Méditations quotidiennes

Les bouquets spirituels de ce mois du Rosaire sont consacrés à la dévotion de notre Père à la Sainte Vierge qui sera le sujet de la retraite de communauté prêchée par frère Bruno.

Jeudi 1er octobre

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Saint Remi, Notre-Dame de Maylis

Maylis, Notre-Dame du Lis, Mère du Lis... Le Lis, ici, c’est incontestablement Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous comprenons bien que cette fleur de Dieu qu’est Jésus ne pouvait pas être seule sur cette tige et que Marie, Mère du Lis parfait et inviolable, immaculé, Jésus-Christ, est aussi la Mère des lis, qu’elle aime la pureté, qu’elle aime les âmes qui se consacrent à elle dans la pureté, que pour ainsi dire c’est elle qui enfante les vierges à la vie spirituelle pour être un cortège digne de l’Époux, Jésus-Christ.

Cette appellation de “ Maylis ” est un rappel constant de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, de ce mystère merveilleux par lequel une créature – je ne parle pas de Jésus comme une créature, car il est le Fils de Dieu, une Personne divine s’étant donné une nature humaine –, la Vierge Marie, créature semblable à nous, d’une certaine manière a été merveilleusement préservée de toute tache, aussi bien du péché originel que de tout péché actuel, ce qui est un comble de sainteté que nous avons de la peine à imaginer. Maylis, c’est bien d’abord cette contemplation de la Vierge Marie. 29 juin 1980, sermon

Vendredi 2 octobre

Premier Vendredi du mois, Bx Antoine Chevrier  Saints Anges gardiens

Une bataille s’engagea dans le Ciel (Apocalypse 13).

Nous comprenons que, après la Résurrection et l’Ascension de Jésus-Christ, il y eut un combat entre les anges. Les puissances mauvaises eurent le dessous par la force, la grâce du Christ. Les saints anges ne se sont pas sauvés sans la grâce du Christ acquise par lui sur la Croix, mais maintenant qu’il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, Jésus donne aux anges saints, fidèles, une force et les voilà qui débarrassent le Ciel, première victoire [...].

Ce « malheur à vous, la terre et la mer, car le diable est descendu chez vous, frémissant de colère, sachant que ses jours sont comptés », c’est dit pour nous. Fatima est venue là, précisément, comme la plus véridique, la plus attestée des paroles divines, des révélations du Ciel, prouvée par des miracles cosmiques, pour nous dire : vous, les générations du vingtième siècle, malheur à vous, gare à vous, méfiez-vous ! Ce sera votre épreuve suprême, perte pour les mauvais, mais glorification des bons. “ La terre ”, symbole de l’Église constante, inébranlable et “ la mer ”, symbole du monde avec toutes ses agitations, ses noyades. Nous sommes tout proches des événements et voilà qui nous donne le courage d’aller au fond du combat. Toussaint 1995, oraison

Samedi 3 octobre

Premier Samedi du mois, Bse Émilie de Villeneuve, Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, Sainte Blanche

Notre Thérèse nous paraît comme une nouvelle incarnation de l’Immaculée Conception pour le vingtième siècle, comme on a dit de saint François d’Assise que c’était une incarnation de Jésus pour le treizième siècle. Elle nous paraît toute faite pour que nous puissions nous représenter avec exactitude, avec précision, ce qu’a pu être la vie de l’Immaculée Vierge Marie, la plus parfaite et la plus sainte de toutes les créatures, dans l’existence quotidienne ordinaire.

Ce très grand miracle de la Vierge du sourire est double, parce que c’est une véritable vision, une apparition de la Sainte Vierge qui sourit à l’enfant et, par son sourire, la libère de la puissance du démon et ne la délivre pas cependant de cette nervosité, de cette dépression nerveuse qu’elle traînera encore pendant des semaines [...]. Mais que ce soit le 13 mai 1883, cela me paraît mettre encore un peu plus l’accent sur la figuration de ce qui se passe aujourd’hui et de ce qui se passera demain. N’est-ce pas l’annonce de la fin des temps ? N’est-ce pas une préfiguration de la possession de l’Église par le démon, et cette possession, accompagnée de la prière des saints ? Car M. Martin fait dire des Messes à Notre-Dame des Victoires. Donc, quand la Sainte Vierge nous demande de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, elle s’adresse bien à la hiérarchie de l’Église pour lui demander de faire célébrer des messes, de faire des actes de consécration liturgique, tout un rituel, toute une dévotion manifestée par les hommes d’Église fidèles à Dieu, comme est M. Martin, comme sont ses filles éplorées aux pieds de l’enfant qui est en train de se débattre sous la possession du démon. C’est l’Église d’aujourd’hui, entourée de la prière des saints ! Septembre 1992, retraite de communauté

Dimanche 4 octobre

Saint François d’Assise

Nous avons décidé d’obéir à la Sainte Vierge en faisant les cinq premiers samedis du mois [...]. À Fatima, la Sainte Vierge a demandé les cinq premiers samedis du mois pour la glorification de son Cœur Immaculé, pour les grands buts mondiaux du salut de l’humanité par la paix, pour le salut de chacun d’entre nous dans un monde très mauvais.

