Méditations quotidiennes

Samedi 28 février

Samedi des Quatre-Temps

Ces apparitions sont une belle leçon de la Sainte Vierge pour nous convaincre de sa présence intime dans chacune de nos vies. Ses demandes sont précises pour le bien de nos âmes. Comprenons qu’il faut acquérir cette résignation d’abord. Estelle était résignée et cela touchait le Cœur de Jésus, la Sainte Vierge va lui apprendre ensuite à rester calme, à tout accepter avec soumission de ce que Jésus et Marie veulent pour elle. Enfin, elle l’encourage à faire des actes de piété et des bonnes actions. Estelle voit la Sainte Vierge lui sourire. Nous avons donc à bien nous appliquer à notre conversion, à faire pénitence comme la Sainte Vierge l’a expliqué en détail à sœur Lucie. Cela ne vient pas tout de suite, il faut faire nos efforts. Quand on s’applique à faire ses efforts, la Sainte Vierge nous sourit.

Nous savons ce que la Sainte Vierge aime : porter le scapulaire du Sacré-Cœur ; et ce qui l’inquiète : le salut des âmes, le sort de la France et surtout le sort de l’Église. Comme de bons enfants, nous voulons partager ses inquiétudes et tout faire pour La consoler davantage : Elle a tellement de peines, d’inquiétudes et de souffrances ! Que tout ce qui nous arrive dans notre vie quotidienne nous serve à La consoler et à Lui faire plaisir. Nous sommes choisis par Jésus et Marie pour connaître ces volontés du Ciel, en vivre, et pour faire du bien autour de nous. Enfin, aller La voir au Ciel !

Frère Pierre de la Transfiguration, conférence du 15 août 2003


Dimanche 1er mars

« Et de la nuée, une voix se fit entendre : “ Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ” » (Lc 9, 35), c’est-à-dire “ obéissez-lui ! ” Pour nous, cent ans après Fatima, cela prend un caractère encore plus impérieux : obéissez aux demandes de Notre-Dame de Fatima ! Je crois aux événements de Fatima, j’espère le triomphe du Cœur Immaculé de Marie puisqu’Elle l’a promis et qu’Elle tient ses promesses, et j’aime par le Cœur Immaculé de Marie. C’est ça, notre acte de foi, d’espérance et de charité désormais. Et obéissez-lui, à Elle, quand Elle vous fait des demandes ! Il y va du salut du monde et de chacune de nos âmes.

« Notre grandeur est immense : nous sommes des tabernacles vivants où habite la Très Sainte Trinité, nous sommes la maison de Dieu et la porte du Ciel ! » Au fond, c’est une réponse à saint Pierre qui voulait construire des tentes, mais à quoi bon construire des tentes, si nous sommes nous-mêmes des tabernacles vivants où habite la Très Sainte Trinité !

À condition de « l’écouter » ! « la maison de Dieu et la porte du Ciel »... c’est Marie ! Et nous, ses enfants, nous sommes sa “ maisonnée ”, encore en attente à « la porte du Ciel »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 6 août 2017

Lundi 2 mars

« Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

« Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis, peccatoribus. » « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, pauvres pécheresses. »

« Reconnaissons que nous sommes pécheurs » en faisant pénitence, convertissons-nous ! « Si vous ne faites pénitence, si vous ne vous convertissez, vous périrez tous. » Pour nous convertir, il nous faut être pardonnés. Mais pour être pardonnés, il y a une condition à remplir : il nous faut pardonner nous-mêmes à nos ennemis. Difficile ! C’est le don de force qui nous en donne la grâce. Il y faut une force divine. C’est notre participation au Saint-Sacrifice de la messe, selon la recommandation de Notre-Seigneur : « Si tu as un différend avec ton frère, va, laisse ton offrande et va te réconcilier avec ton ennemi. Après, tu viendras participer au sacrifice. » C’est une condition sine qua non, parce qu’elle nous dispose le cœur à la ressemblance du Cœur de Jésus, elle nous fait frères de Jésus, et nous obtient la grâce, la miséricorde du Père et du Cœur Immaculé de Marie pour nous-mêmes.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 4 juin 2017

Mardi 3 mars

Ils ont, eux, la loi toujours présente à leur pensée. Et toutes leurs œuvres sont inspirées par la Loi de Dieu. Jésus leur dit : imbéciles de menteurs ! Ils ne mettent pas la loi sur leur crâne pour que cela leur infuse perpétuellement, mais pour que le peuple sache qu’ils sont des pharisiens. Les pharisiens d’aujourd’hui sont très respectés des prêtres eux-mêmes. Dans la charité universelle que nous avons aujourd’hui, même pour nos ennemis, les pharisiens ont conscience que, en mettant ces phylactères sur leur front, ils s’imposent aux autres comme des gens supérieurs. Jésus les dénonçait déjà, ils n’ont pas changé depuis.

