La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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2. Je crois en Dieu, Père très bon

1. Le phalangiste sait, de certitude naturelle absolue, que Dieu existe, infiniment parfait, infiniment bon, parce que l’existence, l’ordre, la beauté et bonté de l’univers le démontrent lumineusement. Cette connaissance de Dieu n’est pas une idée a priori, un sentiment vague ou ineffable, une certitude dite morale, une croyance traditionnelle ou une foi humaine. C’est le premier et le plus pur fruit de la sagesse métaphysique. Cette connaissance savoureuse de Dieu, maintenant qu’elle est devenue le patrimoine de l’humanité civilisée, est accessible à toute intelligence droite et attentive.

Principe et fondement, commencement et fin de toute sagesse, cette certitude nous est donnée d’abord de manière riche et confuse dans l’intuition existentielle  : la saisie immédiate de l’être des êtres, du fait de l’existence de toutes les choses contingentes, mentalement dégagé de leurs limites et manières d’être naturelles, conduit infailliblement l’esprit à l’Être nécessaire, unique et simple, infini et parfait, source de l’existence universelle, qui dans la Bible s’est nommé Lui-même HWHJ, JE SUIS.

L’intuition esthétique, saisie de la beauté infinie qui transparaît dans le monde sensible et spirituel, renforce cette certitude, enrichit cette sagesse et introduit à la connaissance rationnelle de Dieu qui, de la science des essences des choses, de leur diversité, de leur ordre et de leur harmonie, par l’exercice spontané des premiers principes, d’identité, de causalité et de finalité, conclut à l’existence de Dieu créateur et providence universelle, et à ses infinies perfections, analogues à celles des êtres et de leur destin.

Ainsi la pensée de la souveraineté de Dieu sur toute sa création est au principe de toute sagesse et de toute morale humaine, et elle en laisse déjà entrevoir la fin  : “ Vous nous avez créés pour vous, Seigneur, et notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose pas en Vous  !  ” (Saint Augustin)

2. Le phalangiste croit en Dieu, comme d’un même mouvement, parce que la connaissance de son existence et de ses infinies perfections appelle en lui un acte surnaturel de pleine adhésion et d’amour ardent pour ce Seigneur en tout ce qu’il est, ce qu’il dit, ce qu’il veut et ce qu’il fait, à cause de sa sainteté, sa sagesse, sa vérité, sa beauté et sa bonté manifestes.

3. Ce mysticisme est le premier sentiment du phalangiste et engendre en lui l’adoration de son Dieu, l’admiration de ses œuvres visibles et invisibles, la contemplation obscure de son impénétrable mystère, l’humilité devant sa grandeur, la componction en présence de sa sainteté, un amour filial pour ce Père très bon et le désir de proclamer la louange de sa gloire éternellement.

Il trouve dans cette foi en Dieu, notre Père du Ciel, le ressort de son courage quotidien et de son zèle pour l’œuvre phalangiste. Et il propage cette foi avec enthousiasme.

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