Méditations quotidiennes

Vendredi 29 avril

Sainte Catherine de Sienne, Saint Pierre de Vérone, Saint Aule (Vivarais)

Ce joug que Notre-Seigneur voulait que nous prenions sur nos épaules et dont il disait : « Mon joug est doux et mon fardeau léger. » Qu’est-ce que le joug du Christ ? Combien demande-t-il peu d’efforts pour nous payer pour récompense la vie éternelle ? Non, les hommes s’amusent à le mépriser et à le rejeter, à la télévision, dans les spectacles. Encore aujourd’hui, une caricature infâme contre Jésus-Christ. Voilà ce qu’ils font, voilà ce qu’ils disent, et leur projet est d’éteindre la religion dans les âmes, afin que rien n’en subsiste. Que dit Dieu ? Que pense Dieu de tout cela ? Nous sommes effrayés en face de cette ruée du laïcisme, de la franc-maçonnerie triomphante. Comment notre Église de France va-t-elle subsister ? Réponse de Dieu :

Celui qui siège dans les cieux en rit,
Yahweh n’a pour eux que moquerie.
Il rit, Dieu se moque d’eux, oui !
Quelle folie que l’orgueil des hommes !

Notre Père, 20 décembre 1992

Samedi 30 avril

Notre-Dame de Fourvière, Saint Joseph-Benoît Cottolengo, Notre-Dame d’Afrique,  Ste Catherine de Sienne, St Pie V, Bse Marie de l’Incarnation

Mgr Pavy, successeur de Mgr Dupuch, avait été prêtre du diocèse de Lyon : « Oh ! que je serais heureux, écrivait-il, de pouvoir transporter sur la terre d’Afrique une part de la dévotion de l’antique et vénérable pèlerinage de Notre-Dame de Fourvière ! Cette idée me fait tressaillir d’émotion, et mes yeux se mouillent d’affectueuses larmes. Quelque chose me dit, au fond de l’âme, que ce n’est pas seulement un rêve. »

De fait, une sainte personne de la paroisse Saint-Bonaventure de Lyon, qui avait suivi l’évêque en terre d’Afrique pour le servir, du nom d’Agarithe Berger, aimait à se retirer dans un endroit planté d’oliviers, près d’Alger, appelé “ LE RAVIN ”. Un jour, elle plaça une statuette de la Vierge dans le creux d’un vieux tronc. C’est ainsi que naquirent les premiers pèlerinages. Des femmes de marins se mirent à prier, elles aussi, en cet endroit, de plus en plus nombreuses, et y obtinrent des grâces.

Mgr Pavy fit construire sur un rocher une grotte en rocailles entremêlées de coquillages ramassés sur une plage et, un jour de fête de la Sainte Vierge, y fit porter une statue plus grande, qu’il vint bénir lui-même avec son clergé.

Frère Bruno de Jésus-Marie, 30 mars 2008

Les bouquets spirituels de ce mois de mai sont tirés des écrits de sœur Lucie.

Dimanche 1er mai

Saint Joseph artisan, Fête du Bon Pasteur

« S’il convient d’insister pour obtenir la consécration de la Russie ? (...) Je ne sais pas. Il me semble que si le Saint-Père la faisait maintenant, Notre-Seigneur l’accepterait et accomplirait sa promesse ; et sans aucun doute il ferait ainsi plaisir à Notre-Seigneur et au Cœur Immaculé de Marie. D’une manière intime, j’ai parlé à Notre-Seigneur de ce sujet, et il y a peu de temps, je lui demandais pourquoi il ne convertirait pas la Russie sans que sa Sainteté fasse cette consécration : “ Parce que, dit Notre-Seigneur, je veux que toute mon Église reconnaisse cette consécration comme un triomphe du Cœur Immaculé de Marie, afin d’étendre ensuite son culte et placer, à côté de la dévotion à mon divin Cœur, la dévotion à ce Cœur Immaculé.

– Mais, mon Dieu, dis-je, le Saint-Père ne me croira pas, si vous ne le mouvez vous-même par une inspiration spéciale. ” Le Saint-Père ! Priez beaucoup pour le Saint-Père. Il la fera, mais ce sera tard. Cependant le Cœur Immaculé de Marie sauvera la Russie, elle lui est confiée. ” »

Lettre au Père Gonçalves, 5 juin 1936

Lundi 2 mai

Saint Athanase

« Quant aux persécutions et aux contrariétés dont vous me parlez et qui surgissent de cette œuvre et de vous-même, n’en soyez pas accablée. C’est le signe le plus évident que l’œuvre est de Dieu et qu’elle lui rend gloire. S’il n’en était pas ainsi, le démon ne la combattrait pas tant. Au lieu de vous décourager, cela doit au contraire nous donner force et courage pour lutter jusqu’à vaincre.

« Lorsque notre ennemi réussit à faire que cette guerre nous vienne de la part des bons, de ceux précisément dont il semble que nous étions en droit d’attendre appui et même reconnaissance, elle nous est plus sensible, elle meurtrit davantage notre cœur, aussi avons-nous plus de peine à la supporter. Mais le mérite de notre vertu est alors plus grand et la grâce de Dieu plus abondante. C’est pourquoi, redoublez de courage et de confiance en la protection du Très-Haut ! Le Ciel, lui, ne nous abandonne jamais ! (...)