« Ils aiment les premières places dans les repas et les premiers sièges dans les synagogues. » Pour les Juifs, il ne s’agissait pas d’occuper les premiers rangs pour laisser la place aux autres, comme à l’église ; c’était pour se faire remarquer. La vie est un combat et, suivant Notre-Seigneur, nous combattons, premièrement contre nous-mêmes pour ne pas être des hypocrites, deuxièmement nous nous méfions des hypocrites afin de ne pas subir leur condamnation qui nous inquiéterait dans la voie que nous avons prise. S’ils veulent nous persécuter, ils nous persécuteront, mais nous savons en qui nous avons mis notre foi. C’est en Notre-Seigneur.

Notre Père, 16 mars 1997

Mercredi 4 mars

Saint Casimir

« La vie religieuse est l’école de la souffrance. Si elle était toujours un Paradis, les ¾ de l’Évangile y resteraient sans application et elle ne serait pas l’Imitation de Jésus-Christ. L’état normal reste la croix et la patience. »

L’abbé Poppe s’en prend à la “ sainteté de porcelaine ” qui ne supporte pas un mot blessant ou un coup dur. « Pratique la patience VIRILEMENT en toute occasion. Être saint est d’abord être humble, et la patience est maîtresse de douceur qui est la compagne de l’humilité. [...] La patience est le train rapide vers l’humilité ; l’humilité la station avant la perfection. »

« Aime tout le monde, mais personne d’une affection aussi personnelle que Lui, le Bien-Aimé, le seul Désiré, l’Époux. Sois une enfant chérie de Marie et apprends d’elle le juste milieu entre la magnanimité et la patience. [...]

« N’oublie pas que Jésus te demandera moins ce que tu fais que COMMENT tu le fais : la charité donne valeur à tout, et la charité, c’est la volonté droite et non la sensiblerie. »

Abbé Edouard Poppe, lettre à sœur Marie-Désirée, février 1917

Jeudi 5 mars

Je plaindrai le moine, le pauvre, le moindre d’entre vous si, dans notre vie modeste et pas glorieuse, pas riche, pas très comblée de biens humains, on ne saurait pas pourquoi on vit si on n’avait pas médité la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare. Si on a le nez sur notre misère et qu’on ne regarde pas le Ciel, qu’on ne pense pas à l’avenir qui nous attend si nous sommes fidèles, il y a de quoi être désespéré. On perd tout ! Le Ciel et la terre tout à la fois !

Mais si on sait pourquoi on vit, on regarde ces gens qui sont heureux sur la terre et on ne les condamne pas. La religion de Jésus-Christ, c’est la plus simple du monde. Je ne veux pas être riche, je préfère mourir de faim, mourir de soif, mourir d’humiliations, avec des chiens qui me lèchent les plaies, je préfère cela cent fois puisque ça va finir et que quand ce se sera fini, ce sera le Ciel pour toujours. Même sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avait compris cela tout de suite, voyant mourir sa mère. Elle a tout compris et elle s’est dit : « La terre, ce n’est rien ! C’est la préparation du Ciel ! » Avec une toute petite chose, et c’est la dernière : pourquoi le mauvais riche est allé en enfer ? Parce qu’il a fermé son cœur à la pauvreté, à la misère de cet homme qui était à sa porte. Donc, pratiquons la charité fraternelle et nous irons au Ciel !

Notre Père, 12 juin 1993

Vendredi 6 mars

Sainte Colette, Saintes Perpétue et Félicité, Saint Suaire de Notre-Seigneur

Grâce à notre Père et à son combat pour la défense du Saint Suaire, nous voyons les choses, pour ainsi dire dans le Cœur du Bon Dieu : le Saint Suaire, c’est Jésus qui revient parmi nous, en nos temps d’apostasie. Il est là, au milieu de nous par sa présence divine, silencieuse, majestueuse, qui est une démonstration de la vérité des Évangiles, de sa Passion et de sa résurrection, propre à ranimer la foi dans le monde. Être appelés à vénérer cette précieuse relique à Turin est une grâce de prédestination qui nous incite à imiter Jésus dans ce don total qu’il a voulu faire de Lui-même à son Église, à brûler d’un zèle tout missionnaire.

