À son excellence
Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort

 

Jésus ! Marie ! Joseph !

À son Excellence,
Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
3 rue du cardinal de Lorraine
BP 32729
51058 Reims cedex

Lettre recommandée avec AR

St-Parres-lès-V., le 29 juin 2020

Saint Pierre et saint Paul

Excellence,

La Conférence des évêques de France a publié le 25 juin 2020 sur son site internet un document non signé, consultable par quiconque et intitulé « Avertissement concernant la doctrine de la Contre-Réforme catholique ». Sous couvert d’une prétendue critique de l’œuvre doctrinale de l’abbé de Nantes, son auteur lui impute explicitement « des comportements moraux inadmissibles ».

Sur un pareil sujet, je m’interdis de répondre à une diffamation lancée à la vindicte de la rumeur publique dans le seul dessein de porter atteinte à la mémoire de notre Père, de jeter un discrédit irrémédiable sur toute son œuvre. Voilà un criminel subterfuge pour vous dispenser de répondre au mémoire que j’ai été requis de rédiger le 15 avril 2019 par Monseigneur Georges Pontier, alors archevêque de Marseille, à partir d’un questionnaire préparé par la Sacrée congrégation pour la doctrine de la foi. Cinq questions difficiles portant, pour l’essentiel, sur le deuxième Concile du Vatican et sur le magistère des papes, successeurs de l’apôtre Pierre, et auxquelles nous avons apporté cinq réponses minutieuses à partir de l’œuvre de l’abbé Georges de Nantes.

Ce mémoire que nous avons remis officiellement aux quatre ordinaires dont dépendent nos Maisons ainsi qu’au cardinal Ladaria met-il à ce point dans l’embarras l’ensemble des évêques de France ? Sans doute oui et c’est pourquoi je ne recevrai, de votre part, aucune réponse franche et loyale. Je n’en attends d’ailleurs aucune. Mais je suis en droit de vous avertir, Excellence, que si, à réception de cette lettre, vous ne faites pas retirer la publication de ce document, sans doute alors échapperez-vous à la justice des hommes, mais vous répondrez devant notre Très Chéri Père du Ciel qui est aussi notre Juge, des mots assassins contenus dans ce document, écrits et publiés sous votre responsabilité et enveloppés dans une prétendue analyse doctrinale d’une indigence criminelle.

Je vous prie, Excellence, malgré mon indignation, d’agréer l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués,

Frère Bruno de Jésus-Marie,
Supérieur général de l’Ordre des Petits Frères
et des Petites Sœurs du Sacré-Cœur.