Méditations quotidiennes
Dimanche des Rameaux 29 mars
Pendant le carême, dans chaque dimanche du carême, nous avons vu comment Jésus affrontait le démon, comment Jésus affrontait les rigueurs de la mort dans son agonie, nous avons vu comment il se dirigeait vers Jérusalem avec fermeté, avec courage, avec résolution pour y livrer son dernier combat, son grand combat d’athlète contre les juifs perfides, et son grand combat contre le démon, le monde et la chair, se livrant à la mort pour notre salut.
Et maintenant, aujourd’hui, dans cette fête des Rameaux, nous sommes à la jointure des événements. Le peuple juif l’acclame, bientôt il va le crucifier. Nous entrons dans ce grand mystère de la Passion du Christ.
Comment, pendant huit jours, allons-nous montrer que nous aimons Jésus, que nous lui sommes reconnaissants, afin que cela Lui plaise dans le Ciel et que cela soit édifiant les uns pour les autres, que nous puissions nous montrer les uns aux autres que nous l’aimons, que nous sommes bons chrétiens et que nous voulons le devenir davantage ?
C’est très simple. Depuis des siècles, c’est une leçon que nous devrions savoir : c’est de suivre la liturgie. Participer à la mort du Christ liturgiquement, c’est se donner droit à participer à sa Résurrection.
Notre Père, 15 avril 1984
Lundi saint 30 mars
Jésus entre dans un drame qui n’est pas de la terre. Jésus change d’attitude. Drame tout entier surnaturel, divin ! Ce qu’il en livre à ses Apôtres, c’est qu’il va faire la volonté de son Père, mais quelle volonté ? Il ne le dit pas pour l’instant. Il veut obéir à son Père, il y a une volonté de son Père et il est tout absorbé à ce moment, c’est différent d’auparavant. Jusque-là, par exemple, il contestait, il discutait avec les juifs, il se conduisait comme un athlète, n’ayant aucune peur d’eux, et il dénonçait leur pensée fausse, il affirmait sa vérité, il se battait. Maintenant, tout d’un coup, il se laisse absorber par des pensées, des sentiments qui sont dans le fond de son cœur et qui dictent sa conduite.
Il est évident que nous imaginons bien que la Vierge Marie est Cœur à Cœur avec lui, partage les mêmes sentiments, cherche à se soumettre à la même obéissance [...]. Il est évident qu’elle a une profondeur de sagesse qui lui fait deviner, mieux que Marie-Madeleine, ce que Jésus va faire. Et donc, elle est près de lui et elle entre dans ce mystère [...]. Ils ont un dessein, quelque chose à accomplir que nous ne savons pas, mais qui est la volonté du Père [...].
Notre Père, 17 avril 1987
Mardi saint 31 mars
Ô Vierge Marie, vous n’étiez pas au jardin d’Agonie, mais de loin, votre Cœur se faisait un tourment extrême, ayant entendu Jésus au cénacle et l’ayant mieux compris que personne. Vous compreniez que Judas allait trahir, que les Apôtres allaient abandonner votre Fils et qu’il allait se retrouver tout seul ; et votre Cœur connaissait à ce moment les mêmes angoisses que votre Fils ; sans doute éprouviez-vous à la cime de votre âme une très grande joie d’âme à âme, de votre âme à son âme. Vous l’aidiez autant qu’une créature peut aider son Créateur, mais aussi autant qu’une mère peut aider son enfant abattu par le chagrin.
Notre Père, 2 octobre 1982
Mercredi saint 1er avril
La Sainte Vierge était d’une telle sensibilité, d’une telle intuition féminine que, certainement, pendant la sainte Cène où les femmes assistaient en restant à leur place derrière, elle comprenait la trahison de Judas, comprenait que saint Pierre la ramenait un peu trop, comprenait que saint Jean était le disciple idéal que Jésus aimait plus que les autres. Elle comprenait très très bien que c’était le dernier repas avant sa Passion et elle était remplie d’appréhension. Quand Jésus est parti pour passer la nuit loin de Jérusalem, pour échapper à ceux qui devaient l’arrêter, parce que son Père le lui commandait, elle avait compris que Judas avait été renvoyé par Jésus pour aller trahir son Maître. « Et erat nox », c’était la nuit, mais la nuit du diable, l’heure de la puissance des ténèbres. C’est dans ces ténèbres que Jésus s’enfonçait avec ses Apôtres qui n’avaient aucun courage. Alors, ses entrailles de Mère se sont réveillées et toute cette nuit, elle n’a cessé de souffrir cruellement, de deviner comme une mère, toute l’angoisse de son Fils avant de se charger de tous les péchés du monde pour mourir sur la Croix.