Jésus souffre de voir le Cœur de la Vierge injurié.

Nous pourrions appliquer les cinq samedis à une âme qui nous est chère : un défunt ou un vivant, avec l’intention de faire bénéficier cette âme des grâces promises. Si nous ne commençons pas par chercher notre salut, comment pourrions-nous être utiles aux autres et au salut du monde ?

Les conditions : confession, communion, quinze minutes de méditation, le chapelet.

Jésus veut voir honorer par le monde le Cœur Immaculé de Marie.

Ô mon Dieu, ô Père de mon âme, de toute créature, de l’Église, ô Fils de Dieu Sauveur, Jésus-Christ, ô Esprit-Saint, envoyé du Père et du Fils à la Sainte Église, je vous adore, je vous aime et veux me consacrer entièrement, ce soir, à votre culte et amour, et je viens consacrer un quart d’heure à votre douce Mère la Vierge Marie. Je veux admirer la pureté immaculée, la grande charité, la grande sainteté de son Cœur où se trouve le miroir de toutes les perfections divines.

Que vous êtes bonne, ô Vierge Marie, de nous avoir demandé un exercice si bref, si facile, si petit, pour des enfants qui ne sont pas capables de grand’chose : seulement un quart d’heure en admiration devant la beauté de votre Cœur Immaculé, ô Marie. 2 février 1981, premier samedi fait en communauté pour la première fois

Lundi 5 octobre

Saint Placide et ses compagnons

« Ô divine Mère de mon Sauveur, vous louer, vous aimer, vous chanter, c’est l’apprentissage du Ciel. » (Ste Bernadette)

Pourquoi cette formule m’a-t-elle parlé tout particulièrement ? Parce qu’elle enferme tout un traité de théologie dans sa première invocation. Cela réveille le cœur : « Ô divine Mère de mon Sauveur. » J’y ai vu ce matin, j’étais en état de grâce, quelque chose de curieux, de révolutionnaire, d’extraordinaire. Tout le monde le sait, mais personne ne le ressent. Moi, j’ai quelqu’un que j’aime, c’est Jésus. On ne le nomme pas ici. Le mot de Jésus n’est pas prononcé, ce qui fait que cette prière n’est pas banale. Elle dit son amour, son amour de Jésus, son Sauveur. Quelqu’un m’a sauvé, c’est le bon Samaritain. (...)

Or, j’aime mon Sauveur et je me tourne vers sa Mère à cause du Sauveur qui est son Fils. « À cause de », c’est tout un traité de théologie, cela anéantit les objections des protestants qui disent qu’on idolâtre trop la Vierge Marie. Il est dit : « Divine Mère » et c’est évident, il y a une telle union entre la Mère et le Fils que si j’aime le Fils, j’aime la Mère, sa Mère, sa Mère à lui. Puisque c’est sa Mère, elle m’est chère. 13 juillet 1993, sermon

Mardi 6 octobre

Saint Bruno, Sainte Foy, Bse Marie-Rose Durocher (Canada)

Le moine, quand il a abandonné sa maman de la terre et qu’il est rentré au monastère, transpose tout naturellement de sa mère de la terre à sa Mère du ciel ce lien incomparable, inestimable, et comme on a toujours des difficultés dans la vie religieuse, on se retourne vers elle, on dit : « Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. » Pour ainsi dire on pleure, on pleure d’attachement, on pleure de re­connaissance, on se met sous sa protection. La deuxième partie du Je vous salue Marie est une partie de supplication : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs – en France, nous disons “ pauvres pécheurs ” et sainte Bernadette Soubirous qui avait vu la Sainte Vierge, au moment de mourir, disait dans son agonie “ pauvre pécheresse ” –, maintenant et à l’heure de notre mort. » [...]

Le Bon Dieu a inventé ce lien avec notre mère, mais pour autre chose de plus grand, d’éternel, de plus puissant, qui est le lien avec cette Mère entre toutes les mères, bénie entre toutes les femmes, qui est la Vierge Marie. 5 septembre 1987, sermon

Mercredi 7 octobre

Très Saint Rosaire de la Très Sainte Vierge Marie, Sainte Justine, Saint Serge

La Sainte Vierge, par tant de fêtes successives qui distribuent les grâces, nous rappelle que dans les crises traversées par la Chrétienté, elle règne sur le Cœur de son Fils et nous obtient le salut. 7 octobre, Lépante ; 12 septembre, siège de Vienne ; 17 janvier, Pontmain. Maintenant, Fatima. Nous en sommes au dernier moment et nous voyons que c’est la lutte enragée de l’enfer contre cette volonté de Dieu que ce soit sa Mère qui soit la grande Patronne de la Chrétienté, la grande libératrice des peuples, la grande Reine de l’univers que le monde entier doit reconnaître pour que s’ouvre le règne de son Fils. Comme l’a dit Grignion de Montfort : « C’est le règne de la Vierge Marie qui ouvrira le règne de Jésus. » Acharnement de l’enfer contre cela et de tous les protestants, de tous les progressistes qui arrachent le chapelet aux enfants, parce que le démon est furieux que ce soit toujours la Sainte Vierge qui soit là. 12 septembre 1994, sermon

