Méditations quotidiennes

Dimanche 31 mai

Fête de la Pentecôte, Visitation de la Bse Vierge, Marie Marie-Reine

La nouvelle Pentecôte, c’est Fatima ! La preuve ? La Sainte Vierge a tenu à nous fournir des preuves en abondance. Dans son premier discours, le jour de la Pentecôte, après avoir reçu le Saint-Esprit, saint Pierre explique aux assistants qui ont entendu le bruit venu du Ciel comme un violent coup de vent : « C’est bien ce qu’a dit le prophète Joël : “ Je ferai paraître des prodiges là-haut dans le Ciel et des signes ici-bas sur la terre ”. » (Ac 2, 19) Des signes dans le Ciel, la Sainte Vierge les a multipliés au cours des apparitions, surtout le 13 octobre 1917 avec le miracle de la chute du soleil. Mais sur la terre, Elle s’est appliquée à imiter les miracles faits par les Apôtres, dès le lendemain de la Pentecôte, par exemple celui de la guérison du boiteux, « un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle » (Ac 3, 2) et qui, à la parole de saint Pierre « d’un bond fut debout, et le voilà qui marchait ».

Frère Bruno de Jésus-Marie, 29 juin 2003

Lundi 1er juin

Saint Justin, Sainte Angèle de Mérici

Il me semble que tout ce mois de juin qui va être illustré par la fête du Sacré-Cœur, après la fête de l’Eucharistie, va trouver en nos cœurs une ferveur particulière et un saint zèle de croisade eucharistique. Mettons-nous dans ce sentiment ; l’Abbé Poppe l’a illustré par sa sainteté. « Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre. » Comme à Fatima, c’est « Je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. » Il faut que nous nous appliquions à illustrer cette dévotion du Cœur Eucharistique de Jésus et de Marie par des exemples précis. On voit bien comment la Sainte Vierge désire nous faciliter les choses. Elle a demandé que nous communiions le samedi, mais plus tard, elle a donné cette explication maternelle que si l’on ne pouvait pas, la communion du dimanche compterait. La Sainte Vierge a dit qu’on pouvait communier le dimanche, si on n’avait pas pu y aller le samedi, mais avec la permission du curé. Pourquoi a-t-elle dit « avec la permission du curé » ? Parce que c’est notre Mère et elle n’est pas la Mère de l’élite, mais elle est la Mère de toutes ces foules qui doivent aller à l’Eucharistie. (à suivre)

Notre Père, 2 juin 1995

Mardi 2 juin

Saint Pothin, sainte Blandine et leurs compagnons, Saints Marcellin, Pierre et Érasme

Dans l’Octave du Saint-Sacrement, nous lisons beaucoup d’homélies des Pères et l’un a une remarque d’une portée extraordinaire. Élie mangea cette nourriture apportée par un Ange et partit par la force de ce sacrement, de ce pain, jusqu’au Mont Horeb. Ce pain, c’est notre pain de chaque jour, mais Dieu, prévoyant les choses, nous donne dans chacune de nos communions, la grâce qui nous permettra de marcher spirituellement et corporellement, de marcher à la force de cette nourriture. Si nous avons à marcher une journée pour trouver de nouveau le Pain eucharistique, il y a la grâce pour cette journée. Mais si nous devons marcher 40 jours sans rencontrer d’église, sans rencontrer de prêtre qui célèbre la Sainte Eucharistie, cette nourriture, cette même Hostie nous donnera 40 portions quotidiennes de force surnaturelle, juste assez, c’est le viatique, c’est pour faire notre voyage, aussi bien le mourant pour aller de la terre au Ciel, que le voyageur ici-bas pour aller jusqu’à l’étape suivante.

Jésus et Marie ne peuvent pas être absolument insensibles aux désirs des âmes. Puisqu’elles ne peuvent pas, « il faut que nous allions à leur secours. » Jésus et Marie comprennent très bien. « Fais donc une petite communion spirituelle, puis je te promets que je te donnerai la grâce comme si tu communiais deux fois, trois fois, dix fois par jour ! »

Notre Père, 2 juin 1995

Mercredi 3 juin

Quatre-Temps de Pentecôte, St Charles Lwanga et ses compagnons, Ste Clotilde

Si Jésus est le Soleil, Marie est la Femme revêtue de Soleil (Apoc. IV). Si Jésus est notre Trésor, Elle est notre Salle du Trésor et notre Trésorière. Si Jésus est l’Hostie, Elle en est la Monstrance vivante. Si Jésus est notre Dieu et notre Tout, alors Elle est notre Tout auprès du Divin Jésus. Voulez-vous réussir ? Allez à Jésus par Marie, Per Mariam ad Jesum. C’est la devise de la Croisade Eucharistique, que ce soit aussi la vôtre. Vous ne le regretterez jamais : c’est le chemin le plus court.

