Méditations quotidiennes

Jeudi 1er juillet

Précieux Sang de Notre-Seigneur

Le très Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, cela nous parle de l’amour infini de notre Dieu, un amour qui nous purifie de nos fautes, un sacrifice qui nous purifie véritablement. Il n’y a pas de crime, même celui de Judas qui n’aurait pas été lavé par le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire l’amour de son Cœur, capable de répandre son Sang pour nous. Voilà pourquoi cette fête devrait être célébrée d’une façon magnifique partout comme un souvenir de ce que nous avons commémoré au moment de Pâques afin, une fois dans l’année, de porter notre attention sur ce Sang tout brillant, tout vermeil de Jésus, ce Sang tout vivant répandu sur la Croix pour que nous puissions, nous, être lavés de nos péchés, enivrés par ce Sang, enivrés d’amour et de reconnaissance et prêts à faire la même chose si Dieu nous le demandait pour être selon la devise des Victimes de Marseille : Una cum Christo Hostia, cor unum. Ne faire plus qu’une hostie avec le Christ, c’est-à-dire ne faire plus qu’un être immolé dans son sacrifice et un seul cœur avec Lui. Notre Père, 1er juillet 1990

Vendredi 2 juillet

Premier Vendredi du mois, Visitation de la Très Sainte Vierge

La Vierge Marie est l’Arche d’Alliance parce que lorsqu’elle va chez sa cousine Élisabeth, dans son sein déjà depuis trois mois, elle porte son Enfant. Elle le porte à Élisabeth qui elle-même attend Jean-Baptiste, le Précurseur. Dès qu’elle est entrée dans la maison de sa cousine, comme quand l’Arche est entrée dans la maison d’Abinadab, la bénédiction de Dieu, d’elle, est passée à toute cette demeure. Jean-Baptiste a dansé dans le sein de sa mère à l’arrivée de Marie portant Jésus dans son sein et Élisabeth, inspirée, a salué Marie du titre de bienheureuse et s’est inclinée devant elle. La Vierge Marie porte dans son sein Jésus notre Sauveur. Elle l’a porté une fois à En Karim chez sa cousine Élisabeth, elle a continué et elle continuera à le conserver jusqu’à la fin des temps. L’Apocalypse nous dit que la Vierge Marie est comme la nouvelle Arche d’Alliance, celle que le démon redoute et qui aime habiter chez les justes. (...) C’est celle qui porte Dieu, qui l’apporte pour bénir mais aussi qui le retire afin de maudire. Notre Père, 2 juillet 1990

Samedi 3 juillet

Premier Samedi du mois, Saint Thomas, Saint Léon II

À la pensée que, lors de son agonie, le visage de Jésus s’était couvert de grosses gouttes de Sang qui tombaient jusqu’à terre, sœur Lucie, émue de tendre compassion, songeait : « Oh ! comme j’aurais voulu être à ce moment-là auprès du Seigneur, pour essuyer sa Face avec un linge fin. Et conserver la relique du Sang de mon Dieu ! Mais, ce que je n’ai pas fait alors, je veux le faire aujourd’hui, parce que tous les jours le Sang de la Rédemption coule de son visage meurtri, de ses mains et de ses pieds transpercés, de son Cœur ouvert, et ce Sang est présent dans l’Hostie et le Vin consacrés sur l’autel du sacrifice ; et j’ai le bonheur de me nourrir de ce Corps et de ce Sang. » Frère Bruno de Jésus-Marie, 6 juillet 2018

Dimanche 4 juillet

Sainte Élisabeth du Portugal

Jésus était tellement le fils de Marie et tellement le fils de Joseph, qu’il les appelait papa et maman ; et tout le monde le croyait le fils du charpentier, comme dit l’Évangile. Donc, il a soudé ces liens et il les a continuellement renforcés pendant trente ans. Notre-Seigneur ne s’est tant appliqué à lier entre la Vierge Marie, saint Joseph et lui ces liens intimes et profonds, que pour les briser un jour.