Notre Père, 5 mars 1994
Jeudi saint 2 avril
Au moment d’aller à la Croix, Notre-Seigneur fait cette dernière Cène où il institue le sacrement de plus tard. Nous entrons dans son Cœur Eucharistique lorsque, en célébrant le Jeudi Saint, nous avons dans la pensée ce Jésus qui est là, tout à son œuvre. Cette œuvre, c’est de se donner à manger et à boire, donner son Corps à manger, donner son Sang à boire aux Apôtres, à la Sainte Vierge et aux Saintes Femmes. Nous le pensons, nous le désirons, nous le voulons sans le savoir. Il est pris par cette action qui dépasse, qui va au-delà de la Croix. C’est avant et cela va au-delà de la Croix. La Croix nous apparaît prise dans ce torrent d’amour de Jésus vis-à-vis de nous, de chacun d’entre nous. C’est de donner aux Apôtres pour la première fois son Corps et son Sang, qui le fait brûler d’enthousiasme et brûler du désir de vite se sacrifier pour que cette Messe puisse être dite, et à partir de là, jusqu’à la fin du monde. C’est le Cœur eucharistique de Jésus, qui nous paraît comme la dénomination la plus plénière de ce dessein d’amour miséricordieux qu’il a pour nous.
On ne s’arrête plus à la Croix, on ne s’arrête même plus à la Résurrection, ni à l’Ascension, on ne s’arrête plus maintenant. Cela va continuer. Le Christ est avec nous jusqu’à la fin des siècles. Avec nous, c’est-à-dire chaque jour dans l’Eucharistie, s’offrant à nous en nourriture et la Vierge Marie se préoccupant d’être, pour ainsi dire, l’économe ou la dispensatrice de ce bienfait et de nous pousser à avoir la dévotion eucharistique, l’ayant elle-même.
Notre Père, 2 juin 1995
Samedi saint 4 avril
Quand la Sainte Vierge a vu mourir son Fils, les Apôtres perdaient cœur parce qu’ils n’avaient pas la foi, mais elle avait la foi en son Fils et cette Mère de Sagesse l’avait entendu dire qu’il serait livré aux païens, qu’il souffrirait, qu’il serait flagellé, qu’il mourrait et qu’il ressusciterait le troisième jour. Au pied de la Croix, si elle était en train de le voir mourir, elle savait qu’elle ne le perdait pas. Elle n’a pas oublié une seconde qu’il fallait qu’il en passe par là, comme il était dit dans les psaumes en parlant de lui, dans Isaïe. C’est une Mère de Sagesse. Elle voyait donc qu’il devait mourir, comme une mère auprès de son enfant qui subit une opération capitale. Elle sait bien qu’il va en sortir avec ses prières et que grâce à Dieu, il va revenir à la vie. Elle compatit à ses souffrances, mais elle sait qu’il en sortira. La Sainte Vierge savait qu’il ressusciterait et qu’il monterait aux cieux et que le Saint-Esprit nous serait donné puisque le Christ l’avait annoncé.
Notre Père, 1er février 1992
Dimanche de Pâques 5 avril
Je vois Jésus sortir de son tombeau, plier son Suaire, puis avec son vêtement de gloire, pas de difficulté – il apparaissait avec les vêtements qu’il voulait, comme il voulait –, et il court dans les rues de Jérusalem, il va droit au cénacle, il entre sans frapper. Il est auprès de sa Mère [...]. Il se jette dans ses bras ! « Mais oui, Maman, c’est moi ! » et il l’a serrée dans ses bras. Et la Vierge Marie, tout contre son sein qui l’avait allaité autrefois, son sein maternel, entendait battre le Cœur de Jésus, c’est formidable ! Le Cœur de Jésus qui battait ! L’avant-veille, elle avait vu Jésus transpercé par la lance du centurion, le Cœur de Jésus transpercé, le Sang et l’Eau qui jaillissaient ! Ensuite, elle avait mis son Enfant au tombeau, le cœur avait cessé de battre. Quand un cœur s’est arrêté de battre, c’est fini ! Et voilà que, de nouveau, elle le sentait... Alors elle l’écoutait ! Je ne sais pas combien de temps ils sont restés tous les deux dans cet amour filial et maternel. Jésus vivait ! Jésus revenait ! Elle savait que cela devait être, mais c’était par sa foi, là c’était la vision : elle le touchait, Jésus l’embrassait, Jésus lui donnait aussi des nouvelles de saint Joseph, puisqu’il revenait du fin fond de l’enfer, c’était merveilleux !
Notre Père, 22 avril 1989
Lundi de Pâques 6 avril
Les saintes Femmes ont vu les anges, elles sont descendues en hâte pour le dire aux Apôtres. Les Apôtres ne les ont pas crues. Mais ces saintes Femmes n’ont vu que des anges et le tombeau vide. Ensuite, elles sont restées en bas et les Apôtres sont remontés, Pierre et Jean. Mais Madeleine, elle, soit elle est restée auprès du tombeau, soit elle est descendue avec les saintes Femmes pour dire aux Apôtres le message. Il ne semble pas, parce que Jésus va le lui donner en particulier.