Abbé Edouard Poppe, conférence aux prêtres, 4 août 1922

Jeudi 4 juin

Sainte Clotilde, Saint François Caracciolo

J’espère que vous faites cela aussi dans votre méditation : vous reposer dans l’Amour de Dieu, c’est ce que fit Marie. Et, dans ce repos apparent, Elle reçut plus de faveurs et de bonnes influences que par les plus grands efforts qu’Elle aurait pu faire d’Elle-même. Apprenez cela : attention simple et amoureuse à Dieu présent en votre âme. Descendez en vous-même en Le cherchant avec un humble désir ; descendez jusqu’au plus profond de votre âme : là où Il se tient caché, là où Il vous attend dans sa paix amoureuse ; et L’ayant trouvé dans la paix, restez-y sans crainte et nourrissez-vous de son influence amoureuse. Ainsi fit Marie : faites comme Elle et avec Elle cet exercice nourrissant.

Abbé Edouard Poppe à sa sœur Mechtilde, 11 janvier 1924

Vendredi 5 juin

Premier Vendredi du mois, Saint Boniface

Le moyen puissant et infaillible pour se sanctifier, en usage depuis deux siècles, est la dévotion au Sacré-Cœur. Jésus lui-même a dit à la bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque : “ les âmes tièdes deviendront ferventes et les âmes ferventes, je les élèverai en peu de temps à la perfection ”. Quels moyens employer pour faire des progrès spirituels ? La prière et le sacrifice. Jetons-nous dans les filets de l’amour infini du Sauveur. Aimons-le en particulier par des communions bien préparées, par une vie sainte et édifiante.

Abbé Edouard Poppe, 12 juin 1918

Samedi 6 juin

Premier Samedi du mois, Saint Norbert, Bx Marcellin Champagnat

Nous sommes quand même bienheureux, au vingtième siècle, d’arriver au bout de l’histoire de l’Église parce que tout cela nous apparaît facilement. Pour un peu qu’on travaille toute cette semaine, qu’on fasse de belles processions, des grand-messes, qu’on prie beaucoup, qu’on communie bien, vous verrez à quel point le secret du secret du Cœur de Jésus et de Marie, c’est l’Eucharistie. Et dans l’Eucharistie, ce n’est même pas la consécration, ce n’est même pas le sacrifice, c’est la communion, c’est le but. Tous les siècles des siècles ont été faits pour arriver à ce moment sacré où Jésus vient dans notre cœur à chacun d’entre nous dans son Corps, son Sang, son Âme, sa Divinité.

Notre Père, 23 juin 1995

Dimanche 7 juin

Sainte Trinité, Bse Anne de Saint-Barthélémy

Le Saint-Esprit, c’est l’amour du Père et du Fils. Quand il embrase le Cœur de la Vierge Marie, cette petite Vierge Marie, cette Vierge de Nazareth, qui a tout à apprendre, l’Esprit-Saint lui transmet son amour du Père. L’Esprit-Saint lui dit au cœur : « J’aime le Père, j’aime le Père. » En disant « j’aime le Père », il embrase son Cœur d’amour pour le Père. Mais aussi, c’est l’amour du Père pour le Fils. Le Saint-Esprit lui dit : « J’aime le Fils, j’aime le Fils, je les aime tous les deux, immensément. » Et la Vierge Marie est prise d’un amour infini, infini et perpétuel et intense pour le Père et en même temps pour le Fils, tellement qu’elle ne peut pas les séparer. Elle ne peut pas les séparer puisque le Saint-Esprit voit le Père et le Fils, et il les aime comme un seul par l’amour et même par l’être. C’est très difficile à comprendre. Elle baigne dans le brasier de la flamme ardente, de la vive flamme d’amour, comme dit Saint Jean de la Croix, du Père et du Fils. Alors nous ? Ce qu’on a de mieux à faire, c’est de dire : « Je vous salue, Marie, pleine de grâces, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant... » La prier, la prier parce que, avec toute cette puissance d’amour du Père et du Fils qu’elle a en elle, elle peut demander ce qu’elle veut au Père et au Fils. Il suffit de s’adresser à elle, c’est la Médiatrice de toutes grâces.