« Dieu habite dans notre âme par sa grâce. Demandons-Lui de la remplir de lumière, de force et d’amour, afin que pour Lui et avec Lui nous gravissions la montée du Calvaire, chargées de notre croix, et qu’avec elle nous parvenions à apaiser les tempêtes de la mer qui nous entoure pour aller rapidement jouir de la tranquillité que nous désirons. »

Lettre à une dame éprouvée, 20 septembre 1948

Mardi 3 mai

Sts Philippe et Jacques, Invention de la Ste Croix

« Je me souviens toujours de la grande promesse qui me remplit de joie : “ Je ne te laisserai jamais seule. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira à Dieu. 

« Je crois que cette promesse n’est pas pour moi seule, mais pour toutes les âmes qui veulent se réfugier dans le Cœur de leur Mère du Ciel et se laisser conduire par les chemins tracés par elle... Il me semble que telles sont aussi les intentions du Cœur Immaculé de Marie : Faire briller devant les âmes encore ce rayon de lumière, leur montrer encore ce port de salut, toujours prêt à accueillir tous les naufragés de ce monde...

« Quant à moi, tout en savourant les fruits délicieux de ce beau jardin, je m’efforce d’en faciliter l’accès aux âmes, pour qu’elles y rassasient leur faim et leur soif de grâce, de réconfort et de secours. »

Lettre à mère Cunha Matos, 14 avril 1945

Mercredi 4 mai

Patronage de saint Joseph, Saint Andéol (Vivarais), Saint Suaire, Sainte Monique

Quand la souffrance et l’angoisse nous accablent, souvenons-nous de Jésus-Christ au jardin des Oliviers et, comme Lui, disons à Dieu : “ S’il est possible, Seigneur, éloignez de moi ce calice ; mais, si vous voulez que je le boive, que votre volonté soit faite et non la mienne. ” Lors même que notre affliction est grande, pensons que celle de Jésus a été plus grande encore, puisque son visage s’est couvert de grosses gouttes de sang, qui tombèrent jusqu’à terre.

Oh ! comme j’aurais voulu être à ce moment-là auprès du Seigneur, pour essuyer sa Face avec un linge fin. Et conserver la relique du Sang de mon Dieu ! Mais, ce que je n’ai pas fait alors, je veux le faire aujourd’hui, parce que tous les jours le Sang de la Rédemption coule de son visage meurtri, de ses mains et de ses pieds transpercés, de son Cœur ouvert, et ce Sang est présent dans l’Hostie et le Vin consacrés sur l’autel du sacrifice ; et j’ai le bonheur de me nourrir de ce Corps et de ce Sang. Ave Maria !

Apelos, contemplation des mystères douloureux

Jeudi 5 mai

Saint Pie V

À la troisième dizaine du Rosaire, nous commémorons la naissance de Jésus-Christ, le Dieu fait homme. C’est le chef-d’œuvre de l’amour ! Dieu descend du Ciel sur la terre pour sauver ses pauvres créatures. Plus tard, dans la synagogue de Capharnaüm, il dira : « Je suis le pain vivant, descendu du ciel. » (Jn 6, 51) Oui, il est venu du Ciel, il s’est fait homme, embrassant l’humble condition de la créature ! Lui qui est Dieu éternel comme le Père, égal au Père en puissance, sagesse et amour ! Il naît en tant qu’homme, mais il est éternel en tant que Dieu ! Mystère que l’apôtre saint Jean nous décrit ainsi : « Au commencement, déjà existait le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu (...) Et le Verbe s’est fait homme et il a demeuré parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jn 1, 1.14)

Il est venu dans le monde en se faisant homme et il s’est manifesté comme Lumière. Lumière qui brille dans les ténèbres : il est présent parmi nous, au­jour­d’hui comme alors, mais il nous a voilé son humanité ; il est présent par sa parole et par ses œuvres, par l’Eucharistie et par les sacrements, par l’Église et en la personne de chacun de nos frères.

Apelos, contemplation des mystères joyeux

Vendredi 6 mai - Premier Vendredi du mois

Saint Jean devant la porte latine, Saint François de Laval (Canada)

Le 9 décembre 1942, sœur Lucie raconte la visite de l’archevêque de Valladolid, Mgr Garcia y Garcia, à l’évêque de Gurza, Mgr Ferreira da Silva, qui était alors son principal directeur : » (...) Il a dit qu’il était toujours persuadé que le règne du Cœur de Jésus n’arriverait pas sans être précédé par celui du Cœur Immaculé de Marie, puisque c’est par elle que tout nous vient. Il me raconta comment, ayant fait le plan pour la construction d’une église en l’honneur du Sacré-Cœur, à Valladolid, dans le lieu même où ce divin Cœur avait dit au P. Hoyos qu’il régnerait en Espagne, l’architecte, confus, lui présenta le plan d’une tour grandiose dédiée au Cœur Immaculé de Marie en lui disant : “ Je ne sais pas comment cela s’est fait, illustrissime Seigneur ; il m’a semblé qu’un être invisible me guidait la main ; et sans savoir comment, sans y avoir pensé, je me suis retrouvé avec cette tour dédiée au Cœur Immaculé de Marie.

