Méditations quotidiennes

Vendredi 1er octobre

Premier Vendredi du mois, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Saint Remi, Notre-Dame de Maylis

La Vierge Marie est chez Dieu, elle participe à la vie trinitaire d’une manière absolument incomparable, parce qu’elle brûle, elle a en elle le feu de Dieu qui l’embrase et qui l’unit à ses transports. Elle aime. Alors elle aime tout le temps ? Oui, mais dans toutes les directions, immensément. [Cela ne vous rappelle rien ? C’est sainte Thérèse ! C’est vraiment la miniature.]

Mais qu’est-ce que le Saint-Esprit lui fait aimer ? C’est bien simple ! Le Saint-Esprit, c’est l’amour du Père et du Fils. Quand Il embrase le Cœur de la Vierge Marie, cette petite Vierge Marie, cette Vierge de Nazareth, qui a tout à apprendre, l’Esprit-Saint lui transmet son amour du Père. L’Esprit-Saint lui dit au cœur : « J’aime le Père ! J’aime le Père ! » En disant « j’aime le Père », il embrase son Cœur d’amour pour le Père. Mais aussi, c’est l’amour du Père pour le Fils. Le Saint-Esprit lui dit : « J’aime le Fils, j’aime le Fils ! Je les aime tous les deux immensément ! » Et la Vierge Marie est prise d’un amour infini, perpétuel et intense pour le Père et en même temps pour le Fils, tellement, qu’elle ne peut pas les séparer, puisque le Saint-Esprit voit le Père et le Fils et Il les aime comme un seul, par l’amour et même par l’être. [Ils sont un par l’amour, mais ils sont un seul être.] C’est très difficile à comprendre [c’est tout le mystère de la Sainte Trinité]. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Samedi 2 octobre

Premier Samedi du mois, Bx Antoine Chevrier, Saints Anges gardiens

Ave Maria ! Notre Père appelle ces deux mots « le premier acte de l’amour de l’Église au lever du jour ». Quand nous voyons l’ange Gabriel s’incliner devant Marie et lui dire : “ Ave Maria, je vous aime, ô Marie, pleine de grâce ”, croyons bien que l’ange s’incline devant une créature comme lui, d’une nature corporelle inférieure à lui, et que cependant il salue comme un inférieur salue quelqu’un de supérieur à lui. L’Église le garde dans sa liturgie, car elle nous parle de la Vierge comme de la Reine des saints, Regina sanctorum omnium, mais aussi la Reine des anges, Regina angelorum. Je dirais que c’est ce qui lui va le mieux. Si nous voulons vraiment comprendre la gloire de Marie, il faut la voir entourée des myriades d’anges qui sont les êtres en nature les plus parfaits que Dieu ait jamais créés. Ces anges chantent la gloire de Marie parce que, elle, si humble créature terrestre, a été élevée à une gloire absolument incomparable, qui dépasse tout ce que les anges, les archanges, les séraphins et les chérubins pourront jamais produire. Car de son sein est né le Fils de Dieu fait homme pour notre salut. » (14 octobre 1979) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Dimanche 3 octobre

Bse Émilie de Villeneuve, Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, Sainte Blanche

L’Église et la Vierge Marie, ce n’est pas la même chose, ce n’est pas la même réalité, ce n’est pas la même vérité qui est atteinte ainsi mais la Vierge à elle toute seule est l’Église ; elle est la personnification de l’Église ; avant l’Église, elle était l’Église ; rien ne peut se faire dans l’Église sans sa médiation. Donc, aussi bien un mot que l’autre nous apporte la même vérité. Marie est Médiatrice de toutes grâces ; sur mon papier là, officieusement, sans tapage, sans tambour ni trompette, j’ai ajouté entre crochets “ Elle est Médiatrice de toutes grâces (depuis le commencement du monde jusqu’au dernier jour) ” parole de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui désirait, elle, comme cela, prêcher Jésus, donner l’amour de Jésus, s’il était possible depuis le commencement du monde jusqu’au dernier jour. C’est ce que la Vierge Marie fait certainement, indissociablement habitée, possédée, unie, agie par l’Esprit d’amour divin. Notre Père, commentaire de l’article 4e de la Règle

Lundi 4 octobre

Saint François d’Assise

Marie est Vierge, Marie est Épouse du Christ et Marie est Mère universelle. Et Marie est donc, non seulement celle qui se tient au pied de la Croix, mais Marie est celle qui, dans l’inhabitation excellente [perpétuelle] du Saint-Esprit, remplie de la grâce, est remplie de toutes les vocations [à distribuer, à répartir, les ordres de mission à donner]. Avant sainte Thérèse de Lisieux, la Vierge Marie aussi aurait voulu être missionnaire, aurait voulu être prêtre, aurait voulu être ermite, aurait voulu tout cela, et même zouave pontifical, et même combattre pour la libération de la France comme Jeanne d’Arc, tout ! La Vierge Marie voulait tout, et voulant tout au cœur même de l’Église, elle n’avait qu’à le demander à son Fils et c’est l’Esprit-Saint qui le lui inspirait pour que, par ses mérites éminents, elle puisse donner à tous ces êtres qui sont les organes de l’Église, ce feu de la charité par le sang découlant de son Cœur. C’est le Cœur de la Vierge Marie dont nous venons d’entendre la définition [par la bouche de sainte Thérèse]. C’est admirable ! (28 octobre 1989) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Mardi 5 octobre