Donc, je dis ce que je pense : les saintes Femmes sont redescendues et elles se sont mises à leur cuisine et leurs affaires, il faut vivre ! Que pouvaient-elles faire, elles, des femmes, très tôt dans ce jardin public ou cimetière où elles auraient pu être surprises par des malandrins ? C’était le premier jour de la semaine, le lendemain de Pâques, c’était possible de rencontrer de mauvaises gens. Mais sainte Madeleine, elle, était restée auprès du tombeau et c’est là que Jésus lui est apparu, d’une manière tout à fait intime, extraordinaire. Quel honneur pour elle ! Mais il lui a dit : ce n’est pas le moment de rester à m’embrasser les pieds, à se faire des tendresses... Ce sera pour plus tard ; je traduis : au Ciel. Et il lui donne la commission d’aller auprès des Apôtres pour leur dire : c’est en Galilée que je vous ai donné rendez-vous, allez-y dès que possible ! Donc, c’est la seconde apparition.
Notre Père, 30 mars 1997
Mardi 7 avril
Mardi de Pâques, Saint Jean-Baptiste de la Salle
Le monde est relatif au Verbe.
Après sa résurrection, omniprésent, il s’y montre à ses créatures quand il veut, où il veut, dans les conditions d’un Corps glorieux, dont les propriétés nous sont inconnues en ce monde !
C’est comme un recommencement de l’incarnation : naguère, trente ans auparavant, l’ange apparut à plusieurs reprises à Joseph pour lui dire de ne pas craindre et lui annoncer la bonne nouvelle de la conception du Sauveur ; ainsi, de même aux saintes Femmes, au jour de sa résurrection. La joie succède à la crainte ici et là. Et la prosternation des mages au temps de sa naissance se renouvelle dans celle des saintes Femmes rencontrant le Sauveur ressuscité et se jetant à ses pieds, Marie-Madeleine la première. Ses tendres effusions nous montrent que la résurrection de Jésus est la preuve et la suite de son Incarnation.
Au matin de Pâques, elle courut au tombeau pour embaumer le corps de Jésus avec les autres saintes Femmes. Celles-ci retournent prévenir les Apôtres que le tombeau est ouvert et vide. Mais elle remonte, elle, le cœur débordant d’amour. Elle ne sait qu’aimer, elle cherche le corps de son Bien-Aimé, un peu comme Thomas demande à mettre ses doigts dans les trous que les clous ont faits dans les mains de Jésus. Mais elle, ce n’est pas par incrédulité, mais par amour. En parfaite et fidélissime amante, elle se sait aimée et destinée à l’union totale. Elle reste auprès de lui, et c’est lui qui ne peut y résister.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 257, juillet-août 2023
Mercredi 8 avril
Mercredi de Pâques, Sainte Julie Billiart
Stupéfaction ! Les disciples d’Emmaüs sont là, ils ont fait quinze kilomètres à âne, ils entrent au cénacle, ils sont sûrs de trouver tout le monde, et avant d’avoir vécu la grande minute de leur vie où tout le monde les aurait écoutés avidement, on leur jette à la figure l’apparition du Seigneur à Pierre ! Ils étaient dévalués ! Pour une nouvelle, c’était raté ! C’était prodigieux ! Comment ? Il était à Emmaüs et il était à Jérusalem ? Donc, ils ont appris que quand un être est ressuscité comme Jésus, il peut se déplacer à la vitesse de la lumière, d’un endroit à un autre. Saint Pierre ne s’en est pas vanté, il n’a pas dit ce que Jésus lui a dit. Cela a quand même dû bien se terminer ! Jésus a été miséricordieux, il a dû effacer l’ardoise et dire : « Allez, Pierre, on recommence ! » Il a dû passer l’éponge. « Mais fais-moi le plaisir, maintenant, d’être fidèle, et quand ce sera dur, confirme tes frères dans la foi. » C’était la joie !
Et nous, c’est notre joie à nous de penser que cela leur est arrivé à eux. C’est tellement bien raconté que, pour un peu que l’on médite sur cet Évangile magnifique de saint Luc, c’est comme si on y était. Nous, nous allons voir plus que les disciples d’Emmaüs, parce que, lorsque le prêtre va bénir et rompre le pain, ce sont les mains de Jésus qui vont opérer, c’est sa Parole qui va opérer, c’est Jésus lui-même qui, ressuscité, reviendra se donner à manger et à boire à ces pauvres gens que nous sommes !
Notre Père, 17 avril 1995
Jeudi 9 avril
Jeudi de Pâques
« Alors, Il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures et Il leur dit : “ Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d’entre les morts le troisième jour. ” »
Il ne faut pas dire que Notre-Seigneur a gardé son secret pour les disciples d’Emmaüs et pour les apôtres. Il a gardé son secret pour que eux, ils le communiquent à tout le monde et cet Évangile est bien fait pour le montrer et Luc dit bien que les apôtres ont fait ce que Jésus leur avait dit de faire.
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait le troisième jour... » C’est la leçon qu’il faut tirer de l’événement.
« ... et que, en son Nom, la rémission des péchés serait proclamée à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. »
Voilà un résumé magnifique de la Nouvelle Alliance.
« De cela, vous êtes témoins... »
Voilà encore une parole qui est magnifique. On ne peut pas être plus bref, plus catégorique, plus incitatif. Vous voilà en selle, maintenant, vous allez partir et dire à tout le monde ce que vous avez vu, ce que vous avez fait et ce que j’ai mangé devant vous pour vous convaincre.