– Très bien, répondit Son Excellence révérendissime, ce sera la tour du Cœur Immaculé de Marie qui régnera dans le temple du Cœur de Jésus. Ces deux Cœurs sont inséparables (....). 

« Cela me fut une consolation de voir que le bon Dieu mouvait les cœurs [pour les amener] à la réalisation de ses desseins. (...) »

Père Antonio Maria Martins, vie intime de sœur Lucie

Samedi 7 mai - Premier Samedi du mois

Bse Marie-Louise Trichet, Saint Stanislas

Le signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie est le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel. C’est ce qui explique l’importance que sœur Lucie lui attacha. À plusieurs reprises, elle expliqua en rappelant l’apparition du 13 octobre : « Notre-Dame portait le scapulaire en ses mains parce qu’elle veut que tous, nous le portions. Le scapulaire, comme l’a dit le pape Pie XII, est le signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie. Le port du scapulaire est indispensable pour accomplir les requêtes de Notre-Dame de Fatima... Le scapulaire et le Rosaire sont inséparables. »

Au port du scapulaire comme signe de la consécration à Marie, est attachée la promesse de l’obtention de la grâce de la persévérance finale. Assurément, cette promesse est bien corroborée par les révélations de Fatima.

Frère François, Fatima salut du monde, p. 205

Dimanche 8 mai

Dimanche du Bon Pasteur, Apparition de saint Michel Archange, Bse Catherine de Saint-Augustin (Canada)

Je me rappelais les paroles de l’Ange : “ Surtout, acceptez avec soumission les sacrifices que le Seigneur vous enverra. ” Je me retirais alors dans un endroit solitaire avec ma souffrance, pour ne pas augmenter celle de ma mère. L’endroit où je me retirais d’habitude était notre puits. Là, à genoux, inclinée sur les dalles qui le recouvraient, je mêlais mes larmes à ses eaux et j’offrais à Dieu ma souffrance. Parfois, François et Jacinthe me trouvaient ainsi dans la peine. (...) »

Ces dures épreuves ne trouvèrent pas les voyants désemparés ; l’Ange les leur avait annoncées, et il les avait invités à offrir leurs souffrances, en réparation pour les péchés des hommes, pour la consolation de Dieu, et la conversion des pécheurs. Par une grâce infuse, les paroles de l’Ange avaient pénétré très profondément dans leurs âmes : « Elles se gravèrent dans notre esprit, écrit Lucie, comme une lumière qui nous faisait comprendre qui est Dieu, combien Il nous aime et veut être aimé de nous, la valeur du sacrifice, et combien celui-ci lui est agréable, comme, par égard pour lui, Dieu convertit les pécheurs. C’est pourquoi, à partir de ce moment, nous avons commencé à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait... »

2e et 4e Mémoire

Lundi 9 mai

Saint Grégoire de Nazianze

« Certainement, depuis le Ciel, votre regard maternel suivait mes pas et vous avez vu, dans le miroir immense de la Lumière de Dieu, la lutte de celle à qui vous aviez promis une protection spéciale. “ Je ne t’abandonnerai jamais. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. 

« Ainsi sollicitée, vous êtes descendue une nouvelle fois sur la terre, et c’est alors que j’ai senti votre main amie et maternelle toucher mon épaule. Je levai les yeux et je vous vis, c’était vous, ma Mère bénie, qui me donniez la main et m’indiquiez le chemin ; vos lèvres s’ouvrirent et le doux son de votre voix rendit à mon âme la lumière et la paix : « “ Me voici pour la septième fois, va ! suis le chemin par lequel Monseigneur l’évêque veut te conduire, c’est la volonté de Dieu. 

« Je redis alors mon “ oui ” d’une manière beaucoup plus consciente que le 13 mai 1917 et, tandis que vous vous éleviez de nouveau dans le Ciel, il me revint à l’esprit, comme en un clin d’œil, toute la suite des merveilles qu’il m’avait été donné de contempler, ici même, il y avait seulement quatre ans. Je me souvins de ma chère Notre-Dame du Carmel et, à cet instant, je sentis la grâce de la vocation à la vie religieuse et l’attrait pour l’ordre du Carmel. Je pris pour protectrice ma chère sœur, la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus. »

Mon chemin

Mardi 10 mai

Saint Jean d’Avila, Saint Antonin

« “ Volonté de Dieu, tu es mon paradis ! ” Laissez-moi, Excellence, bien me pénétrer de tout le sens de cette maxime, afin que, dans les moments où une certaine répugnance, ou encore l’amour de mon secret, pourrait me conduire à garder caché quelque chose, elle soit ma norme et mon guide.

« J’aurais bien envie de demander à quoi pourra servir cet écrit rédigé par moi, qui ne sais même pas suffisamment la calligraphie.

