Méditations quotidiennes

Mardi saint 30 mars

Nous sommes donc, dès maintenant, introduits dans ce mystère qui ne va plus nous lâcher jusqu’au matin de Pâques, jusqu’au matin de la Résurrection : le mystère du Cœur Sacré de Jésus. J’oserai ajouter : le mystère du Cœur Immaculé de Marie, qui, bien qu’elle ait été séparée aux yeux des hommes d’avec lui, ne faisait plus qu’un avec lui dans cette Cène.

Le Cœur de Jésus ! Jésus homme comme nous ! qui a vécu avec les Apôtres, jour et nuit, sans jamais les quitter, les formant peu à peu à l’œuvre pour laquelle il les avait choisis, les exhortant, les réconfortant, peu à peu les transformant, et cependant ils ne sont pas encore prêts, il le sait bien. Il leur enverra plus tard le Saint-Esprit. Mais alors il se sent pris de pitié, de compassion pour eux. Au moment déjà où l’ennemi rôde, au moment où déjà le traître quitte le banquet pour aller comploter la perte de son Maître et toucher son sale argent – Judas part pour retrouver les prêtres et comploter l’arrestation de Jésus –, les Apôtres se sentent tout chose, tout inquiets, alors Jésus les console, leur parle longuement avec beaucoup d’affection, et non seulement cela, il institue la sainte Eucharistie. Notre Père, 3 avril 1980

Mercredi saint 31 mars

Cette semaine, pensons beaucoup à la douleur de Jésus et disons-nous à nous-mêmes : “ C’est pour moi. Même si j’avais été seul au monde, il l’aurait fait. Il l’a fait pour moi ”. Embrassons le crucifix et disons : “ Pour moi. Merci Jésus ! Pour moi. ” Jésus, qui a choisi de passer par cette voie, nous appelle à le suivre sur le même chemin d’humiliation. Lorsque, à certains moments de notre vie, nous ne trouvons aucune voie de sortie de nos difficultés, lorsque nous plongeons dans l’obscurité la plus dense, c’est le moment de notre humiliation et de notre dépouillement total, l’heure où nous expérimentons que nous sommes fragiles et pécheurs. C’est justement alors, à ce moment-là, que nous ne devons pas cacher notre échec, mais nous ouvrir avec confiance à l’espérance en Dieu, comme l’a fait Jésus.

Notre Saint-Père le pape François, 16 avril 2014

Jeudi saint 1er avril

Jésus se donne à chacun de ses Apôtres et il va se donner à chacun d’entre nous ce soir, grâce à l’action du prêtre, action de mémorial de ce qui s’est passé dans ce Jeudi saint. Comme Jésus a dit de refaire les choses, et en même temps qu’il a créé ce sacrement de l’Eucharistie ce soir-là, il a créé le sacrement du Sacerdoce, disant à ses Apôtres de refaire ses gestes, de redire ses paroles. Que peut-on donner de plus ? On peut donner ses biens extérieurs à soi-même, mais on peut donner son être même. Et celui qui veut vraiment donner tout son esprit, toute son âme, tout son cœur, tout son amour, toute son intelligence, toute sa volonté, comment peut-il l’exprimer davantage ? Par des paroles ? Ce n’est pas tellement vrai que de se donner lui-même. Jésus, en donnant son Corps et en donnant son Sang – le sang est le symbole de la vie – nous montre qu’il nous donne tout lui-même. En recevant son Corps et son Sang ce soir, c’est tout lui-même que nous allons recevoir comme les Apôtres l’ont reçu une première fois.

Notre Père, 3 avril 1980

Samedi saint 3 avril 
Veillée pascale

En plein vingtième siècle, notre foi nous dit : sachons comprendre l’épreuve, les épreuves que nous vivons. Quand on me parle d’une guerre nucléaire, je dis que ce ne sera jamais aussi terrible que le déluge qui a enseveli toute l’humanité pécheresse. C’est du même genre ? Eh bien, s’il y a une guerre nucléaire, il y aura aussi une arche et cette arche, je la connais, c’est l’Église. On me dit : mais vous savez, demain, ce sera la révolution ! Il y a des persécutions qui se préparent en comparaison desquelles les persécutions des premiers chrétiens, les persécutions des Juifs par les Grecs autrefois, ne sont rien du tout. Les persécutions vers lesquelles nous marchons sont terribles. Eh bien, ce sera comme les Égyptiens qui persécutaient les Israélites ! Il se lèvera un nouveau Moïse, nous savons bien qui c’est : c’est le Pasteur des pasteurs, c’est le Souverain Pontife. Il se lèvera un autre Christ qui nous guidera à travers la persécution, à travers cet océan, cette mer de sang des martyrs qui nous guidera vers le salut. Ainsi, nous avons réponse à tout.

