La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Les apparitions de Notre-Dame de Lourdes

Notre-Dame de Lourdes C‘EST à Lourdes, en France, au diocèse de Tarbes, que la bienheureuse Vierge Marie se montra dix-huit fois à une jeune fille pauvre, candide et pieuse nommée Bernadette Soubirous.

Au cours de la première apparition, qui eut lieu le 11 février 1858, Notre-Dame apprit à la jeune fille à faire dignement son signe de Croix  ; puis, déroulant le chapelet qu’Elle portait suspendu au bras, Elle l’encouragea, par son exemple, à la récitation du Saint Rosaire, qu’Elle recommanda à toutes ses apparitions. À la deuxième apparition, comme Bernadette craignait une ruse diabolique, elle jeta de l’eau bénite vers la Sainte Vierge qui se mit alors à sourire en lui montrant un visage bienveillant. Au cours de la troisième apparition, Elle dit à Bernadette  : “ Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours  ? ” Puis, Elle ajouta  : “ Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse dans ce monde mais dans l’autre. ”

Par la suite, la Sainte Vierge l’exhorta à prier et à baiser la terre pour les pécheurs, à faire pénitence. Ensuite, elle lui ordonna de déclarer aux prêtres qu’on devait bâtir là une chapelle en son honneur pour y venir en procession. Puis, Elle lui ordonna de boire de l’eau de la source encore cachée mais qui allait bientôt jaillir, et de s’en laver.

Sainte Bernadette Enfin, le jour de l’Annonciation, le 25 mars 1858, Bernadette ayant demandé avec insistance le nom de celle qui avait eu la bonté de lui apparaître tant de fois, la Vierge Marie, rapprochant les mains sur la poitrine et levant les yeux au ciel, répondit  : «  Je suis l’Immaculée Conception.  » Elle confirmait ainsi la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception que le bienheureux Pape Pie IX avait défini quatre ans auparavant, le 8 décembre 1854.

Par suite de la renommée croissante des bienfaits que les fidèles recevaient à la grotte de Massabielle, on vit augmenter de jour en jour l’affluence des pèlerins. C’est pourquoi l’évêque de Tarbes, après l’examen juridique des faits, prononça un jugement reconnaissant le caractère surnaturel de l’apparition et permit le culte de la Vierge Immaculée dans la grotte. Bientôt la chapelle demandée fut bâtie et depuis ce jour, des foules innombrables de fidèles du monde entier viennent en pèlerinage prier la Sainte Vierge et accomplir des vœux. L’eau de la source miraculeuse rend la santé aux malades, accomplissant des miracles innombrables. Marie Immaculée est honorée par des prières publiques et des processions à la grotte. Les Pontifes romains, dans leur dévotion pour Notre-Dame de Lourdes, ont comblé ce sanctuaire de faveurs les plus précieuses.

LE SENS DES APPARITIONS DE LOURDES

L’abbé de Nantes nous révèle le sens profond, apocalyptique de ces apparitions de la Vierge Marie à Lourdes. Il soutient avec un réalisme absolu la venue de l’Immaculée, en son Corps glorieux dans le creux du rocher de Massabielle, pour nous communiquer les biens célestes  :

La Vierge Mère de Dieu est descendue parler aux hommes en ce lieu, de cette grotte. Ce rocher est devenu une autre Terre Sainte et les miracles de l’Évangile se reproduisent là comme autrefois à la parole de Jésus. La puissance de Dieu ici pénètre le monde sur les pas de l’Immaculée, elle demeure encore à l’œuvre un siècle après son apparition… (…)

Sans doute Jésus réserve-t-il son apparition glorieuse à la fin des temps, à ce retour en puissance qui réveillera tous les hommes de la mort et de la torpeur. Mais pour nous parler le langage de la douceur, pour nous consoler et nous exhorter à prier et faire pénitence, n’était-il pas admirable que le Seigneur laisse venir à nous sa Mère, qui est notre Mère, la laissant agir à son gré, en Souveraine, et faisant fleurir sur ses pas les miracles de miséricorde et de pitié  ? Peut-être les nombreuses apparitions de la Vierge Marie sont-elles l’ultime manifestation de la miséricorde divine, d’un Dieu dont l’amour est meilleur encore que celui de nos mères avant que ne vienne le temps de la justice  ! S’il en est ainsi, allons à Lourdes, prions devant ce rocher où parut en son corps glorieux l’être céleste qui nous est le plus proche, notre chère Mère et Souveraine, la Vierge Marie, buvons de cette eau qu’elle a voulu faire jaillir et lavons-nous, puisque tels sont ses simples désirs. Alors, nous serons de ces bienheureux qui, dès ici-bas, reçoivent par leur foi communication des biens célestes.