Frère Pierre de la Transfiguration, mai 2015

Samedi 7 mars

Toutes les fois que je lis cela, je m’aperçois que les gens ne lisent pas l’Évangile. Ils ne remarquent pas que le fils, en s’approchant de la maison, voit quelqu’un qui l’attend. C’est son père qui l’attend ! Vous croyez que c’est normal ? Il n’a pas prévenu. Cela veut dire que son père espère toujours son retour dans son éternelle miséricorde. Son père l’aperçut. Le regard du père ! Il est tellement anxieux, il aime tellement ce fils que, de loin, il l’a reconnu. Son père l’aperçut et fut ému de compassion. C’est le “ ressed ” hébreu, un mot qui veut dire des choses tellement merveilleuses. C’est la tendresse, la sensibilité, la miséricorde : “ ressed ”. C’est pourquoi saint Jérôme le traduit par miséricorde. Je ne vois pas pourquoi les modernes ne supportent plus ce mot. Ils ont été criminels de changer dans toutes les formules liturgiques la miséricorde, parce qu’il paraît que ce serait paternaliste. De fait, c’est paternaliste. La miséricorde, c’est l’invention du Bon Dieu.

Notre Père, 26 mars 2000

Dimanche 8 mars

3e dimanche de Carême, Saint Jean de Dieu

Comme Joseph, Jésus est fidèle à la Loi de Dieu, son Père ; Jésus est consacré à Dieu comme Jésus est consacré pour sa mission, la même que celle de Joseph, celle de sauver son peuple.

Voilà pourquoi il va être très bon pour cette femme. Il va entrer en discussion avec elle ; elle est supérieurement intelligente, vraiment intelligente, elle a le goût de la vérité, elle est empoignée par ce Christ, ce juif qui lui parle des choses de Dieu que personne, peut-être, ne lui a jamais dites auparavant. Dans cette conversation, on voit que le cœur de cette femme est pris en même temps que son intelligence. Notre-Seigneur, voyant cela, avec une plus grande liberté que le Joseph de l’Ancien Testament, s’ouvre à elle et c’est la première fois, c’est la première personne à qui Jésus se confie et se déclare, Lui, le Messie.

Notre Père, 21 mars 1993

Lundi 9 mars

Saint Dominique Savio, Sainte Françoise Romaine

Dans votre vie, vous apprendrez encore que la perfection entière de la sainteté, que la joie totale dans l’action, que toute l’efficacité dans la mission ne dépendent pas d’une grande sagesse ; pas plus que des qualités de l’esprit, des talents ou même d’une grande quantité de prières et d’œuvres de pénitences. Ils dépendent bien plus et uniquement de la perfection avec laquelle nous obéissons. Et pourquoi donc ? C’est par la sainte obéissance que se manifeste la sûre Volonté de Dieu, la Volonté de l’Immaculée. Par la sainte obéissance, nous devenons vraiment des instruments entre les mains de l’Immaculée, comme le prescrivent les statuts de la Milice de l’Immaculée.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, lettre aux élèves de l’internat de Niepokalanow, fin 1931

Mardi 10 mars

Quarante Martyrs de Sébaste

Tout cela préparait quelque chose : un jour, dans son Cœur, Jésus a dû pardonner à toute l’humanité, c’est-à-dire qu’au lieu de voir cette femme, ce voleur, ces brigands, ces pharisiens, il a vu toute l’humanité, tout le monde et nous aussi, avec tous nos péchés horribles, et Dieu lui disait : « Pardonne-leur ! » La Sainte Vierge, sa Maman, était toujours là qui lui disait : « Il faut leur pardonner ! » Et Jésus a fait cet effort immense contre son Cœur, d’immolation de son Cœur, de sacrifice de son Cœur, il a marché sur son Cœur et cela a été dur, ça s’appelle l’Agonie. Dans l’Agonie, Jésus a sué des sueurs de sang, tellement il a fait un effort formidable, parce que tout cela lui faisait horreur.

Notre Père, 1er juillet 1984

Mercredi 11 mars

J’aime bien, quand je récite mon bréviaire, tomber sur ce mot de Loi de Dieu, de commandement de Dieu, de mandement divin ; il y a douze ou treize mots qui, tous, évoquent ce commandement de Dieu avec lequel nous devons être portés à saisir la volonté de Dieu et la pratiquer. Eh bien ! quand je tombe sur des passages comme ceux-là, j’aime bien penser à la Sainte Vierge. Je me dis : Elle est ma Mère, mais ce n’est pas une Mère molle, qui transige, une Mère qui ne réclame pas d’effort. C’est une Mère vénérable, respectable aussi, qui est capable de nous parler avec l’accent du commandement divin. Quand Elle le fait, c’est le Saint-Esprit qui le lui inspire.

Je n’ai qu’à regarder son visage, chercher son sourire, son approbation, et là, ce sera un rai de lumière, qui nous vient directement du Cœur de Dieu qui nous sera donné. Voilà comment il faut s’accoutumer à la présence du Saint-Esprit en la Vierge Marie et en tous ceux qui sont enfants de Marie. Tous ceux qui sont enfants de Marie sont aussi des réceptacles de l’amour de la Vierge Marie pour l’Église et pour chacun de nous.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 5 décembre 2010

Jeudi 12 mars

Saint Pol de Léon, Saint Grégoire Ier

Une terrible inondation du Tibre désola Rome en 589 ; elle fut suivie de la peste : « On voyait des yeux du corps des flèches venir du ciel et frapper les gens un à un », écrira trois ans plus tard Grégoire, devenu Pape entre-temps, avec une émotion d’épouvante.