Notre Père, 20 mai 1995

Lundi 8 juin

Bse Marie du Divin Cœur

Le lien mystique du Cœur Sacré de Jésus avec Marie du Divin Cœur est caché, étouffé par la conspiration du silence. C’était un drame parce qu’elle vivait cela dans son âme. Elle vivait de l’amour de son Époux. Cet Époux voulait des choses et donc, elle les voulait aussi fort que Lui au détriment de sa santé, de tout son être, dans un sacrifice absolu pour contenter son Maître. Elle savait que les autorités auxquelles elle se heurterait resteraient dans leur quant-à-soi, leur volonté perverse, allant contre la volonté du Sacré-Cœur. On n’aurait pas de dévotion au Sacré-Cœur véritable parce qu’on s’aveuglerait sur des quantités de choses mondaines, qui n’étaient rien. C’est vraiment cette vie crucifiée de Marie du Divin Cœur. C’était il y a 100 ans et depuis 100 ans, le message de cette religieuse a été piétiné continuellement. Comme celui de sœur Lucie ! Jésus veut précisément employer des moyens tout à fait humbles pour que les grands commencent par crever dans leur jalousie, dans leur caprice personnel. Jésus veut des serviteurs et non pas des maîtres à sa droite et à sa gauche. On peut se l’appliquer à soi-même. Je vous laisse le faire et j’essaierai de le faire moi-même : les bons restent bons, les mauvais restent mauvais, mais nul ne fait cas du Cœur Immaculé de Marie. Espérons que d’autres, plus dignes que nous le feront et que la France et l’Église seront ainsi sauvées.

Notre Père, 27 mai 1999

Mardi 9 juin

Saints Prime et Félicien, Saint Ephrem, Marie Médiatrice de toutes grâces

La fête de Marie-Médiatrice de toutes grâces est d’une grande portée théologique. Elle situe la Vierge Marie véritablement comme collaboratrice perpétuelle, omnipotente de Jésus, notre Sauveur et Rédempteur. Elle nous pousse à lui demander sans cesse toutes les grâces dont nous avons besoin et Dieu sait si nous en avons besoin aujourd’hui. Nous avons dans chacune de nos journées à l’implorer, Médiatrice de toutes grâces. Nous avons besoin de grâces. Principalement dans cette perspective, dans ces événements catastrophiques où nous entrons, où nous nous abîmons avec le monde entier. Plus les jours vont passer, plus nous aurons besoin de courage, d’espérance, d’énergie, de sacrifices et de prières pour obtenir les grâces et accomplir ce que nous avons promis pour la gloire de la Vierge Marie, pour le salut de l’Église et de nos âmes.

Voilà pourquoi nous allons beaucoup penser à la Vierge Marie, la prier, Médiatrice de toutes grâces, l’unir à Jésus dans ce sacrifice de la Messe, la recevoir avec Jésus dans notre communion, avec le sentiment que nous en avons besoin, comme d’un pain quotidien, comme d’un pain célestiel. Il nous faut l’aide de la Vierge Marie, en même temps que la communion à son Fils Jésus-Christ, dans son Corps et son Sang, pour accomplir nos prières, nos sacrifices et entraîner nos amis sur ce chemin.

Notre Père, 31 mai 1995

Mercredi 10 juin

St Michel, ange gardien du Portugal, Sainte Marguerite, Reine d’Écosse

« Roi de Salem », en hébreu mèlèch shalem, s’interprète aussi male’ak shâlôm, “ ANGE DE PAIX ”, selon les documents de Qumrân. Un écrit fragmentaire découvert dans la onzième grotte de Qumrân (11 Q Melch) révèle que selon les meilleurs esprits, en Israël, Melchisédech était en effet considéré comme le chef des bons anges et identifié avec saint Michel, mais en même temps confondu avec Dieu lui-même. En fait, il y avait une hésitation, comme souvent, dans l’Ancien Testament, sur les choses de l’au-delà.

« Je suis l’Ange de la paix », dit l’Ange précurseur de Notre-Dame aux enfants de Fatima, en 1916, lors de sa première apparition, « l’Ange gardien du Portugal », lors de la deuxième, autrement dit : saint Michel ! Le rapprochement s’impose d’autant plus qu’il est dit de ce Melchisédech, roi de Salem, qu’il « apporta du pain et du vin » (Gn 14, 18)... et l’Ange de Fatima aussi, lors de sa troisième apparition : il apporta LE PAIN DES ANGES, une Hostie de laquelle tombaient des gouttes de Précieux Sang dans le calice. Et il donna la Sainte Hostie à Lucie, et partagea le Précieux Sang du calice entre François et Jacinthe.

Que conclurons-nous, mes bien chers frères, « nous les réfugiés », comme dit saint Paul dans l’Épître aux Hébreux, ce qui se traduit aujourd’hui « nous qui avons trouvé refuge » dans le Cœur Immaculé de Marie, que conclure de ces rapprochements étonnants, sinon que la miséricorde de Dieu est à l’œuvre tout au long des siècles !

Frère Bruno de Jésus-Marie, 20 octobre 2002

Jeudi 11 juin

Fête du Très Saint-Sacrement, Saint Barnabé

Nous commémorons le jour où Notre-Seigneur, le Jeudi-Saint, a institué ce Saint-Sacrement de la Messe, qui consiste, pour Jésus, à refaire son Sacrifice sur l’autel, à réitérer son Sacrifice pour nos péchés, pour notre salut et le salut du monde entier et qui consiste aussi à nous présenter son Corps et son Sang en nourriture et en breuvage. Ce sont des mystères très élevés. Jésus voulait que nous mangions son Corps et que nous buvions son Sang pour être sauvés et acquérir la vie éternelle et même la résurrection de la chair. Nous allons le méditer pendant toute cette Octave et nous allons discerner dans cette institution du Saint-Sacrement de l’autel, une intention du Cœur de Jésus. Nous passerons ainsi, comme le veut l’Église, de la méditation de la Fête-Dieu, institution du Saint-Sacrifice de la Messe et de la communion, à la fête du Sacré-Cœur.