Jeudi 8 octobre

Sainte Brigitte

Le chant du Magnificat est merveilleux ! C’est celui de la Reine des Cieux. Elle est le trône de la Sagesse, notre Mère et Maîtresse. Les intellectuels disent que ce n’est pas elle qui l’a composé, elle était trop ignorante. Nous disons, nous, que la Vierge est le Temple du Saint-Esprit. Elle a été habilitée à être la Mère du Sauveur par l’opération du Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit, c’est l’amour du Père et du Fils, le Saint-Esprit est Dieu. Il a la plénitude de la science de Dieu, il a toutes les perfections imaginables et il a fait son temple de cette enfant de 15-16 ans. Il l’a remplie de ses lumières et quand elle s’est trouvée au lendemain de l’Annonciation chez sa cousine Élisabeth, elle était inondée de l’Esprit-Saint et le Verbe de Dieu était en elle. Il n’est pas étonnant que le Magnificat soit pour nous un objet d’intarissables méditations, lumières et ferveurs. 26 décembre 1994, sermon

Vendredi 9 octobre

Saint Denis et ses compagnons, Saint Jean Léonardi, Saint Ghislain

C’est tellement angoissant, oppressant de vivre dans ce monde actuel, dans ce mensonge, dans ces crimes, dans ces immoralités. Nous sommes un peu malheureux comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dans sa possession diabolique et, un jour, la Vierge Marie, dans un nouveau 13 mai, nous sourira. Elle sourira probablement en Russie, par la conversion de la Russie. Parce qu’elle l’a promise, la conversion de la Russie se fera.

Aimons beaucoup la Sainte Vierge, ayons beaucoup d’admiration et de confiance en sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Si vraiment elle est la personnification avec un siècle d’avance de notre malheureuse Église en état de possession démoniaque, aujourd’hui le sourire de la Vierge à l’enfant qu’elle a délivrée doit être le signe d’espérance que c’est encore la Vierge – nous le savons par tellement d’autres révélations et surtout par Fatima –, qui nous délivrera comme elle a délivré sainte Thérèse. Si sainte Thérèse qui voulait tellement vivre ces moments d’apostasie, est à ce point la figure de ce monde qui doit venir, nous pouvons et nous devons croire à sa très puissante intercession. 6 septembre 1992, oraison

Samedi 10 octobre

Saint Clair, Saint François Borgia

La Vierge Marie a réalisé les béatitudes dans sa vie, comme par intuition personnelle, avant même que Jésus ne les prononce. Et lorsque Jésus dira : « Bienheureux, non pas ceux-ci qui sont ma mère, mes frères et mes sœurs, mes parents, mais ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique », cela s’adressait à la Vierge Marie par excellence, car elle avait écouté la parole de Dieu et l’avait mise en pratique avec saint Joseph. Et d’avance ils avaient vécu cet Évangile nouveau, cette loi nouvelle des Béatitudes que Jésus ensuite proclamera sur la sainte montagne. Il l’avait pratiquée sous la conduite de ses bons parents. Voilà comment la Vierge nous apparaît Fille de Dieu, Fille du Père. 11 novembre 1965, Lettres à mes amis

Dimanche 11 octobre

Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie

Depuis le jour de son Annonciation, la Vierge Marie était entrée dans sa royauté, elle était Reine de l’humanité. Non pas seulement par son Immaculée Conception qui l’aurait établie simplement la plus parfaite de toutes les créatures mais, par l’acceptation de ce rôle de Mère du Roi des rois et Seigneur des seigneurs, la voilà entrée en possession de son héritage : elle était déjà reine du monde. Dans cet état, elle n’avait absolument aucune volonté de régner ; elle était et elle est restée toute humilité, modestie, absorption en Dieu et elle donnera ce caractère à cet Enfant qui est le plus parfait et le plus puissant de tous les enfants. (...) On ne pourra jamais séparer le Nom de Jésus du nom de Marie. C’est le Père qui l’a voulu puisque c’est par Marie qu’il nous est donné. Il tient à Marie de telle manière qu’ils sont indissociables puisqu’ils se ressemblent comme jamais deux jumeaux ne se sont ressemblés. Leur vocation est absolument liée l’une à l’autre, puisque la Vierge est tout simplement l’instrument, la coopératrice de Dieu dans la formation de ce Fils, que Jésus ensuite, tient à elle avec la reconnaissance qu’un Dieu peut avoir pour sa Mère, ce qui évidemment, ne s’est jamais vu ailleurs, ni d’aucune manière. 2 janvier 1991, sermon

