Carême 2026 avec Marie Corédemptrice

Introduction

PAR sa vie, par ses souffrances et par sa mort,  Notre-Seigneur nous a rachetés de la damnation. Il nous a mérité le pardon et les grâces nécessaires pour obtenir le Ciel. Afin de nous montrer davantage son amour et nous donner une plus grande horreur du péché, Il a souffert une cruelle agonie, a été couronné d’épines, flagellé et est mort cloué sur la Croix.

Dans ce mystère de notre Rédemption, l’Immaculée tient une place majeure, unique. Jésus et sa Divine Mère ne forment qu’un seul Cœur. Aussi, la Sainte Vierge a-t-elle souffert des douleurs de son Fils et les a-t-elle offertes pour notre salut. Elle est notre Corédemptrice. Notre Père, l’abbé de Nantes, résumait ainsi leur union : « À lui le sang, à Elle les larmes. »

Durant ce Carême, nous méditerons les douleurs de Notre-Dame dont toute la vie fut une croix et un martyre. Nous tâcherons de la consoler des peines qu’elle endure aujourd’hui encore de la part des impies sur le point de tomber en enfer, et pour tant de pauvres pécheurs qui blessent son Cœur.

Mercredi 18 février – mercredi des Cendres

SERVANTE DU SEIGNEUR

LE jour de l’Annonciation, l’ange Gabriel descendit  du Ciel sur la terre, à Nazareth. Dans ce petit village de Galilée vivait une Vierge nommée Marie. L’ange entra dans sa maison et la salua :

« Je vous aime, ô Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ! »

Il lui annonça qu’elle serait la Mère du Sauveur. Notre-Dame connaissait la Sainte Écriture. Elle savait que le Messie promis viendrait pour être victime. Il serait le “ Serviteur souffrant ”. Sans hésiter, elle répondit à l’ange :

« Je suis la Servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole. »

L’Immaculée souffrirait avec son Fils tous les tourments, les mépris, les blessures pour aider à la Rédemption du monde.

Au début de ce Carême, offrons notre cœur à notre Mère du Ciel. Demandons-lui de compatir à ses peines :

Notre-Dame des Sept-Douleurs, prenez mon cœur, qu’il soit bien vôtre !

Colorier l’ange Gabriel.

Jeudi 19 février

MÈRE DE DIEU

L’ANGE quitta la maison de Marie et remonta au  Ciel. Le Fils de Dieu s’incarna dans le sein de l’Immaculée. Le consentement de Marie, Mère de Dieu, établit un lien, une alliance nouvelle et éternelle entre le Ciel et la terre. Quelle merveille ! Ainsi, par la médiation de Marie, coopératrice du Sauveur Jésus, le Fils de Dieu va naître sur terre pour nous procurer le salut.

« Le Ciel frappe au Cœur de Marie, le volet s’ouvre et le pardon de Dieu éclaire et régénère le monde. »

Prenons la résolution d’être fidèles à notre chapelet quotidien et de bien méditer ce premier mystère.

Colorier des roses (dans la frise).

Vendredi 20 février

LA VISITATION

LORS de l’Annonciation, l’ange avait révélé à Marie  que sa cousine Élisabeth, déjà âgée, allait avoir un enfant. « Oh ! Il faut que je j’aille l’aider ! » pensa la Sainte Vierge. En hâte, conduite par saint Joseph, elle traversa, sur un petit âne, les montagnes de Juda pour rejoindre sa parente.

Arrivée à Ain Karim, elle entra chez Élisabeth. Sa présence et celle de Jésus dans son sein sanctifia l’âme de sa cousine et celle de l’enfant qu’elle attendait. En l’embrassant, Élisabeth sentit son bébé tressaillir de joie !

Par l’intermédiaire de sa Mère, Jésus se manifesta et opéra son premier acte de purification des âmes.

Aujourd’hui, soyons charitables : rendons service avec le sourire et promptement, comme la Vierge Marie.

Colorier la Sainte Vierge écoutant l’ange.

Samedi 21 février

LA NATIVITÉ

MARIE demeura chez Élisabeth jusqu’à la naissance  de Jean son enfant. Puis elle rentra chez elle, à Nazareth. Six mois plus tard, Joseph et Marie se rendirent à Bethléem.