Alors, je dis que cette fête de Pâques, c’est le modèle, le type de toutes nos épreuves. Les Américains appellent cela un pattern. C’est un modèle général qui donne la solution de toutes sortes de problèmes en toutes sortes de domaines différents. On introduit cela dans la machine et la réponse vient. Nous dirons que notre modèle, c’est le passage de Jésus-Christ à travers la mort vers la vie éternelle. Et le passage, cela se dit : Pâques. Et Pâques, c’est le passage.

Notre Père, 6 avril 1980

Dimanche de Pâques 4 avril

L’Introït de la Messe de Pâques chante la Résurrection du Seigneur et lui donne son sens profond. Avant même d’apparaître aux Apôtres et de donner à Madeleine son joyeux message, le Fils retrouve l’usage de la parole humaine et la plénitude de la vie pour dire à son Père très aimé sa joie et son merci ! Que tout cela est mystérieux ! Que ce mystère baigne dans un climat d’amour insondable, de même teinte et de même chaleur, pourrait-on dire, que nos tendresses terrestres de père et de fils... C’est un père qui retrouve son enfant chéri, c’est aussi Dieu même qui introduit le Seigneur, premier-né d’entre les morts, dans sa Gloire inaccessible. Cette Humanité sainte, marquée encore des stigmates de ses souffrances, c’est son Fils Bien-Aimé en lequel il se retrouve ; il reconnaît avec joie en Jésus transfiguré celui même qu’il engendre et aime de toute éternité comme le miroir de sa Grandeur, l’expression parfaite et manifeste de son être souverainement sage et bon. (à suivre)

Lundi de Pâques 5 avril

Mais voici que Jésus sort du tombeau, victorieux de la mort, encore capable de pardonner et de proposer son amour aux hommes repentis. Que dit-il ? « Je suis ressuscité et de nouveau je suis avec vous, et jusqu’à la consommation des siècles », paroles merveilleuses pour ceux qui avaient douté et déjà désespéraient ! Peut-être le peuple déicide est-il définitivement abandonné et son reniement a-t-il scellé son destin, mais la jeune Église a retrouvé son amour, elle ne saurait être veuve maintenant, car son époux est là, d’une invisible mais attentive et tendre présence. Nul ne pourrait maintenant l’atteindre de ses coups. Il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire, c’est vrai, mais il fallait qu’il entre dans sa gloire pour n’être plus ici ou là, sujet à la limitation des lieux et des temps, prisonnier de sa matière terrestre, et pour être vraiment à son Église dans tous ses membres. « Il vous est bon que je m’en aille », leur disait-il, car cette nouvelle présence est meilleure que ne l’était l’ancienne. Le Corps du Seigneur ressuscité est maintenant un Temple spirituel, immense, qui nous contient tous, sa Parole est une vérité que nul ne peut tenir prisonnière et qui résonne jusqu’aux extrémités de la terre, sa Vie est un Esprit de grâce et d’amour qui nous atteint par les mille canaux des eaux baptismales, sa Chair est un Pain dont les fidèles se rassasient autour de toutes les tables eucharistiques de l’univers. Si le Père céleste connaît son Verbe divin sous l’enveloppe de la chair transfigurée, l’Église connaît maintenant son Époux à travers cette chair transfigurée comme la présence de la divinité même du Fils de Dieu.

Notre Père, Lettre à mes Amis no 13

Mardi 6 avril

Bx Michel Rua

On ne peut pas découvrir les mystères de Dieu, les grands mystères de l’amour de Dieu et du prochain, sans sangloter. De peur ? De joie ? De crainte ? D’espérance ? De bonheur ! Au Ciel, on sanglotera de joie. Ce sont des anges qui apparaissent. C’est une drôle de famille, la famille de Jésus, de la Vierge Marie, de sainte Marie-Madeleine, et puis des hommes et des anges. Les anges ne sont étonnés de rien. Ils sont là pour guider les créatures humaines vers leur salut.

« Ils lui disent : “ Femme, pourquoi pleures-tu ? ” Et elle : “ On a enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où on l’a mis. ” »

Quel cœur ! Quelle âme ! Oui, c’est une pécheresse, les pharisiens la méprisent. Les autres la regardent avec quelque stupeur puisque c’était une pécheresse, et maintenant c’est la bien-aimée du Seigneur ! Mais aucun, parmi ceux qui suivirent Jésus, les saintes Femmes et les Apôtres, n’est jaloux, si ce n’est peut-être Judas, le traître.