Au mois de janvier 590, Pélage II fut atteint et succomba. Le peuple, unanime, demanda pour Pape le diacre Grégoire.

« Il faut, frères très aimés, déclara celui-ci au lendemain de son élection, que les fléaux de Dieu, dont nous devions redouter la venue, nous inspirent de la crainte quand nous en traversons l’épreuve. Que la douleur nous ouvre le chemin de la conversion, que la peine que nous portons ait raison de la dureté de notre cœur... Tout le peuple est passé au fil de la colère céleste... On est frappé et enlevé avant d’avoir pu se convertir et guérir dans la pénitence. Pensez à ce que c’est que de comparaître devant le juge sévère, quand on n’a pas eu le temps de pleurer ce qu’on a fait... »

Il ordonna une procession à laquelle tout son peuple prit part, et qui se rendit à la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 20 mars 2011

Vendredi 13 mars

Cinq Plaies de Notre-Seigneur

Sainte Gertrude ayant récité la prière suivante pour saluer chacune des plaies du Corps adorable de Jésus, Jésus lui apparut, ayant sur chacune de ses plaies une fleur qui brillait de l’éclat de l’or et Il dit : « C’est en ce ravissant état que je t’apparaîtrai à l’heure de la mort, c’est de cette gloire dont tu as revêtu mes plaies, en les saluant, que je couvrirai toutes les souillures de tes péchés et que je les effacerai. J’en userai de même envers tous ceux qui salueront, avec le même amour et la même dévotion, chacune de mes plaies en récitant cette prière ou une autre semblable.

« Gloire vous soit rendue, ô très suave, ô très douce, ô très généreuse, ô souveraine, ô excellente, ô radieuse et toujours immuable Trinité, pour ces roses du divin amour, pour les plaies de Jésus-Christ, de Jésus, l’unique ami, l’unique élu de mon cœur. »

Samedi 14 mars

Sainte Mathilde

Frères, la divine Écriture nous crie : « Tout homme qui s’élève sera abaissé, et qui s’abaisse sera élevé. » En disant cela, elle nous montre que tout élèvement est une forme d’orgueil. Le Prophète témoigne qu’il s’en préserve quand il dit : « Seigneur, mon cœur n’est pas hautain, ni mon regard altier ; je n’ai marché ni dans le faste ni dans des splendeurs qui me dépassent. » « Si je n’avais pas d’humbles sentiments et si j’avais l’âme hautaine, vous traiteriez mon âme comme l’enfant qu’on sèvre de sa mère. »

Le commentaire de dom Delatte, dans cette introduction, faisant remarquer que la première citation de l’Écriture est une parole même de Notre-Seigneur, que les autres citations sur lesquelles il s’appuie sont des citations de l’Écriture Sainte, des psaumes, notre dom Delatte en tire que, pour saint Benoît, cette parole : « Tout homme qui s’élève sera abaissé, et qui s’abaisse sera élevé, est un axiome de foi ; puisque le Seigneur en personne l’a formulé dans son enseignement et appliqué le premier dans sa vie, c’est donc chose indubitable. »

Chose indubitable qui est manifestée de la part du Christ d’une manière paradoxale, pour frapper l’imagination : Celui qui s’élève sera abaissé. Quand on croit s’élever, en fait, dans la réalité des choses divines, la réalité de l’être, on s’abaisse. Quand on s’abaisse, dans la réalité de la vérité de Dieu, c’est-à-dire de l’être, quand on croit s’abaisser, on s’élève. Voilà une image à laquelle dom Delatte attache une grande importance, parce qu’elle va servir de soutien à notre pensée.