Il l’a fait par une sorte de violence soudaine, lorsqu’il a quitté saint Joseph et la Vierge Marie pour rester au Temple, aux affaires de son Père. Quelle parole profonde ! Trait de lumière pour la Vierge Marie et pour saint Joseph qui ont tout de suite compris ! Nous, nous mettons plus de temps à comprendre, quand cela nous arrive. Ils ont tout de suite compris et, désormais, depuis cet âge de 12 ans jusqu’à l’âge de 30 ans, il a vécu parmi eux comme déjà ne vivant plus. Cette longue période de sa vie a été une période de détachement ; ce détachement a été conclu par la mort de saint Joseph et par le départ de Jésus de Nazareth, sur lequel nous méditons avec tellement de fruit pendant nos Exercices de Saint-Ignace. Jésus a quitté sa famille. Notre Père, 8 janvier 1984

Lundi 5 juillet

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Les travaux de frère Bruno, les travaux des historiens qu’il a consultés, qu’il a résumés, nous donnent tout à coup une vérité d’une solidité scientifique à nulle autre pareille et extraordinairement suggestive. Tout d’un coup Véronique – ou cette Bérénice, c’est la même chose – devient une certaine femme en laquelle la Vierge et les Apôtres ont eu confiance, probablement guérie par un miracle d’une maladie incurable, si elle est bien l’hémoroïsse de l’Évangile, et à cause de cela convertie, attachée au Christ, le suivant partout, ayant donné donc des preuves de son sérieux, de son humilité, de son attachement à la première communauté chrétienne et recevant en dépôt ce linge marqué des empreintes et du Sang du Christ, le Saint Suaire ; l’ayant conservé, elle l’a ensuite légué à d’autres qui l’ont légué à d’autres, c’était devenu “ le voile de Véronique ” et l’on savait qu’il contenait l’image sacrée du Christ. Notre Père, 4 février 1989

Mardi 6 juillet

Sainte Maria Goretti, Sainte Godelieve, Octave des Saints Pierre et Paul

On en fait des romans, des vies de saints pour montrer comment une femme, même très jeune comme Maria Goretti ou Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, tout à fait petit bouton de rose, tout à coup, le bouton éclate. Elle a rencontré Celui qui serait l’amour de toute sa vie et quand c’est un homme, cela peut être une très belle vie à raconter, mais ce n’est tout de même qu’un homme. Mais quand c’est une petite enfant de 3 ans qui s’éprend de Jésus, lui envoie des baisers, n’a que son Nom à la bouche et va garder pendant toute sa vie jusqu’à son martyre à 13 ans, cet amour dévorant, n’est-ce pas touchant ? C’est absolument émouvant. Le cœur de Maria Goretti était ainsi. Nous découvrons le cœur de cette enfant qui était admirable, toujours douce, toujours serviable, charmante, gaie, parlant du Ciel avec le désir d’y aller, parfaitement pure, honnête. Elle va mourir martyre d’une brute qui va l’assaillir plutôt que de le laisser pécher et aller en enfer. Elle préfère mourir martyre plutôt que de pécher. Quel admirable cœur ! Le cœur de Maria Goretti, j’en rêve ! Connaître une enfant comme cela ! Notre Père, 8 juin 1997

Mercredi 7 juillet

Saints Cyrille et Méthode, Saint Pierre Fourier

Joseph vendu par ses frères, en notre temps, ce fut par exemple le cardinal Slipyj, archevêque majeur de Lwow des Ukrainiens, cardinal de la Sainte Église romaine. Joseph vendu par ses frères, ce fut surtout l’  » évêque vêtu de Blanc » du troisième Secret de Fatima, en accomplissement littéral des bénédictions de Jacob : « C’est un plant fécond, Joseph, un plant fécond près d’une source [...]. Des archers le provoquent, ils lui lancent des flèches et l’attaquent. » (Gn 49, 22-33)

Ce sont les propres termes choisis par Notre-Dame pour décrire l’attaque dont l’élu de son Cœur serait la cible : « ... il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups et des flèches... » Mais c’est le scénario de tous les crimes, en tout temps.

Pour Albino Luciani aussi, à peine élu en 1978, au trône pontifical, car « ceux qui, aujourd’hui, choisissent le communisme au prix des larmes et du sang des pauvres, écrivait notre Père quelques années auparavant, en 1971, sont des Caïphe et des Hérode, pleins de luxure et d’ambition. Ils se conduisent en ennemis du Crucifié, Jésus, persécuté dans ses frères. » Frère Bruno de Jésus-Marie, 26 décembre 2002

