Il est ressuscité !

N° 226 – Novembre 2021

Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard


CAMP NOTRE-DAME DE FATIMA 2020

La religion catholique de la Phalange 
deuxième partie : points 16 à 31 

LE COMBAT DE LA VIERGE ET DU DÉMON

LES points 1 à 15 (Il est ressuscité n° 225, octobre 2021, p. 7-14) répandent à eux seuls une lumière  qui ruisselle de vérités contemplées, objet d’une méditation quotidienne. C’est la respiration de l’âme du phalangiste dans la mesure où il adhère de tout son cœur à la Vérité. Et cela produit dans son âme cet élan d’amour vers ce Dieu Père... qui envoie son Fils, crucifié, au pied duquel se trouve la très Pure Vierge Marie, temple du Saint-Esprit, à laquelle il est tout consacré.

La théophanie trinitaire, eucharistique et mariale de la vision de Tuy occupe tout notre horizon et nous la garderons en mémoire dans nos cœurs, comme Marie gardait toutes ces choses avec soin, les méditant en son Cœur (Lc 2, 19 et 51).

Cet amour, ces vérités, sont combattus, sont niés, déformés, travestis. Aussi du même mouvement que le phalangiste adhère à cette foi, il a une répulsion pour tout ce qui la contredit.

C’est l’objet de la deuxième conférence prononcée au camp. Elle se divisait en deux parties.

1. Qui sont les ennemis du Christ ?

2. Le poste de combat de la Phalange.

POINT N° 16 : LA VIERGE MARIE, SIGNE DE CONTRADICTION.

Dès les débuts de l’Église, l’Immaculée est Victorieuse de toutes les hérésies qui ont succédé aux persécutions. La liturgie et les Pères la disent : « Terrible comme une armée rangée en bataille » (Ct 6, 9), mais quand on la contemple montrant son Cœur Immaculé entouré d’épines, ce n’est pas a priori une Vierge guerrière... Et pourtant, c’est un fait d’expérience :

1. « C’est une nécessité inéluctable et une malédiction pour toute secte d’aller s’attaquer et se briser contre cette pierre d’achoppement! » qu’est la Vierge Marie, depuis Nestorius au cinquième siècle, jusqu’à Vatican II au vingtième.

2. « La Vierge Immaculée est bien un signe de contradiction, l’occasion d’une révélation des cœurs. En vertu d’une disposition providentielle, Dieu l’a établie gardienne, ou mieux : sauvegarde de l’Église et des chrétiens... »

« Elle seule vaincra les hérésies dans le monde entier. » En écrasant la tête du Serpent qui les suscite.

C’est tellement vrai que notre Père, dans ses livres d’accusations contre Paul VI, et davantage encore contre Jean-Paul II, en appelle à Notre-Dame de Fatima :

« Très Saint-Père, à travers mon inexistante personne, l’Église, l’Église sainte, notre Mère, l’Église catholique, apostolique et romaine de toujours accuse votre nouveauté et sa corruptrice influence sur la foi, sur les mœurs et sur l’ordre du monde. Mais il est une Personne qui vous juge, oui ! de la part de Dieu, dans la Gloire de qui elle trône et va faire justice à son peuple, c’est la très Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu.

« Elle est descendue du Ciel, à de nombreuses et diverses reprises, en ce vingtième siècle, et toutes ses paroles, tous ses miracles, tous ses gestes et volontés vous sont contraires, ce qui déjà juge suffisamment de tout, dans l’attente d’une sentence infaillible de l’Église militante qui ne saurait certes y contrevenir. »

Elle est donc bien terrible comme une armée rangée en bataille contre tous les hérésiarques. Son Cœur Immaculé est tout endolori, tout tendre, mais “ d’acier ” comme disait Jean-Paul Ier de cette “ miniature de l’Immaculée ” qu’est sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Comme était lui-même Jean-Paul Ier, contre toute erreur et corruption de la foi qui éloignent les âmes de leur salut et les mènent sur le chemin de l’Enfer.

Le discours de Paul VI, du 7 décembre 1965, prononcé pour la clôture du concile Vatican II, prend « la vieille histoire du Samaritain pour modèle de la spiritualité du Concile », penché avec compassion sur le Goliath moderne. Eh bien ce n’est pas du tout la « spiritualité » de la Vierge Marie, ni du phalangiste qui lui est consacré. Il est éminemment ou “ fanatiquement ” intolérant pour le culte de l’homme qui se fait Dieu. Mais ce n’est que le revers d’un amour brûlant du Dieu qui s’est fait homme et de sa divine Mère !

A. L’ADVERSAIRE :

POINT N° 17 : CONTRE LE PROTESTANTISME.

L’exécrable protestantisme. Notre Père éclatait d’indignation lorsqu’il relatait l’histoire de cette révolte insensée de ce moine « fort en gueule » qu’était Luther (CRC n° 94, juillet 1975). C’est dit en termes nobles ici. Le phalangiste « abomine le libre examen et sa prétendue garantie divine, l’illuminisme individuel, qui caractérisent la religion prétendue réformée qui se dit chrétienne et n’est que luthérienne ou calviniste ou zwinglienne, n’étant que le reflet de l’esprit de ses fondateurs ».