Notre Père, 24 septembre 1989,
commentaire de la Règle de saint Benoît

Dimanche 15 mars

4e dimanche de Carême : Lætare, Sainte Louise de Marillac

Pendant tous les chants de cette Messe, qui chantent la joie de Jérusalem, le nom de Jérusalem doit faire bondir nos cœurs vers le Ciel, car, comme l’a dit saint Paul dans l’épître, c’est la Jérusalem nouvelle, la Jérusalem du Ciel qui est notre Mère. C’est vers Elle que nous tendons. Nous pourrions même intituler un prochain éditorial ainsi : Nous sommes du Ciel, en reprenant les paroles de la Sainte Vierge. Elle, Elle en venait, Elle pouvait dire qu’Elle en était depuis toujours, mais nous aussi, nous sommes du Ciel, nous sommes des enfants de Marie. Nous sommes du Ciel et la preuve, c’est que nous y allons. Nous avons rendez-vous au Ciel. Nous y montons par degrés, grâce à des marches, des paliers, déjà se profilent les êtres qui nous y attendent, comme cet archange qui est apparu il y a 2000 ans à la Sainte Vierge. Mais cela, c’est loin. Plus près de nous, nous avons eu de nouveau, dès 1916, des apparitions d’Ange, pour préparer l’apparition de la Sainte Vierge. Ensuite, nous avons vu dans le ciel de Fatima Jésus, Marie, Joseph qui ont paru dans le ciel de Fatima le 13 octobre 1917. Et encore Jésus et Marie à Pontevedra ! Sans parler de la vision de Tuy où là, sœur Lucie a été ravie jusqu’au Ciel et a vu des choses qu’elle ne peut même pas dire !

Nous sommes donc ici-bas en cette triste terre, en attente du Ciel, par ses médiations bienheureuses.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 25 mars 2001

Lundi 16 mars

On ne comprend pas la parole de Jésus au centurion : « Si vous ne voyez pas de signes, vous ne croyez point ! » Or, cette parole est d’une très grande importance :

1) Parce que les Romains étaient des païens très superstitieux. Jésus lui dit donc par cette réponse : « Viens-tu voir un guérisseur quelconque ou le prophète du Dieu des juifs ? » Ainsi, à l’appel de Jésus, la confiance de cet homme commence à devenir surnaturelle.

Jésus le met à l’épreuve : « Va, ton fils est vivant. » Le centurion fait confiance à Jésus et s’en va. « Et il crut, lui et toute sa maison. » Il était venu pour voir un simple thaumaturge, puis il a cru en l’homme Jésus et enfin, il crut à Jésus d’une foi surnaturelle, lui et sa famille. Quelle prodigieuse ascension ! Voilà ce que Jean veut nous montrer en nous rapportant cet épisode.

2) Mais il y a plus. Jésus a certainement répété bien souvent cette parole, afin que nous comprenions qu’on n’a pas besoin de miracle pour donner à Dieu sa foi. Il n’y a pas besoin de preuves quand on aime Jésus, quand on connaît Jésus : on a la foi, parce que la moindre de ses paroles donne confiance en lui ; on croit en lui.

Tâchons d’avoir la foi en Jésus, parce que c’est lui. En lisant dans l’Évangile ce qu’il dit, nous sentons que c’est vrai. Il n’y a donc pas besoin de miracle.

Notre Père, 17 octobre 1982

Mardi 17 mars

Saint Patrice

Jésus sait quel est le vice de cet homme. Il l’a guéri par pitié. Il faut qu’il ait le ferme propos de ne plus recommencer. On se croirait à notre confession de retraite. Jésus est bon, Il nous pardonne. Un simple geste, une parole, mais il revient tout de même pour nous dire : c’était grave. Tu as bien été puni, tu as payé lourdement ton péché. Je t’en avertis : ne recommence pas, parce que je suis ton Sauveur, mais demain, je serai ton Juge. Tu t’en souviendras. Je suis sûr que ce paralytique s’en est souvenu tous les jours de sa vie qui lui restaient à vivre. Il est auprès de Dieu à chanter les louanges et la miséricorde de Jésus, non pas parce qu’il l’a guéri selon la chair, mais parce qu’il l’a averti de ne pas recommencer pour le garder avec lui dans la vie éternelle. Jésus n’aime pas l’homme pour l’homme comme on nous le dit sans cesse. Jésus aime l’homme comme un pauvre pécheur qui aspire à être sauvé et Il l’aide. Parce qu’Il l’aime, Il l’aide. Il l’aide en lui donnant la vérité à laquelle il a droit et qu’il doit écouter pour redresser sa conduite.

Notre Père, 27 février 1999

Mercredi 18 mars

4e semaine de Carême, Saint Cyrille de Jérusalem

« Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi. » C’est une parole qui dépasse de cent coudées les préoccupations de ces Juifs et même du populo quel qu’il soit. Nous comprenons par cette parole que son Père, c’est Dieu, qui, selon la Loi, travaille toujours pour créer le monde. Cependant, il est dit dans la Bible que Dieu s’est reposé. Eh bien, non, Jésus vient améliorer la Révélation. Dieu ne cesse de travailler pour l’homme. Il faut bien qu’il nous entretienne dans l’existence et qu’il dirige le cours du monde attentivement tout autant que le temps le permet, que ce soit samedi, dimanche ou jours fériés.