L’Immaculée mit au monde Jésus, dans la ville de David, mais dans l’abaissement, le froid, la pauvreté d’une étable. Son Enfant le voulait ainsi, elle le voulait avec lui.

Admirons Marie et Joseph qui partagent l’abjection du Fils de Dieu et déjà son calice d’amertume. Par l’acceptation de cette humiliation, ils participent à sa mission et sont déjà corédempteurs.

Suivons l’exemple de la Sainte Famille et faisons l’effort de ne pas nous plaindre des contradictions.

Colorier Élisabeth.

Dimanche 22 février – 1er dimanche de Carême

LE LAIT DE MARIE

COMME une mère nourrit son enfant, la Vierge  Marie allaita Jésus. Le lait de la Mère formait le Sang de l’Enfant. Jésus en était avide, il aurait ainsi beaucoup de Sang à répandre sur la Croix pour le salut des hommes :

« Tout ce que vous me donnerez me servira pour sauver le monde », pensait-Il.

Entre cette Maman et son Enfant, c’est un contrat rédempteur. Jésus n’est pas venu sur la terre uniquement pour caresser sa Mère mais pour opérer l’œuvre de notre rédemption, à laquelle elle collabore. Jésus et Marie sont intimement unis.

Ô Marie Immaculée, par le lait maternel dont vous avez nourri Jésus, accordez-nous le pardon de nos péchés !

Colorier la Sainte Vierge visitant sa cousine.

Lundi 23 février

LE PRÉCIEUX SANG

QUAND arriva le jour fixé par la loi de Moïse, les  parents de Jésus le portèrent au Temple. Notre-Dame appela son Enfant comme l’ange le lui avait annoncé, ainsi qu’à saint Joseph : “ Jésus ” qui veut dire “ Dieu sauve ”.

Non seulement Dieu vient au milieu de nous, mais Il nous rachète. La circoncision nous montre Jésus répandant son premier Sang, dans un acte rituel qui préfigure le sacrifice de la Croix.

Remercions le Bon Dieu d’être nés dans une famille catholique et d’avoir été baptisés.

Sang du Christ, versé à la Circoncision, sauvez-nous !

Colorier des roses (dans la frise).

Mardi 24 février

PROPHÉTIE DE SIMÉON

POUSSÉ par l’Esprit-Saint, le vieillard Siméon vint  au Temple et reconnut le Messie dans l’Enfant-Jésus. Il rendit grâces à Dieu, bénit ses parents et dit à Marie :

« Voyez, cet Enfant doit amener la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe en butte à la contradiction. Et vous-même, une épée vous transpercera l’âme. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »

Siméon s’est tourné vers l’Immaculée. Il ne fait plus attention qu’à elle. Il lui annonce le sacrifice qu’il lui faudra offrir. Son Cœur sera blessé d’un glaive spirituel. Nul n’ira au Ciel s’il ne la reconnaît pour sa Mère, Médiatrice de tous les sauvés.

À cette douloureuse prophétie, Notre-Dame n’a pas su dominer ses larmes. Mais elle a accepté d’avance la souffrance, gardant cette prédiction dans son Cœur.

Ô Marie, Mère de douleur, accordez-moi la grâce de vous être fidèle et de consoler ainsi votre Cœur transpercé !

Colorier la Sainte Vierge allaitant l’Enfant-Jésus.

Mercredi 25 février

LES DEUX COLOMBES

MARIE n’offrit pas seulement son Fils, mais  se consacra elle-même avec Lui. Elle comprit que l’heure était venue. Si elle donna des colombes en échange de la vie de son Enfant, elle savait très bien que ce présent ne les dispenserait pas, elle et Lui, de laisser leurs Cœurs être transpercés plus tard par la lance et par le glaive de douleur.

Offrons un sacrifice pour que se répande la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Colorier le vieillard Siméon.

Jeudi 26 février

LA FUITE EN ÉGYPTE

LES paroles de Siméon ne se réalisèrent pas  seulement trente-trois ans plus tard. Elles s’accomplirent tout de suite après la venue des Mages. Craignant que le Messie renverse son pouvoir, le roi Hérode ordonna de tuer tous les enfants de Bethléem, de deux ans ou moins.

Catastrophe ! Saint Joseph se sauva dans la nuit avec Marie et Jésus. Misère de la Sainte Vierge, misère de saint Joseph, obligés de fuir comme des criminels. La Sainte Famille se réfugia en pays étranger, chez les Égyptiens idolâtres.

