Méditations quotidiennes

En l’honneur du 150e anniversaire de l’Apparition de Notre-Dame de Pontmain, les bouquets spirituels de ce mois de janvier 2021 sont consacrés à la dévotion de notre Père à Marie Reine, en particulier Reine de France.

Jeudi 31 décembre

Saint Sylvestre

À la veille de cette année nouvelle 1992 [...], nous chanterons le Magnificat de la très Sainte Vierge. Unis à la très Sainte Vierge pour chanter les miséricordes de Dieu et les choses grandes qu’il daigne nous faire par notre propre personne dans notre communauté. Jamais nous ne sommes séparés les uns des autres dans ses grâces, dans ses bienfaits, dans ses œuvres apostoliques. Le Magnificat dira notre joie en union avec le Cœur Immaculé de la très Sainte Vierge pour ses grandeurs à elle, pour les grandeurs de l’Église et des saints, pour les choses un peu grandes que Dieu fait par ces êtres minuscules et indignes que nous sommes [...].

Comment ne pas remercier Dieu et quant à savoir ce que nous mettons dans la liste des bienfaits, il y en a un que je mets au premier rang, ce sont les persécutions [...]. Quand les gens croient que nous sommes frappés, maudits de Dieu, nous sommes bénis de Dieu et préservés de tant de gloires, préservés de tant d’aventures, gardés sous la main du Christ, dans le Cœur de la Vierge Marie pour aller au Ciel après une vie pas toujours facile et cependant rassasiée de joies.

Notre Père, 31 décembre 1991

Vendredi 1er janvier

Sainte Marie, Mère de Dieu, Circoncision de Notre-Seigneur.

La Sainte Vierge est Reine de France [...]. Notre pays a une histoire vraiment mystérieuse [...], ce pays est aimé de la Très Sainte Vierge ! Alors, si nous avons l’amour de notre pays, que cela nous donne l’amour de la Sainte Vierge, et si nous avons l’amour de la Sainte Vierge, que cela nous donne confiance en elle pour avoir l’amour de notre pays [...].

Nous souvenant de cette histoire et connaissant le Cœur de notre Mère et sa puissance sur son Fils, nous pouvons avoir comme la sensation physique que ce pays néanmoins est protégé et, même s’il ne le mérite pas, que la Sainte Vierge est là et qu’elle le protégera [...]. Cette méditation peut être extraordinairement réconfortante, elle est méritante, elle est sainte ! Elle appelle le secours divin, parce que l’espérance obtient autant qu’elle espère et l’espérance en la Vierge Marie, certainement, obtiendra pour notre pays, le salut que nous désirons ! Conférence du 2 juin 1984

Samedi 2 janvier

Premier Samedi du mois, Saints Basile le Grand et Grégoire de Nazianze, Saint Nom de Jésus

Chacun des mystères du Rosaire nous évoque cette Vierge très Sainte, au Cœur brûlant d’amour pour Jésus, (...) une personne privée dans sa maison de Nazareth, et ensuite, derrière Jésus dans la foule, une petite personne privée tellement sainte que nous sommes pleins d’admiration pour elle !

Mais nous sommes absolument à cent lieues de concevoir la Vierge Marie comme chef de guerre, celle dont il nous est dit dans la liturgie qu’elle est puissante contre l’hérésie, comme une armée rangée en bataille. Nous ne la voyons pas du tout comme cela. Les écailles auront à nous tomber des yeux lorsque nous paraîtrons au Ciel et que nous verrons la Très Sainte Vierge comme gouvernante du monde, comme nous disons : “ Reine de France ”. C’est autre chose qu’une petite épouse d’un menuisier à Nazareth ! Actuellement, la Sainte Vierge est revêtue de puissance, d’une puissance qui commande les armées du Ciel, vous entendez bien ; les armées angéliques sont beaucoup plus terribles, beaucoup plus fortes, plus redoutables à l’ennemi, évidemment, que nos armées terrestres, avec tous leurs appareils sophistiqués. Il y a tout un aspect de la vie de la Vierge Marie, de la vie actuelle de la Vierge Marie, qui est tellement étranger à cette vie humble et cachée qu’elle a vécue sur terre, que nous ne l’imaginons pas. (...) Alors, nous ne comprenons pas de quoi elle se mêle quand elle produit ainsi, par son intercession, de grandes victoires de la Chrétienté contre les barbares. Sermon, 7 octobre 1984

Dimanche 3 janvier

Solennité de l’Épiphanie

Elle est là, au milieu de nous, en tête de tous nos combats. Radieuse apparition au commencement des temps, glorieuse épiphanie, triomphe éternel à la fin des temps. Cette apparition est dès au commencement des temps. Dieu fait allusion à Elle en promettant un Sauveur qui sera le Fils de la Femme, de cette Femme d’avant et cette Femme des derniers temps. Elle est aussi dans l’Apocalypse, toujours dans le ciel, revêtue de soleil et entourée d’étoiles. C’est sa glorieuse épiphanie qui a commencé depuis le temps de son Assomption et durera toujours, toujours, toujours.