Cette fête du Sacré-Cœur va nous révéler la bonté, la générosité, l’amour du Cœur de Jésus et donc du Cœur de la Sainte Vierge unie à Lui, un amour pour nous. C’est par amour qu’il a inventé ce Saint-Sacrement. Nous parlerons à ce moment-là du Cœur Eucharistique de Jésus et de Marie tout occupés de cette grande merveille qui consiste à revenir sur l’autel, du Ciel où Il est maintenant, chaque jour, à chaque messe et plus loin que sur l’autel, revenir jusque dans nos propres cœurs.

Notre Père, 17 juin 1995

Vendredi 12 juin

Saint Jean de saint Facond

Le Jeudi Saint au soir, Jésus fait l’Eucharistie, il donne à ses apôtres la communion, le pain qui est devenu son Corps, le calice qui est devenu son Sang et puis après ? Il est mort.

On dirait que Jésus n’y a pas pensé la veille et que, le lendemain, on parlait déjà d’autre chose. Eh bien, non ! Jésus, toute sa vie, n’a pensé qu’à cela. Vivement que je meure, vivement que je ressuscite, vivement qu’ils puissent me manger et boire. Quand j’aurai fait mon sacrement de l’Eucharistie, je pourrai remonter au Ciel, tranquille, parce qu’il y aura le Saint-Sacrement. Tous les jours, ils auront Jésus toujours avec eux, ils seront contents. C’est le Cœur Eucharistique de Jésus, un Cœur qui ne pense qu’à une chose : que les petits enfants viennent le recevoir en communion, que les adultes, toujours, soient empressés à venir à la communion parce que c’est là qu’est la vie, la vie divine et la promesse d’une vie éternelle.

Dès aujourd’hui, nous allons remercier Jésus et la Sainte Vierge qui est toujours avec lui, qui a les mêmes idées que lui, les mêmes volontés, parce qu’il a inventé ce mystère merveilleux pour être toujours avec nous et, grâce à cela, nous emmener au Ciel.

Notre Père, 17 juin 1995

Samedi 13 juin

Saint Antoine de Padoue, 2e Apparition de Notre-Dame de Fatima

« Votre secret enfin révélé [pas encore celui de Fatima, que Jean XXIII n’a pas voulu publier en 1960, mais compris par notre Père fondateur, disciple du Père de Foucauld] est celui d’une Créature oublieuse d’elle-même et gardée pour Dieu seul, que Dieu a magnifiquement exaltée. » Ce qui a cours depuis le Concile, c’est tout le contraire, c’est pourquoi notre Père peut parler d’un secret – la place de la Sainte Vierge et la confiance que l’on peut mettre en Elle –, cela reste un secret réservé aux opposants à ce funeste Concile.

Telle est en effet sa volonté, clairement exprimée par Notre-Dame à Lucie le 13 juin 1917 : « Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône. » Rien que cela suffit à condamner le concile Vatican II, on n’a même pas besoin d’entrer dans le détail des discussions théologiques. Au bout du compte, il y va quand même du salut éternel, pas seulement d’une discussion de théologiens !

Frère Bruno de Jésus-Marie, retraite sur notre Père, 2017

Dimanche 14 juin

Fête-Dieu, Saint Basile le Grand

Le Cœur à Cœur Eucharistique de Jésus et Marie concevait la profondeur de ce sacrement de l’Eucharistie que Jésus instituait. Par ce Corps, faire passer la vie de l’esprit, la vie divine. Par cet embrassement purement, simplement corporel de notre part, je reçois l’hostie et je l’avale, je reçois le Sang précieux et je le fais mien. De dehors, de ce ciboire, de cette patène, il passe à mon intérieur, à mon organisme, mais dans mon organisme se fait cette nourriture mystérieuse qui est la plus grande marque d’amour qu’il puisse nous donner. C’est pleins d’enthousiasme que la Vierge Marie et Jésus pensent à cette communion et nous, nous devons partager leur enthousiasme en passant de ce « la chair ne sert de rien » à cette autre parole, qui est leur secret, « c’est l’Esprit qui donne la vie ».

Heureusement, nous avons la joie de penser que, chaque année de notre longue vie, jusqu’à la dernière, chaque fois, dans cette Octave du Saint-Sacrement, nous retrouverons ces admirables paroles pour secourir notre attention et pour nous embraser d’amour pour ce sacrement de l’amour qu’est l’Eucharistie.