Saint Placide et ses compagnons

Marthe, tout empressée, passe et repasse dedans la salette ; Marie n’y pense point. [...] Et qu’est-ce à dire, elle écoute ? c’est-à-dire elle est là comme un vaisseau d’honneur, à recevoir goutte à goutte la myrrhe de suavité que les lèvres de son Bien-aimé distillaient dans son cœur. Et ce divin Amant, jaloux de l’amoureux sommeil et repos de cette bien-aimée, tança Marthe qui la voulait éveiller : Marthe, Marthe, tu es bien embesognée et te troubles après plusieurs choses ; une seule néanmoins est requise : Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée. Mais quelle fut la partie ou portion de Marie ? de demeurer en paix, en repos, en quiétude auprès de son doux Jésus.

[Et de même saint Jean sur la poitrine du Maître, c’était le sommeil de quiétude :]

... car cet amour simple de confiance et cet endormissement amoureux de votre esprit entre les bras du Sauveur, comprend par excellence tout ce que vous allez cherchant çà et là pour votre goût. Il est mieux de dormir sur cette sacrée poitrine que de veiller ailleurs, où que ce soit. [Voilà cette oraison de quiétude.] Notre Père, Commentaire du Traité de l’amour de Dieu de saint François de Sales, 1977

Mercredi 6 octobre

Saint Bruno, Sainte Foy, Bse Marie-Rose Durocher (Canada)

En commentant la prière du Pater Noster, notre Père faisait remarquer que la troisième demande : « Que votre volonté soit faite » se trouve au début de l’Évangile, au premier chapitre de saint Luc, quand la Vierge Marie dit : « Fiat mihi secundum verbum tuum », « Qu’il me soit fait selon votre Parole. » [...]

Mais il y a un autre Fiat tout à la fin de l’Évangile. Au soir de l’agonie, à Gethsémani, Jésus a dit : « Fiat voluntas tua, non mea », « Que votre volonté soit faite, et non la mienne » (...) Jésus, arrivé à l’agonie, dans cette dernière nuit où Il prie son Père, seul, a tout de même voulu être entouré d’une présence proche, fraternelle. Donc, sa nature était dans un désarroi profond. Pierre, Jacques et Jean étaient là, pas loin de lui, qui ont entendu, qui en témoignent. Jésus leur dit : « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation. » Donc, quand il nous fait dire, dans le Notre Père : « Pardonnez-nous nos péchés comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation », nous savons que, pour cela, il ne faut pas dormir, il faut veiller, il faut prier. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Jeudi 7 octobre

Très Saint Rosaire de la Très Sainte Vierge Marie, Sainte Justine, Saint Serge

Ouvrant sa Bible, Georges de Nantes va tout de suite rencontrer le Bon Dieu et nous faire admirer la bonté de ce créateur tout-puissant, le Père si bon de ses enfants Adam et Ève qu’il a créés à son image et ressemblance. Mais il passera vite pour aller au drame, qui va se nouer sous l’instigation du diable, et nous faire admirer « la Femme » qui obtint de Dieu le pardon de nos premiers parents, salvatrice du genre humain, à l’œuvre dès les anciens jours jusqu’à notre aujourd’hui d’Apocalypse, où Reine du Rosaire elle lutte plus que jamais pour notre salut, dans les douleurs du combat des derniers temps (cf. Ap 12, chapitre qui date d’il y a 2000 ans et annonce ce qui se passe aujourd’hui !). La Bible le révélait, la vie des saints l’illustrait, les apparitions de Notre-Dame, celles de Fatima surtout, nous en conjuraient tant et si bien, qu’il fallait nous engager à aller à Jésus par Marie, il n’y a pas d’autre chemin. Cette expression chère à la dévotion populaire raillée par les “ savants ”, notre Père nous démontra qu’elle était au contraire l’absolu d’une vérité révélée. Ce n’est pas une dévotion surérogatoire, c’est la clé de tout. Frère Bruno de Jésus-Marie, 1er juin 2013

Vendredi 8 octobre

Sainte Brigitte

Si nous savons que les guerres, les famines, toutes les atrocités qui se commettent dans le monde sont déjà annoncées par la Sainte Vierge et sont là pour nous punir, punir l’humanité, l’Église, les nations, de n’avoir pas obéi aux simples demandes de la Sainte Vierge, à ce moment-là, nous aurons la patience d’accepter toutes ces épreuves. C’est envoyé au monde pour le convertir, pour le salut de ceux qui sont encore fidèles.

La désertification de l’Église, cet abandon de l’Église par l’Esprit-Saint, dans la mesure où elle a abandonné l’Esprit-Saint : les diables prennent la place des pasteurs. À peine le colonisateur est-il parti qu’un tyran prend sa place.