Elle habite la pensée du Père, quel mystère ! Elle habite la pensée du Père céleste qui est la source de toute existence, le principe de toute la création, comme aussi le principe de toutes les autres personnes divines. Elle habite la pensée du Roi, de l’Époux et du Roi de l’humanité sainte, du Verbe fait chair ; Il l’a déjà en pensée, Lui, le Verbe éternel, qui, un jour, sera l’Époux et le Roi de son Église. Elle habite au sein de l’Esprit, de l’Esprit d’Amour créateur, fécondateur, sanctificateur, de l’Esprit flamme incessante d’amour et de don. Elle habite, dès avant la création du monde. Premier mystère où elle est comme enveloppée dans la nuée divine elle-même et échappe à nos regards. Nous essayerons de pénétrer cette nuée lumineuse et aveuglante. Oraison, 8 décembre 1991

Lundi 4 janvier

Sainte Élisabeth Seton

C’est la lumière de Fatima, le dernier mot de la prophétie du 13 juillet 1917, c’est cette petite lumière brillant dans les ténèbres qui, peu à peu, a envahi notre ciel. (...) L’étoile d’aujourd’hui, c’est Fatima, l’Étoile, c’est la Vierge Marie qui nous montre le chemin. « Il faut aller au Christ par moi », dit-elle, « par mon Cœur immaculé », aller au Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur-Sacré de Jésus, Marie de Saint-Pierre l’a dit, se manifeste sur le Saint Suaire. Nous luttons pour le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur de Jésus, nous luttons pour le Saint Suaire, nous défendons Fatima. Nous sommes au point le plus aigu de l’épreuve du monde entier, y compris de sœur Lucie.

L’heure est grave. C’est quand l’heure est grave et qu’il n’y a qu’une petite étoile dans le Ciel qu’il est bon de continuer à lutter. Nous continuons à lutter et parce qu’on ne peut pas lutter sans être heureux d’être ensemble et sans être heureux de l’Espérance qui nous chauffe le cœur. Sermon, 6 janvier 1990

Mardi 5 janvier

Vigile de l’Épiphanie

Quelle émouvante révélation que celle-là ! Le désir du Cœur de Dieu est donc, en ce siècle particulièrement dangereux, de sauver les âmes des pauvres pécheurs. Or, dans sa Sainteté de justice et de miséricorde, il se doit d’appeler toute l’Église répandue dans le monde à contribuer à ce salut par le moyen qu’il a décrété lui-même dans sa Volonté de bon plaisir, et qui est l’épanouissement grandiose de la dévotion universelle au Cœur Immaculé de Celle qu’il a voulu faire elle-même messagère de cette demande et mettre ainsi en avant de Lui comme sa propre Reine et maîtresse !

Quoique classée par les spécialistes parmi les « révélations privées », une pareille volonté divine s’inscrit au rang des lois souveraines et toutes premières auxquelles l’Église doit consentir et se soumettre entièrement. Il s’agit d’une volonté divine révélée au monde et de la manière la plus éclatante, par l’incomparable envoyée qu’est l’Immaculée Vierge Marie, et garantie par les plus étonnants miracles et prophéties de l’histoire moderne. D’abord satisfaire Dieu, dans ce qu’il nous a dit lui tenir le plus à cœur, et le reste ensuite ! Voilà pourquoi toute l’Église devrait, depuis la révélation et la diffusion de ce secret, embrasser avec ferveur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. CRC no 279, janvier 1992

Mercredi 6 janvier

Épiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Saint Frère André

Il faut que nous apprenions la fidélité à ceux qui nous entourent, il faut que nous nous tournions vers le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, Roi et Reine de France, Roi et Reine du monde, Roi et Reine de l’Église, et que nous les priions de faire sentir au cœur de leur peuple combien il leur manque. Consacrons nos cœurs, consacrons nos familles, consacrons notre Phalange, consacrons tout ce que nous connaissons, tout ce que nous savons, à ce Cœur très Saint de Jésus, au Cœur Immaculé de Marie. Alors, les promesses de Fatima et les pro­messes de Paray-le-Monial se réaliseront. C’est un grand Roi que nous aurons à adorer dans le Ciel ! Ce seront de nouveau de saints et grands rois que nous aurons à vénérer et à suivre docilement sur la terre. Alors, la paix refleurira et le Royaume de Dieu connaîtra de grands magnifiques développements, la France chrétienne retrouvera son empire colonisateur, civilisateur, missionnaire. D’autres peuples se rangeront à la conduite de ce peuple millénaire, fondé pour ainsi dire dans le baptistère de Reims, sur la grâce du Christ et sur sa Royauté. Le monde connaîtra enfin, je pense, cette ère messianique où nous verrons des milliards d’hommes se conduire dans la même foi, au même chant du Credo, vers les tabernacles éternels. Sermon, 31 octobre 1984

Jeudi 7 janvier

Saint Raymond de Penyafort

Abandonnons-nous à la Sainte Vierge ; pour notre part, con­sacrons-nous à ce Cœur Immaculé et je suis persuadé que, de la même manière qu’elle a promis au monde entier la paix s’il se consacrait à son Cœur Immaculé, de la même manière qu’elle a protégé le Portugal depuis 1917 d’une manière visible parce qu’il s’est consacré à son Cœur Immaculé, je suis persuadé que les familles, vos familles qui se consacreront à son Cœur Immaculé, seront visiblement protégées dans les périls de l’heure. Vos enfants resteront catholiques, vous serez protégés dans les guerres ou les révolutions qui viendront, parce qu’elle veut montrer que ceux qui ont confiance en elle sont protégés, afin que le monde entier, que l’Église comprennent que s’ils veulent être protégés des maux des derniers temps, il faut qu’ils se consacrent aussi à son Cœur Immaculé. C’est la volonté de Dieu, que pouvons-nous contre ? C’est la volonté de Dieu qu’avait annoncée saint Louis-Marie Grignion de Montfort : le Cœur de Jésus régnerait sur le monde entier, mais par le Cœur Immaculé de Marie, ce serait la Sainte Vierge qui ouvrirait encore une fois à son Fils le royaume de la terre [...].