Lundi 12 octobre

Saint Wilfrid, Bx Louis Brisson

La Vierge Marie à Fatima est très bonne mais exigeante. C’est le rappel de la sainteté de justice de Dieu, c’est l’exigence de la vérité de la Loi de Dieu imprescriptible. La Vierge Marie dit : il faut demander pardon de ses péchés, on ne touche la miséricorde de Dieu que quand on fait ce qui est de soi possible. À celui qui fait ce qui est en lui, Dieu ne refuse pas la grâce. C’est un mystère, la grâce est comme prévenante, la grâce est accompagnante, etc. C’est un mystère, mais on n’a pas à commencer par résoudre les mystères avant de se mettre en marche. Nous savons très bien qu’il y a des choses qui dépendent de nous, que nous devons faire tel effort et que nous discutons. La Sainte Vierge dit : « Faites ce qui est en vous et puis, moi, la Vierge, j’interviendrai, vous serez guéri. J’interviendrai, vous serez converti. » Et prenant un air plus triste : « Que l’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur. » Dieu, Notre-Seigneur, est trop offensé. Ce n’est plus possible, pénitence, pénitence. « Prière, pénitence », comme disait la Vierge à Lourdes. 13 octobre 1991, oraison

Mardi 13 octobre

6e Apparition de Notre-Dame de Fatima, St Édouard, roi d’Angleterre

La Sainte Vierge nous promet de voir Dieu bientôt. Après tant de persécutions, tant de hontes, tant de difficultés, de larmes, voir bientôt la Renaissance de ce que nous aimons depuis toujours, qui est la Tradition de l’Église, qui est la Tradition de notre France, la tradition de nos familles, ce dont nous vivons nous-mêmes avec joie malgré tant d’épreuves. Le peuple tout entier y reviendra. Voilà ce qu’est le message de Fatima et puisque le soleil a failli tomber sur la terre et dévorer ses habitants, séchant les 70 000 pèlerins qui étaient là tout trempés, qui ont été séchés en quelques secondes, ou bien cela veut dire que Dieu va dévorer la terre par le feu ; mais aussi peut-être que par quelque procédé astronomique d’un dérèglement du système solaire, les hommes auront à craindre pendant quelques minutes ou quelques jours la venue de quelque bolide ou étoile fonçant sur la terre, réchauffant tout à coup notre atmosphère. Si cela continue encore, diront les savants, nous sommes cuits et si cela s’éloigne, ce sera un grand miracle, je ne sais quel miracle de bonté. Après nous avoir desséchés de frayeur, tout d’un coup, le Ciel nous fera pitié, nous accordera sa pitié, l’on verra alors tous les hommes se tourner comme des girouettes et tellement de gens qui sont partis dans l’incroyance, dans le mépris des choses divines et qui reviendront, le cœur fendu de reconnaissance, les larmes dans les yeux. Il suffira de voir couler des larmes sur certains visages pour que tout soit pardonné, tout soit nouveau.

Voilà dans quels sentiments les dévots du Cœur Immaculé de Marie, du Cœur Sacré de Jésus doivent vivre aujourd’hui. Prions la Sainte Vierge avec confiance, avec espérance et nous serons bientôt récompensés. 13 octobre 1992, sermon

Mercredi 14 octobre

Saint Callixte Ier

Notre-Seigneur ne nous importune pas avec ses douleurs. Dieu ne veut pas nous accabler sous un fardeau trop lourd mais nous, nous pensons à cette dure montée de Jésus vers Jérusalem, cette Jérusalem orgueilleuse, incrédule, en partie hypocrite, matérialiste, impie. Jésus va se battre comme un lion, comme un athlète, contre tous ces méchants qui le diffament, qui lui tendent des pièges, qui cherchent à le mettre à mort à combien de reprises ! Il est tout seul parce que les Apôtres assistent à la chose, apeurés et bien incapables de défendre Jésus, ni physiquement, ni surtout intellectuellement [...].

Jésus est un homme fort, on pense au maréchal Pétain disant à sa femme, au moment où il était traîné en prison et pendant le procès : « Ni gémir ni pleurer. » Un homme tel que Jésus, souffre mais il sait pourquoi [...]. Dans notre chapelet, les mystères douloureux sont là pour nous faire souvenir de ce que Jésus a souffert pour notre salut. Il a souffert, c’est l’immolation, mais chacune de ses souffrances, Il l’a offerte, c’est l’oblation. Il l’a offerte à son Père, non pas pour lui, mais pour notre salut. 7 mars 1992, sermon

Jeudi 15 octobre

Sainte Thérèse d’Avila

Un jour, chez des carmes, j’ai vu une statue de Notre-Dame, dans l’hôtellerie. Il faisait froid dans l’hôtellerie, comme dehors. C’était effrayant ! Je passais devant cette statue et je voyais : Decor Carmeli. J’entrais, je sortais, j’étais malheureux, j’avais froid et je voyais Decor Carmeli. Qu’est-ce à dire ? Decor Carmeli ? La Beauté du Carmel ! J’essayais de me réchauffer en pensant à la beauté du Carmel, puis j’ai inventé une traduction que j’ai gardée depuis. Cela me fait du bien quand j’y pense. Sourire du Carmel, parce que si c’est la beauté d’une montagne, c’est beau. Mais le sourire du Carmel ! Je veux bien mourir pour aller au Ciel voir le sourire du Carmel.