Notre Père, 29 avril 2000

Mercredi 7 avril

Saint Jean-Baptiste de la Salle

Leur cœur était brûlant de sa présence, et maintenant il disparaît tout d’un coup ! Mais il reste présent, invisiblement présent. Quand nous voyons qu’ils insistent pour qu’il reste avec eux, nous n’avons qu’à tourner deux pages dans mon Évangile pour tomber sur ce verset de Jésus au moment de l’Ascension, disant à ses Apôtres : « Voici que je reste avec vous en tout temps, jusqu’à la consommation des siècles. » Donc, cette marche de Jésus, nous la savons par la page précédente dans l’Évangile, quand Jésus dit à Marie-Madeleine : « Laisse-moi maintenant partir, parce que je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Cela veut dire : le temps de la béatitude n’est pas venu, le temps de la béatitude viendra plus tard, maintenant, il faut que j’aille ! Notre-Seigneur va monter au ciel, mais en même temps, il dit : « Je resterai avec vous jusqu’à la consommation des siècles. »

On voit donc que cette séance d’Emmaüs est la figure de ce que Jésus va faire ; tout à la fois il sera là, il restera là à ouvrir nos yeux et rendre nos cœurs brûlants par l’interprétation des Écritures inspirées par l’Esprit-Saint, et d’autre part par la Messe.

Notre Père, semaine sainte 1992

Jeudi 8 avril

Sainte Julie Billiart

On n’a jamais vu un homme se redresser vivant avec un corps glorieux qui va disparaître et reparaître. C’est une chose unique et on ne peut pas faire une science unique pour une chose unique (sauf pour le Suaire de Jésus). Là, Jésus explique que le Christ devait souffrir et ressusciter d’entre les morts le troisième jour. C’est un acte liturgique. Tous les prophètes ont annoncé ce troisième jour, il y aura trois jours et c’est la gloire, la paix. Dieu rend aux hommes son Fils premier-né comme leur Sauveur. Jésus met les apôtres en marche pour, avec le secours du Saint-Esprit et de la Sainte Vierge, proclamer à toutes les nations son Évangile. C’est merveilleux, en si peu de lignes, de dire tellement de choses ! Jésus voudrait qu’on comprenne, qu’on ne fasse pas les savants, nous qui sommes ignorants et que, en face de textes comme celui-ci, marqués au coin de la perfection divine, d’une intelligence et d’un cœur divins, que nous n’ayons plus à faire que ce qu’ont fait les apôtres et dire : “ Mon Seigneur et mon Dieu, je crois. 

Notre Père, 6 avril 1999

Vendredi 9 avril

« Il leur dit : Apportez quelques poissons de ceux que vous venez de prendre. » Il leur a dit à la Cène : ce que je fais là, vous le ferez aussi. Faites cela en mémoire de moi. C’est lui qui a fourni la première Eucharistie, c’est lui qui a consacré du pain, du vin à la dernière Cène. Maintenant, les apôtres doivent prendre du pain de chez eux et le consacrer. C’est tellement vrai que, à Rome, quand on célébrera la messe, on prendra de ce Pain consacré et on le portera dans les autres églises, afin qu’il y ait la part de l’Hostie de l’évêque, en signe d’unité, mêlée aux hosties consacrées dans chacune des paroisses. Là, Jésus veut qu’il y ait du poisson péché par eux, mêlé à celui qu’il a préparé. Il y en a 153. C’est un chiffre symbolique très figuratif, c’est 160-7. Saint Augustin se délectait de ces calculs, mais cela veut dire l’universalité.

Notre Père, 14 avril 1996

Samedi 10 avril

Mission universelle de salut, c’est clair, c’est bien, c’est juste. Le Fils est venu, les mains remplies de trésors divins, de toute la plénitude de sa Divinité, il a offert son admirable Sacrifice pour se mériter son Épouse et se la rendre méritante ; et maintenant, par ses Apôtres, il lui offre son Amour. Elle n’a qu’un “ fiat ” à prononcer, elle n’a qu’à dire oui. Donc, il n’y a pas une seule créature qui soit exclue de cette invitation, de cette avance que lui fait le Christ et, en même temps, pour qu’elle puisse le faire, de la même manière, il ne propose pas son salut sans que son Souffle en même temps, sans que son Avocat n’éveille délicatement son cœur pour lui donner le courage, le goût, l’attrait d’une réponse positive.

Et donc, pour ses épousailles, Notre-Seigneur Jésus-Christ se manifeste l’Époux et le Roi de tous, en droit divin, mais il n’y a plus qu’à dire oui pour entrer dans son salut. Voilà pourquoi Jésus insiste en disant : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, et celui qui ne croira pas sera condamné. »

Notre Père, Théologie totale 1986

Dimanche 11 avril

Saint Stanislas, Saint Léon Ier

Jésus est ressuscité ! Nous en avons comme une preuve supplémentaire du fait que Thomas n’a pas voulu croire et qu’il n’a finalement cru que vaincu par les arguments, par ses propres sensations, il a mis les doigts dans les trous des mains de Jésus, la main dans la plaie de son côté, il faut le faire ! Après quoi, il s’est écroulé en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Des gens se demandent : dès que Jésus a parlé il a été confondu. Il a dit : « Seigneur, Seigneur, ça suffit, ça suffit ! » Il s’est prosterné : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Pas du tout ! Le Seigneur lui a pris la main : « Allez, mets ton doigt dans le trou de mes mains, allez ! Allons, donne ta main, allez, enfonce ! » Enfoncer sa main dans le côté vivant de quelqu’un, ça doit être impressionnant ! Il a mis la main dans la plaie du côté de Jésus, là ; Jésus l’a bien tenu, en le regardant : « Hein, maintenant tu crois ? » Alors il s’est effondré : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Ça, c’est l’affirmation capitale de l’Évangile : Jésus est Seigneur, c’est-à-dire qu’Il est Roi de la création, Roi des hommes, Roi des juifs et Roi des païens et Il est Dieu : « Mon Seigneur et mon Dieu. »