Notre Père, 2 avril 2002
Vendredi 10 avril
Vendredi de Pâques
Ainsi, pendant qu’ils travaillent, Notre-Seigneur leur prépare de la nourriture : il a allumé du feu, mis le pain à cuire et fait griller du poisson... qu’il s’est procuré... où ? Tout ce mystère annonce l’avenir. Tandis que peinent ses Apôtres, Jésus pourvoit, comme un père et une mère, à leurs besoins matériels, mais le pain est surtout la figure de son propre Corps dont il nourrira son Église au long des siècles par le sacrement de l’Eucharistie.
Grillé sur le feu, c’est la figure du sacrifice par lequel Jésus s’est offert sur la croix en “ holocauste ”, un sacrifice qui, dans la liturgie mosaïque, consistait en une destruction totale de la victime par le feu. Le Saint-Sacrifice de la messe accomplit lui-même cette figure par la transsubstantiation où le pain disparaît complètement pour laisser la place au Corps du Christ, notre nourriture.
Comme si les Apôtres devaient se nourrir du corps de Jésus sacrifié pour eux ainsi que de tous les corps des gros poissons pêchés dans leurs filets qui n’ont pas rompu. « Cela signifie, disait notre Père, que non seulement l’Apôtre, mais Dieu lui-même se nourrit de tous les saints qui viennent s’attacher à ce Corps pour être une seule Hostie, une seule Victime avec Jésus, un seul Cœur avec lui dans leur sacrifice, unis au Christ. C’est la nourriture des Apôtres, et c’est la nourriture de Dieu. »
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 257, juillet-août 2023
Samedi 11 avril
Samedi de Pâques, in albis, Saint Stanislas, Saint Léon Ier
« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Mc 16, 15-16) Dernier chapitre, la finale fameuse de Marc !
Mission universelle de salut, c’est clair, c’est bien, c’est juste. Le Fils est venu, les mains remplies de trésors divins, de toute la plénitude de sa Divinité, il a offert son admirable Sacrifice pour se mériter son Épouse et se la rendre méritante ; et maintenant, par ses Apôtres, il lui offre son Amour. Elle n’a qu’un “ fiat ” à prononcer, elle n’a qu’à dire oui. Donc, il n’y a pas une seule créature qui soit exclue de cette invitation, de cette avance que lui fait le Christ et, en même temps, pour qu’elle puisse le faire, il ne propose pas son salut sans que son Souffle en même temps, sans que son Avocat n’éveille délicatement son cœur pour lui donner le courage, le goût, l’attrait d’une réponse positive.
Et donc, pour ses épousailles, Notre-Seigneur Jésus-Christ se manifeste l’Époux et le Roi de tous, en droit divin, mais il n’y a plus qu’à dire oui pour entrer dans son salut.
Notre Père, théologie totale, 1987
Dimanche 12 avril
Dimanche de Quasimodo, in albis
« C’est lui qui baptise dans l’Esprit-Saint », promettait Jean-Baptiste. Et l’on peut dire que tout le quatrième Évangile est marqué par cette attente du Saint-Esprit. Mais après la résurrection de Jésus, le souffle de sa bouche de Verbe incarné est porteur de l’Esprit-Saint promis. Il transmet ainsi aux Apôtres le pouvoir qui était le sien et dont il a usé pendant sa vie mortelle, de remettre les péchés et de les « retenir » : pouvoir de juge pour pardonner et pour condamner, et qui donnait à son enseignement toute sa puissance et sa fécondité. Cependant, au cours de sa vie publique il parlait à des sourds, parce que l’Esprit ne leur avait pas encore été donné, Jésus n’ayant pas été glorifié.
C’est à l’incrédulité de Thomas que nous devons la révélation du prix du pardon. Parce qu’il n’était pas présent lors de cette apparition de Jésus. Aussi, lorsque les autres lui dirent : « Nous avons vu le Seigneur ! » il leur dit : « Si je ne vois pas dans ses mains les marques des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas. » (Jn 20, 25)
Ainsi, nous apprenons que Jésus a été fixé à la croix par des clous ! Depuis lors, le chrétien puise dans la contemplation du Christ sur sa croix force et vigueur surnaturelle. Avec le couronnement d’épines, la mise en croix de l’Agneau innocent achève de le mettre sur son trône de Christ-Roi, vainqueur de toutes les forces de l’Enfer et transfiguré par la Résurrection, et chef de l’Église.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 257, juillet-août 2023
Lundi 13 avril
Saint Martin Ier, Saint Herménégilde
Il faut recevoir l’Esprit-Saint, être transformé par Lui, pour connaître Jésus, le comprendre, et avoir part à son Royaume. Nicodème entend la voix de l’Esprit, parce qu’il lit la Sainte Écriture à longueur de journée, c’est sa profession, mais il n’en comprend pas les mystères comme ceux qui sont nés de l’Esprit. Tout l’Ancien Testament tendait vers ce don de l’Esprit-Saint, de la Sagesse, vers cette nouvelle naissance qui convertirait et élèverait les âmes. Mais Nicodème et ses amis pharisiens sont absolument étrangers à cette espérance, parce qu’ils n’ont pas du tout le sentiment d’avoir besoin de quoi que ce soit pour devenir meilleurs ! Cela suscite en lui, en eux tous, une résistance à la grâce, qui fera contraste avec la bonne volonté de la Samaritaine.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER No 250, décembre 2023
Mardi 14 avril
Saint Bénézet (Vivarais), Saint Justin
Nicodème le verra, Lui le Fils de l’homme élevé sur la Croix, et sa Mère l’implorant d’aider les siens à l’en descendre et l’ensevelir. Alors, recevant ce Corps immolé, il en recevra l’Esprit, et connaîtra cette nouvelle naissance qui devait lui ouvrir l’accès au Royaume de Dieu.