Voyez cette magnifique Chrétienté médiévale, et ces petits bonshommes qui se dressent au nom de leur esprit personnel contre tout ce qui est d’Église, et particulièrement contre la Sainte Vierge ! C’est misérable et bien décortiqué ici. Avec une petite mention fort utile, parce qu’elle nous concerne, contre le charismatisme, versant sentimental de cet illuminisme où ce qui compte c’est de se sentir bien : « Car la piété peut même être en hausse partout où elle ne gêne en rien la douceur du mal... »

Par exemple à Medjugorge.

POINT N° 18 : CONTRE LA FRANC-MAÇONNERIE ANTICHRIST.

Les francs-maçons constituent une puissance mondiale redoutable. Ce sont nos ennemis irréconciliables. Le Père Kolbe invoquait les suffrages de la Sainte Vierge en leur faveur :

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous, et pour tous ceux qui n’ont pas recours à vous et plus particulièrement pour les francs-maçons. »

Ils sont les ennemis acharnés de l’Immaculée : leurs « manœuvres captieuses [...] sous prétexte d’humanisme libre et tolérant, ont pour premier but d’émanciper les peuples chrétiens du sceptre plein de bénignité et d’amour de Jésus-Christ. Il est facile de voir que, sous des dehors de respect universel et d’agrément de toutes les croyances, se dissimule mal dans la franc-maçonnerie et ses organisations une haine profonde de Jésus-Christ. Tel est leur dénominateur commun, le lien de leur fraternité satanique. » (§ 1).

Depuis l’humanisme de Pélage jusqu’à la Révolution de 1789, en passant par le rationalisme d’Abélard, le paganisme jouisseur de la Renaissance et la “ philosophie des Lumières ”, le “ culte de l’homme ” a tenté de « substituer à Jésus-Christ, Dieu fait homme, l’Homme lui-même, l’idée de l’Homme en laquelle chacun peut se reconnaître et s’idolâtrer, l’Homme qui se fait dieu » (§ 2 et 3).

4. « Le phalangiste est l’ennemi et la cible des sociétés secrètes. » Oui oui, il faut le savoir quand on s’engage à la Phalange, on est la cible, on est dans leur collimateur. Comme le talon de la Sainte Vierge que le “serpent” a reçu pouvoir d’atteindre (Gn 3, 15).

Mais cela n’est pas le pire. Comme répondait sainte Bernadette à qui lui demandait si elle avait peur des Prussiens qui arrivaient, elle répondit : « Je ne crains que les mauvais catholiques. »

Elle visait les libéraux.

POINT N° 19 : CONTRE LE PRÉTENDU LIBÉRALISME.

1. « Les sociétés secrètes auraient livré un combat bien vain à l’Église de Jésus-Christ si elles n’avaient trouvé en son sein des traîtres pour leur en ouvrir les portes et la leur livrer : les libéraux. »

Des traîtres ! le mot est pesé et on pourrait l’illustrer de toute une galerie de portraits... de Lamennais à Maritain, en passant par Dupanloup, Léon XIII et Paul VI !

« Catholiques, les libéraux le sont et prétendent l’être plus que les autres, parce qu’ils refusent, au nom de l’Évangile de Jésus-Christ, de combattre les ennemis de Jésus-Christ. Ainsi finissent-ils par avoir pour amis et pour alliés leurs ennemis de jadis, et pour ennemis les gens de leur propre maison, leurs frères catholiques contre lesquels, d’ailleurs, ils s’acharnent depuis près de deux siècles avec férocité. »

À force de faire ami-ami avec les autres en disant que Jésus-Christ veut que tous les hommes soient fraternels et s’entendent bien, ils passent leur temps à expliquer au Monde, à la chair – Macron et ses lois infâmes – au Diable lui-même, Xi Jinping : « Oui, nous sommes amis maintenant depuis le Concile ! » Tellement amis des ennemis qu’ils en deviennent ennemis de leurs amis, de nous autres...

Mais il faut aller plus loin.

2. « Par un singulier dérèglement de l’esprit et du cœur, dont ils se targuent comme d’une marque de grande intelligence et de générosité, les libéraux refusent de croire jamais leurs adversaires aveuglés par le fanatisme ou par la haine. »

Moulin-Beaufort avec Macron. Mais aussi le pape François avec Xi Jingping.

« Aimant adopter leur point de vue, ils s’appliquent à lui accorder les mêmes chances de vérité, la même crédibilité, la même force qu’au leur, qui est le point de vue catholique.

« C’est faire bon marché de la vérité pour aboutir enfin, sous prétexte de charité, au nivellement de toutes les croyances. »

 Il faut respecter ” le musulman qui fait sa prière au milieu de la rue, comme la carmélite en adoration devant le Saint-Sacrement. Tout ça, c’est pareil ! c’est tellement pareil que l’éloge du ramadan fait plutôt pencher la balance en sa faveur, contre la “ morbidité ” des pénitences de carême...

3. « En conséquence, ils exigent de l’Église une attitude conciliante, la fin des anathèmes, le dialogue et la recherche commune de la vérité avec les hommes de toutes croyances, et déjà ils proclament une trêve unilatérale qui ouvre la communauté catholique à l’influence de ses ennemis acharnés et leur livre ses fidèles sous prétexte de réconciliation universelle et d’égale charité envers tous. »

C’est exactement la description de ce que le pape François a fait par ses accords Rome-Pékin. Aux dépens de ses plus fidèles enfants, les catholiques “ clandestins ”, persécutés, emprisonnés, martyrisés.