Nous avons la joie au cœur, parce que nous savons par Fatima, comme par Paray-le-Monial, que la victoire viendra. Comme disait le Sacré-Cœur à Paray-le-Monial : « Je serai vainqueur de tous mes ennemis ! » Sermon des vêpres, 24 août 1985

Vendredi 8 janvier

Sainte Gudule, saint Arconce (vivarais)

Pour une sainte comme sœur Lucie de Fatima qui souffre en silence et pour la Vierge Marie qui est son inspiratrice, la catastrophe des guerres, des révolutions, de l’extermination d’un monde en révolte contre Dieu, est secondaire. Pour les vrais saints, cette catastrophe humaine, cette catastrophe temporelle, cette lèpre du communisme et de la franc-maçonnerie qui s’étend sur le monde, c’est chose secondaire. Ils ne voient qu’une chose : la perte des biens divins [...]. Nous voyons le monde aller vers des temps de catastrophes apocalyptiques. Mais cela n’est que l’image secondaire de la perte des âmes. Alors prions la Vierge Marie, prions Notre-Dame de Fatima ; qu’elle vainque ses ennemis, que par la grâce de Dieu elle puisse rayonner son message et que l’Église par ses chefs, par le Pape et par les évêques, au lieu de s’égarer dans les voies de la révolution, nous ramène dans la voie de la Rédemption ; qu’ils fassent expiation et qu’ils nous invitent à la pénitence, qu’ils fassent ce que la Vierge Marie a demandé à Fatima et alors, reprenant le chemin de l’Église, reprenant le chemin des volontés du Ciel, ils rentreront dans cet ordre où Dieu nous donnera de nouveau le salut des âmes et par surcroît le salut de nos corps, de notre civilisation, de notre humanité si malheureuse [...]. Sermon, 28 septembre 1986

Samedi 9 janvier

Bienheureuse Alix Le Clerc

On représente toujours la Sainte Vierge avec un petit Jésus dans les bras, c’est très touchant, c’est vraiment la personnification de la Mère aimable, admirable et de son bébé. Mais l’enfant est devenu grand, l’enfant a pris de l’âge et ensuite, il nous est dit que la Vierge est comme l’épouse et l’amie de son Fils. C’est très, très mystérieux, cela nous ouvre des perspectives sur l’intimité et 1’amour mutuel de Jésus, homme adulte et de la Vierge Marie. J’allais dire que sa Mère est devenue son Épouse et son Amie. Il a grandi, il y avait comme une égalité entre eux. Elle est tellement liée à Jésus que tout ce qu’on lui demandera, Jésus nous le donnera par la Vierge [...]. La Sainte Vierge, puisque son Fils est Roi, est notre Reine. Elle est notre Reine, mais elle est plus près de nous, somme toute, puisque c’est une simple femme, ce n’est pas comme Jésus qui est Dieu, Fils de Dieu. Une simple femme mais qui, quand même, est le sanctuaire du Saint-Esprit. À la fois, elle est toute proche de nous, en même temps elle est très puissante sur son Fils, elle a en elle tout le feu de l’amour divin du Saint-Esprit. Méditation du Premier samedi, 1er juin 1991

Dimanche 10 janvier

Baptême de Notre-Seigneur, Sainte Famille

Que se passe-t-il au baptême ? C’est le Saint-Esprit qui se manifeste sous la forme d’une colombe. Il faut s’arrêter au milieu du chemin et, entre le Saint-Esprit et l’oiseau qu’on appelle pigeon ou colombe, la Vierge Marie fait le lien. Elle est la colombe du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit voulant se manifester sous une forme, j’allais dire humaine, une forme naturelle, une forme vivante qui nous remplisse l’esprit de toutes ses vertus à lui, ne trouve parmi les animaux de la terre rien qui puisse lui être comparé. Mais il le trouve dans la femme par excellence qu’est la Vierge Marie.

Je vais jusqu’à penser que, lorsque cette colombe est au-dessus de Jésus, la Vierge Marie qui est à Nazareth, est spirituellement transportée là. Le Saint-Esprit lui fait assister à ce baptême, lui fait jouer le rôle de Médiatrice. Elle est la Mère de Jésus, la Médiatrice aussi de la grâce. Il y a une présence de la Vierge Marie, là.

À partir de quoi nous sommes partis dans une immense recherche et contemplation, parce que partout où nous entendons parler de l’Esprit-Saint, nous voyons paraître la forme de notre colombe c’est-à-dire l’apparition de la Vierge Marie. Cela ne nous étonne pas qu’elle apparaisse à Fatima ou ailleurs, c’est le Saint-Esprit en elle qui veut dire quelque chose aux humains. Sermon, 13 janvier 1994

Lundi 11 janvier

La Vierge Marie qui est une femme de notre race, a un Cœur humain, avec ses prédilections, ses tendresses, quelquefois avec ses animadversions, car la Vierge ne peut pas supporter la vue de Satan, la vue du péché, mais de la même manière, elle a des prédilections, des tendresses spéciales pour ceux qui se vouent à Elle. Un cœur féminin est accessible à la louange, à la prière, à la supplication. Donc, ce n’est pas du tout juridique, cela est très psychologique, j’allais dire physique. La Vierge Marie étant une femme semblable à nous, est accessible aux louanges, aux prières, aux supplications très aimantes et donc, lorsque le roi Louis XIII a consacré la France à la Vierge Marie, il s’est fait, pour ainsi dire, une modification dans le Cœur de Marie. Elle est devenue Reine de France et Mère de tous les Français. Elle était déjà notre sœur par nature, mais Elle devient ainsi par élection notre Mère et notre Reine. Sermon, 15 août 1975