On peut raisonnablement penser que l’entretien de ce maître en Israël avec Jésus s’est terminé là-dessus, un peu brutalement. Mais saint Jean, avec sa liberté de disciple bien-aimé, inspiré et enseigné par la Vierge Marie, prolonge l’enseignement de son Maître. Pour la première fois, devant ce pharisien, Notre-Seigneur a évoqué, révélé, l’amour incompréhensible du Créateur pour sa créature, allant jusqu’à mourir pour elle sur une croix (verset 14) !
L’Évangile de Jésus-Marie, IER No 250, décembre 2023
Mercredi 15 avril
Fête de l’Apparition de Jésus Ressuscité à sa Sainte Mère, Saint Paterne
L’Évangile nous dit que les saintes Femmes sont retournées au tombeau pour mettre les onguents sur le corps et ainsi l’ensevelir dignement, l’embaumer, mais la Vierge Marie n’est pas retournée au tombeau. Froideur de sa part ? Au contraire, certitude de la Résurrection qu’il avait annoncée. Mais quel saisissement de tout l’être dans ce retour de Jésus à la vie.
« Ô mon très aimable Jésus, mon Tout sur la terre et dans le Ciel ! laisse-moi te saisir, te prendre dans mes bras et te serrer sur mon cœur, puisque de ta main forte tu me relèves de mon agenouillement adorant. Oh ! comme je t’aime, tu le sais ! Dans cet amour qui m’embrase depuis toujours, je te suis restée si unie dans ta mystérieuse agonie, ta laborieuse passion et ta glorieuse mort que mon cœur, vierge de toute autre présence, éclatait de douleur quand tu donnas ton Esprit, d’enfant devenu mon Époux de sang, selon ta promesse. »
À travers cette séparation du Fils d’avec sa Mère, comment ne pas penser à nos séparations humaines, que l’espérance de la Résurrection entretenue dans le Cœur de la Vierge Marie doit relever de leur tristesse ? Nous aussi, nous les retrouverons, et puissions-nous être attentifs au moment de leur venue, de leur retour à la résurrection de la chair, avec les mêmes sentiments qui sont ceux de la Vierge Marie dans cette prière !
Notre Père, 23 janvier 1994
Jeudi 16 avril
Saint Benoît-Joseph Labre
Saint Benoît-Joseph Labre était surtout inquiet au sujet de la France. Souvent, rapporte l’abbé Marconi, « il m’a dit qu’il voyait le feu parcourir d’un lieu à un autre les divers endroits où il avait logé durant ses voyages en France. “ Je vois le monde tout en feu, disait-il, des désordres considérables, de grands carnages et des massacres. La religion et les personnes consacrées à Dieu sont surtout en butte à la fureur des méchants. ” D’autres fois, il voyait le Saint-Sacrement comme couvert d’immondices ; les larmes lui coulaient des yeux à cette pensée. Il me répéta cette confidence dans sa dernière confession, ajoutant que la pénitence seule pouvait désarmer la colère de Dieu. »
Cette prophétie date de 1783. Dix ans plus tard, la fureur des révolutionnaires ravageait la France, comme un feu dévorant... Par ses prières et ses pénitences, Benoît-Joseph avait été de ces âmes victimes qui s’offrent à Dieu pour le salut du peuple. “ Le pèlerin français ” mourut à Rome, le Mercredi saint 16 avril 1783. À l’heure précise où il expirait, les cloches de la Ville éternelle s’ébranlèrent, donnant le signal de la triple récitation du Salve Regina, prescrite par le Pape pour écarter les fléaux de l’Église ! C’étaient les cloches de la Résurrection qui sonnaient pour l’entrée au Ciel de l’enfant du pays d’Amettes en Artois.
Frère Bruno de Jésus-Marie, IER juin 2019
Vendredi 17 avril
Sainte Katéri Tekakwitha, Dies natalis de Lucie-Christine, Saint Anicet
Miracle éclatant ! Que Jésus fait par miséricorde pour ces foules affamées, et surtout pour annoncer son Eucharistie, le banquet quotidien dont il nourrira son Église, et le festin des noces éternelles, au Ciel ! C’est le grand désir de son Cœur Eucharistique, qui sera le fruit de son sacrifice sur la Croix.