Notre Père, semaine Sainte 1983, Jésus dans sa Passion

Lundi 12 avril

Apparition de Jésus Ressuscité à sa très Sainte Mère

« Mon Jésus est heureux au Ciel, cela suffit à mon bonheur », répondait le Père de Foucauld à qui l’interrogeait sur sa solitude. Quand j’aime quelqu’un, ce quelqu’un est dans le bonheur et cela me rend heureux. Nous pouvons faire nos oraisons un peu semblables. Puisque Jésus a vécu tous ces drames et que Jésus s’est montré à sa sainte Mère ressuscité, la joie s’est emparée d’elle et ne l’a plus jamais quittée, elle est toujours sienne.

Puisque nous sommes enfants de Marie, nous pouvons nous réjouir de sa joie. Puisqu’elle est heureuse, peu importe que je sois malheureux, malade, inquiet, désolé, tenté, puisque elle, ma Mère, est heureuse au Ciel, je ne serai jamais malheureux pour toujours, c’est un mauvais passage, et dès ce moment là, nous aurons commencé à nous réjouir d’être ses fils et nous partagerons son bonheur.

Notre Père, 5 mai 1996

Mardi 13 avril

Saint Martin Ier, Saint Herménégilde

On dit toujours que l’Esprit souffle où il veut, mais on sait où il veut souffler, depuis deux mille ans de vie de l’Église !

Par la médiation du Cœur Immaculé de Marie, il attire les chrétiens fidèles en se donnant à eux, les rassemblant dans son unité – c’est pour ça que nous formons une communauté unique dans l’Église, parce que c’est une Personne unique qui nous dicte ses inspirations – comme d’un même souffle vital créant. Il nous souffle, comme Jésus a soufflé sur ses disciples pour leur donner cet Esprit, l’Esprit de l’Église. On respire tous le même Esprit, parce que c’est le Saint-Esprit, la troisième Personne de la Sainte Trinité.

D’un même souffle vital, créant de tant d’éléments dispersés cette union organique du Corps mystique de l’Église, un seul corps auquel l’Esprit-Saint donne un seul Esprit.

Donc, une et unique est l’Église, hiérarchique par la bouche de ses autorités, des évêques, des prêtres, et fraternelle : nous sommes comme une famille, une fratrie, sans collectivisme totalitaire. Cela s’y oppose absolument, tout autant qu’à l’individualisme anarchique. Nous avons une pensée commune, nous avons les mêmes convictions, par la vertu de cette âme divine, simple, simplifiante, unifiante et parfaite, qui lui est donnée par le Christ et son Esprit-Saint, par la médiation très suave et entraînante du Cœur Immaculé de Marie.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 18 août 2020, commentaire du Point no 14

Mercredi 14 avril

Saint Bénézet (Vivarais), Saint Justin

« Le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. ” » (Jn 3, 10-19)

Ce texte sacré nous indique la cause de notre espérance : « C’est ainsi que le Fils de l’homme doit être élevé afin que tout homme qui croit ait, par lui, la vie éternelle. » Si les Israélites, blessés à mort reprenaient vie en regardant le serpent d’airain, fixé à l’étendard par Moïse, à combien plus forte raison, si, avec foi et confiance, nous savons lever les yeux vers le Christ, élevé sur le bois de sa croix ; si nous savons unir à la sienne notre croix de chaque jour, nos travaux, nos fatigues, nos contrariétés, nos douleurs et nos angoisses, ainsi qu’un vif repentir de nos péchés et une ferme résolution de ne plus les commettre, alors, la promesse du Christ sera la récompense notre confiance : « Tout homme qui croit en Lui aura la vie éternelle. »

Sœur Lucie, Apelos, appel à l’Espérance

Jeudi 15 avril

Saint Paterne

Jésus témoigne du Ciel quand il vient ; mais son témoignage pourtant nul ne l’accueille ; qui accueille son témoignage certifie que Dieu est vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu car il donne l’Esprit sans mesure. Quelle révélation sur Jésus ! Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle. Qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu tomber sur lui. C’est le seul discours qu’on ait de Jean-Baptiste. Puis, il fut mis en prison et il reprocha à Hérode sa mauvaise conduite. Alors Hérodiade s’est vengée, pour faire disparaître ce gêneur. Quelle vie ! quelle droiture d’âme, quelle limpidité d’âme, de force ! un grand saint, c’est un très grand saint. Nous allons demander à saint Jean-Baptiste d’entendre la voix de l’Époux qui est la voix de Jésus et d’être heureux du travail que la voix de Jésus fait dans nos âmes.