C’est la même chose dans l’ordre spirituel. Faute d’être entouré de prêtres, de monastères, de religieuses enseignantes, hospitalières, nous devons avoir peur de trouver le démon sous mille formes, dans mille institutions et donc, nous méfier de ne pas nous laisser persuader par quelque manœuvre du démon [...]. C’est pourquoi nous faisons vœu de fidélité, « ego promitto fidelitatem. » [C’est ça, la Phalange !] [...] Cette promesse est à confier au Cœur très unique de Jésus et de Marie, sous l’invocation de Notre-Dame du Saint Rosaire, du Cœur eucharistique de Jésus et de Marie, et avec cela, nous voilà bien protégés pour repartir courageusement et porter le poids de la chaleur et du travail, afin de goûter tous ensemble la récompense du Ciel. (5 mars 1995) Fr Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, Ste Marie Nouvelle

Samedi 9 octobre

Saint Denis et ses compagnons, Saint Jean Léonardi, Saint Ghislain

Notre-Seigneur ne donne pas du tout tort à cette femme. Elle est bienheureuse, elle a mérité de porter corporellement le Verbe de Dieu. Ce sont ses entrailles, ce sont ses seins qui l’ont nourri. C’est un bonheur, c’est un grand bonheur ! [...]

« Cette même Mère de Dieu, en effet, est heureuse d’avoir été constituée servante temporelle du Verbe en son incarnation, mais elle est beaucoup plus heureuse encore, en l’aimant toujours, de le garder éternellement. » (St Bède le Vénérable)

Elle le garde perpétuellement, non seulement dans son sein virginal, mais elle le garde dans son Cœur, ce qui est encore mieux que de l’avoir dans le corps.

Quel magnifique éloge de la Vierge, la Vierge-Mère ! Elle est tellement proche de Lui à ce moment-là ! Cette relation si intime de la Vierge Marie avec Jésus, non pas parce qu’elle a été le réceptacle du Corps de Jésus ou la nourrice du corps de Jésus, mais parce que véritablement elle a conçu Jésus dans tout son être, dans son esprit. Elle l’a enfanté dans son esprit, comme dit saint Bernard, avant même que de l’avoir enfanté dans son corps. Elle en a une idée tellement admirable qu’il n’y avait qu’une créature qui pouvait le concevoir ainsi et c’est elle qui a été choisie pour cela, jusqu’à l’enfanter dans son corps, dans ses entrailles [...]. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Dimanche 10 octobre

Saint Clair, Saint François Borgia

La chasteté, qui est un amour préférentiel de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, de la Vierge et des saints, a pour bénéfice, pour privilège de laisser le cœur libre pour les saintes affections et les charités nombreuses, multiples envers le prochain. Un cœur chaste est un cœur d’une extraordinaire fécondité dans l’ordre de l’amitié, de la charité, de l’affection, de la tendresse. (...) Je vous donne un exemple qui est à la perfection, parce qu’il est admirable et il est parfaitement imitable : c’est l’exemple de sainte Bernadette Soubirous qui avait un amour, une affection infinie pour son curé, l’abbé Peyramale. Il n’y a qu’à voir un portrait de l’abbé Peyramale pour comprendre ! Justement, parce que ces affections spirituelles ne se mesurent pas à la douceur, à la tendresse des rencontres, aux caresses spirituelles et encore moins physiques, ne se mesurent pas au caractère charmant, séducteur, aimable. Cette affection se mesure au bien que l’âme retire de cette relation. C’est très clair. C’est le bien que l’âme y trouve, c’est-à-dire l’énergie à faire son œuvre spirituelle, l’ardeur à la prière, la générosité, etc.

Cela, c’est précisément le centuple que Dieu nous promet. Notre-Seigneur nous dit : « Celui qui aura quitté son père, sa mère, son épouse même, ses enfants, trouvera la vie éternelle et le centuple ici-bas. » C’est là que nous devons, que nous pouvons trouver le centuple. Notre Père, 15 décembre 1982

Lundi 11 octobre

Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie

La Vierge Marie est au-dessus de toutes les femmes par la beauté et la grâce, mais elle a beaucoup plus : elle est appelée à être Mère de tout un peuple [accomplissant ainsi toutes les prophéties de l’Ancien Testament] et Mère du Messie. C’est dans le texte du Protévangile, dans la Genèse : sa postérité sera victorieuse du démon, avec elle ! [...]

Que tout cela fait de la Vierge Marie, non seulement la Mère du Christ, la Mère de Dieu, mais en devenant la Mère de Dieu, elle ravit nos cœurs et nous sommes pressés nous-mêmes d’entrer dans son Cœur [nous autres, pauvres pécheurs ; c’est le sens de nos Je vous aime, ô Marie], d’entrer dans son sein, pour devenir nous-mêmes par un nouveau baptême, une nouvelle naissance, les enfants de Marie dans cette Maternité sainte qui est pour nous une grâce, un signe de prédilection, de prédestination.

Alors, attachons-nous à elle comme à notre Mère [...]. Voilà bien cette porte d’or par laquelle nous entrons dans la circumincession des Personnes divines, quand nous élisons notre demeure dans le Cœur de Marie [...] [comme a fait saint Jean le soir même du Vendredi saint].

