La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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Commentaire de l’Évangile de saint Jean

Le témoignage de Jean le baptiseur

Le témoin principal entre d’emblée dans le récit des événements dont il a été non seulement le spectateur, mais un participant et souvent de premier plan.

Sa première rencontre avec Jésus s’inscrit dans le cadre d’une semaine inoubliable (I, 19 – II, 12). Chose inattendue, pourtant suggérée dans son Prologue, ces événements sont tout fondés sur le témoignage de cet autre Jean que notre témoin, pour ainsi dire, appelle à déposer devant nous.

JEAN LE BAPTISEUR DÉSIGNE JÉSUS À SES DISCIPLES

19. Or voici quel fut le témoignage de Jean… Il est à remarquer que notre témoin nous montre d’abord des prêtres et des lévites envoyés de Jérusalem par les Juifs. Leur enquête officielle sera courte et se soldera de manière assurément décevante. Jean récuse toute grandeur et toute mission dont on puisse prendre ombrage ou s’inquiéter. Non, il n’est ni le Christ, ni Élie ni le Prophète annoncé par Moïse (cf. Dt 18, 15). Je suis, dit-il, la voix de celui qui crie dans le désert  : Rendez droit le chemin du Seigneur. Il n’y a donc rien à lui reprocher…

24. Des pharisiens, plus soupçonneux, lui ayant demandé la signification du baptême qu’il donnait, Jean les rassure  : ce n’est qu’un rite de purification dans l’eau, en vue d’aider les âmes au repentir. Car au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas, celui qui vient derrière moi, dont je ne suis pas digne de dénouer la courroie de la sandale.

On a l’impression très nette que l’incompréhension des Juifs, entendus ici comme une catégorie sociale et religieuse, se heurte à une prévention de Jean, d’ailleurs explicable  : ils ne sont pas venus pour s’humilier et se purifier afin de s’ouvrir à la lumière, mais pour enquêter et juger. Ils rapporteront à leurs chefs le peu qu’ils ont appris, sans comprendre qu’ils sont passés à côté de la grâce. Car…

29.Le lendemain, on se retrouve entre pieux Israélites, venus de Judée, de Galilée, pour écouter le prophète et se faire baptiser. Le récit évangélique s’anime et s’illumine  ; le grand événement de la vie du Précurseur est arrivé  :

Il voit Jésus venir vers lui et il dit  : “ Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. C’est de lui que j’ai dit  : Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce que avant moi il était ”… Cette sorte de jeu de mots elliptique que Jean avait cité dès son Prologue, nous le retrouvons ici dans son contexte naturel  : il dit si bien le fait unique dans l’histoire du monde, de ces deux hommes dont l’un annonce la venue de l’autre qui cependant a autorité sur lui parce qu’il lui est de toute façon antérieur  ! Avant même qu’il le connût, c’était pour Lui qu’il prêchait. Car c’est une mission qui lui avait été donnée d’En-Haut  :

32.Et Jean rendit témoignage en disant  : J’ai vu l’Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, celui-là m’avait dit  : “ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit-Saint. ” Et moi, j’ai vu et je témoigne que celui-ci est l’Élu de Dieu.

C’est tout simple pour de fidèles Israélites. L’Élu de Dieu, l’Agneau de Dieu, c’est ce “ Serviteur de Yahweh ”, Lumière des nations et gloire de son peuple Israël, mais aussi homme de douleurs, victime d’un sacrifice d’expiation pour les péchés de tous, que le prophète Isaïe annonça (Is 42-52), voilà des siècles, et sur qui déjà il avait vu planer l’Esprit-Saint.

Le voici donc ce Messie, lui-même désigné par Dieu à son Précurseur, signalé par la présence au-dessus de lui de l’Esprit-Saint venant du ciel comme une mystérieuse colombe de paix planant sur les abîmes. Et les quelques pieux Israélites de bonne volonté qui demeurent auprès de Jean dans son attente, accueillent la Bonne Nouvelle avec joie car les temps sont accomplis  ! Dans le calme d’un clair matin de printemps,à Béthanie d’au-delà du Jourdain, c’était inoubliable vraiment  !