Decor Carmeli, ora pro nobis. Sourire du Carmel, priez pour nous ! 16 juillet 1995, oraison

Vendredi 16 octobre

Sainte Marguerite-Marie, Sainte Edwige, Saint Gérard Majella, Apparition de saint Michel au Mont Tombe,  Sainte Marguerite-Marie d’Youville

Saint Georges sur la terre, c’est un peu comme saint Michel archange dans l’Apocalypse, qui est capable de vaincre le démon et de le faire tomber en enfer. La princesse qui est la fille du roi, qui est-ce ? C’est l’Église, et si c’est un peu abstrait, c’est la Vierge Marie. Le Roi du Ciel donne ce qu’il a de plus précieux à son saint Georges qui défend ce qu’il y a de plus précieux à ses yeux. Ce qu’il y a de plus précieux, c’est la Cité Sainte, la Jérusalem nouvelle, c’est l’Église.

Dévouons-nous à l’Église et le Bon Dieu nous donnera ce qu’il a de plus précieux à ses yeux : l’amour de la Sainte Vierge [...]. Ceux qui ont fait le serment à la Phalange ne sont pas tout à fait comme les autres. Ils ont un idéal [...], cet idéal, c’est de vaincre le démon pour mériter l’amour de la Sainte Vierge et du Bon Dieu, pour servir la cité où nous sommes nés et que nous voulons défendre, la civilisation et la religion, etc. [...]

On est ici-bas pour vaincre le démon, pour servir la cité qui est la nôtre, l’Église et la France, mériter l’amour de la Sainte Vierge et des saints et ainsi, aller comme saint Georges au Ciel. Si c’est par le martyre, c’est encore mieux que si c’est par une vie qui s’achève tranquillement sans avoir jamais souffert. 24 avril 1994, sermon

Samedi 17 octobre

Saint Ignace d’Antioche, Sainte Marguerite-Marie

Deux préoccupations en Jésus et en la Sainte Vierge : nous sauver par leurs souffrances et demeurer parmi nous pour nous distribuer leurs bienfaits. Le Cœur eucharistique de Jésus, c’est de découvrir qu’il y a en lui, et jusqu’à la fin du monde, un tel souci de nous sauver, qu’il manifeste ce souci en revenant sur tous les autels réitérer son Sacrifice pour nous en distribuer le fruit. C’est cela, la Messe. C’est le Cœur eucharistique qui désire la Messe pour nous sauver, pauvres que nous sommes, qui tombons tous les jours dans le péché et avons besoin d’être soignés. Jésus, notre bon Samaritain est là, et sa Mère est d’accord. Leurs Cœurs sont les mêmes [...]. La religion, c’est de savoir que chaque matin, Jésus nous attend pour nous transmettre cette vie sans laquelle nous mourons, cette grâce sans laquelle nous retombons dans le péché. C’est le souci du Cœur eucharistique de Jésus et de Marie [...]. Cette invention inouïe de la Messe, à côté de l’invention inouïe du sacrifice du Calvaire, dévoile dans le très unique Cœur de Jésus et de Marie, un amour pour nous d’une dimension nouvelle. 16 octobre 1994, sermon des vêpres

Dimanche 18 octobre

Saint Luc

Saint Luc, médecin, Grec, c’est-à-dire de la plus grande civilisation, a voulu faire œuvre scientifique en interrogeant les témoins. Il en restait un seul : la Sainte Vierge [...].

Regardons l’avenir et disons : « Avec Jésus, Marie, Joseph, nous serons capables de porter les difficultés et les peines. Nous savons que nous pouvons porter beaucoup avec eux. »

Il y a déjà la Croix dans la crèche, et nous ne le savons pas ! Ressaisissons-nous ! Pas d’attachement aux choses de la terre, mais plus aux choses du Ciel. 25 décembre 1981, sermon

Lundi 19 octobre

Saints Martyrs canadiens, Saint Paul de la Croix, Saint Pierre d’Alcantara

Même au moment où les martyrs souffraient, le sentiment de la gloire qu’ils rendaient ainsi au Christ et à sa Sainte Mère, de la fraternité qu’ils avaient avec les élus du Ciel, cela les remplissait de courage pour vouloir gagner toutes les décorations, les couronnes là-bas dans le Ciel [...].

Au Ciel, les cérémonies liturgiques combleront les yeux, les oreilles, le cœur, de l’amour qui circule entre le Père et le Fils et le Saint-Esprit, de la gloire de la Vierge Immaculée qui est la Colombe du Saint-Esprit et de la gloire de tous les saints martyrs qui s’embrassent, qui font des danses, des processions autour du Christ et de sa Sainte Mère [...]. Notre béatitude essentielle vient de l’amour de Dieu et de la Sainte Vierge, mais nos amitiés, c’est accidentel ! Cela veut dire qu’on peut s’en passer, mais c’est encore mieux qu’on les ait. C’est pour cela qu’il y a deux commandements, l’amour de Dieu et l’amour du prochain. 3 novembre 1995, sermon

Mardi 20 octobre

Sainte Adeline, Bx martyrs d’Angers, Saint Jean de Kenty

L’Église se remettra. Il faut rester dans l’Église avec patience en gardant notre Foi comme elle, en étant fidèles aux avertissements du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Marie sachant que, un jour, ce Cœur Immaculé triomphera, la Russie se convertira. Le monde connaîtra un temps de paix et, émerveillé par les mi­racles faits par le Cœur Immaculé de Marie, il se convertira.