Elle qui est l’Épouse du Verbe, qui est la Fille de Dieu, qui est la Mère du Christ, du Sauveur, elle doit nous enfanter à la vie, elle est chargée de s’assurer de notre salut éternel. (S 120, 20 septembre 1993) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Mardi 12 octobre

Saint Wilfrid, Bx Louis Brisson

La vraie grandeur de la Vierge Marie, bien sûr c’est son Immaculée Conception, bien sûr c’est sa Virginité parfaite et perpétuelle, bien sûr c’est sa Maternité divine, c’est elle la Mère du Christ, de l’Enfant-Dieu, mais à quoi tout cela nous aurait-il servi si Jésus-Christ n’était pas mort sur la Croix ? À quoi elle-même nous aurait-elle servi si elle n’avait souffert avec lui de telle manière qu’elle puisse intercéder pour nous, comme à Cana elle intercédait pour ces deux pauvres époux en difficulté ?

Alors, n’oublions pas que, à Fatima, la Vierge Marie soit apparue comme la Mère des Douleurs. On l’oublie ! [...]

Ce spectacle [du 13 octobre 1917, les trois visions successives], c’est la révélation de tout le mystère de la Vierge Marie pour ce vingtième siècle, d’une manière telle que nous comprenons bien que si nous n’entrons pas dans ce mystère, si nous ne le faisons pas nôtre, nous ne serons point sauvés. Si l’humanité tout entière ne se dévoue pas à la Vierge Marie comme Notre-Dame de Fatima, sous le message de Notre-Dame de Fatima, le monde est perdu ! Et s’il n’est pas perdu, il sera tellement châtié que, enfin, il tombera à genoux et reviendra à résipiscence, et ce sera bien tard, et il sera l’objet de la miséricorde à cause de l’intercession de la Vierge Marie [...]. (à suivre) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Mercredi 13 octobre

6e Apparition de Notre-Dame de Fatima, St Édouard, roi d’Angleterre

Je m’appuie sur les apparitions de Notre-Dame de Fatima pour vous convaincre que c’est Marie, comme Reine du monde, mais comme Notre-Dame des Sept-Douleurs, qui est la clé de notre délivrance. [...] Et voici ce qu’on oublie : « Puis la lumière changea et subitement la Vierge se présenta comme Notre-Dame des Douleurs. » [...] « Saint Joseph fut remplacé par Notre-Seigneur qui bénissait la multitude. » Notre-Dame des Douleurs était là, et Notre-Seigneur bénissant la multitude. On ne dit jamais cela ! [...] Notre-Seigneur est là, à côté de la Vierge Marie et de saint Joseph, mais Il est avec sa robe de pourpre, Il est là dans sa Passion ; la Vierge Marie est dans la compassion, tels qu’ils les ont vécue au temps du Calvaire. C’est la deuxième apparition, ce sont les deuxièmes mystères, les mystères douloureux. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Jeudi 14 octobre

Saint Callixte Ier

Pour pénétrer dans le Cœur de la Vierge Marie, à la rencontre de l’Esprit-Saint, pour recevoir d’elle l’Esprit-Saint du Seigneur, il faut passer par la plaie de ce Cœur. Il faut lui dire : « Je vous aime, ô Notre-Dame des Sept-Douleurs », car un cœur montre son amour par la souffrance plus que par la jouissance. La Vierge Marie ne pouvait pas, ne voulait pas aller au Ciel par une voie royale, cependant que son Fils passerait par les humiliations, les souffrances de la Croix. Voilà pourquoi nous entrons véritablement dans le Cœur le plus profond de la Vierge Marie, par la plaie de ce glaive mystique qui le transperça, selon la prophétie du vieillard Siméon. En suivant ce chemin d’ailleurs, nous trouverons la révélation de Notre-Dame de Fatima, révélation bouleversante de la plénitude du mystère de la Bienheureuse Vierge Marie, dans cette apparition du 13 octobre sur laquelle on ne porte pas assez attention. Tout attentif que l’on soit à la chute du soleil, on ne réfléchit pas assez aux diverses apparitions qui se succèdent et qui toutes sont celles de la Sainte Famille, cette trinité humaine, cette trinité terrestre qui nous est donnée pour entrer dans le mystère de la Trinité céleste : Joseph, Marie et Jésus. Jésus, Marie, Joseph. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Vendredi 15 octobre

Sainte Thérèse d’Avila

Le feu de l’enfer est apparu aux enfants dans la vision du 13 juillet ; ce fut la première partie de ce Secret du 13 juillet. Les enfants ont vu l’enfer avec beaucoup de gens qui tombaient dedans, des masses de gens et de démons et des gens qui tombaient en tourbillon dans l’enfer. Dieu a voulu que ces enfants soient frappés de cette hantise de l’enfer ; cela a décuplé leur courage pour faire des sacrifices jusqu’à leur mort et probablement Lucie a vécu toujours dans cette même hantise. Par nos sacrifices, empêcher tant d’âmes de tomber dans l’enfer pour la damnation éternelle. Mais dans cette prière, « ô mon Jésus, pardonnez-nous, sauvez-nous du feu de l’enfer », il n’est pas question de Staline, de Hitler et puis de la bande à Bonnot ! il est question de chacun d’entre nous ; et c’est la grande vérité qui distingue le vrai catholique du faux catholique. Les vrais catholiques sont ceux qui savent que l’enfer est aussi pour eux-mêmes, pour moi qui vous parle, pour vous qui m’écoutez. Pas besoin d’aller chercher dans les grands criminels et les grands sauvages ; chaque être humain a la possibilité de se révolter contre Dieu, malheureuse possibilité, mais à un point tel en matière grave que, mourant sur les entrefaites, en stricte justice, malgré la miséricorde divine, il sera condamné à l’enfer. Nous devons avoir la crainte de l’enfer. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Samedi 16 octobre