« Gagnés au grand principe maçonnique de la tolérance, ils jugent dès lors notre foi, sûre d’elle-même et de sa vérité, d’un intégrisme insupportable, d’un fanatisme, d’une étroitesse d’esprit et de cœur digne de condamnation et d’exclusion. C’est ainsi que ces apôtres de la tolérance se muent en dénonciateurs, en calomniateurs, en inquisiteurs et persécuteurs de leurs frères qu’ils veulent bannir de l’Église ou reléguer en quelque retraite perdue, pour que règne enfin la charité avec la liberté ! »

Ce sont des Judas.

Et il faut vraiment en avoir horreur. Mais ce libéralisme universellement répandu est une tentation. Il faut vraiment prier la Sainte Vierge de nous forger des convictions « d’acier » et de nous donner la force de ne pas nous laisser glisser... À des autorités qui faisaient alliance avec les communistes, Notre-Dame n’a cessé de réclamer sa petite consécration de la Russie à son Cœur Immaculé, substituant à leur prétentieuse et fausse charité, la conversion des uns et des autres : catholiques conciliaires et orthodoxes schismatiques, à la foi catholique pour tout restaurer dans le Christ par le Cœur Immaculé de Marie. Mais le Concile, en proclamant la liberté religieuse a, au contraire, “ consacré ” le pacte des libéraux avec le diable !

POINT N° 20 : LA LIBERTÉ RELIGIEUSE, SUBVERSION DE LA FOI.

1. « Les libéraux, fatigués ou dégoûtés de lutter contre un monde hostile, contre les sociétés secrètes qui détiennent les sources du pouvoir, des honneurs, de l’argent, ont donc décidé de réconcilier l’Église avec ce monde, par un ralliement déguisé en compréhension de toutes les opinions, jusqu’aux plus ennemies de notre foi. Comme s’il y avait une commune mesure [...] entre le Christ et Bélial !

2. « Jadis la religion révélée, sa divine vérité, ses lois, ses sacrements, descendus par Jésus-Christ du Ciel sur la terre, s’opposaient radicalement aux ténèbres de l’erreur et de l’impiété jaillies des enfers. Maintenant, toutes les représentations et convictions religieuses ou philosophiques jaillissent également, uniformément, de la conscience humaine. Entre elles, le libéral ne perçoit pas de différence fondamentale. Ce que chacun estime vérité et bien a donc les mêmes droits, la même valeur, la même authenticité que ce qu’il estime erreur ou impiété chez les autres. »

C’est le dogme maçonnique par excellence, opposé à celui de notre Foi selon lequel Jésus-Christ est le Fils de Dieu et cela change tout dans l’univers ! Car enfin, un Dieu qui descend pour transformer le monde, ça change tout ! Je dois donc démontrer à mon prochain qui le nie, qu’il se trompe, par charité pour lui et par respect pour Jésus-Christ.

Mais non ! « Depuis cent cinquante ans les libéraux se sont fatigués de ce travail, de ce combat pour leur Église, pour le salut des âmes, et ils se reposent tranquillement en disant : chacun sa croyance. Moi, je pense qu’il ne faut pas tuer son enfant, mais madame “ une telle ”, qui est ma voisine, pense qu’elle a le droit de le tuer, je n’ai pas le droit de juger, de m’immiscer dans ses affaires, ça la regarde... »

Notre société française croule de ces conséquences de la liberté religieuse.

3. « Nulle autorité sociale n’a le pouvoir d’imposer le respect de la vérité et du bien, ni non plus celui d’empêcher l’erreur et le mal. »

4. La distinction entre le domaine intime des convictions religieuses et le domaine social du pluralisme impose la stricte égalité des opinions, où tout est plausible, rien n’est certain.

5. « La foi en recherche» est une intrusion de la « recherche» maçonnique jusqu’à l’intime de la « foi » chrétienne.

6. « La science libérale consiste à nier et rejeter toutes les preuves apologétiques de la vérité catholique [...]. Elle a porté un coup mortel à l’intelligence catholique. »

Voyez nos évêques. Quand il s’agit de défendre la morale catholique contre toutes ces lois innommables, jamais, au grand jamais, ils ne feront appel à l’autorité de Dieu en disant : « Dieu le défend ». Non, ils vont multiplier les considérations sur le bien de l’homme et sa dignité, et ravaler la vérité « au niveau d’existence de la plus insignifiante des opinions... »

7. « La réponse du phalangiste, elle, est sans faille. Ayant pour unique amour Jésus-Christ et sa Mère, rien ne lui tient plus à cœur que la Vérité qui découle de leur Unique et Sacré Cœur. Il dénoncera fermement l’irréligion et les fausses religions, et plus encore le libéralisme qui prétend les tolérer toutes pour leursvaleurs spirituelles”.

« En revanche, il développera les preuves de sa foi et affichera sa dévotion face aux incrédules. Le Saint Suaire de Notre-Seigneur taché de son Précieux Sang, témoin incontestable, aux yeux de la science la plus moderne, de la mort et de la résurrection du Christ, est le labarum de la Phalange dans sa Croisade contre l’incrédulité moderne. Elle voue un culte public à cette insigne Relique, car le Sacré-Cœur de Jésus désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et des rois pour y être honoré autant qu’il y a été outragé, méprisé et humilié en sa Passion. »

POINT N° 21 : CONTRE LE MODERNISME.

