construite et universellement acceptée. Les sciences et les sagesses séculières oscillent entre l’empirisme de connaissances disparates et la tentation des synthèses utopiques. L’Évangile seul fait de tous ces savoirs, vouloirs et pouvoirs désaccordés, une synthèse, une sagesse première, nouvelle et éternelle. Ce que Soloviev nommait la sublime théandrie, le rayonnement de la gloire divine sur la face des hommes devenus fils de Dieu.

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