Mardi 12 janvier

Sainte Marguerite Bourgeoys

C’est notre espérance la plus profonde que cette grande apostasie du vingtième siècle ne se terminera pas par le jugement dernier, par la fin du monde, avant que n’ait explosé le christianisme jusqu’aux extrémités de la terre et que tous les peuples se soient convertis au Christ. De plus en plus, cela nous apparaît comme inspiré par Dieu, révélé dans les Saintes Écritures. Le Christ sera Roi du monde en toute vérité avant la fin du monde, la Vierge Marie régnera sur tous les peuples, tous les peuples chanteront le Credo tous ensemble un jour. Il n’y aura plus d’hérétiques, plus de schismatiques, plus d’incroyants, plus d’athées, plus de musulmans. J’allais dire : j’en suis sûr ! Mais je pense que c’est la force d’Espérance qui est la plus profonde dans notre combat actuel. Rien que de penser à ça : le monde entier catholique, ouvertement catholique, chantant le même Credo, c’est prodigieux ! Avec toutes les splendeurs liturgiques, architecturales, sociales, politiques que cela peut représenter, si vous avez assez d’imagination pour vous le représenter ! L’Église, maîtresse de l’humanité, le Christ acclamé par toute l’humanité, toute l’humanité ayant la dévotion à la Vierge Marie, Reine du monde, ce sera formidable ! [...]

Ainsi la France est le Royaume des lys mais elle est d’avant le Royaume des lys, le Royaume du Christ, le Royaume de Marie. Et donc le roi ne pourra gouverner, après son sacre que comme un lieutenant du Christ sur la terre, en France. Josselin, 16 mai 1976

Mercredi 13 janvier

Saint Hilaire, Baptême de Notre-Seigneur

Puisque nous ne pouvons être sauvés que si nous appartenons à la Colombe, c’est-à-dire au Saint-Esprit, profondément, c’est-à-dire si nous avons quelque affinité avec l’amour divin, si cet amour divin est répandu dans nos âmes, c’est par la Colombe, c’est par la Vierge Marie.

Alors les enfants de Marie possèdent le Saint-Esprit et reçoivent le Saint-Esprit et sont sauvés. Maintenant, qu’ils soient baptisés par un mauvais prêtre ou par un bon prêtre, qu’est-ce que cela veut dire ? Cela ne veut rien dire, cela ne compte pas, du moment qu’ils ont été baptisés au nom du Christ qui sanctifie les eaux du Baptême et qu’ils ont reçu l’Esprit-Saint de la chère Colombe, de l’innocente Colombe qui est bien la marque de la maternité sur eux.

C’est une recommandation dans la fin de cette octave de l’Épiphanie à mettre toute notre année sous les ailes de notre Colombe et c’est elle qui nous sauvera de toutes nos difficultés aussi bien personnelles que communes que générales à l’Église et à tout l’univers. Implorons cette sainte Colombe ! Sermon, 13 janvier 1990

Jeudi 14 janvier

Saint Hilaire

Nous sommes promis, le monde est promis à des convulsions épouvantables. La Sainte Vierge nous a prévenus parce qu’elle est notre Mère. Pendant 150, 200 ans, que nous sommes en révolution contre son Fils Jésus-Christ, elle nous avertit que cela finira mal et qu’il faut revenir à Dieu. Or, depuis 1789, on méprise Jésus-Christ, on chasse les prêtres des écoles, on chasse de France les religieux. On fait toutes sortes de choses blessantes pour Dieu et son Fils, Jésus-Christ et nous n’écoutons pas les avertissements de Notre-Dame, rue du Bac, Lourdes, la Salette, Pontmain, Fatima. Nous faisons pire, de guerre en guerre, de catastrophe en catastrophe [...]. Dans le climat d’apostasie où nous sommes [...], dans cette horreur de civilisation purulente, ceux qui sont fidèles à Notre-Seigneur Jésus-Christ et qui honorent le Cœur Immaculé de sa Mère sont sûrs de la grâce de Dieu et d’être protégés du pire. Il faut bien que la Sainte Vierge montre aux hommes que Dieu est encore Tout-Puissant pour le bien, et que ceux qui prient, vont en pèlerinage à Fatima, ceux qui s’occupent de Dieu et de suivre ouvertement la religion de Jésus-Christ, sont bénis. Il faut bien que les autres puissent un jour se convertir [...]. Soyons fidèles à Jésus, à la Sainte Vierge, et nous serons heureux sur terre et nous gagnerons le Ciel ! Sermon, 1er janvier 1995

Vendredi 15 janvier

Saint Remi, Saint Paul, premier ermite

C’est par Marie Médiatrice que nous advient toute grâce. C’est ainsi que rue du Bac, la Vierge Marie nous est apparue en 1830 au seuil de tous ces grands ébranlements de notre dix-neuvième et vingtième siècle. Elle nous donne une petite médaille et elle nous montre que c’est d’elle que des rayons émanent sur toute la terre en proportion des prières qui lui sont faites. Elle est véritablement Médiatrice de toutes grâces, Médiatrice universelle de toutes grâces, c’est une révélation du Ciel.