Notre Père, 19 juin 1995

Lundi 15 juin

Saints Guy, Modeste et Crescence, Sainte Germaine Cousin

La croix de Jésus : désirez-la très humblement ; que tout votre pauvre être ne soit qu’un désir devant Jésus, votre Jésus-Hostie. (...) Il est si pauvre, votre Jésus, Il est si pauvre dans son sacerdoce. Il veut régner dans ce jeune sacerdoce, il veut que ce sacerdoce soit saint, riche de sa sainteté. Les petites âmes doivent voler au secours du sacerdoce de Jésus. Jésus se plaint... Jésus mendie... Il VOUS mendie. Pauvre enfant, ne refusez plus rien à Jésus... votre Jésus est si pauvre : offrez votre misérable rien. Jésus vous unira à son Hostie et vous ornerez Jésus dans ses prêtres.

Donnez-Lui à chaque consécration votre pauvre misère : faites comme Marie et, pendant la journée, unissez beaucoup de petits sacrifices au Sien qui se renouvelle à plusieurs autels à la fois au moment même où vous lisez ceci. Finissez ma lettre en vous unissant à Marie pour vous offrir avec Jésus pour les prêtres.

Abbé Edouard Poppe à Julia Ronse, 11 octobre 1922

Mardi 16 juin

Saint Jean-François Régis

Cœur eucharistique de Jésus, Hostie de salut et Victime sans cesse offerte au Père pour les pécheurs, de tout mon cœur je veux Vous imiter, moi votre prêtre, comme un autre Vous-même. Me voici, bien-aimé, hostie de salut avec Vous ; me voici pour toujours, victime offerte à Dieu pour les pécheurs. Désormais, uni à Vous, je m’offrirai, me consacrerai et m’immolerai chaque jour à Dieu, pour mes péchés et ceux des autres. Je ne veux plus rien penser, plus rien goûter, plus rien attendre, plus rien connaître que Jésus et Jésus crucifié. (...) Douce Mère, gravez profondément en mon cœur les Plaies de votre Fils crucifié. Que je porte en moi la mort du Christ et sois associé à sa passion. Je suis tout à Vous et tout ce qui est mien est vôtre, pour toujours. Montrez que Vous êtes ma Mère. Mère des prêtres, revêtez-moi du Christ. Vous pouvez tout et Vous êtes ma toute bonne Mère. Nous nous réfugions sous votre protection ! Je vous demande la sincérité et la pureté.

Abbé Édouard Poppe, avril 1916

Mercredi 17 juin

Saint Grégoire Barbarigo

Jésus, le Grand-Prêtre, est venu sauver le monde et sanctifier l’Église. Il a prêché, il a prié, il a donné un parfait exemple, mais tout cela n’a pas suffi pour vraiment convertir les apôtres. Ce n’est que quand il fut élevé sur la Croix, cloué aux mains et aux pieds comme un martyr, quand de son Cœur transpercé il a versé son Sang et qu’il était abandonné de tous, intérieurement et extérieurement, qu’il les a tous attirés à lui et qu’il les a sauvés par son Sang. Ce n’est que quand, comme Prêtre, il est devenu Victime, immobile et impuissante, qu’il est devenu aussi Sauveur. [...] Voilà le secret de la sainteté, le secret de la réussite dans l’apostolat. Le chemin de la croix est le chemin de la réussite ; du sacrifice de l’autel découle l’efficacité salvatrice. O Salutaris Hostia ! L’Hostie est notre nourriture. L’Hostie immolée de l’autel est le modèle et la force du prêtre. [...]

Abbé Edouard Poppe, février 1923

Jeudi 18 juin

Octave du Saint-Sacrement, Saint Ephrem le Syrien

« Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », c’est une tautologie, c’est un pléonasme, c’est trop dire. Le grec, le texte lui-même écrit par saint Luc et par saint Matthieu, sous l’influence du Saint-Esprit, dit qu’il s’agit du pain supersubstantiel. C’est du pain qui est au-dessus du pain naturel, du pain surnaturel. Il n’y a qu’à se rappeler saint Jean, chapitre VIe, pour comprendre ce pain venu du Ciel, le pain célestiel, le pain célestial. Nous demandons la communion chaque matin. Cela change tout ; au lieu de demander à Dieu un pain matériel, nous lui demandons la communion. Ce sacrement de l’Eucharistie est, de tous les sacrements, évidemment le plus élevé, le plus sublime, le plus riche. On demande ce pain quotidien, ce pain célestiel pour aujourd’hui encore et tous les jours. On le demande parce que c’est la richesse du chrétien par laquelle il connaîtra le bonheur de la vie, de la grâce et le courage, l’énergie nécessaire à pratiquer tous les commandements.