Nous connaîtrons des temps merveilleux. Donc : confiance en la très Sainte Vierge.

Faisons réparation à la Sainte Vierge pour tant d’injures qui lui sont faites, surtout en Russie. Faisons-le avec l’espérance de connaître de nos yeux, après tant de choses mauvaises, ces temps merveilleux où le Cœur Immaculé triomphera avec le Cœur de Jésus. 3 mai 1986, sermon des vêpres

Mercredi 21 octobre

Bx Nicolas Barré, Saint Hilarion, Sainte Célinie

La Sainte Vierge l’a dit, je le fais. Le diable va faire tous ses efforts pour vous arracher à votre fidélité en accroissant vos croix, vos difficultés, les persécutions de l’entourage. Tenez bon ! Tenons bon ! Et nous serons sauvés pour l’éternité. C’est ce qui compte, avec nos enfants, nos proches et des multitudes d’âmes pour lesquelles nous aurons prié. [...]

Nous avons à réformer vraiment nos vies pour les rendre plus fidèles à ce que Dieu a demandé par la Sainte Vierge. La Sainte Vierge, c’est son tout. Si nous injurions la Sainte Vierge, si nous détournons notre regard de la Sainte Vierge, nous-mêmes, nous sommes pécheurs, nous irritons le Bon Dieu. Si, au contraire, nous l’aimons, si son image est toujours sous nos yeux, comment voulez-vous que le Seigneur nous condamne ? Il nous bénira.

Bientôt viendra ce 13 octobre 1996 ! [...] J’irai. La Sainte Vierge m’en récompensera. On ne fait les choses grandes qu’en les prenant à cœur ainsi, en en faisant témoin le Bon Dieu, et le Bon Dieu Tout-Puissant notre Père chéri du Ciel, nous rendra les choses possibles. 30 avril 1995, conférence

Jeudi 22 octobre

Bienheureuse Alix Le Clerc

Toute famille chrétienne ne l’est que si tous, ensemble, ou­vertement, mettent Dieu au premier rang, Dieu premier servi. C’est la prière ensemble, parler des choses de Dieu ensemble, s’encourager à la foi ensemble.

Dans ces familles chrétiennes, il y aura des épreuves. Ces familles demandent alors le miracle [...] Toutefois, Dieu ne fait pas toujours les miracles demandés et en ce cas, les bons chrétiens se disent que la toute-puissance de Dieu n’est pas faite tout entière pour s’occuper de nos affaires matérielles, et ils savent que Dieu s’occupe tout de même de nous et veut que nous partagions sa Croix, car nous pouvons la porter sans être révoltés, sans douter de lui, de sa bonté [...].

L’enseignement de Jésus à Nazareth, charte de la famille chrétienne, est en trois points :

  • Dieu premier servi, en famille, tous ensemble.
  • Prière à Dieu pour sortir des difficultés quand elles nous accablent.
  • Confiance en Dieu, même s’il ne semble pas exaucer nos demandes. Il faut être sûr que la prière nous rend Dieu favorable, qu’il est avec nous quand même et ne permettra pas que les difficultés soient au-dessus de nos forces.

Ainsi, nous ressemblerons à la Sainte Famille. 17 janvier 1982, sermon

Vendredi 23 octobre

Saint Jean de Capistran, Saint Romain, Notre-Dame de la Sainte Espérance, Saint Antoine-Marie Claret

Le Père Emmanuel, curé du Mesnil-Saint-Loup, pèlerinage de Notre-Dame de la Sainte-Espérance, grondait ses paroissiens en disant : « Dès que vous avez un malheur chez vous, une maladie, un revers de fortune, tout de suite, vous venez prier Notre-Dame de la Sainte-Espérance pour qu’elle vous rende la santé, qu’elle vous rende votre argent, votre situation, etc. Mais c’est Notre-Dame de la Sainte-Espérance ! Ce n’est pas Notre-Dame de tous les espoirs humains ! Elle ne peut pas entrer dans tous vos caprices, c’est votre Mère, mais c’est le trône de la Sagesse ! Donc il faut lui demander une sainte Espérance, c’est-à-dire vous donner les biens véritables et non pas les biens de la terre. » Ce curé aurait aimé qu’on fasse moins de neuvaines pour échapper à toutes les croix de l’existence. Il aurait mieux valu qu’on vienne prier la Sainte Vierge de nous convertir. La maxime était : « Notre-Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous ! »

C’est dans ce sens-là que nous devons demander à Dieu aujourd’hui qu’il nous donne la dévotion à la Sainte Vierge. (...) Qu’elle soit une Mère pour nous, très douce, suave, forte, qui nous conduise à la sainteté, pas au bonheur de ce monde ! 28 août 1983, conférence au Canada

Samedi 24 octobre

Notre-Dame de la Victoire, Saint Antoine-Marie Claret, Saint Raphaël archange

La Messe du Cœur Immaculé de Marie est très heureuse, très joyeuse, avec ce chant grégorien beaucoup plus saisissant que les paroles françaises qui sont des mots banals du langage quotidien. En latin, c’est plus sacré. Nous nous apercevons que la Sainte Vierge est dans le Ciel sur son trône de gloire et qu’elle se prépare à intervenir, qu’elle a hâte de venir sauver ses enfants et même ceux qui ne sont pas ses enfants. Ainsi, la Sainte Vierge venant à notre secours, l’Église en sera transformée et cela doit nous remplir de joie.