Cependant, l’Immaculée gardait courage. Saint Joseph lui-même trouvait réconfort dans la confiance totale de Marie en la volonté de Dieu. Ils nous donnent l’exemple.

Acceptons nos petites souffrances et contrariétés pour consoler Jésus et Marie.

Colorier la Sainte Vierge portant l’Enfant-Jésus.

Vendredi 27 février

COMPASSION

PAUVRE saint Joseph ! Pauvre Sainte Vierge ! Ils ont  réellement souffert, l’Enfant-Jésus aussi. Puisqu’il est Dieu, il a vécu tous ces événements comme une grande personne. Compatissons à leurs peines.

Aujourd’hui encore, ils souffrent de tant d’injures, de blasphèmes. Tâchons d’expier pour ceux qui n’ont pas de regrets et aussi pour nos propres péchés, nos manques de dévotion. Que cette réparation arrache quelques épines du Cœur de Notre-Dame, qu’elle lui donne un peu de bonheur et débloque des grâces pour tous ceux pour lesquels nous prions.

Récitons notre chapelet pour les chrétiens persécutés, afin qu’ils aient la grâce de témoigner courageusement de leur foi jusqu’au martyre, s’il le faut.

Colorier des épines (dans la frise).

Samedi 28 février

À NAZARETH

LORSQUE mourut le cruel Hérode, Joseph revint  d’Égypte en Israël, selon le commandement de l’ange. Cependant, Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode son père. Le Ciel avertit Joseph de retourner plutôt en Galilée et la Sainte Famille s’établit donc à Nazareth.

Dès l’Annonciation, la Vierge Marie avait compris quelle serait la vocation de l’Enfant-Dieu qui s’incarnait en elle. Lors de la présentation de Jésus au Temple, la prophétie de Siméon transperça son Cœur de Mère et, par la suite, rendit amères toutes ses joies. Le souvenir de ces paroles traversait son Cœur, son imagination, sa pensée, son regard jusque dans les moments les plus heureux, les plus tranquilles.

La vie à Nazareth, remplie de sacrifices, de pénitences et de douleurs, en même temps que de joies, fut une croix et un martyre, pourrait-on dire avec l’Imitation de Jésus-Christ.

Prenons la résolution de parler avec amabilité et douceur.

Colorier saint Joseph conduisant l’âne.

Dimanche 1er mars – 2e dimanche de Carême

MÉCONNUS

NAZARETH n’était pas un bon village. Ses habitants  ne manifestaient aucune estime pour la Vierge Marie, ni aucune affection pour la Sainte Famille. Les trois personnes les plus parfaites de toute l’histoire du monde vécurent trente ans dans un petit patelin ignoré, sans être remarquées.

Vivre au milieu de tant de gens hypocrites et impies a été difficile. Un peu comme chacun d’entre nous, dans ces temps de persécutions et d’apostasie. Notre-Dame est passée par cette épreuve.

En ce premier jour du mois consacré à saint Joseph, mettons-nous sous sa puissante protection :

Cœur très pur, très généreux et tout puissant de saint Joseph, régnez sur nous, gouvernez-nous, sauvez-nous !

Colorier l’âne.

Lundi 2 mars

QUE VOTRE RÈGNE ARRIVE !

LE mal, la déchéance, la corruption de son peuple  blessaient l’Immaculée. Son âme virginale souffrait de ce voisinage infidèle à Dieu. Elle savait qu’au loin, les païens adoraient des bêtes, des plantes et des idoles faites de bois ou d’argent, rendaient un culte au soleil ou à la lune. Cela lui faisait pitié.

Le Cœur de la Vierge Marie répétait sans cesse cette prière : « Que votre règne arrive ! Que votre volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ! »

Dans la journée, tournons souvent nos cœurs vers Jésus-Hostie, si délaissé :

Cœur Sacré de Jésus, par le Cœur douloureux et Immaculé de Marie, ayez pitié de nous, que votre règne arrive !

Colorier la Sainte Vierge et l’Enfant-Jésus, sur l’âne.

Mardi 3 mars

PARDONNER

SON petit Jésus n’était ni choyé ni flatté. Il rentrait  souvent de l’école les vêtements déchirés, ou avec une bosse au front parce qu’un méchant garçon lui avait lancé un caillou. Cet Enfant-Jésus parfait, tellement aimable et bon était la cible des mauvais garnements.