Jésus étouffe la “ manif ” qui commençait. La foule attendait une libération temporelle et l’abondance de biens matériels : mais Jésus ne vient pas pour cela. Il vient conquérir tous les cœurs à son Amour, et la Croix sera nécessaire à cette conquête, pour que son Esprit-Saint purifie et élève ces cœurs charnels. Et parce qu’il pense à son Sacrifice, Jésus se réfugie dans la solitude avec son Père, en qui il trouve force et réconfort. La Vierge Marie, aussi, qui a tout vu et tout compris, sait bien que cette incompréhension des foules mènera son Fils à la Croix. Déjà, à cette pensée, le glaive de douleur lui transperce le Cœur.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 252, février 2024
Samedi 18 avril
Notre-Dame de Fourvière
Un jour, un prêtre en chaire nous a dit : la mer en fureur, c’est comme quand vous traversez un champ labouré. Alors, Jésus qui marchait sur les vagues, qui enfonçait dans les vagues et qui remontait sur une vague, c’était comme quand on traverse un champ labouré. On enfonce dans les sillons. C’est comme cela que Jésus marchait sur la mer avec ses 80 kilos. Les Apôtres qui étaient là, qui ramaient tant et tant que la barque était prête de se renverser, voient tout d’un coup cet homme qui marchait sur les vagues, comme cela, et c’était Jésus. C’était formidable et ils sont remplis d’effroi. C’est effrayant ; eh bien, cela symbolise les persécutions, les difficultés de l’Église, avec les Apôtres, les évêques, les Papes qui ne savent plus où donner de la tête, et ils voient Jésus marcher sur les vagues, c’est-à-dire que Jésus est toujours avec eux, mais Il est lui-même à chevaucher les vagues, à ne pas vaincre les ennemis facilement.
Aussitôt, Jésus leur parlant, leur dit : « Ayez confiance, c’est Moi, soyez sans crainte. » Je voudrais bien que les évêques aujourd’hui en lisant ces pages disent : « Allons, ne nous décourageons pas, soyons sans crainte, Jésus marche avec nous au milieu de nous, dans la tempête. »
Notre Père, 5 juillet 1992
Dimanche 19 avril
3e dimanche de Pâques, Fête du Bon Pasteur
« Je suis le bon Pasteur. Le bon Pasteur offre sa vie pour les brebis. »
Offre sa vie, c’est-à-dire « la donne ». Il sait qu’il mourra à la tâche, mais que les brebis, par son Sacrifice, seront sauvées. Nous sommes ces brebis et nous savons que vous avez offert votre vie et que cette vie, Dieu l’a agréée et que vous êtes mort en Croix en répandant tout votre Sang. Et à cause de cela, nous vivons bien. Il nous est promis une vie heureuse sur la terre et au Ciel, peut-être éprouvée mais heureuse, parce que nous sommes avec vous, que vous nous montrez le chemin et que vous serez toujours devant nous, jusqu’à ce que nous vous retrouvions vivant et glorieux dans la vie éternelle.
Notre Père, semaine sainte 1988
Lundi 20 avril
Notre Père admirait la sérénité de Jésus, son “ audace ” même, de tenir un langage si élevé, divin, presque inaccessible à cette foule travaillée par des ambitions terrestres et des désirs charnels, et qui vient à Lui dans l’espoir d’être rassasiée. Ici Notre-Seigneur use encore de sa divine pédagogie : il utilise un signe sensible, tangible, le pain qu’il a multiplié, pour révéler la nourriture spirituelle qu’il veut donner aux âmes.
Et, tout de même, ces Galiléens le suivent, et sont prêts à faire ce qu’il dit :
« Ils lui dirent alors : “ Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? ” Jésus leur répondit : “ L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. ” »
Donc ce n’est plus un précepte moral, la pratique de la Loi. C’est la Foi, la soumission, la confiance en Dieu, la communion à l’œuvre de Rédemption qu’il est en train d’accomplir.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 252, février 2024
Mardi 21 avril
Saint Anselme
« Rien, si ce n’est Dieu, n’est plus grand que Marie. C’est à Marie que Dieu a donné ce Fils unique qu’il avait engendré de son cœur, qui lui était égal et qu’il aimait comme lui-même. C’est de Marie qu’il a fait naître son Fils, ce même fils et non point un autre, de telle sorte que, par une admirable communauté, il est à la fois, et pour ainsi dire, naturellement le Fils de Dieu et de Marie. » (saint Anselme)
Ce n’est pas qu’il ait un Fils qu’il a engendré et en qui il se complaît et qu’il aurait voulu donner à Marie un fils semblable au sien, de sorte qu’il y aurait un abîme entre le créé et l’incréé. Non, c’est de Marie qu’il fait naître son Fils, en sorte qu’il est le Fils de Dieu, selon la nature divine et le Fils de Marie selon la nature humaine de Marie, et non Fils de Dieu et par grâce, Fils de Marie. Dieu l’a engendré, Marie l’a engendré. Dieu l’a engendré selon sa nature, sa filiation. C’est la procession d’un être à partir d’un autre être dans l’identité de nature. Le Fils de Dieu est dans l’identité de la nature divine, vraiment Fils de Dieu. L’œuvre d’engendrement du Père pour son Fils est une œuvre qui le prend totalement. Le don est égal au Père. Et là, la Vierge Marie est toute prise dans cet engendrement. On voit à quel point elle s’investit, comme on dit aujourd’hui, à 100 %, dans cet engendrement de son Fils unique.