Jeudi 8 juillet

Bx Pierre Vigne, Sainte Élisabeth du Portugal

La Sainte Vierge vous fera parler de Luciani ! Et le crime sera réparé, comme le crime de Joseph vendu par ses frères leur est retombé sur le dos. Un beau jour, Joseph s’est fait reconnaître, vous savez toute l’histoire glorieuse, en Égypte, Joseph a sauvé ses frères en leur donnant de quoi manger, alors que ces pauvres types étaient là pour acheter du grain aux Égyptiens. Ils voient leur frère qui est devenu le grand ministre de l’économie, en Égypte. Ils se réconcilient, ils se tombent dans les bras, c’est touchant ! C’est un des textes les plus larmoyants que je connaisse, je ne peux pas lire ce texte sans pleurer. Ils se sont reconnus, ils ont fait ami-ami, parce que Joseph leur pardonnait, leur pardonnait tout, leur donnait tout et la meilleure terre d’Égypte, et ils sont redevenus des Nabab.

C’est la même histoire. On a mieux respiré quand on a commencé à aller à Fatima. Et on se disait : Mais enfin, pourquoi la petite Jacinthe disait toujours : “ Pourquoi ne voit-on pas le Pape ? On voit beaucoup de monde ici, mais on ne voit jamais le Pape ? ” Parce que les Papes de cette époque-là n’avaient qu’une envie, c’était de se cacher. Et puis, un jour est arrivé Jean-Paul Ier. Notre Père, 22 juillet 2000

Vendredi 9 juillet

Saint Augustin Zhao Rong et ses compagnons, martyrs, Saints Thomas More et John Fisher

Vous aurez à souffrir des persécutions, des persécutions mortelles comme celles des premiers siècles, comme celles qui enfanteront à l’Église des martyrs dans tous les temps... Vous aurez pour adversaires dans vos saintes œuvres et votre foi, vos plus proches parents. Saint Herménégilde fut mis à mort par son Père. Combien d’âmes dans leur vocation religieuse ont pour adversaires leurs parents ! (Saint François d’Assise, tant d’autres)... Celui qui persévérera jusqu’à la fin, qui fera le plus parfait, qui accomplira avec persévérance, constance, uniquement ce qui me plaît le plus sans se laisser arrêter par rien, celui-là sera sauvé, sera glorifié et bienheureux avec moi au Ciel. Commentaire de saint Matthieu par le Père de Foucauld

Samedi 10 juillet

Les saints Sept frères martyrs, saintes Rufine et Seconde

Nous sommes des domestiques de Notre-Seigneur, ne cherchons pas à être plus grands que Lui, à être honorés quand il a été déshonoré et appelé « Béelzébul, fou, possédé, blasphémateur », « rangé parmi les scélérats », à être riches quand il a été pauvre, Lui « l’ouvrier fils de Marie » « sans une pierre pour poser sa tête » ; à passer pour savants quand il a passé pour ignorant, « n’ayant point étudié l’écriture » ; à vivre dans le bien-être quand il a vécu dans la souffrance ; à vivre sans travailler, quand il a vécu du labeur de ses mains ; à vivre dans les aises quand il a vécu dans la pénitence ; à ne manquer de rien quand il a manqué de tant de choses.... Domestiques ne soyons pas plus grands que notre Maître ; disciples, ne soyons pas plus grands que notre Professeur ; frères cadets, ne soyons pas plus grands que notre Frère aîné ; épouses, ne soyons pas plus grands que notre Époux ; créatures, ne soyons pas plus grands que notre Créateur,... mais suivons-Le, imitons-Le. Là est la perfection, là est l’Amour. Commentaire de saint Matthieu par le Père de Foucauld

Dimanche 11 juillet

Saint Benoît, Saint Pie Ier, Saint Olivier Plunket

« Dieu ne nous a pas faits pour nous ennuyer sur la terre. Il a fait l’année, la succession des mois, des saisons, des jours de la semaine, des heures du jour, avec la durée de la nuit et la durée du jour qui changent selon les saisons, selon la chaleur ou le froid. Donc, adaptées à ces grandes divisions du temps par saint Benoît, toutes les grandes parties de notre Office divin, les communes chaque jour, les hebdomadaires, les mensuelles, les annuelles, viennent d’un équilibre pensé par la sagesse divine. Si nous brisons cet office liturgique, si nous le massacrons sous le prétexte d’autres impératifs d’apostolat ou de travail, à la longue notre vie religieuse va se perdre. » Avertissement constant de notre Père ! Notre morosité sera comme une lèpre qui s’emparera de notre vie. Soyons fidèles à ce que Dieu a fait. Frère Bruno de Jésus-Marie, 27 novembre 2005