Sainte Marguerite-Marie, Sainte Edwige, Saint Gérard Majella, Apparition de saint Michel au Mont Tombe, Sainte Marguerite d’Youville

Est coupable du péché contre le Saint-Esprit celui qui, très délibérément, très lucidement, pour se débarrasser de l’œuvre de Dieu, l’attribue à Satan. L’œuvre même de Dieu, le miracle le plus significatif de la présence de Dieu, de la puissance de Dieu en Jésus, cela est attribué à Satan ! Un homme qui est capable de faire ce renversement des choses est du côté de Satan, est un homme perdu pour lequel il n’y a déjà plus de rémission. Voilà qui est bien effrayant, c’est le jugement de Notre-Seigneur sur les scribes. (S 90, Évangile saint Marc)

Depuis les révélations de Notre-Dame de Fatima, la cause est entendue, et l’endurcissement de la hiérarchie est vraiment le péché contre l’Esprit-Saint dont Notre-Seigneur a dit qu’il ne serait pardonné ni en ce monde ni en l’autre. (Mt 12, 31-32). Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Dimanche 17 octobre

Saint Ignace d’Antioche, Sainte Marguerite-Marie

Nous ne pourrons pas ressembler à Dieu en pardonnant, en étant bons avec notre prochain, (...) comme le demandent Jésus et Marie, si nous ne faisons pas un seul être avec le Cœur de Jésus et Marie, si nous n’avons pas la dévotion au Sacré-Cœur, au Cœur Immaculé de Marie, c’est-à-dire si nous ne réalisons pas, comme on dit, la bonté qui est dans ces Cœurs. Mais si nous la réalisons, si nous nous penchons pour écouter les battements de ce Cœur plein de commisération pour les êtres humains et pour moi en particulier, si j’écoute ce Cœur, il m’apprendra sa leçon : « Venez à moi et apprenez de moi que je suis doux et humble de Cœur ! » Si j’écoute son Cœur, Il me donnera à ce moment-là un sentiment de sa douceur et de son humilité et, ayant le sentiment de sa douceur et de son humilité, par grâce Il me les donnera et je serai, à mon tour, une source de douceur, une source d’humilité, une source de bonté, de miséricorde, je deviendrai fils de Dieu [et enfant de Marie, comme Jésus] ! Étant fils de Dieu, je participerai à la résurrection avec le Fils de Dieu.

C’est tellement beau, le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie ! Et un cœur humain qui imite le Cœur de Jésus et de Marie, c’est une merveille qui réjouit les anges et les saints dans le Ciel ! (S 60, 12 juin 1983) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Lundi 18 octobre

Saint Luc

Ce qui est terrible aujourd’hui, dans le monde, c’est Satan. Satan croit qu’il va l’emporter contre Dieu par sa violence, par la terreur qu’il jette dans les âmes, par ces crimes, toutes ces horreurs qui se commettent dans le monde. Il le croit et ce qui l’irrite le plus, c’est la puissance de la Vierge à Fatima. Cette petite Vierge de Fatima prétend qu’elle sera son vainqueur. Alors, la haine du démon contre la Vierge Marie est terrible. Mais l’amour de Dieu pour la Vierge Marie est tout à fait au contraire de cette haine du démon. Le démon se dit : « Moi, tout-puissant, prince de ce monde, dieu de ce monde », comme dit très fortement saint Paul, « je vais être écrabouillé par le pied de cette petite enfant ? Je voudrais voir ! » Fureur ! Et pendant ce temps, Dieu, dans le Ciel, prépare à la Vierge un grand miracle. C’est elle, ce n’est pas lui, Dieu, avec sa toute-puissance, qui écrasera le démon. Le petit pied virginal de la Sainte Vierge, de l’Immaculée, suffira. Et Il lui donnera, à elle, si faible, toute sa puissance pour, elle, ouvrir le règne de Dieu qui durera jusqu’à la fin des temps. (16 août 1996) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Mardi 19 octobre

Saints Martyrs canadiens, Saint Paul de la Croix, Saint Pierre d’Alcantara

Nous fêtons aujourd’hui les saints martyrs canadiens. Ils sont huit avec saint Jean de Brébœuf, leur aîné, a avoir reçu la palme du martyre. Nous étions hier encore, sur la terre qu’ils ont arrosée de leur sang, avec nos frères et nos sœurs de nos Maisons Sainte-Thérèse et Saint-Georges, endeuillés par le départ de notre frère Hugues pour le Ciel. Alors, le reste du monde disparaît soudain. Plus rien ne compte que le visage aimé de frère Hugues, et la pensée de la mort, du jugement et de l’éternité où il est entré le premier. Oui, c’est avec une autorité souriante de frère aîné qu’il nous dit, comme le Père de Foucauld : « Voyez par là le peu d’importance de bien des choses. » Ou encore, avec saint Gabriel Lalemant : « Ô mon Dieu, mon Sauveur, si pour me sauver, moi, misérable, vous avez abandonné vos contentements, vos honneurs, votre santé, vos joies et votre vie, n’est-il pas plus que raisonnable que j’abandonne à votre exemple toutes ces choses, pour le salut des âmes que vous estimez vôtres, qui vous ont coûté votre Sang, que vous avez aimées jusqu’à la mort, et desquelles vous avez dit : Ce que vous avez fait à l’un des plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ? »