« Toute la nature a été créée par Dieu, et Dieu est né de Marie. » On commence à se perdre dans ces relations. Dieu a tout créé et Marie a engendré Dieu. Voilà Marie qui prend place au-dessus de toutes les créatures et même, au-dessus de Dieu. Dieu a tout créé et Marie a engendré le Dieu qui a tout créé. Alors, Marie est au-dessus de Dieu ? Mystère.
Notre Père, 14 mars 1995
Mercredi 22 avril
Fête du patronage de saint Joseph, Saints Sother et Caïus
Révélation sublime, stupéfiante, mais qu’ils ne vont pas, qu’ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne sont pourtant pas endurcis dans leur impiété, comme les juifs de Jérusalem, mais ils sont enfermés dans les réalités charnelles de l’ancienne Alliance. Jésus ne leur en veut pas, il va leur expliquer le mystère qui préside à cette élection divine. Celui qui vient à Jésus ne peut le faire que par une certaine grâce du Père Céleste qui l’attire vers son Fils. Et Jésus reçoit, aime et évangélise ceux qui viennent à lui, par amour de son Père qui les lui confie.
À évoquer ce mystère, Jésus paraît ravi, impressionné par la grandeur de sa mission. C’est la même vérité qu’il vient d’affirmer à Jérusalem devant les Juifs qui déjà veulent le tuer. Le Père et le Fils travaillent, à donner la vie, en vue de la résurrection des corps.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 252, février 2024
Jeudi 23 avril
Saint Georges
C’est par la manducation de sa propre Chair que notre âme sera rassasiée. Notre-Seigneur a voulu élever ces juifs charnels au désir de la nourriture spirituelle que Dieu leur donne, qu’Il est lui-même. Et maintenant, avant même qu’ils ne réclament encore un signe sensible de ce don spirituel, il leur annonce la grâce meilleure (Jn 1, 16), l’offre indépassable : le don de sa propre Chair, offerte en sacrifice, devenue victime expiatrice, donnée en nourriture pour la vie du monde.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 252, février 2024
Vendredi 24 avril
Saint Fidèle de Sigmaringen
On voit Jésus se heurter à un mur d’incompréhension, pour ainsi dire : parce que l’Esprit-Saint n’a pas encore été donné, les cœurs sont fermés. Il faudra passer par la Croix.
La Sainte Vierge assistait à tout cela, admirant immensément la Sagesse des paroles de Jésus, et son courage. Elle comprenait tout, elle qui depuis son tout jeune âge, se nourrissait de ce Pain de Dieu, sa Parole, son Verbe. Et c’est Elle, l’Immaculée Conception, qui a formé dans son corps non voué à la corruption, cette Chair qui donne la Vie et la résurrection à ceux qui la mangent. Elle était navrée de l’incompréhension des Juifs, de leur dureté de cœur et d’esprit, sachant bien qu’ils en viendraient à le tuer. Mais aussi, comme son Fils, cela lui faisait désirer cette Passion, justement pour que ces âmes puissent se convertir, et que ce magnifique dessein eucharistique s’accomplisse.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 252, février 2024
Samedi 25 avril
Saint Marc
« Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les. Celui qui croira sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. »
C’est vraiment le principe et le fondement de la vérité, non seulement de notre religion, mais de notre passage sur terre, de notre existence, ce pour quoi nous sommes créés et maintenus dans l’être par Dieu, c’est parce que nous avons à choisir librement entre l’amour de Dieu et la haine de Dieu, entre la foi et l’impiété. Celui qui croira sera sauvé et ira dans la vie éternelle vivre avec Dieu dans le bonheur parfait, au milieu des anges et des saints. Celui qui ne croira pas sera condamné, il sera condamné à la damnation éternelle, à l’enfer où il brûle quant au corps ; quant à l’âme, avec les démons et tous les maudits de tous les temps, de tous les siècles, pendant l’éternité. C’est la vérité de Dieu ! Comme l’homme est fou de passer une seule heure de sa vie, un seul moment de sa vie en se distrayant de cette vérité pour se perdre dans les dissipations du monde !
Notre Père, 20 juin 1982
Dimanche 26 avril
4e dimanche de Pâques, Saints Clet et Marcellin
Les brebis de Notre-Seigneur sont les âmes qui le suivent docilement, parce que Dieu le Père, qui est le Portier, les attire à Lui, en ouvrant leur cœur à sa Parole. Mais puisque les autorités juives refusent la lumière de sa révélation, Jésus doit faire sortir ces brebis de la synagogue où elles sont parquées, pour les mener dehors, les faire paître en pleine et paisible liberté dans son Église. C’est la terrible annonce du rejet et du châtiment d’Israël, mais aussi la révélation de l’Amour de Dieu Notre-Seigneur pour ceux qui écoutent sa Voix et le suivent, formant la nouvelle communauté de salut qui n’est plus fondée sur la race, mais sur la personne de Jésus seul.