« Le plus grand péril pour la foi catholique a été de tout temps la négation déclarée ou dissimulée de la divinité du Christ, Dieu et homme parfait. »

1. Le phalangiste démasque la distinction moderniste du « Christ de la foi» et du « Christ de l’histoire», solennellement condamnée par saint Pie X.

2. « Le phalangiste se dresse contre le modernisme [...] en proclamant le parfait accord de la foi, de la raison et de la chaîne des faits historiques qui relient le passé au présent. »

3. « Le phalangiste arrachera leurs masques aux modernistes, loups ravisseurs déguisés sous des peaux de brebis et parfois tenant la houlette des pasteurs. »

POINT N° 22 : CONTRE LE PROGRESSISME DE LAMENNAIS.

« L’impatience, le rêve fou, la prophétie révolutionnaire, puis la déception qui conduit implacablement à l’apostasie, trouvent en Lamennais leur illustration indépassable. Il était aisé de prévoir d’emblée où son progressisme le conduirait. Car une fois admis que Jésus n’a rien obtenu, n’a rien fait de glorieux dans son Église par la force de son Esprit jusqu’à nos jours, il faudra conclure qu’il n’est pas Dieu et que tout l’effort inspiré de lui est pareillement vain. À moins que l’on se juge soi-même plus grand que Jésus-Christ, et vrai sauveur et messie ! »

1. Lamennais voulait tout simplement que l’Église se dégage de la Chrétienté par « une réforme globale des institutions, une révolution mystique des peuples soulevés par l’Esprit, qui ouvrira le millénaire, l’âge du Saint-Esprit, la nouvelle Pentecôte, cieux nouveaux et terre nouvelle».

2. « Mais la substitution de ces visions chimériques à la réalité des traditions est l’œuvre d’esprits humains, de novateurs plus sujets que personne à l’erreur, mécontents, entêtés, ambitieux. Ce sont eux qui osent, selon leurs inspirations sans contrôle, trancher de l’essentiel et de l’accessoire, du bon et du mauvais, du divin et de l’humain, du caduc et du permanent ! Et ils tranchent dans le vif d’un corps, d’une âme, qui sont ceux mêmes de l’Église et de la Chrétienté ! Périlleuse chirurgie. Puis, dans l’espace laissé libre par tant de retranchements, les visionnaires organisent leurs idéales créations, toutes plus inhumaines, arbitraires, hasardeuses les unes que les autres, à qui mieux mieux étrangères et contraires à ce qui s’était vu et fait dans un passé détesté. »

3. Ce qui est fait sans la tradition ou contre elle, est fait sans l’Esprit de Dieu et contre eux.

Le fait même que Lamennais déclare la guerre à toute cette société chrétienne au nom de la révolution et de la liberté montrait qu’il abandonnait le grand bateau de l’Église, la grande tradition et qu’il ne pourrait rien faire.

Ainsi les progressistes, forts pour détruire les œuvres de Dieu riches d’un grand passé, s’avèrent incapables d’édifier des œuvres saintes et durables. Ils finissent dans le désespoir et les ténèbres de l’apostasie comme Lamennais remplaçant la statue de la Vierge par celle de la “ Liberté ”.

« C’est une histoire lamentable que celle du progressisme chrétien et du drame de tant d’âmes sacerdotales qu’il a dévoyées et perdues, ce progressisme qui est le premier moteur de l’ébranlement conciliaire et postconciliaire de Vatican II ! »

Autre ennemi de l’humanité et de l’Église, de la Chrétienté, Jacques Maritain :

POINT N° 23 : CONTRE L’UNIVERSALISME DE MARITAIN.

Converti à l’Action française par le Père Clérissac au début du vingtième siècle, Jacques Maritain renie l’Action française et va à l’autre extrême du personnalisme chrétien, de la démocratie chrétienne, jusqu’à rejoindre les Rouges du Front populaire.

« L’impatience des divisions religieuses du monde et des trop étroites limites de l’Église, produit des méfaits comparables à l’impatience des progressistes pour les lenteurs de l’histoire et les imperfections séculaires de l’Église. »

1. « À certains grands cœurs modernes», comme Maritain, l’Église paraît trop étroite, la Chrétienté trop indigne de l’Esprit-Saint... « qui, Lui, ne se tient point en un ghetto et que nulle barrière n’arrête !»

Il faut donc renverser les barrières et inaugurer ce qu’il appelait « une nouvelle Chrétienté » fondée sur une doctrine plus généreuse, plus large que les dogmes étroits, dont toutes les portes soient ouvertes, à droite, à gauche, au milieu, par-derrière, par-devant.

2. Par une inversion du mouvement de la révélation biblique, la « naturalisation» du surnaturel réduit « nos dogmes, nos sacrements, nos liturgies à une mythologie, à un trésor de symboles profondément et seulement humains, manifestant la valeur suprême des choses charnelles, terrestres, humaines. Puis, par un mouvement complémentaire», la surnaturalisation du naturel exalte les « réalités du monde présent jusqu’à en faire l’absolu, le divin de l’histoire humaine, rejetant totalement de nos horizons le Christ, Dieu descendu du Ciel, et son Église, notre Mère qui nous reconduit sur ses traces vers ce Ciel où Il est retourné ».