« Mais je ne veux rien demander. Je sais que la perfection de l’obéissance ne demande pas de raisons. La parole de votre Excellence me suffit. Il s’agit de la gloire de notre Très Sainte Mère du Ciel. Dans la certitude qu’il en est ainsi, j’implore la bénédiction et la protection de son Cœur Immaculé et, humblement prosternée à ses pieds, je me sers de ses très saintes paroles pour parler à mon Dieu : “ Voici la dernière de vos esclaves, ô mon Dieu, qui, dans une pleine soumission à votre très sainte volonté, vient déchirer le voile de son secret et laisser voir l’histoire de Fatima telle qu’elle est. Je n’aurai plus le plaisir de savourer, seule avec vous, les secrets de votre amour. Mais, dans l’avenir, d’autres chanteront avec moi les grandeurs de votre miséricorde. ” »

7 novembre 1937, introduction à son deuxième mémoire

Mercredi 11 mai

Saint Philippe et saint Jacques

« Le principal châtiment sera pour les nations qui ont voulu détruire le règne de Dieu dans les âmes. Le Portugal est lui aussi coupable et en souffrira quelque chose, mais le Cœur Immaculé de Marie le protégera ; le bon Dieu désire que le Portugal répare et prie pour lui-même et pour les autres nations. L’Espagne a été la première punie, elle a reçu son châtiment qui n’est pas encore terminé, et l’heure des autres sonne. Dieu est résolu à purifier dans leur sang toutes les nations qui veulent détruire son règne dans les âmes ; et pourtant il promet de se laisser apaiser et de pardonner, si l’on prie et fait pénitence. »

Lettre du 24 octobre 1939

Jeudi 12 mai

Saints Nérée, Achillée, Domitille et Pancrace

« Que de justes plaintes auxquelles nous ne pouvons répondre qu’en demandant miséricorde, et cela dans la communication intime avec Lui. Il a raison. Les crimes sont nombreux, mais c’est surtout la négligence des âmes dont il espérait l’ardeur à son service qui est maintenant la plus grande. Il est très limité le nombre des âmes avec lesquelles il se rencontre. Le pire, c’est que je suis du nombre des tièdes, après tant d’efforts qu’il a faits pour m’incorporer dans le groupe des fervents. Je promets facilement mais je manque plus facilement encore. La poussière s’accroche aux actions comme aux vêtements, sans qu’on sache comment elle est venue.

« Sa patience continue, c’est ce qui me profite. Il veut que je vive au Ciel et je me traîne chaque fois plus sur la terre. Patience ! Devant Lui l’humiliation coûte beaucoup mais fait beaucoup de bien et Lui donne beaucoup de satisfaction. Cela me suffit pour être contente. De ces humiliations intérieures j’ai l’occasion d’en éprouver plusieurs ; des autres, extérieures, à peine quelques-unes. Il faut profiter de tout. Ne cessez de demander pour moi dans ce sens. L’orgueil est rusé. »

Lettre au P. Gonçalves, 24 avril 1940

Vendredi 13 mai

Notre-Dame de Fatima

« “ Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

– Oui, nous le voulons. 

« C’est avec la perspective de nombreuses souffrances que j’ai dit ce “ oui ”. Et le Seigneur ne nous a pas trompés, de même que sa grâce ne nous a pas manqué, comme l’avait promis Notre-Dame : “ La grâce de Dieu sera votre réconfort. ” C’est cette grâce de Dieu qui agit en nous et nous pousse là où Dieu veut nous conduire ; et nous sommes contents, comme des enfants qui s’abandonnent entre les bras de leur Père, qu’il nous amène sur des sentiers aplanis ou nous conduise par des chemins tortueux, marchant parmi les épines, les chardons et les ronces, mettant nos pas dans les empreintes que le Christ, qui marche devant nous, a laissées sur le sol ; c’est gravir avec Toi la montagne du Calvaire ; c’est boire avec Toi jusqu’à la dernière goutte du calice que le Père t’a présenté ; c’est être avec Toi pour partager le pain et le calice ; c’est, par notre union intime avec Toi, être le Fils bien-aimé en qui le Père se complaît et qui voit en nous le visage de son Fils, l’Esprit-Saint qui attise en nous le feu du pur amour, lequel nous transforme en un être d’éternelle louange à la Très Sainte Trinité que j’adore, en qui je me confie, que j’aime et que je veux toujours louer. J’attends de Toi cette grâce qui sera mon hymne d’éternel amour. »

Apelos, apparition du 13 mai

Samedi 14 mai

Saint Michel Garicoïts, Saint Matthias, Saint Boniface

« Remercions Notre-Dame d’être intervenue auprès de Dieu pour secourir le monde coupable. Il faut que nous continuions à prier pour que maintenant les négociations se fassent avec justice, avec charité et dans la paix. Cette paix que les hommes ont tant de mal à faire ! Il semble qu’ils ne savent vivre que dans la guerre, le vacarme, l’agitation et la mort ! Que Dieu leur mette au cœur une once de compréhension mutuelle afin qu’ils se prêtent secours au lieu de s’agresser, qu’ils se pardonnent au lieu de se châtier et qu’ils aiment au lieu de se haïr. Alors seulement, le monde pourra entrer dans une ère meilleure de paix, de tranquillité et de salut.