Ce n’est pas que frère Hugues soit un martyr, non. Mais c’est un confesseur de la foi, oui ! Dans la mort et dans son ensevelissement. Frère Bruno de Jésus-Marie, 26 septembre 2002

Mercredi 20 octobre

Sainte Adeline, bx Martyrs d’Angers, St Jean de Kenty

Donc notre salut éternel à tous et notre prospérité, notre paix, notre avancement en grâce et en sainteté ici-bas seront assurés par la divine Puissance en réponse à notre fidélité dans cette œuvre nouvelle, ou au contraire seront empêchés, compromis, perdus, par nos refus. D’abord satisfaire Dieu, dans ce qu’Il nous a dit lui tenir le plus à cœur, et le reste ensuite ! Voilà pourquoi toute l’Église devrait, depuis la révélation et la diffusion de ce secret, embrasser avec ferveur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Or ce n’est pas le cas. Notre-Seigneur Jésus-Christ pourra s’adresser tristement et durement à cette “ génération rebelle et adultère ”, au jour du Jugement : « J’ai voulu sauver les pauvres pécheurs de l’enfer éternel, j’ai voulu vous voir honorer ma Mère pour ainsi toucher mon Père et en obtenir toutes les miséricordes. Et vous, méchants, sans amour ni respect de votre Dieu, sans amour ni compassion pour votre prochain en péril de damnation, sans souci de votre propre salut et de votre bien immédiat ! vous ne l’avez pas voulu, vous n’en avez rien fait ! Eh bien, vous-mêmes, allez au feu éternel retrouver les âmes que vous n’avez pas voulu sauver, et au plus loin de ma Mère que vous avez refusé d’honorer, enfants dénaturés ! » (CRC 279, janvier 1992) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Jeudi 21 octobre

Bx Nicolas Barré, Saint Hilarion, Sainte Célinie

La Messe, c’est vraiment cette offrande de l’Agneau Immaculé à la majesté divine du Père céleste.

« Puisque nous vous offrons l’Agneau immaculé, nous vous demandons que nos cœurs brûlent du feu divin, de ce feu divin qui est l’œuvre du Saint-Esprit, l’effet du Saint-Esprit dans nos âmes, ce feu qui brûla, qui consuma le Cœur de la Bienheureuse Vierge Marie d’une manière ineffable. » (Secrète de la messe du Cœur Immaculé).

Au pied de la Croix, la Sainte Vierge était transportée d’admiration pour Jésus qui était en train de s’offrir au Père dans d’atroces douleurs et qui voulait toutes ces douleurs et jusqu’au bout, pour le salut de l’humanité. Ce n’était pas seulement de l’admiration. Quand on admire quelqu’un passionnément, l’amour suit, on l’aime, on veut être attaché à lui, lui rester fidèle, lui être uni intimement sur la terre et au Ciel. Je pense que dans cette oraison, la petite richesse cachée, c’est cela. Cette secrète nous indique secrètement que le Cœur Immaculé de Marie s’est consumé d’amour pour Jésus quand elle était là, au pied de la Croix. Non, ce n’était pas de la tristesse, non, ce n’était pas de l’abattement, non, elle ne pensait pas à elle qui allait rester toute seule, mais elle était ravie d’admiration et donc, consumée d’amour pour Jésus parce qu’il faisait cela. (7 juin 1991) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Vendredi 22 octobre

Bienheureuse Alix Le Clerc

Une fois que nous aimons la Vierge Marie, nous l’aimons tellement que nous sommes prêts à faire ses volontés. À La Salette, la Vierge Marie a parlé avec autorité, avec l’autorité même de Dieu. Une bonne mère aime bien ses enfants, mais elle leur apprend la loi de Dieu, elle exige d’eux qu’ils marchent droit. Une mère, ce n’est pas simplement une tendresse molle, mais ferme. La Vierge Marie a su apparaître à La Salette comme l’Envoyée du Dieu de colère qui exterminerait l’humanité si l’humanité ne se convertissait pas. Et l’humanité n’en a presque rien fait. Elle est revenue à Fatima, Elle ne nous a pas montré la colère de Dieu, parce que les choses étaient tellement épouvantables, en pleine grande guerre de 14-18 qu’Elle aurait craint de nous écraser, mais Elle a montré un visage triste pour dire : « Si cela continue comme cela, mes enfants, vous allez être l’objet d’un châtiment terrible. »

Voyez à quel point nous sommes saisis d’amour de la Vierge Marie qui nous aide à faire la volonté de Dieu, parce que c’est notre Mère, Elle est toute proche de nous. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Samedi 23 octobre

Saint Jean de Capistran, Saint Romain, ND de la Sainte Espérance, Saint Antoine-Marie Claret

Confions-nous en la Vierge Marie [...]. La Vierge Marie est là ; tant qu’elle sera là, près de ses enfants, ses enfants ne doivent pas douter de leur salut avec son aide, par son intercession et du salut de l’Église.

