La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle
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EXPLICATION DU CREDO
La bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu

Sainte TrinitéDu moment que nous croyons en Jésus FILS DE DIEU, Dieu lui-même, «  consubstantiel au Père  », nous ne pouvons refuser, et nous n’en avons nulle envie  ! le titre et la réalité de MÈRE DE DIEU à la Bienheureuse Vierge Marie, sa mère, selon ce que proclama en 431 le concile d’Éphèse. Comment une créature pourrait-elle être ordinaire, semblable voire égale aux autres, pécheurs et pécheresses, eu égard à pareille vocation, à pareil état, à pareille gloire  ? Impossible, impensable  ! Marie était sainte dès avant sa naissance, plus qu’aucune autre créature, Jésus excepté. Elle l’a été de plus en plus durant sa vie. Et elle l’est pour toujours dans le Ciel, revêtue plus que nulle autre femme, de gloire, d’honneur, de puissance et de joie.

Pour découvrir ses perfections inouïes, il faut se placer dans le Cœur de Dieu, dans la splendeur de ses desseins éternels, dans les ardeurs de ses volontés pleines d’amour, telles qu’elles nous sont révélées dans les Saintes Traditions et Écritures, abondamment commentées par l’Église. Marie est, dans cette prédestination incomparable, la «  Conception immaculée  » de Dieu, Celle qu’il conçut pour instrument de son œuvre de salut, l’abrégé de toute la création, l’image et la plus haute merveille de la famille humaine à laquelle le Père décidait de rendre son Verbe «  consubstantiel  », selon l’audacieuse exclamation de saint Léon  : «  Consubstantialis Patri, consubstantialis dignaretur et matri  » (Epistola ad Pulcheriam Augustam).

Elle est humaine. Elle est femme. Mais, en cette nature et en cette condition, elle a toutes les perfections, toutes les grâces dont Dieu puisse la combler. C’est ce qu’illustrent les quinze mystères du Rosaire, dans l’ordre de toute vie, de toute vocation, de toute sainteté  : Mystères joyeux, douloureux, glorieux.

LES MYSTÈRES JOYEUX

Par lesquels elle prépare l’œuvre de son Fils. Ce sont  : son Immaculée Conception, qui ressemble, selon saint Maximilien Kolbe, à la procession éternelle du Saint-Esprit  ! sa naissance, sa présentation au Temple, signifiant sa consécration religieuse et virginale à Dieu seul.

Puis ses fiançailles à saint Joseph, choisi pour protecteur et époux spirituel, non sans une inspiration divine. Viennent alors les grands mystères décisifs, l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, la Purification, totalement superflue pour la Toute-Pure, humblement accomplie cependant, enfin le Recouvrement de l’Enfant Jésus au Temple.

LES MYSTÈRES DOULOUREUX

Par lesquels Marie coopère silencieusement à la Passion de son Fils. Ce sont déjà les années de la vie cachée à Nazareth, pauvre, humiliée, peut-être abjecte et persécutée. Puis les fatigues et les souffrances morales de la Vie publique, parmi les saintes femmes qui suivaient Jésus. Enfin, brutalement, ce sont les terribles mystères de la Passion du Christ  : l’Agonie, qu’elle partage de loin avec lui, dans une semblable solitude et une égale angoisse, la Flagellation, le Couronnement d’épines, le portement de croix et leur rencontre héroïque, enfin la mort de l’Agneau innocent, après trois heures d’indicibles souffrances qu’elle partage au pied de la croix, devenant par cette corédemption, notre Mère, médiatrice de toutes grâces.

LES MYSTÈRES GLORIEUX

Par lesquels elle se trouve associée à la gloire céleste de son Fils  : la Résurrection, l’Ascension de Jésus, la Pentecôte où Marie est établie reine de l’Église, modèle des vertus, centre de la prière et source inépuisable de charité apostolique. Puis sa propre Assomption la réunit à Jésus dans le Ciel, ressuscitée de sa «  dormition   », corps et âme, et son Couronnement enfin, qui la proclame, aux applaudissements des anges et des saints, fille du Père, Mère, sœur, épouse du Fils, Temple du Saint-Esprit dans la gloire éternelle.

Telle est Marie toujours vierge, au Cœur très doux, très aimable, immaculé, inséparable du Sacré-Cœur de Jésus dans le Ciel et, sur la terre, dans la foi et dans l’ardente dévotion catholiques.

Extraits de Toute notre religion, p. 29-30

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