Notre Père, 20 juin 1995

Vendredi 19 juin

Fête du Sacré-Cœur, Saint Romuald, Sainte Julienne de Falconieri

La Fête-Dieu nous montre Jésus sous cette apparence ou espèce, du pain et du vin. Ce n’est pas du pain, ce n’est pas du vin, c’est un Dieu qui s’est fait homme, et de son Corps et de son Sang, il a fait une nourriture, un breuvage. Saint Augustin s’écriait : « Celui qui est amoureux peut me comprendre, celui qui ne sait pas ce que c’est que l’amour ne peut pas comprendre ! » Quand on aime quelqu’un, on a envie de lui, on a envie de s’unir à lui, pour ainsi dire de le manger, de le boire, je ne sais comment, de l’assimiler à nous, mais quand on n’aime pas, on est incapable de comprendre ce que sont toutes ces grimaces de l’amour, choses qui ne parlent qu’aux amoureux. Ce sont des choses que Dieu a voulues pour être l’image des somptuosités de l’amour de Dieu. Dieu veut se faire homme, le dernier des hommes, crucifié sur la Croix, et Il veut mettre son Sang dans un vase et le faire boire par ses Apôtres. Il veut mettre son Corps entre leurs mains sous les apparences du pain et son Sang sous les apparences du vin et leur dire : « Prenez, mangez et buvez-en tous, c’est là qu’est le salut de vos âmes, c’est là qu’est la vie éternelle ». Il l’a fait. Si je l’aime, je le crois. C’est cela, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, c’est ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il a voulu être transpercé par la lance.

Notre Père, 25 juin 1995

Samedi 20 juin

Cœur Immaculé de Marie, Saint Sylvère

Donnez-vous donc à Marie. Accordez votre vie à la Sienne, laissez-vous animer par son esprit et diriger par ses intentions. [...] Pourquoi pas directement avec Jésus, avec Son intention, avec Sa prière ? Cela reviendrait à demander : “ Pourquoi Marie est-elle constituée Médiatrice universelle de la grâce ? ” Puisque “ grâce ” veut dire : principe de toute la vie spirituelle, de toute pensée surnaturelle, de la prière, du travail. C’est pour cela que nous nous unissons aux intentions de Jésus, aux désirs de Jésus, aux desseins de Jésus, à la prière de Jésus, à sa vie d’Hostie par Marie, par la Médiatrice des grâces. Elle est chargée d’établir les liens de la grâce entre notre intention et l’intention de Jésus, entre notre prière et sa prière, notre vie et la sienne.

Marie se tient entre Jésus et les hommes, non seulement pour implorer toute la grâce sur nous, mais aussi pour Lui offrir toutes nos prières et nos vœux. Sa prière est le type de la parfaite prière en union avec celle de Jésus ; sa vie spirituelle est le modèle d’une vie parfaitement en union avec celle de Jésus ; sa médiation de grâce est comme le lien de nos âmes avec Jésus. Toute grâce, même celle qui est nécessaire à l’intention et à l’exécution de la prière, nous la recevons par la médiation de Marie.

Abbé Édouard Poppe, mai 1924

Dimanche 21 juin

Solennité du Sacré-Cœur, Saint Louis de Gonzague

Nous allons nous préoccuper de savoir comment le culte du Sacré-Cœur doit donner à nos âmes des sentiments de sacrifice à la suite de Jésus, dans le même esprit que Jésus et sans aller chercher midi à 14 heures. Par le Cœur Eucharistique, nous allons nous trouver avec Jésus dans les luttes du Royaume de Dieu, au milieu des méchants. Il y aura une consécration au Cœur Eucharistique de Jésus et de Marie, qui fait que nous irons vers l’Eucharistie afin d’y puiser le sentiment des exigences de cette vocation d’être avec Jésus dans ce monde épouvantable pour en promouvoir le salut et de lutter avec lui dans cette croisade. « Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre. » Cette devise de l’Abbé Poppe, donnée à la Croisade Eucharistique des enfants, sera comme une traînée de lumière.

Notre Père, 30 juin 1995

Lundi 22 juin

Sts John Fisher et Thomas More, Saint Paulin de Nole

Que se disent, dans leur Cœur à Cœur eucharistique, Jésus et Marie, quand ils pensent à nous ? Qu’est-ce qu’ils se sont dit autrefois, maintenant et plus tard ?

La Messe est précisément le déroulement des œuvres de Dieu voulant manifester aux hommes son amour. Dieu nous aime, c’est incompréhensible, mais c’est le fondement de notre vie, de notre joie. Ce Dieu le Père qui nous a créés, veut faire quelque chose de nous, pour nous, comme quiconque qui a un amour pour sa femme, ses enfants, ses parents et même, quelquefois, ses ennemis, quand on est très charitable. L’amour est un mystère, en Dieu d’abord. Cet amour a une telle intensité que, après nous avoir créés, Dieu voulait faire quelque chose de plus pour nous. Que peut-il vouloir quand il est Dieu, dans sa gloire, son bonheur, quand il a créé des fourmis qui s’appellent les hommes ? Chose étonnante : il veut se rapprocher de nous. La distance est grande. C’est l’Incarnation du Fils de Dieu. Dieu dit à son Fils : Va faire un tour sur la terre pour être leur frère, non pas qu’ils le méritent, mais tu feras commerce avec eux. J’aime cela ! Alors, le Fils s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie. (à suivre)