La Sainte Vierge pardonnait. Elle acceptait cette souffrance, ces coups d’épingle par amour pour eux, afin de les sauver. Elle y voyait le présage des grandes souffrances annoncées par le prophète Isaïe.

Soyons bienveillants et pardonnons les petites peines que nous font les autres.

Colorier des épines (dans la frise).

Mercredi 4 mars

LES BÉATITUDES

CERTES, à Nazareth, la vie de famille était joyeuse,  mais d’un bonheur surnaturel parce que traversé de mille et mille douleurs. Certains soirs, l’argent manquait, car les clients s’étaient montrés malhonnêtes ; Marie en souffrait pour Joseph. Tous deux souffraient pour Jésus. Et Jésus souffrait pour ses parents.

Cependant, Il savait que tous trois pratiquaient ainsi les Béatitudes qu’Il enseignerait plus tard au monde.

Ne cherchons pas à attirer l’attention. Oublions-nous pour faire plaisir aux autres.

Colorier Jésus au Temple.

Jeudi 5 mars

RECHERCHE DE JÉSUS

LORSQUE Jésus eut douze ans, il monta à Jérusalem  avec ses parents, pour la fête de la Pâque. Durant plusieurs jours, ils accomplirent les sacrifices, chantèrent les psaumes des pèlerinages, un peu comme lorsque nous allons à Fatima ou à Lourdes.

Sur le chemin du retour, Joseph et Marie s’aperçurent que Jésus n’était pas avec les cousins. Ils le recherchèrent parmi leurs parents et connaissances. Ne l’ayant pas trouvé, ils revinrent à Jérusalem.

Une grande angoisse étreignait la Vierge Marie. Elle avait perdu son Jésus, quelle agonie !

Pour consoler le Cœur transpercé de Marie, je tâcherai de garder le recueillement et de mortifier mon imagination pendant les prières.

Colorier la Sainte Vierge retrouvant Jésus au Temple.

Vendredi 6 mars – premier vendredi du mois

RECOUVREMENT AU TEMPLE

AU bout de trois jours, Marie et Joseph le retrouvèrent  dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Saisie d’émotion, sa mère s’étonna :

« Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela ? Voyez ! votre père et moi, nous vous cherchions, angoissés.

– Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » lui répondit Jésus.

Ce fut pour eux une consolation de voir que Jésus avait été mis à l’honneur. De plus, sa réponse leur fit comprendre qu’Il savait fort bien qu’Il est le Fils de Dieu.

Dès ce jour, Jésus s’offrit en sacrifice dans la maison de son Père pour le salut du monde. Sa Mère Immaculée s’unit de tout son Cœur à cette offrande, adhérant pleinement à la volonté de son Père céleste pour que s’accomplisse son grand dessein.

En ce premier vendredi du mois, réparons les outrages commis contre le Cœur de Jésus :

Mon Jésus, pardon et miséricorde par les mérites de vos Saintes Plaies !

Colorier saint Joseph retrouvant Jésus au Temple.

Samedi 7 mars – premier samedi du mois

LA VOCATION DE JÉSUS

DÈS ce jour, la Sainte Vierge et saint Joseph prirent  pleine conscience que Jésus ne leur appartenait pas. Il devait suivre sa vocation. Éclairés par la prophétie de Siméon, ils savaient que ce serait un douloureux arrachement. Déjà, Jésus entrait dans sa Passion.

À Nazareth, les mystères joyeux étaient remplis de tristesse, mais de tristesse sainte, car acceptée par amour de Jésus. La peine devenait alors une joie d’amour.

En ce premier samedi du mois, remplissons volontiers les petites demandes de Notre-Dame et disons souvent :

Ô Jésus, c’est pour votre amour, en réparation des offenses au Cœur Immaculé de Marie, pour la conversion des pauvres pécheurs et pour le Saint-Père.

Colorier des épines (dans la frise).

Dimanche 8 mars – 3e dimanche de Carême

JÉSUS OBÉISSANT

JÉSUS n’était plus cet Enfant apparemment insouciant  et joyeux. Il se montrait un adolescent sérieux, préoccupé d’accomplir non un rêve, mais sa vocation intérieure, tout à l’écoute de son Père du Ciel. Il n’en demeurait pas moins soumis à ses parents. Non seulement dans la vie courante, mais surtout pour recevoir d’eux toute la tradition d’Israël. Il était un bon enfant, sculpté à l’image de ses chers parents.