Lundi 12 juillet

Saint Olivier Plunket,  Saints Louis et Zélie Martin, Saint Jean Gualbert

J’espère que la Sainte Vierge me guérira, sinon tout à fait, du moins de manière à ce que j’aie le temps d’élever mes enfants ; d’abord, je le lui ai toujours demandé. Si c’est nécessaire, il est certain que cela ne me sera pas refusé ; et je crois cette grâce plus que jamais nécessaire à cause de Léonie. Oui, je vois pour elle luire un rayon d’espérance qui me présage un changement à venir complet. Tous les efforts que j’avais faits jusqu’ici pour me l’attacher avaient été infructueux, mais il n’en est plus de même aujourd’hui. Elle m’aime autant qu’il est possible d’aimer et, avec cet amour-là, pénètre peu à peu l’amour de Dieu dans son cœur. Elle a en moi une confiance illimitée et va jusqu’à me révéler ses moindres fautes, elle veut vraiment changer de vie et fait bien des efforts que personne ne peut apprécier comme moi. Je ne puis m’ôter de l’idée que cette transformation est due aux prières de ma sainte sœur, car tout s’est modifié deux ou trois semaines après sa mort. C’est elle aussi qui m’a obtenu la grâce de savoir comment m’y prendre pour m’attacher ce cœur et j’espère que le bon Dieu me laissera achever ma tâche, qui est loin d’être finie. Lettre de Zélie Martin à sa belle-sœur, 10 mai 1877

Mardi 13 juillet

Saint Henri, 3e Apparition de ND de Fatima

« Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des martyrs et avec lequel ils arrosaient les âmes qui s’approchaient de Dieu. » Ainsi s’achève le grand Secret. Notre-Dame ajouta : « Cela, ne le dites à personne », puisqu’il faut attendre que les choses se réalisent et que l’homme réponde librement ou non aux demandes de Dieu et de Notre-Dame. Aujourd’hui, dans cette troisième partie du Secret que nous venons de relire, nous le voyons s’accomplir aujourd’hui, à la lettre. « À François, oui, vous pouvez le dire. Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque mystère : “ Ô mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. ” » Donc, malgré cette vision de l’enfer, cette annonce de tant de catastrophes, l’espérance demeure inconfusible dans les promesses du Cœur Immaculé de Marie et avec cette demande qui était celle du Père de Foucauld, qu’il récitait à longueur de kilomètres dans le désert, demandant à Dieu de sauver toutes les âmes.

Commentant cette prière finale, sœur Lucie expliquera : « Par la compréhension intime que Notre-Dame nous inspira de ses paroles, il me semble que, en disant “ celles qui en ont le plus besoin ”, elle pensait aux âmes qui se trouvent en plus grand danger de damnation éternelle, cause de toute l’amertume et de toute la préoccupation de son Cœur Immaculé. » Frère Bruno de Jésus-Marie, 22 août 2017

Mercredi 14 juillet

Saint Camille de Lellis, Saint Bonaventure

Louis XIV n’a pas consacré son royaume au Sacré-Cœur et de cette volonté du roi, s’opposant au véritable Roi de France Jésus-Christ, viennent tous nos malheurs. Replongeons-nous dans l’histoire véritablement mystique, surnaturelle et divine de la France, nous savons très bien qu’un de nos rois en 1638, consacra son royaume à Marie et voulut que chaque année, cette consécration soit solennisée par une procession au jour de la fête nationale du royaume de France le 15 août.

Donc, nous sommes fidèles, nous, au rendez-vous et la Vierge Marie ne peut qu’être fidèle, elle aussi, au rendez-vous. Ce qui fait que, associé à d’autres promesses comme celles de Fatima, bâtie sur les révélations divines très certaines et les miracles nombreux qui les ont accompagnées, notre foi est faite à chaux et à sable, comme on disait dans mon enfance ; c’est un ciment, c’est une chose solide.

