Il est ressuscité !
N° 274 – Février 2026
Rédaction : Frère Bruno Bonnet-Eymard
LA LIGUE

Publier sa gloire
«AS-TU révélé au monde ce que ta Mère du Ciel t’a demandé ? » La question de l’Enfant-Jésus à Lucie, le 15 février 1926, à Pontevedra, motive aujourd’hui notre souci de faire réparation au Cœur Immaculé de Marie. La coïncidence de son centenaire avec les cent cinquante ans des apparitions à Pellevoisin (14 février – 8 décembre 1876), où Notre-Dame chargea Estelle Faguette de publier sa gloire, redouble notre ardeur !
À Paris, certains jeunes phalangistes se dépensent ainsi généreusement pour distribuer les tracts annonçant la réunion du jeudi 26 mars sur le témoignage héroïque de sœur Lucie en faveur de la dévotion réparatrice. Les feuillets, comme nos jeunes, font parfois grande impression : « Je ne savais pas que l’abbé de Nantes avait encore des équipes si efficaces ! »
Pendant ce temps, frère Michel découvre la maison Sainte-Thérèse et la CRC canadienne : les réunions de Phalange toutes les deux semaines, la prédication en direct quotidienne, l’apostolat du hockey sur glace ! Et surtout, l’unanimité des familles phalangistes pour consoler le Cœur Immaculé de Marie, le plus beau fruit, sans doute, de l’œuvre de l’abbé de Nantes et de l’héroïque messagère de Notre-Dame.
C’est donc du Canada que notre frère a prononcé sa conférence d’Actualités, diffusée en France le 8 février. La révolution et le chaos semblent triompher partout, en châtiment de notre infidélité au dessein de Dieu, tandis que de fausses réactions mettent le comble à la désorientation. En France, si la droite a repoussé pour un temps le spectre de l’euthanasie, c’est malheureusement au nom du libéralisme et de valeurs anthropologiques. Dans le monde, Donald Trump entend régner sans partage sur le continent américain, du Vénézuéla au Groenland. Cette caricature de nationalisme, brutale, brouillonne, bouscule l’utopie mondialiste, mais s’avère contre-productive en repoussant les États qui veulent garder quelque indépendance dans l’orbe chinoise et en menaçant de créer de nouveaux foyers d’anarchie. En Iran, après la Syrie, les États-Unis attisent une sédition sans avoir la capacité ni même la volonté d’instaurer un meilleur régime politique. Dans l’Église, enfin, que Léon XIV entend maintenir dans la ligne conciliaire, l’esprit de Réforme vient peu à peu à bout des derniers vestiges de la vie religieuse, telles les bénédictines de Montmartre, quitte à solliciter l’appui de la République laïque et persécutrice, comme c’est le cas dans le procès de la Famille missionnaire de Notre-Dame. Cette ruine de l’Église fait toute la force de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, décidée à renouveler formellement le schisme de son fondateur, par la consécration de nouveaux évêques, contre la volonté de Rome.
Lors de la retraite mensuelle dans nos ermitages, les 7 et 8 février, nos amis furent heureusement revigorés par les instructions sur Marie-Médiatrice, saint Louis-Marie Grignion de Montfort et saint Maximilien-Marie Kolbe. Toutes développent et illustrent les pratiques de la dévotion réparatrice : il s’agit de prier, militer, souffrir pour Elle, pour la consoler, pour la faire connaître aux âmes, pour publier sa gloire !
Enfin, du 23 au 28 février, les retraitants qui suivront à la maison Saint-Joseph les exercices spirituels de saint Ignace prêchés par notre Père seront conduits à se demander : « Qu’ai-je fait ? Que dois-je faire ? Que ferai-je pour le Cœur Immaculé de Marie ? »
frère Guy de la Miséricorde.