Notre Père, 30 juin 1995

Mardi 23 juin

Vigile de saint Jean-Baptiste

Comme les hommes avaient commis le péché originel, puis toutes sortes de crimes, de mœurs infâmes, ce n’était pas très ragoûtant comme société pour le Fils de Dieu. Mais le Père lui dit : « Aime-les parce que je les aime, même pécheurs. Tu vas les aimer, mourir pour eux sur une Croix » et Jésus l’a fait d’enthousiasme, parce que son Père le lui demandait. Jésus nous a montré un amour comme il n’y en a pas deux. C’est ce que Saint Paul nous dit dans l’Épître aux Romains : aimer des gens bien, oui, mais des crapules, cela jamais ! Surtout si ce sont des révoltés. C’est quand nous étions révoltés contre lui qu’il a envoyé son Fils sur la terre pour nous sauver. Jésus a été condamné par les hommes et c’est le début de notre Rédemption. Les hommes sont mauvais et c’est l’occasion pour Dieu de leur pardonner et de les rendre heureux. Nouveau mystère de l’amour de Dieu. Cela se déroule comme cela : l’Incarnation, la Rédemption.

Mercredi 24 juin

Nativité de saint Jean-Baptiste

Jésus ne s’est pas arrêté là, et son travail achevé, remonté au Ciel, il ne nous a pas laissés nous débrouiller. Depuis longtemps, il avait un projet. Jésus nous aimait, il est mort pour nous et maintenant, nous sommes heureux : ce n’est pas vrai ! À la veille de sa mort, il a déjà pensé à l’après, et il s’est dit : « Ce n’est pas tout de les sauver, il faut que je les accompagne dans leur “ vécu ”. » C’est la Messe, le Saint-Sacrifice de la Messe, parce que le Corps et le Sang de Jésus sacrifiés, Jésus a voulu que nous le mangions et le buvions. C’est sensationnel, c’est incroyable ! Jésus l’a dit, il l’a fait. Tous les saints l’ont cru, la Sainte Vierge la première. Ils ont communié, et quand Jésus est remonté au Ciel, il leur a dit : « Je ne vous quitte pas, je reviendrai, je serai parmi vous jusqu’à la fin. » L’intention de la Messe, c’est que nous l’aimions comme il nous aime. Il nous donne son Corps, son Sang, son Cœur et nous lui donnons notre cœur. C’est la Communion.

Jeudi 25 juin

Cœur Eucharistique de Jésus-Marie, Saint Guillaume

Que veut Jésus de nous après nous avoir donné son Corps et son Sang ? Il veut que nous soyons contents. Je n’ai qu’à contempler l’œuvre que Jésus et Marie ont faite en moi et me réjouir d’être envahi de leur présence. Jésus, Marie sont en moi. Jésus est venu, Marie l’a accompagné. Ils font le vœu que nous continuions à communier et dans cette communion, que nous trouvions la joie, c’est-à-dire la contemplation : être toujours avec Jésus et avec Marie et être prêts à faire comme eux.

Notre Père, 30 juin 1995

Vendredi 26 juin

Octave du Sacré-Cœur, Saints Jean et Paul

Je me suis posé la question de savoir comment les Cœurs de Jésus et de Marie, en accord profond, avaient imaginé, par l’institution de ce sacrement, la matière et la forme de ce sacrement. La Sainte Vierge, la douce Sainte Vierge, confère avec son Fils. Ils se sont trouvés d’accord pour donner à ceux qu’ils aiment un repas, dont le menu serait « de leur faire manger ton Corps, mon Fils ! » « et boire mon Sang », ajoute-t-il. Il y en a une qui a été chargée de nous faire comprendre que l’amour de Jésus pour nous est fou. On le comprend de travers. Marguerite-Marie, qui a été appelée par Jésus à entrer avec lui dans un amour farouche, sublime, fou, déraisonnable : « Tu es folle », lui a-t-il dit. Dans ses tendresses et ses voluptés, elle disait qu’elle était venue à la Visitation pour souffrir, non pas pour ces plaisirs-là. Quels plaisirs ? Par exemple, il l’abouchait à la plaie de son Côté. Il se rendait présent à elle et lui collait ses lèvres sur la plaie de son Côté, il lui donnait à boire de son Sang pendant des heures et ce Sang avait la saveur d’une liqueur savoureuse, divine. Mais enfin, il lui faisait boire son Sang.