Notre espérance, c’est Marie Corédemptrice, Marie Médiatrice. [Elle ne va pas démissionner de son rôle.] C’est le Cœur Immaculé de Marie, par lequel le Cœur Sacré de Jésus a décidé aujourd’hui de triompher sur le monde et à jamais ! (S 44, 4 mai 1980) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Dimanche 24 octobre

Saint Antoine-Marie Claret, Saint Raphaël archange

Marie qui avait livré sa chair et son esprit à Dieu doit consommer cette donation au calvaire en offrant à la mort son Fils unique, en épousant la volonté du Père. Ainsi associée à l’holocauste, elle reçoit de Dieu le pouvoir d’en répandre les bienfaits et de demeurer Mère de tous les hommes comme son Fils en a voulu être à jamais le frère... [C’est aussi ce à quoi s’est offerte sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sur les traces de l’Immaculée, avec son sacrifice d’holocauste.] [...]

Au-delà de tout sacerdoce, elle est Prêtre du sacerdoce même de Jésus-Christ puisqu’elle immole cette même hostie du Corps et du Sang de Jésus et qu’elle n’a d’autre volonté que celle de Jésus. “ Corédemptrice ”, on n’a su trouver meilleure expression pour exprimer ce chef d’œuvre de l’Incarnation rédemptrice. (Séminaire, carême 1946) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Lundi 25 octobre

Saints Chrysanthe et Darie

La béatitude de la Vierge Marie n’est-elle pas de dire “ Abba ”, c’est-à-dire “ Père ” ? [Un jour, ce sera notre béatitude à nous, si nous y allons !] Mais Elle le dit sur le Cœur de Jésus, dans le sein de son Époux et Elle est remplie de la joie d’être épousée, d’être une épouse et une épouse aimée, une épouse fidèle, immaculée et chaste dans les bras de son Époux divin, sur le Cœur Sacré de Jésus, ne faisant plus qu’un même Cœur avec lui ! [Là, vraiment, la dévotion au Sacré-Cœur trouve sa plénitude dans ces explications de notre Père. Paray-le-Monial et Fatima aboutissent à cette dévotion que Dieu veut établir dans le monde et fondée ainsi sur une compréhension des relations vivantes, réelles, des Personnes divines avec cette créature, avec cette Immaculée Conception.] Quelle immense joie ! J’oserais dire : quelle ivresse de joie pour elle ! Et cela, sous le regard tendre et bon du Père céleste qui se réjouit de leur union. Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Mardi 26 octobre

Saint Dimitri, Saint Évariste

Le Bon Dieu ne pensait qu’à elle. Si le monde était fait pour cette créature-là, il fallait qu’elle soit là, déjà. Tout de suite ? Tout de suite. Qu’a-t-elle fait ? Elle a regardé. Elle a assisté à la création du monde. Elle regardait Dieu, elle regardait le Père, le Fils et le Saint-Esprit [...].

Dieu l’a mise là, sur un trône, auprès de lui, dans son Ciel avant de créer le Ciel, les anges, le monde, etc., et déjà cela me remplit de joie. [C’est communicatif !] Cela explique que, puisqu’elle était auprès de Dieu depuis le début de l’histoire, déjà son esprit était tout à fait préservé du péché. Bien sûr, puisqu’il n’y avait pas encore de péché, mais d’avance, elle existait avant qu’il y ait eu le péché. Donc, quand elle se mettra dans la mélasse humaine pour sauver le monde avec son Fils, évidemment elle s’y mettra, mais elle ne sera pas salie par le péché. C’est elle qui blanchira le péché avec son Fils. C’est déjà tellement merveilleux que je ne sais pas si c’est la peine de dire quelque chose que personne ne comprend, à savoir : elle était avec Dieu de toute éternité. (8 décembre 1995) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Mercredi 27 octobre

[S’il y a un salut aujourd’hui], c’est de ce Cœur de la Vierge, de ce torrent d’amour de la Vierge que nos âmes, nos cœurs, nos corps eux-mêmes doivent être transfigurés ! L’Immaculée Conception ! Renversons les mots : c’est la Conception de Dieu au commencement des temps. Cette Conception, c’est une conception immaculée, c’est une conception inaltérable. Cette Immaculée veut dire que dans cette conception, il y a une force qui sera capable à travers la vie, la vie personnelle de la Vierge Marie jusqu’au sommet de la Croix et la vie de l’humanité tout entière à sa suite, de l’Église qui lui est fidèle, une force qui sera capable d’écarter toutes les attaques du vice et du démon ; et que cette vie croisse, qu’elle grandisse, qu’elle coule en abondance et que, finalement, elle emporte notre humanité de la terre vers le Ciel, nouveau Paradis ! Nouveau Paradis où l’Adam et l’Ève de la nouvelle création sont déjà établis, où le Christ couronne perpétuellement sa Mère et lui donne toutes les énergies, toutes les fécondités nécessaires pour sauver l’humanité. (S 75, 9 décembre 1984) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Jeudi 28 octobre