« Et moi aussi, à l’image de mon Père, je travaille toujours. » C’est-à-dire que je ne peux pas voir une misère sans venir à son secours, des hommes dans l’erreur sans essayer de les ramener dans la bonne voie. Moi, dit Jésus, je ne perds pas mon temps et le sabbat m’appartient. Le sabbat comme les jours de fête sont toujours bons pour corriger un homme de ses défauts et le délivrer de ses démons.

Notre Père, 27 février 1999

Jeudi 19 mars

Saint Joseph

Quand saint Joseph, homme juste, connut épreuves, difficultés, et peut-être croix, il les a reçues avec confiance en Dieu, le priant de l’aider à les porter avec courage dans la foi, l’espérance, la charité. Il pardonna, supporta tout et souffrit parce qu’il avait compris que Jésus était venu pour souffrir. La Sainte Écriture n’annonçait-t-elle pas que le Serviteur de Yahweh devait mourir, offrir sa vie en rançon pour le salut du monde. Aussi, quand saint Joseph voyait ce petit enfant, il pensait : un jour Il va souffrir pour le salut de nos âmes, pour le pardon de nos péchés. Il en était très ému et se disait : “ Alors, moi, il est normal que je souffre un peu. ” Habituons-nous aux épreuves de la vie en invoquant saint Joseph et comprenons, comme lui, que la vie de la terre n’est pas le Paradis. Elle n’est qu’un passage nécessairement éprouvé.

Seulement, la vie de saint Joseph nous montre que ses épreuves ont tout de même été sagement mesurées par la Providence. Plus Dieu nous éprouve, plus il nous donne de forces pour porter notre fardeau. Imaginez au Ciel Jésus, Marie, Joseph ; aujourd’hui, ils y sont depuis deux mille ans et ils y sont pour l’éternité, dans la joie parfaite !

Demandons à saint Joseph, patron de la bonne mort, de nous donner la grâce de bien porter nos épreuves, puis de mourir saintement, comme lui, pour aller le rejoindre et être, comme lui, ravis d’admiration et d’amour pour Jésus et Marie.

Notre Père, 1er mai 1991

Vendredi 20 mars

Précieux Sang de Notre-Seigneur

Notre culte eucharistique nous ramène ainsi infailliblement au culte de la Croix, à la contemplation du Crucifix. Nous avançons dans les profondeurs, dans « l’épaisseur », comme dit saint Jean de la Croix. Nous entrons davantage dans le Cœur du Christ et de l’amour qu’Il a pour son Père. Et que l’un et l’autre amour est un amour immolé.

C’est pourquoi le Cœur Sacré de Jésus doit être surmonté d’une Croix. Et l’autel d’un Crucifix. Parce que la Messe nous ramène à la contemplation de la Croix. Le Père Emmanuel disait que bien peu nombreux étaient ceux qui avaient “ l’esprit de la Croix ” qui est le véritable esprit chrétien, selon l’axiome de l’Épître aux Hébreux : « Sine effusione sanguinis, non fit remissio. » (He 9, 22) Il n’y a pas de Rédemption sans effusion de sang. C’est le fondement de notre dévotion au Précieux Sang, prix de notre Rédemption, versé par Notre-Seigneur sur la Croix. Ce que le Père Emmanuel appelait « l’esprit de la Croix », c’est la connaissance, la reconnaissance d’un ordre de justice humaine et divine selon lequel le crime des hommes, bien réel, réclame un châtiment aussi réel. À l’encontre de l’esprit moderne qui domine dans l’Église depuis le Concile et nie la réalité, la gravité du péché, sous-estime les souffrances de Notre-Seigneur parce qu’il en méconnaît la cause.

Frère Bruno de Jésus-Marie, retraite de Semaine sainte 2021

Samedi 21 mars

Saint Benoît

L’énigme du peuple de Jérusalem va renouveler notre interrogation sur ce peuple, parce qu’un grand enthousiasme saisira la foule, elle sera véritablement séduite : « Aucun homme n’a parlé comme cet homme ! ». Elle sera attachée à Jésus, à tous ses discours, suspendue à ses lèvres. Puis, on la verra menacée par les grands de Jérusalem et un peu terrorisée, se méfier de ne pas se compromettre avec Jésus et ses apôtres. C’est ce même peuple qui, à la fois, applaudira Jésus le jour des Rameaux et quelques jours plus tard, le livrera à la mort.

C’est véritablement incompréhensible. Il faut se plonger avec soin dans l’évangile, avec ce souci de pénétrer l’âme de ce peuple pour comprendre un peu les raisons de cet enthousiasme et de cette soudaine trahison.

Notre Père, Qui a tué le Seigneur ? semaine sainte 1988

Dimanche 22 mars

Dimanche de la Passion, Bx Clément Auguste von Galen

Notre-Seigneur a voulu que l’on voie, à ce récit, la puissance de l’amour de Marie-Madeleine pour infléchir sa volonté. C’est son amour qui le fait pleurer, ce sont ses larmes qui le décident à faire cette résurrection, ce grand signe qui va être cause prochaine de sa mort.