À travers toutes les détresses qui surviendront, nous ne perdrons pas l’espérance parce qu’elle est basée sur le Cœur Immaculé de Marie. Chantons la Vierge Marie, pleins d’espérance et nous sommes sûrs de recevoir ses bénédictions personnelles, familiales et puis, espérons-le, nationales et catholiques. Notre Père, 15 août 1989

Jeudi 15 juillet

Saint Bonaventure, Bse Anne-Marie Javouhey, Saint Henri

Jésus dit : « Vous qui êtes des créatures, ne cherchez pas à dominer votre Créateur, à juger votre Créateur ! Mais voyez plutôt mon Cœur qui vous est ouvert et prenez sur vous mon joug. » Cela veut dire : « Soumettez-vous à ma maîtrise, soyez mes disciples, soyez fidèles à mon enseignement. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, chargés, accablés par la vie, et je vous reposerai ! Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! » Ah ! voilà le Cœur de Dieu qui nous est révélé, lui qui est si mystérieux, par le Cœur de Jésus. Là, dans ce Cœur de Jésus, nous trouvons du repos. Nous nous sentons aimés et nous n’avons plus qu’à nous enfoncer dans le sentiment de cet amour. C’est la source de notre espérance. Notre Père, 14 juin 1983

Vendredi 16 juillet

Notre-Dame du Mont Carmel, Sainte Marie-Madeleine Postel

« L’apparition de Notre-Dame du Mont-Carmel signifie, selon moi, écrit sœur Lucie dans les APPELS, une consécration totale à Dieu. En se montrant revêtue d’un habit religieux, continue sœur Lucie, Notre-Dame a voulu représenter tous les autres habits religieux qui permettent de discerner les personnes entièrement consacrées à Dieu des simples chrétiens séculiers. » En particulier l’habit des Petites sœurs du Sacré-Cœur, signe de bien des contradictions aujourd’hui, au sein de l’Église même. « Les habits religieux sont le signe distinctif d’une consécration, la sauvegarde de la décence et de la modestie chrétiennes, la défense de la personne consacrée. » Alors, on comprend pourquoi le démon s’acharne à vouloir nous le faire quitter. On a vu cela sous toutes les révolutions. Mais depuis le Concile, c’est pire, c’est une “ Réforme ”. C’est pourquoi notre habit, mes sœurs, est aujourd’hui l’uniforme de la Contre-Réforme catholique. Frère Bruno de Jésus-Marie, 13 octobre 2007

Samedi 17 juillet

Saint Alexis, Bses Carmélites de Compiègne, martyres

La Toussaint, c’était hier, c’était une magnifique fête. Nous avons médité sur nos martyrs chrétiens : Saint Pierre et toute son Église, les carmélites de Compiègne, sous la Révolution, nous ont touchés par leur piété, leur courage, leur charité mutuelle. C’était ainsi que, sous la Terreur, de grands saints et saintes méritaient la grâce de Dieu par la palme des martyrs. Tout cela nous attire à la vertu, à la maîtrise de nous-mêmes, au courage jusqu’à l’exaltation finale si Dieu le demande, de la proclamation de notre amour pour Jésus, jusqu’à la mort. Notre Père, 4 décembre 1999

Dimanche 18 juillet

Saint Camille de Lellis

Le véritable repos est quand on n’est plus tenté de pécher, quand on sait que l’on va commencer sa journée avec Dieu et qu’on la terminera dans l’amour de Dieu, la nuit de même et la journée qui viendra après : ne plus pécher, ne plus errer comme une brebis sans pasteur, dit le psaume 118 ; j’ai trouvé mon pasteur, j’ai trouvé mon bercail, maintenant cette communauté c’est ma famille pour l’éternité ; cette maison, j’ai fait vœu de stabilité, j’y resterai toujours. Nos frères et nos sœurs qui sont ici ont fait vœu de stabilité, ils restent à la Maison Saint-Georges, à la Maison Sainte-Thérèse, c’est fini, ils ne pensent plus à déménager, à revenir en France, à aller ici ou là, à moins que leur supérieur ne leur en donne l’ordre. Ils n’erreront plus, ils ont trouvé leur port, leur refuge. C’est vrai au point de vue spirituel aussi bien que physique. Ils n’erreront plus comme le pauvre cœur humain qui va d’un flirt à l’autre, d’une affection à l’autre, d’une place à l’autre, d’un métier à l’autre, d’une situation à l’autre. Non, tout cela est terminé, ils sont fixés, ils n’en bougeront plus. Notre Père, 6 septembre 1987

Lundi 19 juillet

Saint Vincent de Paul

Les yeux de saint Vincent de Paul, on le voit par ses portraits, s’adoucissent à mesure. M. de Genève bouleversa cela.