Notre Père, 29 août 1990

Vendredi 16 avril

Saint Benoît-Joseph Labre

Le lundi 15 avril 2019, veille de la fête de saint Benoît-Joseph Labre, la nouvelle de l’incendie de la cathédrale de Paris nous rappelle ce qu’annonçait ce saint quelque temps avant sa mort : c’était surtout au sujet de la France qu’il était inquiet. Souvent, rapporte l’abbé Marconi, « il m’a dit qu’il voyait le feu parcourir d’un lieu à un autre les divers endroits où il avait logé durant ses voyages en France. “ Je vois le monde tout en feu, disait-il, des désordres considérables, de grands carnages et des massacres. La religion et les personnes consacrées à Dieu sont surtout en butte à la fureur des méchants. ” D’autres fois, il voyait le Saint-Sacrement comme couvert d’immondices ; les larmes lui coulaient des yeux à cette pensée. Il me répéta cette confidence dans sa dernière confession, ajoutant que la pénitence seule pouvait désarmer la colère de Dieu. »

Cette prophétie date de 1783. Dix ans plus tard, la fureur des révolutionnaires ravageait la France, comme un feu dévorant... Par ses prières et ses pénitences, Benoît-Joseph avait été de ces âmes victimes qui s’offrent à Dieu pour le salut du peuple. “ Le pèlerin français ” mourut à Rome, le Mercredi saint 16 avril 1783. À l’heure précise où il expirait, les cloches de la Ville éternelle s’ébranlèrent, donnant le signal de la triple récitation du Salve Regina, prescrite par le Pape pour écarter les fléaux de l’Église !

Il est ressuscité no 199, juin 2019

Samedi 17 avril

Sainte Katéri Tekakwitha, Dies natalis de Lucie-Christine, Notre-Dame de Fourvière, Saint Anicet

Oui, je dois m’abandonner à la Sainte Vierge. C’est cela, ne pas vouloir lui imposer mes caprices. Je dois apprendre à aimer ce qu’Elle veut comme Elle veut.

Sœur Katéri, Noël 2019

Dimanche 18 avril

3e dimanche de Pâques, Fête du Bon Pasteur

Il faut que nous suivions le Christ à cause de l’amour, jusqu’à la Croix. C’est évident que, même si au début, nous étions comme le peuple de Galilée et de Judée, le fait que nous ayons rencontré le Christ nous a unis les uns aux autres. On est fort quand on est uni par l’amour, on est fort quand on est membre d’une communauté, quand cette communauté est unie par l’amour du Christ qu’est le Saint-Esprit. Cette communauté est capable de nous transformer, il est vrai, ne l’oublions pas, ne soyons pas luthériens, il est vrai que nous devons, à force d’amour, nous transformer nous-mêmes, être transformés par l’amour du Christ et aller de vertu en vertu jusqu’à donner notre vie les uns pour les autres. C’est bien notre but. Notre but, ce n’est pas d’être des médiocres aimés par le Christ et l’aimant quand même, mais c’est de devenir des saints à sa suite, à la suite de notre Bon Pasteur et de notre bonne Pastourelle, de Jésus et de Marie.

Notre Père, semaine sainte 1988, qui a tué le Seigneur ?

Lundi 19 avril

Jésus avait nourri cinq mille hommes, – sans compter les femmes et les enfants – avec cinq pains et deux poissons ! C’était un miracle tellement extraordinaire que les foules voulaient le faire Roi, pour avoir du pain et du poisson gratuitement tous les jours !

Mais Jésus, qui veut bien être Roi, qui l’EST, d’ailleurs ! de naissance, ne veut pas régner pour nous donner du pain ici-bas, mais pour nous donner « la nourriture qui demeure en vie éternelle ». Jésus dit donc aux foules venues le chercher pour le faire Roi : « Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, car c’est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. »

Mais lorsque Jésus en vint à leur dire qu’Il était lui-même cette nourriture qu’Il voulait leur donner : « JE SUIS LE PAIN DESCENDU DU CIEL », les juifs se mirent à murmurer : « Celui-là n’est-il pas Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ? Comment peut-il dire maintenant : “ Je suis descendu du Ciel ” ? ».

Frère Bruno de Jésus-Marie, 2 juin 2002

Mardi 20 avril

C’est la force de cet amour [brûlant au Cœur Immaculé de Marie], qui a attiré, une fois encore, le regard de Dieu sur nous [enfants de Marie], pour nous entraîner et nous amener à lui. Boire à cette fontaine d’eau cristalline, à cette source de vie, de grâce, de force et de lumière [qu’est le Cœur Immaculé de Marie], qui jaillit du Ciel sur la terre, en nous invitant à boire de cette eau et à manger de ce pain [sorti de son sein virginal], pour que nous n’ayons plus soif ni faim. “ Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; qui mangera de ce pain n’aura plus jamais faim. 

« Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie... ce pain, descendu du Ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Je suis le pain vivant, qui est descendu du Ciel [dans le sein de la Vierge Marie]. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donné pour que le monde ait la vie. » (Jn 6, 47-51)

Frère Bruno de Jésus-Marie, 2 septembre 2006

Mercredi 21 avril

Fête du patronage de saint Joseph, Saint Anselme

Jésus a vu Joseph administrer ses biens, pendant trente ans, avec une fidélité, une prudence sans exemple ; il ne lui reste plus, pour accomplir sa promesse, qu’à l’établir dans la possession éternelle des trésors qu’il a gagnés par le mystère de la rédemption. Puisque les trésors acquis par Jésus sur la Croix ne sont autres que Jésus lui-même et sa Mère, Jésus donnera à Joseph une puissance d’intercession sans borne. Il se rendra, et Marie avec lui, tributaire de Joseph ; le Fils et sa Mère lui accorderont tout ce qu’il leur demandera. Au Ciel, où Lucie, François et Jacinthe ont vu Joseph en compagnie de Jésus et Marie au comble de la gloire, le 13 octobre 1917, il possède le cœur de l’un et de l’autre, et Jésus et Marie non moins humbles au Ciel que sur la terre, s’empressent d’accueillir toutes ses prières, heureux de lui témoigner leur gratitude et leur amour.

Sur qui saint Joseph exercera-t-il sa puissance tutélaire ? D’abord, certainement, sur ceux qui ont pour lui une dévotion particulière et qui le prient avec plus de ferveur. La prière établit entre les saints du Ciel et les fidèles de la terre, des relations qui font leur joie mutuelle.

Mais la puissance de Joseph est trop grande pour s’arrêter à quelques âmes privilégiées ; c’est à l’Église entière qu’elle se fera sentir. Joseph est le protecteur de toute l’Église dont Marie est la personnification.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 8 août 2010

Jeudi 22 avril

Saints Sother et Caïus

« Nul ne peut venir à moi, si le Père ne l’attire. »

Notre-Seigneur dit cela pour expliquer la désaffection des gens qui se détournent de lui au moment où il leur dit qu’il est le Pain descendu du Ciel. Pourtant, Jésus disait ces choses après avoir nourri cinq mille hommes avec cinq pains d’orge et deux poissons. Il avait donc un certain titre à être écouté ! Eh bien ! dès le lendemain, les gens le quittent. Quelle étourderie ! Quelle inconstance ! Quelle incrédulité ! Dieu a créé ces réalités charnelles, les goûts du corps, les appétits du corps, pour nous faire comprendre les réalités spirituelles qu’Il méditait de créer. Ce corps est heureux de manger, de satisfaire sa faim. Il en va de même de l’âme : elle a besoin d’un Pain spirituel. Je suis ce pain spirituel descendu du Ciel pour nourrir vos âmes, dit Jésus. Non seulement par ma parole, mon enseignement, mais encore par “ ma chair ” que je vous donnerai à manger. Mais pour goûter ce Pain-là, il faut en avoir envie ; eh bien ! c’est Dieu qui donne l’appétit, qui attire, qui donne d’en avoir envie. Voilà pourquoi Jésus dit : Nul ne peut venir à moi si le Père ne l’attire.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 1er juin 2002

Vendredi 23 avril

Saint Georges

Dès l’entrée de notre Père dans sa “ vie publique ”, à la sortie du séminaire, la bataille s’engage et ne cessera plus, avec cet objectif inscrit sur la devise de saint Pie X qu’il fait sienne : « Tout restaurer dans le Christ », au moment où la révolution de 1944 instaure tout sur les droits de l’Homme dans la société civile, en attendant la proclamation du culte de l’Homme par le pape Paul VI dans la basilique Saint-Pierre, le 7 décembre 1965, pour la clôture du concile Vatican II.

C’est véritablement le combat de saint Georges contre le Dragon qui se cache derrière “ l’Homme ”. Ce combat singulier connaîtra un paroxysme dans sa cellule du monastère de Hauterive où Mgr Daucourt l’avait exilé et où, sans quitter un instant la présence de Dieu le Père, de Dieu le Fils, de l’Esprit-Saint qui embrase le Cœur Immaculé de Marie, il soutiendra sa polémique victorieuse contre les absurdités et les blasphèmes dont les ACTES du Concile sont remplis, les consumant au feu de sa critique à laquelle personne n’a pu apporter le moindre commencement de réfutation :

« L’esprit de Satan se manifestait dans chacun de ces chapitres, que j’avais dénoncés sur le moment, mais comme un jeune prêtre n’osant donner toute leur force à ses propres raisonnements. Cette fois, il n’était pas possible de ne pas livrer une bataille sanglante contre cette invasion de Satan en plein Concile et qui continue depuis trente ans. »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 1er juillet 2012

Samedi 24 avril

Saint Fidèle de Sigmaringen

Tous, vous voyez Satan à l’œuvre, dans toutes ces successions d’épreuves, mais ce qui est très remarquable, c’est que vous ne vous préoccupez pas de savoir si Satan est ici ou s’il est là ; vous avez la certitude que la Bse Vierge Marie écrasera la tête du démon. Où est le mal ? Là aussi, il suffira de son pied virginal pour l’écraser. Et à la fin, de toute manière, c’est Elle qui aura la victoire et donc, nous sommes heureux.