3. Par une « révolution tranquille s’accomplirait cette immense mutation voulue par l’Esprit, annoncée par les signes des temps, exigée par le monde moderne. Au lieu d’être fondée sur la foi en Dieu et soumise à l’Église romaine, la nouvelle Chrétienté serait fondée sur la foi en l’homme, base de la civilisation moderne [...], dénominateur commun de toutes les idéologies et croyances jadis concurrentes, désormais convergentes : la Déclaration des droits de l’homme» substituée à l’Évangile des Béatitudes et de la Croix.

4. « Le phalangiste refuse d’emblée cette chimère. Il sent le blasphème, il voit l’apostasie à peine déguisée dans cette substitution audacieuse du culte de l’Homme au culte de Dieu au centre et au sommet de cette prétendue Chrétienté nouvelle. Car, enfin, cette religion, c’est le culte de l’homme, de tout l’homme, de tous les hommes, sauf d’un seul, du Seul qui vraiment mérite ce culte : Jésus-Christ !»

Cet Humanisme intégral de Maritain est, avec le Réformisme du Père Congar, le second moteur de la subversion conciliaire et postconciliaire du pape Paul VI et du concile Vatican II.

POINT N° 24 : LA PERVERSION INTÉGRALE : LE M. A. S. D. U.

Après Félicité de Lamennais et avec Jacques Maritain, Jean-Baptiste Montini forme la troisième personne de cette trinité maléfique :

« Depuis les origines, Satan soulève l’orgueil des hommes dépravés, contre Dieu, contre le Christ et contre l’Église. Ces révoltés forment sous son influence des contre-Églises ”, de même structure, autant qu’ils le peuvent, et d’esprit opposé. Tels sont aujourd’hui la franc-maçonnerie ploutocratique, le racisme totalitaire, le communisme athée. “ Deux amours ont bâti deux cités : l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu. ” (Saint Augustin) »

1. Un nouveau plan de Satan s’est fait jour, et a peu à peu pris toute sa force : c’est ce que nous appelons le Masdu. Aboutissement logique des rêveries de Lamennais, de Sangnier et de Maritain, le Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle rêvé par Paul VI, fait du culte de Jésus-Christ, Dieu fait homme, le fondement du culte de l’Homme, qui se fait Dieu.

« Une prodigieuse réforme de l’Église doit l’amener à entrer au service de la révolution mondiale dont le but est l’avènement d’une démocratie universelle de justice et de paix, fondée sur la liberté, l’égalité, la fraternité. »

Toutes les religions sont invitées à travailler ensemble dans ce but humain, philanthropique. Quand on aura invoqué Bouddha, Mahomet, Confucius et Jésus-Christ, pour aider chacune des “ Églises ”, chacune des religions, chacun des cultes, à pratiquer la générosité, le dévouement, l’intelligence, tous les hommes, avec le secours de leur religion, chacun la sienne, vont promouvoir ensemble le même idéal ; et donc la paix, la prospérité, la culture régneront !

C’est Assise ! dont la réunion présidée par Jean-Paul II, le 27 octobre 1986, passera dans l’histoire de l’humanité pour un moment de folie, d’absurdité : le Pape avec tous les oulémas, tous les inventeurs de religion, tous ensemble rangés en rangs d’oignons ! Chacun prie son dieu à sa manière ! L’Indien avec le calumet de la paix, etc. Le Pape au milieu, qu’est-ce qu’il fait ?! Ils sont tous à invoquer chacun leur dieu ! Comme ils invoquent tous chacun leur dieu, de connivence tous leurs dieux vont se mettre d’accord pour que l’humanité soit heureuse... Il faut le faire ! C’est le Masdu. En lieu et place de la Chrétienté, des leçons de son histoire, de son ordre, de son héroïsme, de sa sainteté, qui a conquis le monde !

Le combat de notre Père contre ce monstre apocalyptique s’identifie à celui du Cœur de la Sainte Vierge dont sœur Lucie a entendu la douce Voix murmurer : « “ Dans le temps, une seule foi, un seul baptême, une seule Église, sainte, catholique, apostolique. Dans l’éternité, le Ciel ! ” »

B. NOTRE POSTE DE COMBAT :

POINT N° 25 : LA CONTRE-RÉFORME CATHOLIQUE.

1. La Contre-Réforme Catholique, entreprise par notre Père contre la Réforme de l’Église initiée par Jean XXIII et poursuivie par Paul VI avec une main de fer, se dresse contre le plan diabolique d’un changement de religion, égout collecteur du progressisme latin, du libéralisme anglo-saxon et du modernisme germanique.

2. L’abbé de Nantes le déclare tout crûment : « L’épouse du Christ s’est prostituée au monde de Satan» par cette réforme. Son langage est celui des prophètes de l’Ancien Testament aux prises avec l’apostasie d’Israël.

3. Le phalangiste oppose à ce MASDU infernal le culte de l’Immaculée Conception, victorieuse de toutes les hérésies dès l’origine.

4. « Pressé de rebâtir et de repeupler la Cité de Dieu, il ferme la parenthèse de cette sinistre époque, laisse le Masdu à l’enfer. En vertu de sa consécration à l’Imma­culée Conception, il conserve la foi, l’espérance et la charité chrétiennes, il demeure un enfant de Marie et de l’Église, dévoué, attaché à en maintenir les traditions ; il combat pour la Chrétienté qui seule a fait le monde habitable, a su rendre la vie heureuse et procure le salut éternel des âmes à travers les vicissitudes de l’existence temporelle.... »

« Selon la parole du Seigneur :  Cherchez le royaume de Dieu et sa justice, le reste vous sera donné par surcroit.  Le reste, à savoir, la civilisation, l’ordre et la paix, la justice, la prospérité.