« On voyait, répète-t-il, la bonté de Dieu “ sensiblement au travers de la sienne ”. Dès lors, il s’inspira des exemples de son saint ami surtout dans la bonté, la condescendance, l’affabilité, la douceur, la serviabilité : “ Enfin, je me suis proposé de me laisser faire en la manière qu’il me semble que notre bienheureux Père le ferait. ” Il fit front contre son “ humeur sèche et rebutante ” ; il pria “ instamment Dieu de lui donner un esprit doux et bénin ” et “ par la grâce de Notre-Seigneur, dit-il, avec un peu d’attention que j’ai faite à réprimer les bouillons de la nature, j’ai un peu quitté de mon humeur noire ”. Et sa douceur enfin fut telle qu’on la comparait à celle de saint François de Sales. » (ibid.)

Monsieur Vincent va trouver sa voie providentielle. Il est vraiment un fils du cœur de saint François. Notre Père, retraite sur saint François de Sales, 1995

Mardi 20 juillet

Saint Jérôme Émilien, Sainte Marguerite, Saint Elie

La sagesse des sentiments qui ne s’achètent pas et ne se vendent pas est le plus beau des dons du génie familial. C’est en effet en famille que nous apprenons à grandir dans ce climat de sagesse des sentiments. Ils ont leur propre “ grammaire ”, et elle s’apprend au sein de la famille, difficile de l’apprendre autrement. Et c’est précisément par ce langage-là que Dieu se fait comprendre de tous.

L’invitation à ranger ces liens familiaux dans la catégorie des choses “ obéissant à la foi ” ou “ en lien avec le Seigneur ” n’a rien de gênant ; au contraire, elle les protège, les préserve de l’égoïsme, empêche leur détérioration, les met à l’abri pour la vie qui ne meurt pas. Inoculer un style familial dans les relations humaines est une bénédiction pour les peuples, car cela ramène l’espérance sur terre. Frère Bruno de Jésus-Marie, 13 septembre 2015

Mercredi 21 juillet

Saint Laurent de Brindes, Sainte Praxède

Il y a plusieurs paraboles dans l’évangile, où Jésus dit : “ Le Royaume des Cieux est semblable à un homme qui va semer sa semence dans son champ. ” On comprend bien que c’est Notre-Seigneur qui est notre grand Sauveur par la vérité qu’il nous a communiquée et cette vérité est une semence de vie pour nos âmes. Chacun de nous, lisant l’Écriture Sainte, apprend des choses qui sont belles, des vérités qui sont chères à Dieu et nous conduiront au salut. On les garde soigneusement dans son cœur comme la Sainte Vierge conservait les paroles de Dieu dans son Cœur pour son plus grand profit et pour le nôtre. Dieu sème en nous la semence, c’est la vie éternelle. Nous la recevons, nous la faisons grandir et cette semence devient un trésor dans notre cœur. Notre Père, 15 novembre 1998

Jeudi 22 juillet

Sainte Marie-Madeleine

C’est l’amour universel du Christ pour tous ceux pour lesquels Jésus était venu et pour qui il allait donner sa vie, qui avait ainsi conquis le cœur de cette femme et déclenché son regret. Mais c’est aussi la volonté de l’être humain secrètement agi par la grâce qui provoque le mouvement de conversion et c’est la réponse du Christ à cette demande de conversion qui produit en elle l’amour.

Nous garderons cette parole : « Ta foi t’a sauvée ». Elle a commencé une autre vie : Jésus transforme les âmes par son absolution. Puissions-nous être dignes nous-mêmes de nous identifier à cette femme. Si innocents que nous nous croyons, mettons-nous plutôt dans la position très humble et pleine d’amour de cette femme que dans la position du pharisien, afin d’être pardonnés et sachons que de toutes manières Notre-Seigneur nous a beaucoup pardonné de telle sorte que nous soyons invités à beaucoup l’aimer. Notre Père, 22 juillet 1989

Vendredi 23 juillet

Sainte Brigitte, Saint Apollinaire

Quand je considère la multitude des hommes qui vivent sur la terre et que j’examine s’il en est qui pensent à mon martyre et qui y compatissent, hélas ! j’en trouve bien peu ! Souvenez-vous de moi, pensez à mes souffrances et à mes larmes, imitez-moi autant que vous le pouvez et pleurez sur le petit nombre des amis de Dieu. Révélation de la Sainte Vierge à sainte Brigitte

Samedi 24 juillet

Saint Charbel Makhlouf, Sainte Sigolaine, Bses Carmélites de Guadalajara, Sainte Christine

Dieu a voulu, a permis, qu’un certain mal, une certaine ivraie subsiste au milieu de tant de bien, du champ de blé florissant. L’ivraie ne doit pas nous faire gâcher le blé ni nous faire ignorer le blé. Voilà pourquoi, aujourd’hui, jamais nous ne quitterons l’Église à cause de tous les désordres qui y règnent, jamais ! C’est incommensurable !