Et, là-bas, sur cette terre de Ciel, demandons à la Vierge Marie de briller aussi d’un éclat maternel aux yeux de ceux qui n’osent croire à un tel bonheur que de La voir toute proche d’eux, dans cette vallée de larmes. (…)

Basilique de Lourdes Les apparitions de Lourdes sont pour l’Église d’un grand secours. Comme celles de Fatima, elles me semblent des aides extérieures, extraordinaires, mystérieusement liées aux combats et aux bouleversements de la fin des temps. La Vierge est annonciatrice du retour du Christ comme elle l’a été de sa Venue. C’est le signe ultime de la miséricorde destiné à ramener les âmes en détresse et à fortifier les fidèles. Je crois qu’il faut aller jusque-là pour pénétrer le mystère de l’Église manifeste à Lourdes. «  Je vis un grand signe dans le ciel, une femme revêtue du soleil et la lune sous ses pieds…  » Présigne de la Jérusalem céleste. (…)

Cependant, comme dans l’Évangile, le miracle divin, le prodigieux passage de la Grâce n’a pas bouleversé l’humain  ; il l’a seulement purifié, élevé, illuminé dans l’intime. Ce qui en paraît touche, sans éblouir ni s’imposer. Les foules de Lourdes sont d’un naturel charmant, d’une spontanéité sans apprêt, sans rictus, sans exaltation. La Vierge Marie est venue ici et chacun la chante avec bonheur par des cantiques faciles et simples. Jésus passe sans cesse au milieu de cette foule, l’Eucharistie est partout distribuée et adorée  : sur son passage on s’agenouille, on demande guérison et pardon avec foi. Il est là parmi les siens comme celui qui sert. Nul ne s’étonne de Le voir si proche, si mêlé à eux. L’Esprit-Saint insuffle à tous l’être, la vie, le mouvement. C’est Lui qui donne figure d’Église à ces masses de toutes langues et de toutes nations, comme d’une seule paroisse. C’est Lui qui, en chacun, met en sommeil la malice et les passions du monde pour éveiller et faire paraître le meilleur, de telle sorte que cette Église de la terre, faite de boue, de chair et de sang, soit revêtue de lumière sereine et environnée de beauté. À son insu, chacun y est sanctifié et sanctifie.

Nous sommes mêlés à cette foule croyante, priante, espérante, aimante. Il n’y a sur terre rien de plus beau que ces deux œuvres de l’Esprit-Saint, à la ressemblance l’une de l’autre, comme il convient à une Mère et sa fille  : la Vierge douce et compatissante, cette Église qui est son enfant. Saint Jean déjà, dans sa plus touchante vision de Patmos en voyait l’image unique dans cette femme revêtue de soleil qui enfante dans les douleurs du Calvaire l’humanité à la vie divine.

Celui qu’anime la vraie foi ne peut rester insensible à ce spectacle  : cette foule est trop visiblement humaine pour que la raison se défie et craigne l’illuminisme ou l’hypocrisie de la ferveur  ; mais cette foule est tellement heureuse dans ses peines, confiante dans ses détresses, fervente avec candeur, héroïque avec simplicité, que le cœur admire en elle le don de Dieu, la grâce et la beauté de l’Épouse du Verbe, la puissance surhumaine de la Vertu du Très-Haut. Cela se voit à la grotte, à la piscine et aux fontaines, à la chapelle des confessions et lors des Messes solennelles, dans la Basilique souterraine, près des innombrables chers malades lors de la procession du Saint-Sacrement et enfin dans la nuit qu’illuminent les milliers de flambeaux. Je ne sais pourquoi alors les larmes coulent et l’intime de l’âme est broyé à cette vue  ; ce doit être que l’homme ne peut voir de si près le divin ni toucher le mystère céleste sans mourir, sans que l’âme ne vienne à défaillir. Comprenne qui pourra…

Mais on ne reçoit à Lourdes qu’autant qu’on est venu y chercher. Nul ne voit qui n’a demandé à voir, ou d’autres pour lui  ; on n’entend, on ne marche, on ne connaît le pardon divin que dans la mesure où l’âme s’y est disposée et attend la grâce avec confiance et abandon. (…)

Dieu agit ici partout. Que de vies s’y sont redressées, que de projets y sont nés, que de miracles de corps et d’esprit y ont rendu manifeste la puissance de Dieu  ! Le peu que j’en ai vu me laisse bouleversé. Chaque âme y est appelée ici pour y recevoir quelque don divin qui ne lui serait concédé nulle part ailleurs et je comprends qu’à l’instar de Jérusalem et de Rome, dans cette ville soient venues s’établir cent communautés religieuses, maisons de contemplation et d’accueil…