POINT N° 26 : LA LIGNE DE CRÊTE.

Entre deux abîmes, ceux du schisme et de l’hérésie, le phalangiste marche sur le chemin qui mène jusqu’à Dieu : celui du Cœur Immaculé de Marie, déjouant le « plan de l’Adversaire de pousser hors de l’Église ceux qui gardent la foi pour que ceux qui l’ont perdue puissent s’y maintenir et y dominer. » (§ 2)

Des convictions d’acier tiennent une position ­inexpugnable, mais avec quelle possibilité d’action ?

C’est le point suivant.

POINT N° 27 : LA CHARITÉ ET LA MISSION.

« Moine-missionnaire », cette vocation reçue du Père de Foucauld s’applique non seulement aux petits frères et aux petites sœurs du Sacré-Cœur, mais à la Phalange de l’Immaculée, leur tiers ordre.

Cependant, « il est certain que la Phalange ne doit pas attendre de la bonne disposition spontanée des pasteurs de l’Église sa mission au service de ses frères. Elle doit la revendiquer en manifestant l’orthodoxie de sa doctrine, sa volonté de sainte charité et son zèle, respectueux de la hiérarchie, désirant avec ardeur porter aide spirituelle et temporelle à un monde en perdition. » (§ 3)

Par le malheur du temps, c’est un fait que la Phalange ne peut plus rien attendre d’une hiérarchie hostile. Sœur Lucie l’avait annoncé au Père Fuentes en 1957, à la veille de la mort de Pie XII et de l’avènement de Jean XXIII ! Ni dans l’ordre de la piété, de la charité, ni dans l’ordre du service, de la mission : « N’attendez pas que vienne de Rome, ni des congrégations religieuses, un appel à la pénitence. »

Cette double dimension trouve cependant son accomplissement dans la Consécration de la Phalange à l’Immaculée.

Car la solution est d’être abandonné entre les mains de la Sainte Vierge pour lui être un instrument. Elle s’occupe de tout. « Et ma foi ! disait notre Père, Je peux vous garantir que pour ce qui est de la nourriture spirituelle, on ne manque de rien, et pour le service, on croule sous le travail apostolique... »

Et au cœur de l’Église !

Car ces deux ordres d’action de la charité et de la mission ont de toute façon pour cadre l’Église. C’est pour cela que les points suivants en traitent avec précision.

POINT N° 28 : L’ÉGLISE EST ROMAINE.

« Monsieur l’abbé est romain », disait de l’abbé de Nantes l’abbé Berto à certains prêtres qui penchaient dangereusement vers le schisme.

C’est tout ce sens « romain », si rare dans l’Église postconciliaire, qui constitue la perle de notre héritage.

« Comment pouvez-vous être contre le Pape ? » nous demande-t-on. Ah, il n’y a pas plus “ papiste ” qu’un phalangiste !

1. « Disciple du Christ, le phalangiste est d’abord attaché à son Vicaire sur la terre, le Souverain Pontife, évêque de l’Église de Rome qui est la mère et la maîtresse de toutes les Églises”. Là est le centre de l’unité, le comble de la sainteté, le conservatoire des traditions apostoliques, la mesure et l’ordre de la catholicité. Là est la règle de la foi, la loi suprême des rites, la souveraineté du droit.

« Jésus-Christ a voulu la papauté, et l’Esprit-Saint l’a façonnée et dotée de ses organes propres de gouvernement universel, la Curie, et de tout ce qui est nécessaire à sa pleine souveraineté et à son indépendance séculaires, à savoir une Ville, une citoyenneté propre, des ressources stables et libres, une défense. C’est dire la nécessité du Pouvoir temporel des Papes que les ennemis de l’Église n’ont eu de cesse de donner à détester au monde, de réduire et de pratiquement abolir. »

2. Le Souverain Pontife doit enseigner, sanctifier, gouverner le peuple de Dieu.

Enseigner, c’est proclamer la foi catholique, la transmettre au peuple fidèle et ainsi garantir l’intangibilité du dépôt de la révélation confiée à l’Église, en condamnant et anathématisant toute erreur ou hérésie.

Sanctifier le peuple de Dieu c’est lui assurer la communication de la grâce par tous les moyens que Jésus-Christ a mis à la disposition de son Église, donc en veillant à la validité et à la dignité des rites et des sacrements, interdisant les modifications qui en corrompent la pureté, excommuniant les fauteurs de nouveauté.

Gouverner le troupeau, des pasteurs comme des fidèles, en maintenant la communion hiérarchique contre tout schisme, en rendant la justice pour remédier à toute division et toute oppression, comme pasteur et juge immédiat de tous les chrétiens. Enfin, chef suprême de la Sainte Église, à lui revient de procéder à sa réforme intérieure si elle s’avère nécessaire, par ses prescriptions souveraines ou par l’indiction d’un Concile général, et de veiller à la défense et protection de la Chrétienté contre tous ses ennemis en décidant et prêchant la Croisade, en condamnant les guerres injustes, en excommuniant les tyrans et les princes félons ou apostats.