Il n’y a qu’une seule chose qu’on puisse mettre en comparaison : c’est à Cana, lorsque la Vierge Marie ne demande pas à Jésus de faire un miracle, mais se contente de lui dire : « Ils n’ont plus de vin. » Très sûre de la puissance qu’elle a sur le Cœur de son enfant, très sûre de l’obéissance de Jésus à ses moindres désirs, même inexprimés, l’obéissance de l’amour qui va au-devant de l’ordre qui n’a même pas besoin d’être donné, elle dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira ! »

Ici, Marie est là qui expose simplement : « Seigneur, si vous aviez été là, mon frère ne serait pas mort. » Elle n’ajoute rien, elle laisse cela à Marthe qui insiste. Elle n’ajoute rien, mais de la voir ainsi désolée suffit à Notre-Seigneur. Son Cœur se laisse toucher. Puissance de l’intercession de Marie-Madeleine !

Notre Père, 24 mars 1985

Lundi 23 mars

Lundi de la Passion

Le temps de la Passion est ouvert. Le temps de la Passion, c’est-à-dire le temps de la souffrance du Christ. La Passion, c’est la grande souffrance du Christ. Pendant ce temps de la Passion, il nous faut pâtir avec lui pour entrer dans sa gloire. Il disait aux Apôtres, aux disciples d’Emmaüs, qu’il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire. Tout cela est vrai de nous aussi. Il fallait que Jésus passe par les affres de ses derniers combats, de ses dernières luttes et par le Sacrifice rédempteur de la Croix pour pénétrer dans les cieux, entraînant à sa suite une multitude de captifs, c’est-à-dire une multitude d’âmes rachetées par son Sang. Or, ces âmes ne peuvent le suivre dans la gloire qu’en passant par où il est passé, en passant par ce chemin étroit, cette porte resserrée de la Passion et de la Croix.

Pendant ces deux semaines qui nous séparent de Pâques, non seulement l’Église nous demande de continuer à faire pénitence, mais elle nous demande de réserver toute notre attention à Jésus. Nous le ferons dans notre vie de communauté, nous le ferons dans nos propres lectures spirituelles, nos méditations.

Notre Père, 31 mars 1967

Mardi 24 mars

Mardi de la Passion, Saint Gabriel archange

Pendant ce temps de la Passion, l’Église nous fait voir le mystère du Christ. C’est le moment d’étudier Jésus souffrant. Dans ces Évangiles et durant toute la liturgie nous assistons au mystère de la mort et de la Résurrection du Christ, de sa Passion. Nous entrons dans le mystère de ses souffrances.

Nous ne faisons pas que regarder, mais nous y participons, c’est-à-dire que, par les sacrements de confession et de communion, nous nous unissons à Jésus, pour ainsi dire nous nous fondons en lui, nous devenons membres de son Corps en train de souffrir pour être embarqués par lui dans ce grand mouvement et passer de la terre vers le Ciel.

Véritablement, d’une manière sacramentelle, c’est-à-dire symbolique et mystique, l’Église, durant la Semaine sainte, meurt avec son Sauveur pour ressusciter avec lui. C’est là le mystère pascal dans son essence afin que l’Église puisse nous presser d’imiter Jésus-Christ : « Faites comme il a fait. »

Notre Père, 23 mars 1980

Mercredi 25 mars

Annonciation de la Bse Vierge Marie

« Vous avez trouvé grâce devant Dieu (Archange Gabriel), Dieu a sur vous des desseins de miséricorde (L’ange de Fatima). » c’est presque interchangeable. Nous imaginons l’Ange Gabriel disant à la Sainte Vierge : Dieu a sur vous des desseins de miséricorde.

« Voici que vous concevrez (et la Sainte Vierge demande aux enfants :) Voulez-vous vous offrir ? » Il faut que les enfants répondent. Il a bien fallu que la Sainte Vierge réponde pour que l’œuvre de Dieu puisse se faire. Dieu n’agit pas sans notre consentement. C’est là que notre liberté agit. “ Voulez-vous ? ”, “ Voici que vous concevrez ”. Là encore, c’est interchangeable. L’ange aurait pu dire à la Sainte Vierge : Voulez-vous vous offrir ?