Cessons d’en faire une femme ordinaire, mais exaltons cette toute-puissance et quand notre chère Thérèse de l’Enfant-Jésus disait que si elle était Reine, elle était Mère aussi, il ne faut pas croire que c’était la rabaisser à être une femme comme les autres, elle voulait dire que la Reine est une personne qui a un prestige et une autorité extérieurs, politiques, sur des masses innombrables, mais quand on parle d’une mère, la mère, c’est celle qui vous a contenu dans ses chastes entrailles, qui vous a donné la vie et qui vous donne la nourriture de son lait maternel. Elle est d’abord évidemment, la mère de tous les vivants, tous ceux que le Christ lui donne pour enfants, à qui elle donne la vie éternelle. Sermon, 27 novembre 1992

Samedi 16 janvier

Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs, Saint Marcel Ier

Nous fêtons le Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs. Cela remonte à 1836, dans l’église de Notre-Dame des Victoires à Paris. Cet abbé des Genettes, curé de cette paroisse, absolument désespéré parce que cette paroisse restait vide, reçut l’inspiration de la consacrer, au Cœur Immaculé de Marie. Aussitôt, une conversion des âmes se fit, qui devait amener cette confrérie à être connue jusque dans le monde entier. Aujourd’hui, cette archiconfrérie, comme le reste, tombe en quenouille. Pourquoi ? Parce que la Sainte Vierge est une véritable personne humaine et elle réagit comme vous et moi [...]. Elle a de la suite dans les idées. (...) Si un jour, le Christ nous dit que tout va bien pour nous et qu’il bénit la France, la France est bénie. Mais si cent ans après, il n’est pas content et qu’il le fait savoir à Marguerite-Marie et qu’il nous le fait savoir maintenant, il faut le suivre. Tout ce qui est du dix-neuvième siècle, c’est vrai, mais tout ce que la Sainte Vierge a dit au vingtième siècle, il faut la suivre. Si elle a changé d’idée, c’est-à-dire si, en considérant les événements historiques qui se sont produits depuis, la Sainte Vierge n’est pas contente du tout de la France, il ne faut pas s’imaginer qu’elle est toujours contente. Il ne faut pas faire appel aux paroles d’hier ou d’avant hier pour nous tranquilliser sur notre sort, si les paroles d’aujourd’hui ne sont pas satisfaisantes. Sermon, 16 janvier 1993

Dimanche 17 janvier

Notre-Dame de Pontmain (150e anniversaire de l’Apparition), Saint Antoine

Au chant Mère de l’Espérance, la Sainte Vierge éleva les mains qu’elle avait tenu abaissées et étendues, et scanda le chant par le gracieux mouvement de ses doigts en souriant aux enfants qui ne se tenaient plus de joie : « Voilà qu’elle rit, voilà qu’elle rit ! » Et ils sautaient de joie, battant des mains et répétant : « Oh ! qu’elle est belle ! Oh ! qu’elle est belle ! »

C’est ici qu’il nous faut comprendre la raison de cette allégresse, afin d’acclamer à notre tour Notre-Dame de Pontmain « comme la Libératrice de la France et la Mandataire du Sacré-Cœur, comme notre Vierge nationale par excellence ». Que dit en effet le premier couplet de ce cantique ?

Souvenez-vous, Marie, qu’un de nos souverains remit notre patrie en vos augustes mains. C’est donc l’évocation de la consécration, par le roi Louis XIII, de la France au Cœur Immaculé de Marie, qui illumine ce visage divin au soir du 17 janvier 1871. Ce sourire, c’est la révélation du Cœur de Marie. Lettre à la phalange no 56, févier-mars 1996

Lundi 18 janvier

Chaire de saint Pierre à Rome

À Fatima, Notre-Dame n’a jamais “ ri ”. À Pontmain elle est gaie, joyeuse avec les enfants. Cependant, elle montra aussi une indicible tristesse lorsque s’éleva le chant : Mon doux Jésus, enfin voici le temps de pardonner à nos cœurs pénitents ; Nous n’offenserons jamais plus Votre bonté suprême ô bon Jésus !

La Vierge avait saisi avec force un grand Crucifix sanglant et le tenait devant sa poitrine, l’inclinant légèrement en avant pour le présenter à l’adoration de son peuple, pendant qu’une étoile entrait dans l’ovale bleu et allumait les quatre bougies comme, à la grand-messe, les céroféraires allument quatre cierges pour accueillir Jésus au Saint-Sacrement, au moment de la consécration.

La Corédemptrice du genre humain avait les yeux fixés sur la sainte image qu’elle tenait à pleines mains ; ses paupières tremblaient comme celles d’une personne qui retient ses larmes, et ses lèvres priaient : Ô bonheur ! Marie disait à voix basse le Parce Domine que chantaient les Français. Elle articulait si nettement que, quoiqu’ils n’entendissent pas, les enfants voyaient non seulement le mouvement des lèvres, mais les dents, petites et blanches, que ce mouvement découvrait. On se croirait déjà en présence de Notre-Dame de Fatima, suppliant « que l’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé ! » Lettre à la phalange no 56, février-mars 1996

Mardi 19 janvier

Saint Canut, Sts Marius, Marthe, Audifax et Abacum

Lourdes, c’est unique au monde, parce que c’est le rassemblement du peuple. Même s’il y a de grands aristocrates, de riches pèlerins, ils sont confondus avec le pauvre peuple des diocèses et des nations lointaines qui viennent. Tout ce peuple mêlé dans les cérémonies des pèlerinages, les processions du Saint-Sacrement, la procession aux flambeaux le soir, chantant l’Ave Maria de Lourdes, tout cela est tellement impressionnant, émouvant. Chaque fois que j’y suis allé, je me suis dit : c’est cela, le Ciel, c’est ainsi que l’Apocalypse en parle. C’est une multitude de toutes nations, de toutes races et cette multitude a une seule âme, un seul cœur, celui de la Vierge Marie. C’est pour elle qu’on va à Lourdes, c’est vraiment elle qu’on aime, j’allais dire qu’on adore. C’est vraiment notre Mère qui est venue du Ciel sur ce rocher pour encourager son peuple à garder sa foi jusqu’au jour où il passera de ce monde dans l’autre [...].