« Nous ne pouvons prendre de repos, tant que nous n’avons pas réussi à arracher cette grâce [de la paix] au Cœur de Dieu par l’entremise du Cœur Immaculé de Marie. »

Lettre du 19 juin 1967

Dimanche 15 mai

Saint Jean-Baptiste de la Salle

« C’est une très grande nécessité de sauver les âmes, beaucoup d’âmes, de réparer pour tant et de nombreux péchés qui sont en train d’attirer sur nous tant et de si nombreux châtiments.

« Des âmes qui devraient être les paratonnerres des nations et de l’humanité, sont en fait l’aimant qui attire sur nous la Divine Justice, à cause de leur laisser-aller, leur tiédeur et la recherche de leurs aises. Ne soyez jamais de leur nombre.

« Embrassez une vie de sacrifice et d’abnégation totale pour Dieu et pour les âmes, et vous serez heureux en cette vie et dans l’autre. Soyez bien uni au Christ crucifié pour ensuite ressusciter avec le Christ glorieux. Ne laissez pas une seule âme se perdre par votre faute. Immolez-vous sur l’autel de l’amour de Dieu pour Lui et pour les âmes. Correspondez aux desseins élevés que Dieu a sur vous et exultez dans la pratique du sacrifice. Visez à une haute sainteté et ne prenez de repos que lorsque vous l’aurez atteinte. Manifestez votre bon cœur et soyez reconnaissant envers le Seigneur à cause des grâces qu’Il vous a accordées et priez pour moi. »

Lettre à un séminariste, 29 mars 1942

Lundi 16 mai

Saint Ubald, Saint André-Hubert Fournet

« Je sens la présence de Dieu en moi. Je n’entends pas le son de Sa voix vibrer à mes oreilles naturelles, je ne Le vois pas avec mes yeux de chair, mais je sens Sa présence comme si je le voyais naturellement et je me sens plongée dans Sa lumière et dans Son amour. Ce n’est pas seulement dans la prière, je Le sens pendant le travail, dans les occupations de chaque jour, parfois quand je L’attends le moins. C’est ainsi que mon amour pour Lui, pour Sa et ma Mère la Vierge Marie, augmente et croît, me portant à la pratique de la vertu qui sanctifie et purifie en moi Son amour. »

16 octobre 1971

Mardi 17 mai

Saint Pascal Baylon

« Venons-en aux temps très mauvais que nous traversons : c’est Dieu qui doit nous sauver par le moyen du Cœur Immaculé de Marie, notre si bonne Mère du Ciel : Confiance.

« Mais comme vous le savez, cette promesse est conditionnelle : “ Si l’on cesse d’offenser Dieu... Si l’on fait pénitence... Si l’on prie... 

« Si nous regardons de notre côté en général, si nous regardons ce qui concerne la nation dans son ensemble, nous avons des raisons de craindre. Avons-nous cessé d’offenser Dieu ? À la place de la vie de péché que nous menions auparavant, avons-nous embrassé une vie de pénitence qui exige que nous fassions une véritable réparation ? Avons-nous prié avec humilité, contrition et persévérance ? Un petit groupe de gens l’a fait, oui. Mais dans l’ensemble, la majorité, non.

« En considérant tout cela, nous avons des raisons de craindre ; mais j’ai confiance parce que Dieu est infini dans sa Miséricorde. »

Lettre du 19 octobre 1943

Mercredi 18 mai

Saint Jean Ier, Saint Venant

« La vertu est donc le fondement de notre bonheur dans ce monde et l’avant-goût du bonheur éternel, que Dieu nous prépare en récompense dans le Ciel.

« Ce n’est pas l’argent, les richesses ni les honneurs mondains, qui nous rendent heureux, mais c’est la grâce de Dieu, la paix de notre conscience, fruit d’une vie bonne, honorable et sainte, sanctifiée ainsi dans l’accomplissement de nos propres devoirs d’état – devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers nous-mêmes –, toutes nos actions étant revêtues de l’esprit de prière et d’amour de Dieu, pour qui Seul nous devons les exécuter dans l’espérance d’une récompense plus grande dans l’éternité.

« Dieu qui voit tout, qui est présent partout, accepte les plus petites actions des âmes qui lui offrent tout de cette manière, les comblant de ses bénédictions et de ses dons.

« Ces personnes sont heureuses parce qu’elles distillent le bien autour d’elles, et par leur esprit de sacrifice et d’immolation par amour de Dieu, elles font le bonheur de leurs familles et la joie de leurs maisons.

« De nos jours, la société manque de personnes qui donnent l’exemple de cette vie bonne, la seule qui puisse nous sauver dans les jours tristes que nous traversons. »

Lettre du 13 janvier 1950

Jeudi 19 mai

Saint Yves, Saint Pierre Célestin

« Dieu est Amour et c’est l’amour qui nous identifie à Lui et nous attire à être “ Un ” avec Lui, à participer pleinement à sa vie divine. C’est la raison pour laquelle l’Écriture nous dit : “ Ne savez-vous pas que vous êtes des dieux ? 