ET LES DISCIPLES LE SUIVIRENT

35. Les disciples de Jean donc, le lendemain, l’entendant redire les mêmes paroles en regardant Jésus qui passait, s’en allant, le suivirent. Ce passage de l’Évangile est d’une pureté incomparable. Tout en verbes d’action, et de quel genre d’actions  ! Il est question d’entendre, de suivre; de chercher et de trouver Jésus; de venir à lui, de le voir, enfin de demeurer auprès de lui. Puis de rencontrer d’autres disciples et de les amener pour qu’ils fassent de même. L’un d’eux est, sur-le-champ, doté par Jésus d’un nom nouveau  : “ Céphas ”, ce qui veut dire Pierre. Un autre, Philippe, s’entend dire  : “ Suis-moi  ! ” Quant à Nathanaël, à l’annonce joyeuse qui lui est faite  : “ Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé  : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth ”, il objecte  : “ De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon  ? ” Il est du pays, il connaît  ! Il vient cependant, et Jésus l’interpelle comme le connaissant déjà, dans sa surhumaine science des choses même les plus secrètes  : “ Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. ” Et Nathanaël de répondre à cette révélation, par ce cri  : “ Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le Roi d’Israël. ”

50. Ainsi, Jésus dès ces premiers jours a reçu de son précurseur cinq jeunes hommes qui tous lui ont donné leur foi sur le témoignage de Jean et aussi sur ce qu’ils avaient eux-mêmes vu et entendu durant le temps qu’ils étaient restés auprès de lui. Aussi la mystérieuse parole qu’il adresse à Nathanaël leur est-elle à tous l’annonce de grandes merveilles à venir  : “ Vous verrez mieux encore. ” Et de leur faire ce serment solennel  : “ En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. ”

Par ce nom que Jésus se donna et qui tomba en désuétude dès les premiers temps de l’Église, Jésus s’identifiait à ce “ Fils d’homme ” venant du Ciel pour sauver son peuple persécuté, dans la prophétie de Daniel (7, 13). Mais dans cette vision qu’il leur promet, il ne s’identifie pas à Jacob qui fut bénéficiaire jadis d’un rêve identique (Gn 28, 10-17). Ce sont eux, les disciples, qui le verront Lui, ainsi relié sans cesse à “ Dieu ”, dit-il, par ces légions d’anges montant et descendant. Eux donc auraient pu dès ce moment se dire les uns aux autres, si leur foi avait été vive et déjà éclairée, à l’instar de Jacob considérant ce lieu visité par les anges  : “ C’est ici la maison de Dieu. ” Jean, qui a gardé ce souvenir, bientôt le comprendra de Jésus, de son Corps, nouveau Temple de Dieu parmi les hommes “ et porte du ciel ”… Mais quand virent-ils ce spectacle grandiose  ? Nous ne le savons pas. Comme ce silence est impressionnant  !

LEUR PREMIÈRE RÉCOMPENSE  : LA GLOIRE DE CANA

43. Ils n’en sont pas là, cette poignée de Galiléens, lancés par amour de Jésus dans une telle aventure. Disciples de Jean passés au service du Messie, le Roi d’Israël, ils sont charmés, ils sont conquis, et quand il résolut de partir pour la Galilée, ils le suivirent d’autant plus naturellement que c’était rentrer chez eux.

CHAPITRE II

1. Ils ne savaient pas quelle fête et quelle récompense leur préparait le Maître que Dieu leur avait donné  ! Mais les voici à Cana, invités à des noces où déjàétait la mère de Jésus. De quels yeux ils la contemplèrent, de quel cœur Jean, le témoin qui raconte ce merveilleux souvenir, aussitôt l’aima, nous ne saurions le dire, mais ce qu’il raconte de l’événement, si proche de leur adhésion à Jésus, est le fait d’une âme déjà éprise. Et pour nous qui savons le mystère inouï de cette mère toujours vierge, épouse de Dieu dans la conception et l’enfantement de Jésus, quelle émotion de la rencontrer si tôt dans l’Évangile de Jean  !

3.Il n’y avait plus de vin quand ils arrivèrent. La mère de Jésus le lui dit, et Jésus de répondre à sa demande secrète de faire quelque chose  : “ Qu’y a-t-il entre moi et toi, Femme  ? ” Ce qui veut dire en l’occasion  : “ Vous ai-je jamais rien refusé, ô la plus noble des femmes  ? ” Car cette manière, rarissime pour un fils d’invoquer sa mère, ici laisse paraître une relation de plénitude de grâce et d’amour telle que toutes les autres dénominations fondées sur des relations mutuelles plus pauvres sont insuffisantes. Une seule dit tout, jusque dans la pensée de Jésus et de Jean, celle qui unissait le premier homme, Adam, à Ève, la première femme formée de sa propre chair. Jean a retenu ce mot d’intimité bouleversante que justifiait la solennité de l’Heure. Nous comprendrons plus tard… à la fin.

Mais je crois que, dès ce moment, le Témoin nous le laisse voir, le sentiment naquit en lui d’une égale vénération et d’un égal amour pour Elle et pour Lui comme d’un même et unique Cœur.