Il faut se préparer. Il y a de la joie à se préparer à la joie [...]. C’est tout à fait nouveau dans l’histoire de l’Église que Dieu nous donne des temps, des étapes de son triomphe, du triomphe du Cœur Sacré de Jésus, le triomphe du Cœur Immaculé le précédant. C’est vraiment très particulier. C’est Fatima qui nous l’a révélé et puis ce sont les prophéties de don Bosco [...]. 4 décembre 1993, sermon

Dimanche 25 octobre

Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi, Saints Chrysanthe et Darie

Quand nous disons à saint Joseph : « Régnez sur nous », nous reconnaissons sa majesté sur toute créature. Christ-Roi. Marie, Reine. Saint Joseph, notre Roi.

Il doit y avoir une explosion de dévotion à saint Joseph ; la puissance de saint Joseph doit éclater davantage, il règne sur nous et nous lui devons respect, soumission. Saint Joseph règne dans sa pureté, sa générosité, sa toute-puissance. Et saint Joseph gouverne : saint Joseph est roi et dictateur. Nous nous soumettons à son gouvernement. Comme il est notre chef, nous lui demandons ce que nous avons à faire, nous lui demandons des inspirations précises sur nos décisions à prendre ; alors il nous guidera dans notre vie. Nous devons proclamer sa gloire, sa majesté, lui demander des directions pour notre action, savoir qu’il s’occupe de nos petites affaires.

Ce que nous demandons à Dieu est vital et immense, c’est le salut du monde. (...) Nos prières ne valent rien, mais adressées à de si grands patrons, à de si puissants Roi et Reine qui les présentent à Dieu, elles plaisent à Dieu. Dieu répond par de grands miracles aux demandes de saint Joseph, de la Vierge.

Dans nos terreurs actuelles adressons-nous avec nos sincères petites prières, nos sacrifices, au Cœur de saint Joseph qui priera la Vierge pour nous, et nos prières atteindront le Cœur de Dieu. Vivons dans l’espérance. 12 avril 1989, sermon

Lundi 26 octobre

Saint Dimitri, Saint Évariste

Nous récitons le Magnificat dans notre oppression, dans la diffamation dans laquelle nous sommes tenus, dans notre pauvreté de moyens, notre pauvreté totale. Nous le chantons, parce que ça veut dire que ceux qui sont les amis de Dieu, les vrais amis de Dieu, sont persécutés, mais qu’ils ont toujours fait confiance à Dieu, comme la Sainte Vierge, d’être délivrés un jour. C’est le chant de notre délivrance, non pas pour être riches, non pas pour avoir les droits politiques, non pas pour dominer la société, mais notre délivrance pour pouvoir apprendre à nos enfants la religion de toujours et la pratiquer calmement dans nos paroisses et dans nos familles, comme depuis des siècles.

Voilà la libération à laquelle nous aspirons, qui n’a rien à voir avec la libération révolutionnaire, qui en est même le contraire [...]. Ce chant nous est précieux ; on nous le dispute, on veut le faire le chant révolutionnaire par excellence. Nous voulons absolument le garder : c’est un chant religieux, c’est un chant de sainteté, de grâce et de bonheur en Dieu ; nous le dirons et le chanterons avec émotion en union avec la Sainte Vierge. 23 août 1987, sermon au Canada

Mardi 27 octobre

Quand l’Église fera-t-elle cet acte de contrition ? On a trahi le Christ au bénéfice du communisme athée et matérialiste, ravageur du monde. Ils le feront un jour et aussitôt le Ciel s’éclairera. Ce sera un réveil définitif sur toute la terre. La Russie se convertira, formidable miracle. Quand le Pape et les derniers évêques feront cette consécration, dans des moments épouvantables, ce sera une risée générale contre eux. Mais la Vierge Marie fera le miracle et la Russie se convertira à l’Église catholique. Ce sera prodigieux. Il y aura un temps de paix et à ce moment-là, trop reconnaissants, le Pape, les cardinaux et les évêques se rappelleront des petites demandes de la Sainte Vierge. À ce moment-là naîtra sur la terre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le Bon Dieu sera content, Jésus sera honoré dans la gloire faite à sa Mère et le règne de Dieu s’étendra jusqu’aux extrémités du monde. Nous vivons des temps extraordinaires et nous avons une grâce incroyable d’être du bon côté. 8 décembre 1990, sermon

Mercredi 28 octobre

Saints Simon et Jude

« Emitte Spiritum tuum et creabuntur, et renovabis faciem terræ. » Nous le disons continuellement dans les prières au Saint-Esprit, c’est le verset le plus commun des prières au Saint-Esprit. « Envoyez cet Esprit tout de feu sur la terre, et vous renouvellerez la face de la terre. » [...]