3. « Sachant l’infirmité de toutes choses humaines, le catholique a besoin de s’appuyer à la fermeté divine de ce Roc et, dans la mobilité universelle, à cet axe sûr et stable. Il est par principe et par expérience Romain, ultramontain, papiste, infaillibiliste. C’est par le Pape régnant qu’il se sent sûrement rattaché à Pierre, car le Saint-Père est son vrai et unique successeur, et uni à l’Esprit-Saint de Jésus-Christ, car le Pape est son Vicaire suprême. »

4. Et voici l’important qui résume toute notre position par rapport aux papes Paul VI et Jean-Paul II, écoutez bien ça :

« La règle phalangiste du service du Pape est si grave et primordiale qu’en cas de doute sur le vrai Pape, sur sa légitimité, son orthodoxie, son orthopraxie, les deux voies de l’obéissance aveugle ou de l’opposition légitime sont tenues pour possibles et toutes deux honorables. Car l’une, par sa protestation [nous autres], sert la papauté de toujours et l’exempte de tout reproche, et l’autre par sa soumission maintient l’autorité du Pape du jour en vue des infaillibles lendemains. »

« Notre position est donc claire : nous avons protesté, le Pape a accepté notre protestation puisqu’il ne nous a pas exclus. Par conséquent, nous avons gardé l’orthodoxie et pour ainsi dire, paradoxalement, nous la lui avons fait garder, au moins passivement. Et l’autre, par sa soumission, maintient l’autorité du Pape. Heureusement qu’il y a nombre de prêtres, de chrétiens qui sont fidèles au Pape et aux évêques aveuglément, c’est l’Église qui continue. Ce n’est pas la vocation de tout le monde de faire des libelles d’accusation du Pape. Mais je voudrais que ces gens-là se rendent compte que nous, nous faisons un autre travail qui est plus périlleux, mais qui quand même, demandant au Pape de faire justice et de dire où est la vérité est très utile aussi. Il faut les deux ! »

5. « Cependant, en ces temps de désorientation diabolique, Notre-Dame de Fatima a annoncé que le Pape lui-même seraitvacillant”, au milieu d’une grande ville à moitié en ruine  : l’Église sainte dévastée par le concile Vatican II. »

C’est pourquoi, « il n’est pas bon que les Papes puissent impunément manquer à leurs devoirs à longueur d’année et de pontificats, s’égarer eux-mêmes dans leurs opinions hérétiques, dans leurs nouveautés schismatiques et leur conduite scandaleuse, laisser souffrir les âmes et pâtir la Chrétienté, réserver leurs faveurs à tout ce qui est mauvais et leurs rigueurs à tout ce qui est bon, sans que nul n’élève la voix dans l’Église, parmi les cardinaux, les évêques, le peuple de Rome.

« Seul à s’opposer ouvertement à la formidable apostasie dans l’Église, cautionnée et appuyée par l’autorité des Papes successifs depuis Jean XXIII, c’est pour avoir cru à l’indéfectibilité du Siège apostolique que l’abbé de Nantes s’est adressé au Pape pour lui faire remontrance, en trois livres d’accusation réclamant légitimement et canoniquement un jugement doctrinal infaillible. À sa suite, la Phalange attend la réponse de Rome, prête à assumer les devoirs qui en résulteront dans la défense de la Sainte Église, avec l’épée de la vérité et sous le bouclier du droit de son Père fondateur. »

POINT N° 29 : L’ÉGLISE DIOCÉSAINE.

L’évêque n’est pas le représentant du Pape, mais il est le successeur des Apôtres.

1. Le Pape est notre supérieur immédiat, l’évêque n’est donc pas entre le Pape et nous. « Chaque région de la terre est confiée à un évêque, successeur des Apôtres, pour gouverner un diocèse, portion de territoire à lui confiée par l’Évêque des évêques», successeur de saint Pierre, Vicaire du Christ.

L’évêque est maître en son diocèse.

2. Malheureusement, le vingtième siècle a inventé le gouvernement “synodal”, – en russe, “ soviet ” –, qui a fait chaque évêque membre d’une Commission, d’une Conférence, de telle manière qu’ils ne travaillent plus qu’en équipe, c’est-à-dire que chacun est annihilé par la Conférence elle-même, et plus aucun d’entre eux n’a la liberté de penser, de parler, d’agir en son diocèse. C’est pourquoi il n’y a plus d’évêques en France !

3. Nous, nous voulons que l’évêque retrouve sa dignité et son autorité sans lesquelles les Églises locales disparaîtront.

POINT N° 30 : LA PAROISSE, COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE.