Notre Père, 1er juillet 1995

Samedi 27 juin

Notre-Dame du Perpétuel Secours, Saint Cyrille d’Alexandrie

Ayant communié, nous avons tout intérêt à être contents de Jésus qui est en nous, comme nous sommes en lui et nous sommes avec la Sainte Vierge aussi, l’un en l’autre, aussi unis que Jésus est en son Père et son Père est en lui. Cela explique pourquoi la maxime de la Croisade eucharistique était : « Prie, communie ». Nous avons intérêt à communier. C’est notre bonheur. Après il est dit : « Sacrifie-toi ».

C’est un engagement protégé par Jésus, mais dans lequel nous sommes bousculés. Nous n’avons pas à chercher quelque formule de consécration en victime à l’amour et à la justice de Dieu, c’est tout préparé par Jésus lui-même. Nous sommes ainsi armés pour faire notre œuvre et nous sanctifier nous aussi avec Jésus, dans la vérité, non seulement par la sainte Eucharistie reçue au début de la journée, mais aussi, dans les communions spirituelles qui, chaque fois, nous redonnent la vérité pleine et entière de Dieu.

Notre Père, 1er juillet 1995

Dimanche 28 juin

Saint Irénée

« Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre ». Jésus nous enseigne à prier et à communier, ensuite à nous sacrifier avec lui. Voyons comment être apôtre. Notre communion d’abord est très engageante. Elle nous engage à prendre conscience de l’amour du Père pour nous, de la présence en nous du Fils par la communion. Mais dans notre âme où le Fils est présent par la communion, le Père vient avec son Fils, uni à son Fils, pour être avec son Fils. Nous avons véritablement la plénitude de la divinité en nous à ce moment. C’est déjà le Ciel anticipé. La corrélation de la vie sanctifiée ici-bas par la Communion et de la vie du Ciel est là fortement affirmée. Le Ciel et la terre sont déjà présents dans notre cœur, réunis, réconciliés et nous devons nous sentir en même temps unis entre nous. Souvenons-nous que nos frères à côté de nous ont reçu ce même Pain et ce même Vin mystiques et que Jésus est en eux avec autant d’amour qu’il est en nous et qu’il veut cette unité entre nous comme un effet même de sa présence. Cette unité est promise à sa consommation glorieuse dans le Ciel où nous ne serons un que si nous avons été déjà un sur la terre. C’est le règne de l’amour qui rend un tous ceux que Dieu aime et tous un en Lui, par Jésus. Sois apôtre, donc en vue de cette union céleste.

Notre Père, 1er juillet 1995

Lundi 29 juin

Saint Pierre et saint Paul

Saint Pierre a proclamé une foi qui n’avait jamais été proclamée si clairement, parce que nous sommes tout à fait au début de la vie publique de Notre-Seigneur, à la fin de l’époque galiléenne. Jésus l’en félicite, mais il l’avertit : “ Ne sois pas trop flambard, Pierre, parce que ce n’est pas toi qui as trouvé cela tout seul. C’est mon Père. ” Pierre vient de lui dire qu’il est le Fils du Dieu vivant. Et Jésus dit : “ Mon Père ”, donc il reconnaît qu’il est le Fils de Dieu et proclame ainsi que c’est Dieu qui a soufflé cela à Saint Pierre. C’est clair, bien articulé. Ce n’est pas un dialogue d’incompréhension. On comprend très bien. Dieu avait révélé, Jésus va enchaîner, révélation sur révélation, il va dire quelque chose de nouveau :

« Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer (les puissances de Satan) ne pourront rien contre elle. »

« Ne prévaudront pas contre elle » plutôt, parce que dans cette bataille, les portes de l’enfer pourront beaucoup nuire à l’Église, mais elles ne pourront pas l’emporter, comme quand deux lutteurs se sont affrontés. Il y en a un finalement qui fait coucher les épaules à l’autre au sol, il est battu. Tant qu’il n’est pas battu, il peut donner encore de bons coups et il faut se méfier de lui. C’est plutôt comme cela. Elles n’arriveront pas à une victoire définitive, les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle.

Notre Père, 19 janvier 1999

Mardi 30 juin

Premiers martyrs de l’Église de Rome, Saint Ostian (Vivarais), Commémoraison de saint Paul

« Mes frères, nous sommes donnés en spectacle à Dieu, aux anges et aux hommes. » (I Cor 4, 9)

Nous vivons sous le regard de Dieu et, dans notre prière, nous devons prendre conscience de cette vérité. Il y a des âmes qui vivent de ce regard de Dieu. Pourquoi Saint Paul nous distingue-t-il des autres créatures ? Par la grâce, nous sommes devenus conformes à Jésus, nous sommes devenus pour Dieu un spectacle de choix. Exposez-vous souvent à ce beau regard de Dieu quand vous entrez en oraison. La perfection consiste en ceci : à vivre comme un enfant du regard, de la vue de son Père. Quand vous avez des difficultés, ce regard fait l’effet d’un remède, c’est une réfection de l’âme.

Abbé Édouard Poppe, 19 juillet 1923