Saints Simon et Jude

La Vierge de Fatima (...) nous a révélé que bientôt viendrait l’aurore du plus beau Jour. Alors, grâce à Elle, Elle seule, par la volonté de son cher Fils, nous ne désespérons pas d’aller au Ciel, de toutes manières ! mais bien plus, nous espérons fermement la conversion du Pape et, par Lui, la confirmation de ses frères les évêques, et de l’Église par eux tous en un Vatican restaurateur, sauveur ! [Il faudra bien que l’Église se reconstruise sur d’autres fondements !] Ainsi, suivant les demandes de Notre-Dame de Fatima, nous seront données, sans prodiges de notre part, par Elle seule, la conversion de la Russie, la paix dans le monde et l’extension du règne de Jésus son divin Fils, en son Sacré-Cœur et dans la gloire de sa Sainte Face adorée, jusqu’aux extrémités de la terre. Tout cela, à cause d’Elle ! (Lettre à la Phalange no 48, 13 août 1994) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Vendredi 29 octobre

« Je vous aime, ô Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous », et j’en ai fait tout un discours. Il me semble que cette parole pleine de dévotion nous contraint, pour ainsi dire, à sortir de notre routine un peu froide du Je vous salue, Marie ; et aussi faire réparation pour tant d’âmes qui n’aiment pas la Vierge Marie, ces âmes sont pourtant ses enfants, mais des enfants infidèles ou ignorants, ou des enfants qui se détournent d’Elle. Alors, pour ceux qui ne l’aiment pas, pourquoi ne pas dire : « Je vous aime, ô Marie ! » et faire cet effort pour eux, en avoir la joie pour nous, de lui dire notre amour ainsi sans cesse dans tous nos chapelets, nos rosaires ? (S 120, 20 septembre 1993) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Samedi 30 octobre

Notre-Dame de la Victoire

La Médaille miraculeuse [écrit encore notre Père], c’est la victoire de Marie contre Satan, pour venir au secours de tous les pauvres corps et des pauvres âmes qui souffrent. Telle est la sollicitude maternelle de la Très Sainte Vierge pour les petites gens en difficulté qui portent sa médaille avec confiance. Avec ce rappel, discret mais explicite, de ce qui avait été, pendant la Révolution et après, le signe de ralliement de la fidélité monarchique et catholique : les deux Cœurs à jamais unis de Jésus et de Marie. Quant aux douze étoiles, elles ont été placées par le graveur au revers de la médaille, alors qu’elles auraient dû couronner la tête de la Sainte Vierge. L’Immaculée est Mère, mais Elle est aussi Reine [Elle est Mère de ses enfants, mais elle est aussi Reine, Souveraine de tout l’univers] [...]. Sainte Catherine écrira un jour, avec un lyrisme qui ne lui était pas coutumier : « Oh ! qu’il sera beau d’entendre dire : “ Marie est la Reine de l’univers, particulièrement de la France ”, et les enfants s’écrieront avec joie et transport : “ et de chaque personne en particulier ”. Ce sera un temps de paix, de joie et de bonheur qui sera long, elle sera portée en bannière et elle fera le tour du monde. » (CRC 370, septembre 2000) Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle

Dimanche 31 octobre

Vigile de la Toussaint, Fête du Christ-Roi

Nous commençons à comprendre que la Vierge Marie est Mère comme Dieu est Père, et qu’il est tout évident que nous devons (...) voir qu’elle a été la Mère de Celui qui sera son Époux et Roi, et qu’elle mérite d’être dite Mère, et elle seule, Mère, Épouse et Reine. Épouse de Jésus-Christ comme la nouvelle Ève, épouse du nouvel Adam. Elle est Reine, parce que son Époux est son propre Fils et Il est le Roi et Seigneur des seigneurs. Elle est Reine-Mère ? Non ! Pas Reine-Mère, mais Reine, Mère et Épouse. Mère, Épouse et Reine, et pourquoi ? Comment cela ? À quoi cela va-t-il aboutir ? À ce qu’elle est remplie de son Esprit, de l’Esprit du Père et du Fils, elle n’est qu’un même Esprit avec son Fils. Elle lui a donné une chair et un Sang et on peut dire qu’eux deux ne sont qu’une chair et un sang. C’est vraiment la même chair et le même sang. Voilà la fonction de Marie, son service vis-à-vis du Fils de Dieu. Mais en revanche, le Fils de Dieu et elle ne sont qu’un même Esprit, c’est l’Esprit du Père et du Fils qui est en elle. C’est l’Esprit, elle est l’Esprit de Dieu, elle est le réceptacle de l’Esprit de Dieu : M. È.-R. E. Mère, Épouse et Reine, et Esprit, un seul Esprit d’amour, de joie, de gloire et de sainteté avec Dieu. [Tout l’entrelac des relations apparaît.] Imaginez ce qu’est la béatitude de la Vierge Marie dans le Ciel ! Frère Georges de Jésus-Marie, cité par frère Bruno, in Sainte Marie Nouvelle