1. « Le phalangiste ne connaît que trois communautés hiérarchiques et fraternelles dans l’Église : la papauté, le diocèse, la paroisse. Rome est le siège de la souveraineté infaillible, sainte, suprême. Le diocèse est le siège de l’autorité tutélaire, prochaine, quotidienne. Mais, pour chaque fidèle, la paroisse est le lieu providentiel constant et normal de son culte envers Dieu et de sa charité fraternelle. Le curé qui en est le pasteur reçoit ses pouvoirs de l’évêque pour être au service de tous selon les us et coutumes de cette communauté primordiale. »

2. « À l’encontre de tous les efforts des révolutionnaires et réformistes pour substituer à cette cellule de base de l’Église, territoriale et immémoriale, des communautés de personnes individuelles librement rassemblées, sans autre lien que de pure spontanéité, donc flottante, sans lieu et sans passé, la paroisse doit demeurer. Elle seule, par son assise territoriale, peut et doit assurer, nonobstant les caprices de chacun, la prédication de l’Évangile, le service du culte et des sacrements, le gouvernement des âmes. Ainsi s’efforcera-t-elle de retenir sous ses ailes tous ses enfants, de la naissance jusqu’à la mort. »

3. « Le phalangiste est bon paroissien ; il aime à se retrouver, parmi le tout-venant des fidèles, l’un d’entre eux, pour l’essentiel commun et permanent de la vie chrétienne. Au contraire des intellectuels qui la méprisent et d’une élite prétendue qui la fuit à cause de ses promiscuités.

« À cet échelon inférieur, la vie de l’Église doit être réaliste, communautaire, traditionnelle. Et il est bon que, désigné par élection, un conseil de marguilliers, sous la présidence d’honneur du curé, administre les biens et veille au maintien de la religion, au respect des choses saintes et à la fidélité aux traditions.

« S’instruire au catéchisme et aux homélies dominicales, recevoir les sacrements en temps voulu, participer à la liturgie, aux dévotions, aux sacramentaux et à toutes les œuvres charitables, apostoliques et missionnaires, définit la religion populaire qui est, dans le cadre paroissial, la mystique foncière, esthétique, éthique, du peuple catholique à travers les âges. C’est donc là, qu’avec l’accord de son curé, le phalangiste cherchera à introduire la récitation du chapelet, quotidienne s’il est possible, ainsi que la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois demandées par Notre-Dame de Fatima. »

POINT N° 31 : LA FAMILLE, CELLULE DE CHRÉTIENTE.

« C’est dans la famille que la religion naît, s’entretient, se cultive par le soin des parents et qu’elle passe d’une génération à l’autre. Donc, la famille est non seulement la cellule de la société terrestre, temporelle, mais c’est vraiment la cellule de base de la religion.

1. « Pour le phalangiste, la société humaine chrétienne n’est pas un agrégat d’individus nés enfants trouvés, gyrovagues sans terre ni foyer, s’engageant par contrat facultatif et toujours résiliable dans l’Église de leur choix ; c’est une communauté de familles patriarcales, dynastiques, profondément attachées à une terre, à une maison, à des biens et à des traditions. Et leur foi chrétienne est la première de ces traditions, engagée ainsi dans leur existence temporelle la plus concrète. »

« Dans l’Église, nous ne sommes pas des enfants trouvés, nous avons été portés à des fonts baptismaux, dans une certaine paroisse, par certains parents qui se sont engagés à nous donner l’éducation chrétienne. Nous reviendrons dans cette église sous la protection de ces mêmes parents pour notre communion solennelle, notre confirmation. Nos parents seront là pour se porter garants de nous au jour de notre mariage et enfin quand nous aurons eu des enfants, tout continuera et le jour de notre enterrement, nous serons entourés encore de notre famille. »

2. « Les familles sont en Chrétienté les premières et les plus stables puissances sociales, en quelque sorte souveraines, que toute autorité est tenue de respecter. Recevant de leur curé tout l’équipement de leur vie chrétienne, c’est pourtant à elles seules, sous la responsabilité du chef de famille, qu’il revient de l’organiser et de la mener selon leurs traditions. Ainsi les écoles, les corporations, les mutuelles, les hôpitaux relèvent naturellement des chefs de famille, car toute paternité vient de Dieu. »

« C’est-à-dire que vos familles se tiennent à cause d’un lien qui est plus fort que tout, c’est la foi chrétienne. Si vous en êtes persuadés, heureux êtes-vous !

3. « Ce sont les familles chrétiennes de tradition et de forte autorité patriarcale, unies, nombreuses, qui, au sein des paroisses, sont les conservatoires de la foi et des vertus, jusqu’à l’héroïsme et la sainteté. Le clergé doit s’en faire non le maître, mais le défenseur, le guide et le serviteur [tous les mots sont pesés], car c’est d’elles que viennent les vocations sacerdotales et religieuses, les grandes vocations missionnaires, et l’abondance des nouvelles générations de chrétiens.

« Les familles restent, le prêtre passe ; le mal est venu dans nos vieilles Chrétientés d’un clergé “ démocrate ” qui, par ruse et par violence, s’est acharné contre les institutions familiales traditionnelles, pour leur substituer des mouvements plus maniables, de “ militants ”, forts pour détruire, incapables de rien édifier et désespérément stériles. »

4. « Le phalangiste restaurera la famille, en commençant par la sienne, sur le modèle et à l’imitation de la Sainte Famille à Nazareth. »

Selon l’ultime message de “ Notre-Dame du Rosaire ”, à Fatima, le 13 octobre 1917. Après avoir mis fin à son entretien avec Lucie et être remontée dans l’immensité du firmament, elle apparut de nouveau à Lucie, François et Jacinthe, vêtue de blanc avec un manteau bleu, à côté du soleil, avec saint Joseph et l’Enfant-Jésus.

Jésus, Marie, Joseph, comme à Nazareth. Saint Joseph et l’Enfant-Jésus semblaient bénir le monde avec des gestes qu’ils faisaient de la main en forme de croix. (à suivre)

Frère Bruno de Jésus-Marie