De la même manière, pour le monastère. Tout ce mal, cette ivraie répandue par l’ennemi, c’est pour éprouver, dans la mesure de leur force et sans accaparer toute leur attention, les bons religieux et religieuses, que trop de confort spirituel amollirait. Il est certain que, de temps en temps, l’irruption d’un désordre, d’une grande contestation est salutaire. Notre Père, Esquisse d’une mystique trinitaire, 1989

Dimanche 25 juillet

Saint Jacques

Le sommet de l’enthousiasme, c’est cette fameuse multiplication des pains : les gens de Capharnaüm l’avaient suivi jusqu’au nord et au nord-est du lac de Tibériade, une région païenne, très désertique. Ils étaient suspendus à ses paroles, c’est vrai, mais aussi parce que, s’enfonçant dans le désert, ils ont cru que Jésus allait donner là-bas le signal de la révolte. Quand on se révoltait contre les Romains, des milliers de gens allaient au désert, puis on criait tout d’un coup : « Vive le Roi ! À bas les Romains ! » et on déclarait la rébellion. C’est ce qui s’est passé après cette multiplication des pains prodigieuse : les gens se sont agités, même les Apôtres. Ils ont commencé à crier : « Vive le Roi ! Vive le Fils de David ! » et à faire une espèce de putsch, comme on dirait maintenant, de soulèvement pour contraindre Jésus dont ils sentaient qu’Il avait l’air d’hésiter, pour le contraindre à prendre la tête de la révolte, puisque c’était lui le Messie, le Roi qui allait lever des armées et, avec la force de Dieu et sa force miraculeuse, chasser les Romains et donner aux Juifs leur revanche sur les païens, la richesse, etc.

Lisez cela dans saint Jean, très attentivement : on voit comment Jésus était très froid en face de cette montée d’enthousiasme populaire et que, voyant les Apôtres s’exciter, Il a de force fait monter les Apôtres dans une barque qui était là et Il les a contraints de repartir de l’autre côté, brutalement. Quand les Apôtres sont partis, Jésus a renvoyé la foule, Il les a dispersés et lui s’est retiré dans la montagne. Notre Père, Exercices de saint Ignace, février 1982

Lundi 26 juillet

Sainte Anne et saint Joachim Sainte Anne

Que nous dit cette fête ? Elle nous parle des joies familiales, de la paix des saintes familles. Quand on pense que Dieu, dans sa bonté, nous a fait une grande autoroute, il n’y a qu’à suivre l’exemple de ses parents, de ses grands-parents, faire ce qui nous a été appris, et de génération en génération, Dieu renouvelle ses grâces. A chaque âge, il y a une joie particulière. J’aime bien quand je vais à Sainte Anne d’Auray visiter le musée où il y a tous les ex-votos de tous les marins qui ont failli périr en mer et ont été sauvés par l’intervention de Sainte Anne. Ils ont vu Sainte Anne. Ces ex-votos sont particulièrement attachants, quand ils représentent Sainte Anne, la Vierge Marie et l’Enfant-Jésus, tout ensemble. Notre Père, 24 juillet 1997

Mardi 27 juillet

Saint Pantaléon, Saint Ours

Vous allez recevoir dans votre chair la Chair et le Sang de Jésus qui ont d’abord été, dit Marie de Saint-Pierre, le lait de la Vierge Marie. Un lait qui s’est changé en sang, destiné a être bu par nous et nous purifier l’âme, nous enivrer de la présence de Dieu en nous. Nous avons donc des liens très étroits avec sainte Anne et la Sainte Vierge, dans la communion. Nous sommes consanguins. Oui, nous recevons le Corps, le Sang de Jésus-Christ, nous sommes de la famille. Considérez sainte Anne comme votre grand-mère ; si vous le faites, la Sainte Vierge sera davantage votre Mère et Jésus sera véritablement votre Époux spirituel, votre tout sur la terre, votre intime. À partir de quoi, vous pourrez avoir une vie très heureuse comme Anne et Joachim. On ne nous demande pas de pleurer tous les jours sur toutes les misères de la terre. Réjouissons-nous, remercions de cette grâce et employons-la à réjouir les autres. Notre Père, 26 juillet 1995