POUR LE RÈGNE SOCIAL DU CHRIST-ROI

Le message de Lourdes n’est pas uniquement un message religieux, il a aussi un aspect politique important et méconnu. L’abbé de Nantes nous fait découvrir comment la bienheureuse Vierge Marie a manifesté à Lourdes sa préférence pour le catholicisme intégral et le légitimisme monarchiste, exigences vitales de son Règne. Son message est à la fois une confirmation du dogme de l’Immaculée Conception proclamé par le bienheureux pape Pie IX et une approbation du syllabus dans lequel ce même Pontife a condamné l’esprit d’impiété et de libéralisme politique et social que nous voyons aujourd’hui triompher dans nos temps d’apostasie  :

Tout commence en 1830, avec les apparitions de notre divine Mère à Catherine Labouré, rue du Bac, lui donnant à répandre dans tout l’univers la Médaille miraculeuse. (…) En même temps, Jésus se montra à la confidente de Marie sous les ornements de la majesté royale, mais glissant de ses épaules et tombant à terre, annonçant par là que bientôt la Révolution allait rejeter et renverser notre divin Roi de son trône, en contraignant le vrai roi Charles X à l’abdication et à l’exil. (…)

Dans sa grande miséricorde, notre très chéri Père céleste avait prévu que la Vierge Immaculée demeurerait à Paris, au plein milieu des horreurs révolutionnaires, pour en soutenir les persécutés et y maintenir la dévotion à son Cœur Immaculé à travers les temps d’apostasie qui allaient venir… Pour des raisons misérables, les supérieurs de sainte Catherine Labouré ne le permirent pas et il fallut trouver ailleurs. (…) Tandis que le sanctuaire de Notre-Dame des Victoires devenait le trop heureux relais de grâces dans la capitale, Lourdes fut choisie pour Ville sainte. (…) Marie, ô Mère chérie  ! vous garderiez ainsi au cœur des Français la foi des anciens jours, dans un éloignement bien significatif des nouveaux pouvoirs et nouvelles mœurs qui s’instauraient alors à Paris  !

LE BON CURÉ PEYRAMALE

Petit signe de cette “ contre-révolution ” céleste, mariale  ! Tandis que ces événements se déroulaient dans la capitale, un certain docteur Peyramale préféra quitter la France pour attendre le retour des lys et émigra au Pérou. (…) Sa fille, Delphine Peyramale, épousa le frère de l’héroïque Garcia Moreno, président de la République de l’Équateur, lequel fut assassiné pour avoir voulu consacrer sa nation, au Sacré-Cœur, et mourut ainsi martyr de la foi, en 1875, après quinze ans de   » théocratie catholique «  . Pendant ce temps, le cadet des Peyramale, Marie-Dominique, ne pensait qu’à se consacrer à Dieu… Entré au séminaire l’année même de la Révolution, prêtre en 1835, c’est lui que nous retrouverons, à quarante-quatre ans, curé de Lourdes pour accomplir sa mission prédestinée auprès de sainte Bernadette. (…)

La photographie que nous connaissons de l’abbé Peyramale est rebutante pour les jeunes générations, mais non pas pour nous autres. Au contraire, attachante… Comme aussi les photos prises de Bernadette. Leurs êtres à eux deux étaient de la même espèce qui n’existe pour ainsi dire plus. Trop vraiment intérieurs, pénétrés de crainte de Dieu, de componction, de sagesse surnaturelle pour être photogéniques. De ces sortes de gens qui auraient pu vivre trente ans à Nazareth sans être remarqués de personne, mais de Dieu seul, choisis par lui pour accomplir son œuvre. (…)

L'abbé PeyramaleSe conformant à un ordre de la Reine du Ciel, Bernadette transmit son message à celui qui devait être, après elle et avec elle, le plus grand et le plus fidèle instrument de l’œuvre divine. (…) À travers ces yeux limpides, derrière le candide visage de la petite paysanne, l’homme de Dieu apercevait son innocence profonde…

Pourtant, quand Bernadette lui avoua qu’elle ne savait toujours pas le nom de la   » Dame «  , mais que Celle-ci désirait qu’on lui bâtisse une chapelle, cette pensée que la Mère de Dieu pouvait lui envoyer, à lui, pauvre prêtre inconnu, un message direct, le remplit d’agitation et de trouble. (…)

Il demanda dans une humble prière une grâce toute personnelle qui pût l’encourager à soutenir la vérité surnaturelle des apparitions. Or elle lui fut accordée un dimanche, vers la fin de l’année des apparitions, pendant sa messe.

D’après le récit qu’il en fit aux religieuses de l’hospice, M. Peyramale, en distribuant la sainte communion, aperçut une jeune fille qui avait autour de la tête une auréole lumineuse. Il en fut très frappé et lui donna la communion sans pouvoir se rendre compte qui c’était. Mais il la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle fût à sa place, et lorsqu’elle se retourna pour se mettre à genoux à son banc, il reconnut Bernadette Soubirous. À partir de ce moment, toutes ses inquiétudes cessèrent.