« Nous voyons clairement tout cela dans le plan de Dieu : Il nous a donné ses Commandements dont le premier et le dernier sont l’Amour, et c’est le précepte de l’amour qui renferme tous les autres. Effectivement, c’est l’amour qui doit nous attirer à accomplir tous les autres Commandements et quand nous ne les accomplissons pas, c’est toujours faute d’amour de Dieu et du prochain. Voilà pourquoi il n’y a que l’amour qui puisse nous purifier de nos manques d’amour. »

Lettre à Mme Pestana, 15 avril 1988

Vendredi 20 mai

Saint Bernardin de Sienne

« Quand on sait souffrir par amour, il est si bon de porter la Croix ! Les innombrables lettres qui me sont adressées me donnent une assez grande connaissance de cette mer immense de douleur dans laquelle vit la pauvre humanité. Et quelle peine cela me fait de voir qu’on souffre tant sans mérite. C’est en ce sens que j’ai demandé de m’offrir comme victime, promettant de ne plus Lui résister, m’offrant pour tout ce qu’Il désirerait me demander pour le salut des âmes. Et, ensuite, combien de fois j’ai cherché à m’échapper !

« La petite ânesse qu’on m’a envoyée, arrive bien à propos. Elle me donne de grandes leçons : elle se prête à tout ce que son Maître veut. Elle ne se plaint pas, qu’elle soit lourdement ou légèrement chargée, qu’on la mène sur un bon ou un mauvais chemin, qu’on la cache à l’étable ou qu’on la promène sur les places publiques. Elle incline sa tête et semble dire oui à tout.

« Mon véritable modèle est Jésus et Marie, mais il est bon que la petite ânesse reste à mes côtés pour me faire honte...

« Je vous remercie pour tout ce que vous me dites et vous demande de continuer à me montrer le chemin que je dois suivre, car ainsi, je vais sur le chemin sûr de l’obéissance, et celle-ci me donne la force. »

Lettres de septembre 1942

Samedi 21 mai

Saint Christophe de Magallanès et ses compagnons, Saint Eugène de Mazenod

« J’ai fait ce pèlerinage [à Fatima en mai 1946] en chantant à l’intime un nouvel hymne d’action de grâces, et j’ai constaté une fois de plus que les foules courent après moi à la recherche du surnaturel qu’elles ne trouvent pas dans le monde. Je veux donc que mon passage laisse un rayon de lumière qui leur montre par la foi le chemin du Ciel, la rencontre avec Dieu dans la vie, la réalité de son Être infini, immense, éternel ! Je suis sûre que c’est là la mission qu’Il veut me destiner. Regardant l’univers, je ressens comme la responsabilité de montrer aux âmes la véritable Lumière. “ On n’allume pas une lampe pour la cacher... Qu’ainsi brille votre lumière... 

« À travers la prière, le silence, le recueillement, l’humilité, la pénitence, la retraite et la Charité ! C’est de cela que le monde a besoin, et c’est dans la vertu que brille la lumière du surnaturel, c’est celle-ci qui montre Dieu aux âmes, comme saint Jean dans le désert désignant l’Agneau de Dieu – loin des ambitions de la terre, des convoitises et des plaisirs ! “ Je suis venu dans le monde, mais je ne suis pas du monde. ” Parce que le monde, pour moi, n’est que le chemin pour aller à Dieu ! »

Mon Chemin

Dimanche 22 mai

Sainte Rita de Cascia

« ... Notre Dieu est notre Bon Père qui est dans le Ciel et qui veille sur nous sur la terre, avec l’amour immense qu’Il nous porte. Il ne désire que notre bonheur éternel dans le Ciel, bonheur pour lequel Il nous a créés, et c’est pour le mériter qu’Il nous a placés dans ce pauvre monde si plein de peines et d’amertumes.

« En réparation de nos péchés, Il veut que nous les souffrions avec une résignation patiente. Lui-même a souffert auparavant pour nous la mort si ignominieuse de la croix, pour nous ouvrir les portes du Ciel fermées par le péché, et nous réconcilier avec le Père. Maintenant, nous n’avons plus pour cela qu’à étudier Sa Doctrine et la suivre, qui est une doctrine de paix, de miséricorde et d’amour.

« Aucun père ne L’égale en miséricorde, en amour et dévouement à ses enfants. C’est pourquoi notre confiance doit être pleine, quel que soit le nombre de nos péchés, du moment qu’il y ait à l’intime de notre cœur la douleur et le repentir, joints à la résolution de ne plus les commettre. »

Lettre du 13 janvier 1950

Lundi 23 mai

Lundi des Rogations, Sainte Jeanne-Antide Thouret, Notre-Dame du Laus

« Ô Jésus, c’est pour Votre Amour, pour la conversion des pécheurs et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie ! Oui, parce que depuis je t’ai vu, je n’ai jamais cessé de regarder vers la lumière de ton visage en contemplant, dans cet immense miroir, l’histoire de l’humanité qui défile devant. Rien n’échappe à cette lumière incréée qui pénètre tout et qui absorbe tout en elle, où tout se reflète comme des ombres qui passent, orientées vers l’Être infini de l’Éternel. Je t’aime, mon Jésus ! Ave Maria ! Comme sont heureuses, à mon point de vue, les âmes qui, recevant du Seigneur des grâces insignes, réussissent à passer leur vie en les gardant en silence dans le secret de leur cœur ! Mais chaque âme doit suivre le chemin que Dieu lui a tracé : “ Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. ” Et saint Paul nous dit : “ J’ai choisi les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, docteurs, etc. ; chacun doit suivre le chemin que Dieu lui a tracé. ” »