Jésus est la Porte par laquelle les fils d’Adam soumis à l’esclavage du démon réintègrent la Divine Famille, devenant par le baptême fils du Père éternel, enfants de Marie Immaculée et petits frères de Jésus. Entrer, sortir, trouver un pâturage, c’est la liberté retrouvée des enfants de Dieu, à qui la Vie divine est donnée, en surabondance, dans l’Église. Mais notre Médiateur doit payer le don d’une telle grâce.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 254, avril 2024
Lundi 27 avril
Saint Pierre Canisius
Quel Amour en de telles paroles ! Que les auditeurs, sans doute, ne pouvaient comprendre, mais Jésus parle pour l’avenir, quand son Esprit-Saint aura été donné. La connaissance, qui est Amour, établie par le Christ avec ses disciples est à la ressemblance de celle que ce Fils et son Père ont l’un de l’autre, elle en est même le fruit. Comme Jésus est tout tourné vers son Père, appliqué à faire sa Volonté, et aimé de Lui, ainsi les brebis avec leur beau Pasteur.
« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce parvis ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur. »
Le mot de parvis (aulè), prend ici toute sa signification : il désigne les temples des païens où notre beau Pasteur a aussi des brebis, dispersées dans toutes les nations du monde. Il doit aller les chercher afin de les délivrer de leurs fausses religions et les mener elles aussi, en les joignant au troupeau d’Israël, afin de les rassembler toutes en une seule Église, derrière son Chef et Pasteur.
L’Évangile de Jésus-Marie, IER no 254, avril 2024
Mardi 28 avril
St Pierre Chanel, St Louis-Marie Grignion de Montfort, Saint Paul de la Croix
On sent que nous sommes vraiment au bout de l’exaspération des juifs. Jésus est interpellé directement sur un point où Il joue sa vie et sa liberté. Jésus fait face et Il le fera jusqu’à la fin. Jésus n’a jamais caché la vérité, n’a jamais esquivé sa responsabilité. Aussitôt Il accumule les preuves.
Il enrichit sa démonstration de cette parabole qu’il vient de laisser en testament à ses intimes, à ses brebis, admirables versets :
Mes brebis écoutent ma voix ;
je les connais et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle ;
elles ne périront jamais
et nul ne les arrachera de ma main.
Puissance de Jésus contre tout adversaire.
« Mon Père et moi, nous sommes un. »
Comment peut-on plus clairement affirmer la divinité de Jésus et déjà donner les fondements mêmes du dogme de la Sainte Trinité, de trois Personnes en une seule et même substance, en un Dieu unique ? Les juifs comprennent parfaitement.
Notre Père, retraite sur l’Évangile de saint Jean, 1990
Mercredi 29 avril
Sainte Catherine de Sienne, Saint Pierre de Vérone, Saint Aule (Vivarais)
Je sauve ceux qui veulent entendre ma voix et croire, je suis venu pour sauver le monde et non pour le juger, dès ce moment ; mais la parole que j’ai dite demeure et les jugera au dernier jour. Ces gens se sont damnés volontairement. Il n’y a pas d’autre issue, il n’y a pas d’autre interprétation à donner. Même si cela nous console beaucoup de mettre tout le monde au Ciel, c’est véritablement fouler aux pieds l’Évangile.
C’est le même crime qui s’est déroulé à Jérusalem à cette époque et pour les mêmes raisons que nous voyons là exposées, ce même crime se déroule aujourd’hui sous nos yeux à Rome et dans l’Église même. C’est la grande apostasie prédite qui doit égaler en perversité le reniement des juifs qui ont crucifié Jésus-Christ.
Soyons du petit groupe de ceux qui croient et qui aiment, qui rendent à Jésus l’hommage de leur amour comme Marie-Madeleine.
Notre Père, 27 mars 1994
Jeudi 30 avril
Saint Joseph-Benoît Cottolengo, St Pie V, Ste Catherine de Sienne, Bse Marie de l’Incarnation
L’humiliation de Jésus engage ceux qui en bénéficient à le suivre en l’imitant : il n’y a pas de plus grand amour que de porter sa Croix chaque jour pour ses frères. C’est un signe de contradiction, comme la protestation de Pierre l’a bien montré : ceux qui ne veulent pas, eux-mêmes, s’abaisser, sont scandalisés par l’abjection que le Seigneur embrasse, car ils perçoivent bien que « le serviteur n’est pas plus grand que son Maître » et donc qu’ils devront bien en passer par là...
Jésus prévient ses disciples du scandale imminent de la trahison de l’un des leurs : comment, le Messie avait un traître auprès de Lui, et il ne l’a pas empêché de nuire ? Oui, répond Notre-Seigneur, je sais tout, je connais les pensées intimes des cœurs, et rien ne nous adviendra sans ma permission : quand donc vous verrez s’accomplir ce que je vous annonce, croyez que JE SUIS !
L’Évangile de Jésus-Marie, Ier no 255, mai 2024