4. La suite n’est pas moins mystérieuse. “ Mon heure n’est pas encore venue ”, dit Jésus. Cependant, déjà devinant l’obéissance de son Fils à sa discrète imploration, sa mère avertit les serviteurs d’un mot de souveraine  : “ Faites tout ce qu’il vous dira ”, si déconcertant que cela puisse leur paraître. Et de fait, de l’eau versée dans six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, Jésus fit un vin tellement meilleur que l’autre, le vin des noces, quiétait épuisé, que le marié s’attira cette remarque de l’ordonnateur du festin  : “ Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent  ! ”

L’incompréhension des gens nous avertit qu’il y a là quelque mystère. Et de fait, quand Jean témoignera de ces événements, il attachera aux moindres détails un sens caché, non par imagination débridée, mais dans une plus profonde connaissance de la “ vérité ” de Jésus. Il verra dans ces six jarres vides, destinées aux purifications des Juifs, et dans ce vin des noces épuisé, qui se trouvera bientôt le moins bon, autant de signes de l’ancienne Alliance proche de sa fin. Au contraire, cette eau, puisée sur la parole de Jésus et par lui changée en vin, tellement meilleur que l’autre, en réponse à la douce sollicitude de Marie, lui paraîtra, non certes le grand miracle dont l’heure n’est pas encore venue, mais sa promesse et déjà son signe. Il le saura bien quand justement cette Heure arrivera et que Jésus changera le vin en son propre Sang, sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, versé et distribué en purification du péché du monde, lors de son repas de noces avec l’Église…

11. Tel fut le premier des signes de Jésus. Il l’accomplit à Cana de Galilée. Il manifesta là sa gloire et ses disciples crurent en lui. C’est le récit d’une scène fugitive. Mais la foi du disciple est tellement en éveil que le mystère de ce Fils de l’homme qu’il connaît à peine, lui paraît à ce coup dévoilé. Il admet que les anges montent et descendent au-dessus de son nouveau Maître, et que l’Esprit-Saint demeure sur lui, inspirant toute sa conduite… Il devine déjà, à n’en point douter, le mystère proche de la “ Femme ” bénie et belle entre toutes qui lui est mère et plus que mère, épouse de grâce comme il est dit de Sion en Isaïe, en attente d’une autre maternité qui déjà sourit aux disciples ici réunis. Au point qu’on devine, au-delà des apparences et figures de ces noces paysannes, la réalité divine des Noces de l’Agneau de Dieu avec la Jérusalem future et, pour mieux dire, du Nouvel Adam avec sa Nouvelle Ève, immaculée vierge et mère universelle.

CHAPITRE III

L’ULTIME TÉMOIGNAGE DE JEAN

22. Allons tout de suite au dernier épisode que nous a conservé le témoin principal de la vie de saint Jean-Baptiste. C’était peu de temps après ces premiers événements et de nouveau en Judée, où l’un et l’autre Maître entouré de ses disciples accueillait les pieux Israélites désireux de se faire baptiser.

Jean raconte qu’un Juif suscita une discussion un peu vive entre les disciples de Jean et lui,à propos de purification. Ce Juif importun nous ramène en arrière, par ce souci légaliste qui n’est point innocent, car la pointe en est dirigée contre Jésus. Et donc, les voilà qui viennent trouver Jean pour le faire juge, mais non point entre eux  ! Bel et bien, entre eux tous et Jésus, cause de leur scandale. Ils lui dirent  : “ Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise et tous viennent à lui  ! ” Le succès de Jésus leur fait-il peur  ?

27-30. Alors, Jean ne nous étonne pas de se montrer si humble, si désireux d’être petit aux yeux des hommes comme il l’est à ses propres yeux. Mais il nous surprend et ravit quand il laisse éclater son allégresse messianique en termes magnifiques, les plus riches de symbolisme sacré, les plus mystiques et les plus ascétiques qui pouvaient lui monter au cœur, en ce dernier témoignage que notre témoin écoute et se gardera d’oublier  :

“ Un homme ne peut prétendre à rien qui ne lui soit donné du Ciel. Vous-mêmes vous m’êtes témoins que j’ai dit  : Je ne suis pas le Messie, mais je suis envoyé devant lui. Qui a l’épouse est l’époux, mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, est ravi de joie à la voix de l’époux. – Ah, quelles saintes, quelles admirables paroles  ! –Telle est ma joie, et elle est à son comble. Il faut que lui grandisse et que je diminue

On repense à Jésus et à Marie resplendissant de leur joie parfaite dans leurs noces de Cana, et le jeune disciple les contemplant. On boit au torrent d’eaux vives des Écritures antiques annonçant les noces d’amour de Sion et de son Roi messie. Et les mots tombés des lèvres du Précurseur dans l’oreille et jusqu’au cœur du témoin de ce procès, nous sont comme un éblouissement de certitude solaire.