Ce qui est beau, ce n’est pas le mélange des couleurs, c’est qu’on surprend sur les visages des noirs d’Afrique, des jaunes du Tonkin, des blancs et des rouges s’il y en a, le même regard, la même béatitude. Ce sont tous des enfants de Marie. La joie est commune entre des gens qui sont si différents [...]. C’est vrai que la terre est une vallée de larmes, une vallée d’épreuves, mais même les épreuves dans ce sanctuaire de Marie se changent en joies. Sermon des vêpres, 12 mai 1994

Mercredi 20 janvier

Saint Fabien et saint Sébastien

C’est la même douce et bienveillante Vierge Marie qui est apparue en toutes occasions durant le dix-neuvième siècle, et c’est le même appel à la prière et à la pénitence qu’ainsi, à maintes reprises, elle a redit à ses enfants, pour enfin aboutir à l’Événement majeur et dernier de Fatima, dont le compte à rebours n’est pas encore achevé, mais proche de l’être. Or, même géographiquement, Lourdes est sur le chemin, à mi-chemin ? de la rue du Bac, à Paris, et de la Cova da Iria, au Portugal. Ce qui est dit du chemin aérien est vrai aussi du chemin spirituel. Et c’est de quoi je voudrais vous entretenir ce mois-ci pour fortifier notre foi et enrichir notre dévotion.

Oui, ce sera une belle avance dans notre Croisade, pour la reconquête des Lieux saints à leur Roi et à leur Reine, comme au salut de nos âmes arrachées à ce monde de perdition, quand nous aurons fait étape à mi-chemin de Fatima, à Lourdes, car c’est encore de nos jours pour beaucoup un grand secret que l’exil de l’Immaculée Vierge Marie notre Reine du très Saint Rosaire à Lourdes, dans ces montagnes perdues, dans cette anfractuosité du rocher, semblable à la colombe du Cantique des cantiques, exilée dans les montagnes du Liban, de l’Hermon jusqu’à ce que la paix revienne en Jérusalem. Lettre à la phalange, no 57, 25 mars 1996

Jeudi 21 janvier

Sainte Agnès

Nous aussi, comme ça se trouve, nous serons comme des fuyards, comme des pieds noirs arrachés de leurs paroisses, de leurs terres, de leurs cimetières, comme des exclus de leurs propres foyers et églises. Et vraiment les derniers de leur race dévastée, allant auprès de Notre-Dame de Lourdes devenue portugaise, par adoption de cette terre d’asile pour personnes déplacées. Et notre prière sera un cri,

« ô Marie ! ô Mère chérie !
Garde au cœur des Français la foi des anciens jours !
Qu’il monte jusqu’au Ciel, ce cri de la patrie :
Catholique et Français toujours ! toujours ! toujours ! »

Ce cantique rappellera à la Reine des cieux, la doulce, la sainte France dont elle fut la Souveraine mille ans et plus, et dont elle est la Reine en exil, et sûrement tous les malheurs, toutes les vicissitudes, toutes les violences subies et les malignes persécutions poursuivies depuis 1830 lui remonteront au cœur. Nous serons auprès de la Capelinha les envoyés de notre peuple dans les fers, Gallia poenitens et devota, la France aimante, pénitente et invinciblement attachée à sa Reine ! Lettre à la phalange, no 57, 25 mars 1996

Vendredi 22 janvier

Saint Vincent, Bx Guillaume-Joseph Chaminade, Saint Parres

Les plus grands mystiques, saint Grignion de Montfort, saint Maximilien Kolbe, les papes Pie IX et Pie X ont toujours pensé que c’est à cause de la vision que Dieu a de toute éternité de cet être parfait, la Vierge Marie, aimée plus que toutes, c’est à cause de cette créature merveilleuse que Dieu a résisté à anéantir l’humanité. Comment peut-on faire confiance à l’homme ? À cause d’elle, Dieu l’enverrait donner un Sauveur. Le pape Pie XII qui a composé cette liturgie magnifique [du 15 août], montre très bien dans le Livre de la Genèse, le Protévangile, l’annonce de la bonne nouvelle, en Marie et en sa descendance. Elle écrasera la tête du serpent et le texte hébreu ne permet pas de distinguer si elle est la mère ou si c’est elle la descendance. C’est l’une par l’autre. Sermon, 15 août 1994

Samedi 23 janvier

Mariage de saint Joseph et de la Sainte Vierge, Saint Raymond de Pennafort

Saint Joseph a été choisi par Dieu pour être l’époux de la Vierge Marie. Les épousailles d’une vierge, c’est un mariage qui n’est pas consommé, dit-on. Du point de vue humain, la Sainte Vierge n’était rien pour lui, elle lui a été confiée par ses parents pour un mariage virginal. À ce moment-là, même schéma. Dieu, qui aime la Vierge Marie de toute éternité, comme un Époux aime son épouse, comme un Père aime sa fille, comme un Esprit aime le tabernacle où il va demeurer, Dieu a donné à Saint Joseph un amour spécifiquement conjugal, c’est-à-dire qu’il est entré en amour pour cette jeune vierge qui lui était confiée, d’un amour divin. Cet amour était d’une divine pureté. Cette pureté positive remplissait son cœur et cela entretenait entre elle et lui un colloque d’amour, une complémentarité, un contentement [...]. Saint Joseph a trouvé en la Vierge Marie, par l’amour que Dieu mettait en lui, à ce moment-là, un contentement. Elle a répondu parfaitement à tout ce qu’il désirait. C’est l’épouse parfaite, et l’époux parfait est celui qui contente parfaitement son épouse. Il a trouvé en elle ce qu’il attendait ; son contentement [...]. Sermon, 23 janvier 1995