Mercredi 28 juillet

Saint Nazaire et ses compagnons

Il faut savoir trouver dans notre devoir d’état suffisamment de beauté pour louer le Créateur de nous l’avoir donnée et suffisamment de limites à cette beauté pour nous arracher de ces biens terrestres et aspirer aux biens éternels. Voilà comment notre âme, reprenant du ressort dans sa foi, va trouver dans cette vie qui nous est donnée, un trésor. Il y a là un trésor caché, mais qui n’apparaît à certains moments qu’aux yeux de la foi, dont nous n’avons plus du tout le sentiment naturel. Il faut que nous regardions vers le Christ en Croix pour comprendre que lui-même, dans sa vie quotidienne, a su sauver le monde et que nous, dans notre vie quotidienne, nous avons là un trésor de mérites à trouver, un trésor de vertus à gagner. Notre Père, 18 juin 1978

Jeudi 29 juillet

Sainte Marthe, Saint Loup, Saints Félix II, Simplice, Faustin et Béatrice

La fête de sainte Marthe, paradoxalement, nous livre un Évangile tout à la gloire de sainte Marie-Madeleine ! Pauvre Marthe, et pourtant il faut des Marthe.

Sainte Marthe est vraiment la patronne de ceux qui se soumettent volontiers aux exigences et nécessités de leur devoir d’état, de ceux qui vivent dans le monde et qui en assument toutes les charges. La vie la plus parfaite consiste à être d’une part comme Marie-Madeleine tout attentive aux paroles de Jésus et préoccupée uniquement de contemplation, et d’autre part une Marthe qui n’hésite pas pour le service, la charité fraternelle et le service du Christ, à faire la cuisine et tout ce qui est nécessaire pour que la communauté ou la famille vivent bien. Marie-Madeleine est la gagnante. Néanmoins Marthe n’est pas congédiée et elle assume sa tâche, il faut bien que Marthe et Marie se complètent l’une l’autre, et dans votre vie reprenez votre devoir d’état sachant que Marthe est là qui vous protège ; faites-le dans la plus grande amitié avec Marie, c’est-à-dire sans négliger pour autant cette vie contemplative que vous voulez mener avec plus grand soin ayant l’espoir un jour d’être délivrés des autres soucis pour être dans la louange parfaite de Notre-Seigneur ! Notre Père, 29 juillet 1989

Vendredi 30 juillet

Saint Pierre Chrysologue, Saint Abdon et Sennen

Il semble que ce soit l’incrédulité de ces gens qui ait ôté à Notre-Seigneur la puissance de faire des miracles, ou la sagesse de faire des miracles. (...) Enfin si l’homme était bon, comme on nous le dit, si, pour reprendre une parole récente, les hommes étaient bons en leur fond au point que la paix soit possible, avec qui, je vous le demande un peu, les hommes auraient-ils dû faire la paix, mieux qu’avec Jésus-Christ ?

Si vraiment l’homme était bon, Nazareth, pour avoir vu ce spectacle touchant de la Sainte Famille pendant trente ans, aurait dû être dans l’adoration, dans le culte et la dévotion vis-à-vis de Notre-Seigneur. Non, l’homme est mauvais et la preuve, c’est que les habitants de Nazareth, mauvais en leur fond, n’ont pas compris la sainteté de Joseph ni de Marie. Et lorsque Jésus s’est levé comme un prophète, au lieu de témoigner de sa vie et de ses œuvres, ils L’ont combattu, ils ont voulu Le mettre à mort dès le début. Notre Père, Vérités du Credo, 1968

Samedi 31 juillet

Saint Ignace

On peut ne pas aimer les jésuites, vous êtes très libres de ne pas aimer les jésuites. On peut même, pendant une partie de sa vie, comme moi, je l’avoue, ne pas aimer saint Ignace. Un jour, on découvre ce que c’est que la sainteté de ce grand saint et, à ce moment-là, on révise ses jugements. On peut toujours réviser ses jugements. Même, on pourrait ne pas être admiratif pour saint Ignace, il n’empêche que ses retraites nous ont été recommandées par l’Église pendant des siècles, instamment par tous les Papes de ces derniers temps, jusqu’au maelström du Concile, à partir duquel les retraites de saint Ignace ont perdu l’abondance de retraitants qu’elles connaissaient depuis des siècles, c’est bien dommage ! C’est un instrument incomparable, les Papes l’ont dit, de conversion, de sainteté. Notre Père, Exercices de Saint Ignace, août 1977