Vous me dites tous : à qui irions-nous ? mais il y aurait peut-être quelque chose de douteux, de dangereux dans ce : à qui irions-nous ? Mais la parole de l’Évangile, la parole de saint Pierre, vous la dites toute entière : à qui irions-nous, Seigneur, vous avez les paroles de la vie éternelle ; à qui irions-nous ? Vous ne voulez pas dire que je suis votre sauveur, mais vous voulez dire que, à la CRC, à la Ligue, à la Phalange, en cette communauté, vous avez trouvé le chemin du Christ ; vous avez trouvé la doctrine du Christ, les sacrements du Christ, la spiritualité, la vie mystique du Christ et c’est cela que vous ne voulez pas perdre, parce que vous ne le trouverez pas ailleurs.

Notre Père, 1er octobre 1989

Dimanche 25 avril

4e dimanche de Pâques, du Bon Pasteur, Saint Marc

Tous les bons catholiques qui se sont laissés tromper par les mauvais pasteurs, aujourd’hui, sont des athées. Saint Pie X se mettait en colère contre ces gens. Pie XII, voyant la vérité de ces prophéties, le canonise pour nous montrer que c’est lui, le Bon Pasteur. Quand vous aurez des Papes qui vous diront le contraire de saint Pie X, qu’ils mépriseront, ne nommeront jamais, le haïront (des Papes qui haïront un saint), vous saurez que ce sont de faux bergers. Peut-être que cela remuera les masses ? Les mercenaires sont des gens qui travaillent pour l’argent, le Christ était un homme réaliste. On connaît les gens à leurs fruits, disait-il, et quand les gens rêvent d’argent, ils ne sont pas disciples du Christ, ils sont des mercenaires. Vous les connaîtrez à leurs fruits. (...) Viendront des temps où chaque prêtre, chaque Pape, travaillera pour sa gloire, pour qu’on parle de lui à la télévision. On fera des trucs extraordinaires pour lui, lui, lui ! Il ira à Fatima. Pourquoi ? Parce que, à Fatima, il y aura trois millions de personnes pour l’écouter, il aura un auditoire. Que Dieu nous donne un Pape fidèle selon le mérite, la doctrine, le courage, la vertu de Pie X et nous serons sauvés avec lui. Notre-Dame de Fatima, priez pour nous !

Notre Père, 4 septembre 1994

Lundi 26 avril

Saints Clet et Marcellin

Jésus se présente et il peut dire : « Avant moi, personne ! Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands. Les brebis ne les ont pas écoutés. »

Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera, et sortira, et il trouvera des pâturages.

C’est l’Église que Jésus veut, est en train de fonder. Il sait d’ailleurs que, jusqu’à sa mort et l’envoi du Saint-Esprit, il parlera à des gens qui n’auront pas la force de l’entendre, pas de lumières pour l’entendre, mais tout cela sera réveillé par l’Esprit-Saint au jour de la Pentecôte, aujourd’hui, et tout cela prendra forme.

C’est encore plus sensationnel de penser que c’est après sa mort que l’Église a pris son départ. C’est une preuve de la divinité du Saint-Esprit, cette troisième Personne que Jésus leur a promise : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je vous enverra un autre Avocat, je vous enverrai quelqu’un. » C’est le Saint-Esprit. En plus, il ajoutait : « Moi aussi, je reviendrai. » Saint Augustin a une très belle explication sur ce point : le Saint-Esprit ne remplace pas Jésus. Jésus l’envoie pour leur force intime, mais Jésus reviendra par ses Apôtres et par le sacrement de l’Eucharistie, pour conduire cette institution selon ses projets et la chose se fera, après lui.

Notre Père, les paraboles, 1993

Mardi 27 avril

Saint Pierre Canisius

Saint Pierre Canisius a beaucoup loué la Vierge pour réparer toutes les injures, les blasphèmes prononcés contre elle par les protestants. C’était un homme suprêmement intelligent ; ce qu’il a dit est d’une grande simplicité, mais d’une grande profondeur.

Marie est tenue, non seulement pour Mère de Dieu, mais encore exactement et véritablement pour Reine et Souveraine. Amie et Épouse du Roi des Cieux.

Cela touche beaucoup nos cœurs. Amica et sponsa.