Dimanche 24 janvier

Saint François de Sales, Saint Timothée

Quand l’Église fera-t-elle cet acte de contrition ? On a trahi le Christ au bénéfice du communisme athée et matérialiste, ravageur du monde. Ils le feront un jour, aussitôt le Ciel s’éclairera. Ce sera un réveil définitif sur toute la terre. La Russie se convertira, formidable miracle. Quand le Pape et les derniers évêques feront cette consécration, dans des moments épouvantables, ce sera une risée générale contre eux. Mais la Vierge Marie fera le miracle et la Russie se convertira à l’Église catholique. Ce sera prodigieux. Il y aura un temps de paix et à ce moment-là, trop reconnaissants, le Pape, les cardinaux et les évêques se rappelleront des petites demandes de la Sainte Vierge. À ce moment-là naîtra sur la terre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le Bon Dieu sera content, Jésus sera honoré dans la gloire faite à sa Mère et le règne de Dieu s’étendra jusqu’aux extrémités du monde. Nous vivons des temps extraordinaires et nous avons une grâce incroyable d’être du bon côté. Sermon, 8 décembre 1990

Lundi 25 janvier

Conversion de saint Paul

Au début du vingtième siècle, saint Pie X reprend ce récit de la conversion de saint Paul et il l’applique à la France, au plus fort des persécutions du gouvernement de Viviani, des Jaurès et compagnie, de tous ces anticléricaux notoires qui fermaient les églises, qui renvoyaient les moines et les religieuses hors de France, au pire moment de ces persécutions, saint Pie X annonçait, en parlant de Jeanne d’Arc, que la France un jour, comme Saul sur le chemin de Damas, serait terrassée par la lumière de Dieu et que, jetée à terre, inquiète, elle se retournerait vers Celui qui lui apparaissait, lui demandant qui il est. Ce sera : « Je suis Jésus que tu persécutes. » Dans la bouche de saint Pie X, cela annonçait la conversion de la France, qu’un jour viendrait où cette France, qui est la tribu de Juda de la nouvelle Alliance, disait-il, reprendrait son culte et sa foi d’antan, retrouverait toute sa ferveur et que, de nouveau, elle illuminerait les nations [...]. Il y a donc un avenir, l’avenir est à la disposition de Notre-Seigneur, si la Sainte Vierge le lui demande. Donc, ayons un grand culte de la Sainte Vierge, sachons qu’elle a les clés de notre avenir et qu’elle est capable de demander à Jésus et d’obtenir des miracles étonnants qui changeront la face du monde [...]. Partons avec confiance, prions la Sainte Vierge avec confiance et espérance, et pensons que, un jour, nous verrons le triomphe de l’Église dans le monde entier ! Sermon, 25 janvier 1981

Mardi 26 janvier

Saints Timothée et Tite, Saint Polycarpe, Saint Albéric

Une fois que nous aimons la Vierge Marie, nous l’aimons tellement que nous sommes prêts à faire ses volontés. À La Salette, la Vierge Marie a parlé avec autorité, avec l’autorité même de Dieu. Une bonne mère – je pense à la mienne – aime bien ses enfants, mais elle leur apprend la loi de Dieu, elle exige d’eux qu’ils marchent droit. Une mère, ce n’est pas simplement une tendresse molle, mais ferme. La Vierge Marie a su apparaître à La Salette comme l’Envoyée du Dieu de colère qui exterminerait l’humanité si l’humanité ne se convertissait pas. Et l’humanité n’en a presque rien fait. Elle est revenue à Fatima, Elle ne nous a pas montré la colère de Dieu, parce que les choses étaient tellement épouvantables, en pleine grande guerre de 14-18 qu’Elle aurait craint de nous écraser, mais Elle a montré un visage triste pour dire : « Si cela continue comme cela, mes enfants, vous allez être l’objet d’un châtiment terrible. »

Voyez à quel point nous sommes saisis d’amour de la Vierge Marie qui nous aide à faire la volonté de Dieu, parce que c’est notre Mère, Elle est toute proche de nous. Mais Elle est tellement sainte, tellement pure, tellement parfaite, tellement belle, tellement bonne qu’Elle est toute proche de Dieu. Alors, celui qui aime la Sainte Vierge, c’est une grande grâce, c’est une grâce d’élection. Sermon, 17 mai 1997

Mercredi 27 janvier

Sainte Angèle Merici, Saint Jean Chrysostome

On ne peut plus se suffire de La Salette. Ce n’est qu’une étape et, heureusement le savons-nous maintenant, une promesse ! On ne demeure pas longtemps ici. Venus pour se confesser, pour communier, à la dernière station de l’Apparition sur le Planeau, on la voit s’élever vers le Ciel, d’où elle reviendra pour de bon, accomplir cette “ bonne Nouvelle ” annoncée à tous et révélée en secret aux deux enfants. La Salette renvoie à Fatima, comme un ultime avertissement pour disposer son peuple au salut. Et le salut est à Fatima clairement dit et daté, comme une chose promise et offerte au Pape et aux évêques qui voudront bien la prendre pour leurs peuples altérés. La merveille est en ceci, que le secret de Fatima concorde avec les deux secrets de La Salette, et que cette révélation sera bientôt le coup de canon qui réveillera les cœurs et ouvrira les temps nouveaux du Règne de “ Marie, Médiatrice seconde de l’humanité rachetée ”, passée première pour faire don de son beau Royaume à son Seigneur et Fils, Jésus-Christ, à l’honneur de leur très unique Sacré-Cœur, fontaine de miséricorde et d’amour pour toute créature. Lettre à la phalange n59, septembre 1996