On pourrait dire de ce verset qu’il veut tout simplement signifier que, depuis que le Christ a envoyé l’Esprit-Saint à ses Apôtres au jour de la Pentecôte, l’Esprit souffle sur une gé­nération puis une autre. À mesure que les hommes ont achevé leur vocation, ils s’en vont au Ciel, mais l’Esprit-Saint souffle de nouveau et de nouveau, et il y aura ainsi jusqu’à la fin des temps des générations d’apôtres qui se lèveront. Alors, plutôt que de dire : « Le Saint-Esprit, un jour, fera toutes choses nouvelles », il faut plutôt dire : le Saint-Esprit fait toutes choses nouvelles chaque matin.

Vous voyez comment on peut avoir ces deux regards prophé­tiques sur l’avenir : l’un pour dire que l’Esprit-Saint est toujours à l’œuvre et il le sera toujours jusqu’à la perfection, jusqu’à la plénitude des temps ; l’autre qui insiste davantage sur la convulsion de la fin des temps et sur une précipitation, si on veut, tout à fait victorieuse du Saint-Esprit. 25 juillet 1983, lecture spirituelle

Jeudi 29 octobre

Nous ne faisons pas de fausse politique, nous faisons la politique divine, et cette guerre, la Vierge Marie l’a annoncée parce que les hommes n’ont pas fait cette simple petite volonté, que les Papes n’ont pas voulu, que les évêques n’ont pas voulu, que les prêtres et les fidèles n’ont pas voulu, et nous sommes tous coupables ! [...]. Notre-Dame voulait et le monde n’a pas voulu, c’est le mot à mot de l’Évangile : « Volui », Jésus était comme une poule qui voulait rassembler ses poussins sous ses ailes : « Volui, Jerusalem, et noluisti ! » [...]. Cette comparaison avec Jérusalem, je ne la fais pas du tout au hasard, c’est parce que les juifs ont trahi, les juifs ont été déicides, les juifs ont été perfides par rapport à leur propre foi et ils sont encore sous la malédiction. Je vous le dis et je vous le démontrerai, l’Église est en train de faire le même crime que le sanhédrin et les grands prêtres ont fait en crucifiant Jésus-Christ, en manquant à leur propre foi, à leur propre alliance. Nous commettons le même crime et nous sommes sous la menace des mêmes châtiments : « La Russie répandra ses erreurs dans le monde entier, des nations seront anéanties, l’Église aura beaucoup à souffrir, le Saint-Père sera persécuté. » [...] Le Saint-Père n’a jamais été persécuté encore, non, non, non ! c’est pour demain [...]. 31 mai 1981, sermon

Vendredi 30 octobre

Quand ce sont des braves gens qui demandent d’être guéris de leur maladie, la Sainte Vierge intervient. Jésus dit : « Passe, on va les guérir de cette maladie ! » À Fatima, il y avait des quantités de gens qui demandaient aux enfants : « Demandez pour moi la guérison ! Demandez pour mon fils qu’il revienne vivant de la guerre ! » Des tas de grâces ! Les enfants demandaient à Notre-Dame : « On nous a dit tellement d’intentions... » La Sainte Vierge dit : « Oui, bon, j’en exaucerai certaines, d’autres non, il faut qu’ils prient davan­tage ! » pour les braves gens, la Sainte Vierge demande des choses humaines, comme Jésus a guéri le paralytique, l’aveugle, le lépreux. Ils ont eu pitié. Mais, pour les meilleurs de leurs enfants, la Sainte Vierge ne demande pas des choses terrestres. Jésus lui dit : « Mais non, Maman, ne demandez pas cela pour eux, cela leur ferait plus de mal que de bien ! Je n’ai que des croix pour eux. Demandez-moi ce que vous voulez, mais même si vous demandez avec beaucoup d’insistance, je ne vous donnerai rien d’autre que ce que j’ai de meilleur pour eux ! Ce sont des croix ! » C’est admirable ! 27 août 1983, conférence au Canada

Samedi 31 octobre

Vigile de la Toussaint

Notre pensée va vers le Ciel. Nous imaginons bien quels en sont les membres, les trois Personnes de la Sainte Trinité, saint Joseph, saint Jean-Baptiste, les Apôtres, les Archanges, les Anges, tous les saints et toute la foule innombrable dont parle l’Apocalypse. C’est une immense famille [...]. C’est la société de Marie car la Vierge Marie est au centre dans le sein de Dieu et tous ces êtres sont pleins, pour elle, de respect, d’admiration, un immense respect, un amour d’une parfaite pureté, parfaite humilité. Elle est bien avec les êtres qui lui sont, par-là, semblables. Souvenons-nous des rapports que la Vierge Marie, déjà sur la terre, a eus avec tous ces saints qui sont au Ciel, pour comprendre les relations de la Vierge avec ces êtres personnels, très différents les uns des autres et toujours courtois avec elle et elle, ayant tellement de gentillesse à leur égard. 7 novembre 1992, lecture spirituelle