Sainte Bernadette seule l’aima au point de prier chaque jour pour lui avec une incroyable reconnaissance, et lui ne connut personne d’autre pour qui son cœur débordât en secret d’une affection de père semblable à celle que saint Joseph recevait de Dieu même pour ses chers trésors, Jésus et Marie, dans le silence de Nazareth. C’est de ce genre de pauvreté évangélique et de modestie du cœur que les immenses foules de pèlerins de Lourdes faisaient montre, au siècle dernier, et cela plaisait bien à la Sainte Vierge  !

LE BIENHEUREUX PIE IX

Allons un pas de plus dans leur secret à tous  : entre le Ciel de 1858 et la France pèlerine, eucharistique et mariale, il y avait une âme de feu, un esprit illuminé de la Sagesse divine, c’était Pie IX. Et Bernadette aima ce Pape, et Notre-Dame de Lourdes aimait ce peuple pèlerin épris de Rome et de la France, au nom du Sacré-Cœur  ! (…)

Le bienheureux Pie IX, à peine élevé au Souverain Pontificat, s’applique à deux grandes œuvres, l’une sur l’autre appuyée  : la proclamation de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie qu’il effectuera le 8 décembre 1854, et la condamnation de l’esprit moderne d’impiété et de libéralisme politique et social, par leSyllabus, le 8 décembre 1864. Les deux choses vont de pair, pour l’écrasement de la tête du serpent de la rébellion satanique contre Dieu et contre son Oint. (…)

Ainsi la Bienheureuse Vierge Marie retrouvait-elle à Lourdes ce catholicisme intégral et ce légitimisme monarchiste qui sont les exigences vitales de son Règne… Les foules qui envahirent Lourdes, en pèlerinages immenses ne seront pas mordues par le vice libéral et imploreront la libération de Pie IX, le Pape prisonnier de la révolution, et le rétablissement sur le trône de France, du saint héritier de la couronne de Charles X  !

LETTRE DE BERNADETTE À PIE IX, LE 17 DÉCEMBRE 1876

Pie IX Très Saint-Père.

Je n’aurais jamais osé prendre la plume pour écrire à Votre Sainteté, moi, pauvre petite Sœur, si notre digne évêque, Mgr de Ladoue, ne m’eût encouragée. (…)

J’ai craint, tout d’abord, d’être trop indiscrète  ; puis il m’est venu à la pensée que Notre Seigneur aime à être importuné aussi bien par le petit que par le grand, par le pauvre que par le riche, qu’il se donne à chacun de nous sans distinction. Cette pensée m’a donné du courage, aussi je ne crains plus  ; je viens à vous, très Saint-Père, comme une pauvre petite enfant au plus tendre des Pères, pleine d’abandon et de confiance. Que pourrai-je faire, très Saint-Père, pour vous témoigner mon amour filial  ? Je ne puis que continuer ce que j’ai fait jusqu’à présent, c’est-à-dire souffrir et prier. (…)

Je prie tous les jours le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, de vous conserver encore longtemps au milieu de nous puisque vous les faites si bien connaître et aimer. J’ai la douce confiance que ces Cœurs Sacrés daigneront exaucer ce vœu qui est le plus cher à mon cœur.

Il me semble, lorsque je prie selon les intentions de Votre Sainteté, que du ciel la très Sainte Vierge doit souvent jeter son regard maternel sur vous, très Saint-Père, parce que vous l’avez proclamée Immaculée. J’aime à croire que vous êtes tout particulièrement aimé de cette bonne Mère puisque, quatre ans après, elle vint elle-même sur la terre dire  : «  Je suis l’Immaculée Conception.  »

Je ne savais pas ce que cela voulait dire, je n’avais plus entendu ce mot. Depuis, en réfléchissant, je me dis bien souvent  : que la Très Sainte Vierge est bonne. On dirait qu’elle est venue confirmer la parole de notre Saint-Père. C’est ce qui me fait croire qu’elle doit vous protéger tout particulièrement. J’espère que cette bonne Mère aura pitié de ses enfants, et qu’elle daignera mettre encore une fois son pied sur la tête du maudit serpent, et donner ainsi un terme aux cruelles épreuves de la Sainte Église et aux douleurs de son Auguste et Bien-Aimé Pontife.

Je baise très humblement vos pieds et je suis, avec le plus profond respect, Très Saint-Père,

De Votre Sainteté, La très humble et très soumise fille.

Sœur Marie-Bernard SOUBIROUS

Extraits de la CRC n° 321, avril 1996, p. 1-4
Lettres à mes Amis n° 33 et n° 38, 1958

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