On représente toujours la Sainte Vierge avec un petit Jésus dans les bras, c’est très touchant, c’est vraiment la personnification de la Mère aimable, admirable et de son bébé. Mais l’enfant est devenu grand, l’enfant a pris de l’âge et ensuite, il nous est dit que la Vierge est comme l’épouse et l’amie de son Fils. C’est très, très mystérieux, cela nous ouvre des perspectives sur l’intimité et 1’amour mutuel de Jésus, homme adulte et de la Vierge Marie. J’allais dire que sa Mère est devenue son Épouse et son Amie. Il a grandi, il y avait comme une égalité entre eux. Elle est tellement liée à Jésus que tout ce qu’on lui demandera, Jésus nous le donnera par la Vierge.

Ah ! comme saint Pierre Canisius parle à la Vierge avec délicatesse ! Comme on n’est pas capable de faire pareil, on n’a qu’à le lire et le répéter pour nous. La Sainte Vierge transmet à son Fils nos demandes.

Notre Père, 1er juin 1991

Mercredi 28 avril

St Pierre Chanel, St Louis-Marie Grignion de Montfort, Saint Paul de la Croix

Un autre passage de Grignion de Montfort annonce la conversion des schismatiques, des hérétiques, des juifs, des musulmans. Cela ne se fera pas par l’œcuménisme, cela ne se fera pas à la bonne franquette par le dialogue et la conciliation, cela se fera par des apôtres à l’âme de feu, qui seront pleins du Cœur de Marie, qui auront pleine confiance dans sa puissance, et sa puissance se manifestera. À ce moment-là, le monde se convertira. C’est inscrit, c’est dans le Traité de la vraie dévotion. Il y a deux cents ans que c’est annoncé. La Vierge Marie est venue, elle a fait tourner le soleil, précisément pour montrer qu’elle était toujours là, que c’était toujours vrai, pour éclairer la prophétie de ce géant et pour nous dire : « Courage, mes enfants, je suis toujours là et demain, le règne du Christ adviendra par le règne de mon Cœur immaculé ! »

« La Très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous sommes dans les derniers temps du monde », disait Lucie à un indiscret qui la questionnait, « mais elle me l’a fait voir. »

Notre Père, 27 juin 1982

Jeudi 29 avril

Sainte Catherine de Sienne, Saint Pierre de Vérone, Saint Aule (Vivarais)

Vous savez que Jésus, quelque part dans l’Évangile, attire à Lui. “ Venez à moi, vous qui êtes fatigués, lassés, désorientés,... parce que mon joug est suave et mon fardeau léger. ” Bellarmin, très heureusement, applique cette parole à saint Jean. Saint Jean a reçu du Christ mourant sur la Croix le poids sur ses épaules et sur son cœur d’un certain fardeau, d’un certain joug, ce fardeau était bien doux, ce joug était bien suave.

« Qui donc ne partagerait pas très volontiers la demeure de cette Mère. »

Saint Jean, en effet, fut chargé des soins de Marie. À Marie, Jésus dit simplement : “ Femme, voici votre fils. ” Et à Saint Jean : “ Fils, voici ta Mère. ” Quelle union indicible ! Quelle union de tendresse ! Bellarmin fait une légère ironie : pensez-vous que cela a été un fardeau écrasant pour Saint Jean de recevoir chez lui, à perpétuité, la Sainte Vierge ? La consoler dans ses larmes, dans sa détresse ? Être avec Elle dans le malheur, le malheur absolu, la mort de Jésus ? Quel honneur pour Saint Jean de remplacer Jésus ! Impossible de le remplacer ! Il fera de son mieux. Pour Saint Jean, une nouvelle vie commence.

Notre Père, 22 août 1998

Vendredi 30 avril

St Joseph-Benoît Cottolengo, St Pie V, Ste Catherine de Sienne, Notre-Dame d’Afrique, Bse Marie de l’Incarnation

Un signe avant-coureur de la conversion des musulmans qu’il nous faut obtenir du Cœur Immaculé de Marie par nos prières et nos sacrifices est l’enthousiasme que provoqua la “ Vierge pèlerine ” de Fatima dans le monde musulman au début des années cinquante : « Dès les premiers pas de la Route mondiale en Afrique, en 1948, elle exerça une sorte de fascination sur les musulmans. Du Maroc espagnol au Caire, la blanche statue fut l’objet de toutes sortes d’hommages de leur part. Les chorales musulmanes demandaient la faveur de suivre les processions ; des imans enseignèrent des cantiques aux chrétiens des villages sans missionnaires ; dans telle ville, presque entièrement musulmane, toute la population assistait aux cérémonies ; devant les mosquées pavoisées et illuminées, des arcs de triomphe étaient dressés. » (chanoine Barthas, Fatima et les destins du monde, Fatima-éditions, p. 61-64)

« Dans les fêtes magnifiques qui marquèrent le passage de la route mondiale à travers l’Afrique du Sud, la Rhodésie, le Kenya, le Tanganyika, l’Ouganda, etc., les musulmans furent plus nombreux et parfois plus fervents dans leurs acclamations que les catholiques. »

Frère Bruno de Jésus-Marie, 15 août 2017