Mon chemin, 1925

Mardi 24 mai

Mardi des Rogations, Notre-Dame Auxiliatrice

« Quant à votre petite N., une grande espérance m’anime en pensant que Notre-Seigneur, si bon, l’a déjà prise avec Lui dans le Ciel. Ce qui répugne à Dieu, c’est uniquement le péché et, grâce à Dieu, elle a toujours suivi le chemin du bien en accomplissant ses devoirs de jeune chrétienne, là où Dieu l’a placée. (...)

« Ces petits défauts propres au caractère de chacun, sont des imperfections qui se purifient avec les sacrements, avec la prière, et avec la souffrance, et elle, pauvre petite, elle a beaucoup souffert ! Et puis, nous avons le grand trésor de la miséricorde infinie de Dieu qui, plus importante que le profond désir que nous avons de notre salut éternel, prend en considération toutes nos bonnes œuvres de charité, d’aumône, de service rendu au prochain, etc.

« Nous avons le secours, l’assistance de notre Mère chérie du Ciel, qui veille sur nous, ses enfants, et votre N. lui était toute dévouée. En considération de toutes ces raisons ainsi que d’autres, il serait trop long de les énumérer ici, je crois que vous pouvez avoir la consolation de penser que votre fille est au Ciel.

« Cela n’empêche pas de prier pour son éternel repos et d’offrir pour elle des aumônes et le Saint-Sacrifice de la Messe. Si elle n’en a pas besoin, Dieu l’attribuera à ceux qui en ont besoin et le mérite de notre charité rejaillira en faveur de notre salut éternel. »

Lettre pour le décès d’une enfant, 30 septembre 1951

Mercredi 25 mai

Mercredi des Rogations, Ste Marie-Madeleine de Pazzi, St Bède le Vénérable, St Grégoire VII, Ste Madeleine-Sophie Barat

« J’ai été heureuse de savoir que Votre Révérence a écrit à l’abbé Rodrigues et de ce que vous lui recommandiez de faire part de la réponse de Son Excellence Mgr l’Évêque à M. l’abbé Formigão. J’espère que Jésus va faire d’eux, – selon le désir que j’ai de la diffusion de cette aimable dévotion –, deux ardents apôtres de la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie.

« Votre Révérence n’imagine pas combien est grande mon allégresse de penser à la consolation que vont recevoir, par cette aimable dévotion, les Saints Cœurs de Jésus et de Marie, et au très grand nombre d’âmes qui vont se sauver par le moyen de cette aimable dévotion. Je dis vont se sauver, parce que, il y a encore peu de temps, notre bon Dieu, dans son infinie miséricorde, m’a demandé de chercher, par mes prières et sacrifices, à faire réparation, de préférence envers le Cœur Immaculé de Marie et d’implorer le pardon et la miséricorde en faveur des âmes qui blasphèment contre Elle, parce qu’à ces âmes-là, la divine miséricorde ne pardonne pas s’il n’y a pas réparation. »

Lettre au Père Aparicio, 31 mars 1929

Jeudi 26 mai

Ascension de Notre-Seigneur, Saint Philippe Néri, Vénérable Marguerite du Saint-Sacrement, ND de Santa Cruz

« Il me semble, ma bonne Marraine, que nous sommes heureuses de pouvoir donner à notre très chère Mère du Ciel cette preuve d’amour [la dévotion réparatrice], car nous savons qu’elle désire qu’elle lui soit offerte. Quant à moi, j’avoue que je ne me sens jamais aussi heureuse que lorsque arrive le premier samedi. N’est-il pas vrai que notre plus grand bonheur est d’être tout entières à Jésus et à Marie et de les aimer, Eux seulement, sans réserve ? Nous voyons cela si clairement dans la vie des saints... Ils étaient heureux parce qu’ils aimaient et, nous, ma bonne Marraine, nous devons chercher à aimer comme eux, non seulement pour jouir de Jésus, ce qui est le moins important, – car si nous ne jouissons pas de Jésus ici-bas, nous jouirons de Lui là-haut –, mais pour donner à Jésus et Marie la consolation d’être aimés.

« Et si nous pouvions faire en sorte qu’ils se voient aimés mais sans savoir de qui et qu’ainsi, en échange de cet amour, Ils puissent sauver beaucoup d’âmes ! alors, je crois que je serais tout à fait heureuse. Mais puisque nous ne pouvons pas cela, aimons-Les au moins pour qu’Ils soient aimés. »

Lettre à Mme Filomena Miranda, 1er novembre 1927

Vendredi 27 mai

St Augustin de Cantorbéry, St Bède le Vénérable

« C’est quand tout semble perdu que le miracle devient patent. Continuons donc à prier notre chère Mère du Ciel, Elle est tellement notre amie. Elle s’occupera de nous de quelque manière. Acceptons avec amour le martyre de la douleur qui fait de nous des victimes d’expiation pour les péchés de l’humanité, pour les membres du Corps mystique du Christ, qui se sont éloignés de son Église et se fourvoient sur les chemins de l’erreur, pour nos frères qui persévèrent afin qu’ils soient fidèles jusqu’à la fin, car seuls ceux qui persévèrent jusqu’à la fin sont sauvés. Et si Dieu nous a choisies pour le martyre de la douleur, renouvelons avec Lui notre offrande (...).