31-36. Là-dessus, j’accorde bien volontiers à tous les exégètes du monde qu’on ne sait trop où finit le témoignage de Jean le Baptiseur et où commence celui de Jean l’Évangéliste. Celui-ci, en toute liberté spirituelle, ajoute aux leçons de son premier rabbi, celles du second  : ce sont grâces sur grâces et vérité sur vérité… à la gloire de Jésus, infiniment supérieur à Jean, ce n’est pas le trahir que de le dire, puisque Jésus vient du ciel et non de la terre, et qu’il témoigne ainsi, Lui seul le peut  !de ce qu’il a vu et entendu. Car il prononce les paroles de Dieu et donne l’Esprit sans mesure.

Et notre témoin privilégié de conclure, en rappel évident de sa profession de foi inaugurale  :Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle  ; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la Vie  ; mais la colère de Dieu demeure sur lui. Ce n’est pas discours de précurseur mais discours de témoin postérieur, oui  ! Et cependant cette rigueur et raideur soudaine fait écho aux dures paroles et, pour être franc, aux malédictions que le Baptiste prononce, dans les synoptiques, contre ces Juifs qui vinrent à lui pour enquêter, épier et susciter des querelles, au lieu de faire pénitence, de demander le baptême et de se convertir. N’était-il pas clair, dès ce moment, que le baptême d’eau donné par les disciples du Précurseur n’était que le signe, la figure, la préparation donc de celui que donnerait Jésus bientôt, dans l’Esprit-Saint  ? Le témoin anticipe sur les événements, mais il ne se trompe pas de direction.

CHAPITRE V

JÉSUS SE SOUVIENDRA DE JEAN, EN TOUTE VÉRITÉ

33. Peu de temps après, Jean sera jeté en prison. Jésus, dans ses controverses de Jérusalem, provoqué par les Juifs à invoquer ses témoins, leur rappellera ce que fut la mission unique et vraiment singulière de son précurseur, en termes que pour moi je trouve si justes, si à propos, et si nobles que je les tiens pour divins  : “ Vous avez envoyé enquêter auprès de Jean, leur rappellera-t-il, et il a rendu témoignage à la vérité. Non que je relève du témoignage d’un homme  ; si j’en parle, c’est pour votre salut.

Quant à lui, c’était la lampe qui brûle et qui luit (lucerna ardens et lucens), et il vous a plu de vous réjouir une heure à sa lumière. ”

On ne saurait divinement mieux dire cet homme et son unique mission, son témoignage et son succès suffisant, aux beaux jours où, sur un geste de lui, sur sa parole prophétique, d’une surprenante profondeur ,tous allaient à Jésus. Certes, son temps sera court, son auditoire sera de gens d’Israël, peuple des campagnes, plutôt que de Juifs, grands bourgeois ou prêtres de Jérusalem… Mais c’était son rôle, qu’il accomplit en perfection  :Il n’était pas la lumière, nous disait celui qui fut le disciple de l’un et de l’autre, mais il venait rendre son témoignage, humain, biblique, charismatique, à Jésus, la vraie Lumière, pour que tous crussent par lui.

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Mesdames et Messieurs les jurés,

Une brève suspension d’audience nous est accordée. Nous avons déjà ample matière à réflexion. Permettez-moi de vous faire remarquer comme cette première intervention d’un témoin inattendu sert la cause de l’accusé. Un autre a donc témoigné de lui avant qu’il ne paraisse. Bien plus, ce témoin a situé par ses oracles la manifestation de son Messie dans la continuité du grand passé biblique de son peuple et dans le droit fil de ses plus grandioses prophéties. Jésus dès sa première entrée dans la vie publique, est déclaré par le plus grand et le dernier des prophètes d’Israël, le “ Serviteur de Yahweh  ” annoncé par le Livre des prophéties d’Isaïe. C’est impressionnant.

Quant à Jésus, sans miracles, sans éclat, il touche terre, si j’ose dire, de la plus simple mais aussi de la plus convaincante manière. Sans effaroucher les simples, sans fausses notes. Sans concessions qui plus tard devraient être contredites, il attire à Lui qui Il veut et s’attache quelques disciples. Obscurs… Le choix est bon, comme il appert en la personne de Celui qui aujourd’hui le défend devant nous.

Extrait de la CRC n° 269 de décembre 1990,
et de Bible, Archéologie, Histoire, tome 2, p. 138-140

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