Jeudi 28 janvier

Sainte Angèle Merici, Saint Jean de Capistran

Je vois dans l’avenir, au-delà de toutes ces années terribles que nous sentons bien tout proches, ce triomphe merveilleux, je ne dis pas du Cœur Sacré de Jésus, non ! Il a décidé lui-même de s’effacer devant sa Sainte Mère, il veut que ce soit elle qui remporte le triomphe final, qu’elle écrase la tête du Serpent, du démon, comme il est dit au Livre de la Genèse, que ce soit le Cœur de la Vierge Marie qui ramène les hommes à lui, et que lui puisse offrir ainsi l’humanité réunifiée, toute convertie, à son Père. Et donc, peut-être qu’une génération passera, je ne crois même pas que ce sera si long, et nous verrons le monde entier se convertir. La fin du monde se passera dans cette unité des milliards d’êtres humains qui peuplent cette planète, chantant les louanges de la Vierge Marie, chantant les louanges de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à la gloire de Dieu le Père !

Voilà ce qui nous est révélé, voilà ce que nous trouvons dans le Cœur de Jésus et dans le Cœur de Marie [...]. Rendons-nous compte que ce n’est pas seulement le salut de quelques-uns que Dieu veut, mais il opère, par ces divins Cœurs de Jésus et de Marie, le salut de la planète tout entière, de l’humanité tout entière. C’est vers là que nous allons. Sermon, 20 juin 1982

Vendredi 29 janvier

Saint François de Sales

Les volontés du Sacré-Cœur seront exactement l’épanouissement de tout ce que saint François de Sales a compris, à savoir : que la Visitation ait le culte du Sacré-Cœur de Jésus comme étant le nec plus ultra de la dévotion chrétienne, et les jésuites doivent en être les propagandistes, les prédicateurs. Dans le fondateur, il y a la vie intime de dévotion au Sacré-Cœur de Jésus que la Visitation va recevoir en héritage [...]. Maintenant, son cœur déborde de fécondité mystique [...]. Les affections que nous avons pour notre cher prochain s’enracinent dans l’affection de Jésus pour Marie et de Marie pour Jésus. La dévotion pour le Cœur unique de Jésus et de Marie devient le point de départ de toute notre vie mystique et morale, depuis saint François de Sales [...].

Saint François de Sales n’est que le précurseur de Jésus-Christ. Jésus-Christ lui-même vient apprendre au monde que c’est son Cœur et le Cœur de la Vierge avec Lui qui sont les derniers remèdes au péché originel, à la catastrophe. Jésus donne le Cœur de Marie comme le dernier remède pour l’apostasie du monde. Il dit avec tristesse : « Vous n’avez pas voulu de mon Cœur, je vous offre le Cœur de la Vierge et, si vous n’êtes pas touchés par Lui, c’est fini pour vous ; si vous êtes touchés, c’est le salut. » Oraison, 8 septembre 1995

Samedi 30 janvier

Sainte Bathilde, Sainte Martine

Ce qui est terrible aujourd’hui, dans le monde, c’est Satan. Satan croit qu’il va l’emporter contre Dieu par sa violence, par la terreur qu’il jette dans les âmes, par ces crimes, toutes ces horreurs qui se commettent dans le monde. Il le croit et ce qui l’irrite le plus, c’est la puissance de la Vierge à Fatima. Cette petite Vierge de Fatima prétend qu’elle sera son vainqueur. Alors, la haine du démon contre la Vierge Marie est terrible. Mais l’amour de Dieu pour la Vierge Marie est tout à fait au contraire de cette haine du démon. Le démon se dit « Moi, tout-puissant, prince de ce monde, dieu de ce monde », comme dit très fortement Saint Paul, « je vais être écrabouillé par le pied de cette petite enfant ? Je voudrais voir ! » Fureur ! Et pendant ce temps, Dieu, dans le Ciel, prépare à la Vierge un grand miracle. C’est elle, ce n’est pas lui, Dieu, avec sa toute-puissance, qui écrasera le démon. Le petit pied virginal de la Sainte Vierge, de l’Immaculée, suffira Et II lui donnera, à elle, si faible, toute sa puissance pour, elle, ouvrir le règne de Dieu qui durera jusqu’à la fin des temps. Sermon, 16 août 1996

Dimanche 31 janvier

Saint Jean Bosco

Réjouissons-nous du principal à savoir que par-dessus nos soucis matériels et spirituels, intimes, il y a ce grand secret de l’avenir de l’Église et de l’avenir du monde et qu’au lieu de se casser la tête et de se lamenter, de gémir sur tous les désordres et scandales de l’époque, nous n’avons qu’à nous tourner vers elle, Notre-Dame Auxiliatrice, dont don Bosco nous a dit, par prophétie, qu’elle nous sauverait comme la Chrétienté a été sauvée en 1571 à Lépante. Elle nous sauverait après que le châtiment nous aura mérité cette grâce. Il y aura certainement un grand châtiment, mais le châtiment sera suivi d’une grâce qui sera due tellement au Cœur Immaculé de Marie que tous les chrétiens trouveront, dans cette dévotion, la source d’une vie nouvelle. Sermon, 10 octobre 1993