Et la Sainte Vierge répond : « Je suis la servante du Seigneur », et les enfants : « Oui, nous le voulons. »

À Saint Joseph, l’Ange annoncera que la Vierge enfantera un Fils et c’est vous qui lui imposerez son Nom : Jésus, Dieu Sauveur, car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés. La Sainte Vierge dira aux enfants :

« Voulez-vous vous offrir pour supporter toutes les souffrances que Dieu voudra vous envoyer en actes de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »

L’œuvre que l’Ange annonce à la Sainte Vierge et l’œuvre que la Sainte Vierge va demander aux enfants de supporter, c’est la même. Il s’agit de consoler Dieu et de prier pour la conversion des pécheurs.

Frère Gérard de la Vierge, 9 avril 2000

Jeudi 26 mars

Jeudi de la Passion

Ceux qui refusent de croire en Jésus ont beau dire de son Père : « Il est notre Dieu », comme les juifs et les musulmans aujourd’hui, ils ne le connaissent pas et ne profèrent qu’un mensonge, comme Jésus le leur dit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien, c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : Il est notre Dieu. » (Jn 8, 54) Tous ceux qui nous disent que nous avons le même Dieu n’ont pas lu l’Évangile de saint Jean ! « Lui dont vous dites : Il est notre Dieu, vous ne le connaissez pas, mais moi je le connais ! Et si je disais : Je ne le connais pas – si je faisais de l’interreligion avec vous –, je serais semblable à vous, un menteur. » Ce sont des menteurs ! Toute l’interreligion, c’est un mensonge ! « Mais je le connais et je garde sa parole. Abraham, votre père, exulta à la pensée qu’il verrait mon jour. Il l’a vu et fut dans la joie. » Les vrais fils d’Abraham sont ceux qui reconnaissent en Jésus celui qu’attendait Abraham lui-même. Les autres sont des faux juifs, « synagogue de Satan », comme dit saint Jean dans l’Apocalypse.

On voit que ces paroles que je viens de vous citer, de l’Évangile de saint Jean, qui sortent de la bouche de Jésus, sont une épée acérée, pour en frapper les païens que sont devenus les juifs aujourd’hui. Depuis qu’ils ont refusé, ils sont retournés à leur paganisme, mais pire, à leur apostasie ! (Ap 19, 15) Les juifs, et les musulmans à leur école.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 5 septembre 2015

Vendredi 27 mars

Notre-Dame des Sept Douleurs, Saint Jean Damascène

Il faut nous tenir avec la Vierge Marie, sainte Madeleine et saint Jean, « juxta Crucem Jesu » comme le chante admirablement le grégorien de l’Introït de la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs. Aussi sera-ce notre première résolution “ mystique ” : celle de vivre en étroite union de pensée et d’affection avec Jésus, mais avec Jésus crucifié. C’est ce que dit le Père de Foucauld dans sa très belle méditation intitulée “ Jésus, sa Passion ” :

« L’amour demande encore une chose, mon Dieu, et l’Évan-gile me le dit aussi, non par Vos paroles, mais par l’exemple de la Sainte Vierge, de sainte Magdeleine au pied de la Croix : Stabat Mater. La Compassion, pleurer Vos douleurs... A la vérité, c’est une grâce : je ne puis, de moi-même, en face du spectacle de Votre croix, tirer des gémissements de ce cœur de pierre, tant il est, hélas ! effroyablement endurci... Mais je dois Vous demander du moins cette compassion, et puisqu’elle Vous est due, je dois Vous la demander pour pouvoir Vous la donner... Je dois Vous demander tout ce que je dois Vous donner...

« (...) ce sol que Vous avez arrosé de Vos larmes, de Vos sueurs et de Votre sang, ne me laissez pas parcourir sans larmes ces lieux témoins de Vos douleurs (...) ô mon Seigneur, mon Roi, mon Maître, mon Époux, mon Frère, mon Bien-aimé, mon Sauveur, mon Dieu !... » (Retraite à Nazareth)

Notre Père, retraite sur la vie intérieure, 1964

Samedi 28 mars

Samedi de la Passion, Saint Jean de Capistran

Engageons un dialogue avec Jésus qui pend à la Croix. Alors, nous aurons honte de notre état de plaisir, de bonheur, de médiocrité, de confort, nous aurons envie de ne pas être couronnés de roses quand Il est couronné d’épines, nous aurons envie d’accepter une certaine conformité avec Lui.

Engageons-nous courageusement dans cette “ voie étroite ”, la via Crucis, la voie de la Croix, parce qu’elle est aussi la voie royale qui nous conduira à Pâques. Il faut mourir avec Lui pour ressusciter avec Lui, c’est-à-dire qu’il faut aller avec Lui par amour, nous soumettant aux avaries, aux maladies physiques, aux échecs, aux difficultés, au froid, au chaud, à la faim (...). C’est le Cœur de Jésus seul qui donne son sens à la Croix. Alors souffrir, pour aimer davantage, souffrir d’aimer et souffrir parce qu’on aime.

Notre Père, retraite sur la vie intérieure, 1964