Lettre du 9 janvier 1971

Samedi 28 mai

St Germain de Paris, St Augustin de Cantorbéry

« Lorsque nous acceptons les sacrifices qui se présentent chaque jour, notre vie devient un lent martyre qui nous purifie, nous élève dans la vie surnaturelle et nous prépare à la rencontre avec Dieu, dans cette atmosphère de la présence de la très Sainte Trinité en nous. Là se trouve une richesse spirituelle incomparable ! Celui qui a compris cela, vit plongé dans la Lumière : dans cette Lumière qui n’est pas celle du soleil, ni celle des étoiles, mais qui est la source jaillissante d’où toute autre lumière émane et reçoit l’être. C’est une Lumière vivante qui voit et pénètre en même temps qu’elle éclaire et fait voir ce qu’elle veut montrer. C’est la vive Lumière de Dieu ! »

Apelos

Dimanche 29 mai

« Si Dieu nous a choisies pour porter la Croix avec le Christ, c’est qu’Il veut nous associer à l’œuvre Rédemptrice de son Fils Jésus et, avec Lui, nous faire héritières du Royaume des Cieux. Oh ! le Ciel est si beau ! Pour lui, donnons tout, souffrons tout, afin de le conquérir pour nous et pour un grand nombre d’âmes qui, dans les demeures de l’éternelle félicité, chanteront avec nous l’hymne de la gloire éternelle, de l’amour éternel dans l’embrassement du Divin Époux des vierges !

« Cela seul compte, nous n’avons été créées que pour le Ciel et il n’y a que lui qui nous attire, car seul il répond à notre attente et dure toujours. Aimons Dieu et nous L’aimerons éternellement, parce que l’amour est la Vie éternelle ! Dieu est amour, Dieu est Lumière.

Lettre du 9 janvier 1971

Lundi 30 mai

Sainte Jeanne d’Arc, Bse Marie-Céline de la Présentation

« En dernier, j’ai vu le signe de la vie, quand les Israélites mouraient emprisonnés par les morsures des serpents, Dieu ordonna de faire un serpent d’airain, de l’enrouler sur un tronc d’arbre et de le dresser verticalement dans un désert, pour que, en le regardant, ceux qui étaient empoisonnés par les morsures, retrouvent la santé et ne meurent pas. C’était le symbole du martyre de la Croix, d’où nous vient la santé et la vie.

« Les morsures des incompréhensions, des ingratitudes, des froideurs, des manques de reconnaissance pour le bien que nous faisons, de ceux pour lesquels nous nous sacrifions, nous nous immolons, etc., peuvent bien nous attaquer. C’est le martyre de la croix, parce que la croix est la clé du Ciel avec laquelle il s’ouvre pour nous et pour ceux que nous voulons sauver.

« C’est en portant la croix, que le Christ a accompli le mystère de notre Rédemption. C’est en mourant qu’il nous a donné la vie, parce que toute la vie vient de la mort. Jésus-Christ est mort pour nous donner la vie, nous, nous mourons pour trouver la vie. La semence jetée en terre meurt pour que, par sa mort, pousse une nouvelle plante, pleine de vigueur verdoyante et elle transmet à beaucoup d’autres sa nouvelle vie. Les animaux, les plantes et les fruits meurent pour que nous nous alimentions et que nous vivions.

« Tout est le symbole de notre chemin vers la vie. Mourir peu à peu, c’est un lent martyre qui nous mène à la vie. »

Lettre de 1981

Mardi 31 mai

Fête de Marie Reine, Visitation de la Bse Vierge Marie

« En n’importe quel lieu que je sois, où Tu voudras que je Te serve, là je serai à Toi pour toujours ; même si officiellement ma profession est temporaire, dans le contrat intime de notre union, elle est déjà pour toujours ! Et quel que soit mon chemin, sur une terre douce ou accidentée, rocailleuse, ce sera toujours le pèlerinage de la voie étroite que Tu as parcouru avant moi ! Et je me sens heureuse de t’appartenir, dépouillée de tout par le vœu de pauvreté, je suis entièrement à toi par le don ineffable du vœu de chasteté avec lequel tu as daigné enrichir cette pauvre âme et l’élever aux hauteurs angéliques de la Cour céleste. À partir de maintenant, je chanterai sur cette terre cette hymne de pur amour que seules les vierges peuvent chanter en chœur avec ta Céleste Reine, “ Regina Virginum ”, et avec elle je te dirai chaque jour : “ Magnificat anima mea Dominum, et exsultavit spiritus meus in Deo Salutari meo ! ” Oui, parce que tu as révélé ces choses aux humbles et aux petits. »

Mon chemin