Il croissait en âge, en sagesse et en grâce devant Dieu et les hommes. Jésus se pliait avec une bonne volonté souveraine à cette influence de ses saints parents.

Nous avons tout à apprendre. Ayons l’humilité d’écouter les enseignements et les conseils de nos parents.

Colorier Jésus quittant la Sainte Vierge.

Lundi 9 mars

JÉSUS INSTRUIT SES PARENTS

ENTRONS dans cette maison de Nazareth pour voir  la Vierge Marie, assise, les mains jointes. Elle s’est arrêtée de tricoter ou de coudre et saint Joseph se repose de son travail.

Ils écoutent Jésus leur parler, leur raconter les paraboles et tout ce qu’il expliquera plus tard dans le cours de sa vie publique. Il leur enseigne les secrets de son Évangile. Marie et Joseph se laissent instruire par sa Parole.

Luttons contre notre paresse en ne traînant pas durant nos devoirs.

Colorier des roses (dans la frise).

Mardi 10 mars

PROCHE DÉPART DE JÉSUS

EN écoutant Jésus, saint Joseph et la Sainte Vierge  comprenaient qu’un jour, il s’en irait annoncer à son peuple la “ Bonne Nouvelle ” du Salut. Notre-Dame soupirait :

« Bientôt, nous ne pourrons plus rester en famille. Joseph mourra et ira aux limbes. Il attendra que Jésus l’emmène au Ciel. Et mon cher Fils me quittera. Que vais-je devenir toute seule ? »

De fait, cela s’est passé ainsi, après la mort de Joseph, alors que Jésus était âgé de trente ans.

Prenons la résolution de nous comporter en enfants de Marie par notre modestie, dans notre manière d’être et de nous vêtir.

Colorier la Sainte Vierge voyant Jésus partir.

Mercredi 11 mars

MORT DE SAINT JOSEPH

SAINT Joseph mourut dans les bras de Jésus et de  Marie. Le soir de l’enterrement, Jésus annonça à sa Mère : « Maman, je pars demain. » Il n’eut pas d’explications à lui donner, elle les connaissait ; d’avance, elle avait consenti à ce grand labeur d’évangélisation.

Ainsi, Jésus entrait résolument dans le grand mystère de sa vocation de Sauveur du monde, pour le rachat des péchés par les douleurs de la Croix.

Je prierai aujourd’hui pour une personne de mon entourage et j’offrirai un sacrifice à son intention.

Colorier des épines (dans la frise).

Jeudi 12 mars

JÉSUS QUITTE SA MÈRE

ÂGÉ de trente ans, Jésus s’arracha à sa Mère très chérie  et partit seul dans le monde. Le voir s’éloigner fut une grande peine pour son Cœur de Maman. Elle devinait donc les souffrances qui attendaient son Fils tant aimé, et peut-être sa mort sur la Croix...

Cependant, elle ne retint pas Jésus. Elle désirait cette séparation, car elle savait que ce sacrifice était nécessaire. Elle voulait que le monde entier connaisse Jésus et l’aime comme elle l’aimait.

Récitons notre chapelet avec attention, sans gesticuler, pour consoler notre Mère du Ciel qui a tant souffert pour nous.

Colorier la maison de la Sainte Famille à Nazareth.

Vendredi 13 mars

SEULE À NAZARETH

LA Sainte Vierge resta seule à Nazareth, avec les  cousins, les oncles, les tantes. Cela a été très dur pour elle, car sa famille se moquait de Jésus, qui était parti sur les routes et vivait comme un mendiant. Elle commença à beaucoup souffrir à son sujet. Ainsi, elle passa des mystères joyeux aux mystères douloureux.

Quand une mère sait que la vie sera difficile pour ses enfants, cela lui tord le cœur. C’est pourquoi la Sainte Vierge est la patronne de toutes les mamans dans l’épreuve.

Pour nous préserver des dangers du monde, demandons à Notre-Dame qu’elle prenne soin de notre cœur et qu’elle le conserve pour Jésus seul.

Colorier des roses (dans la frise).

Samedi 14 mars

LA VIE PUBLIQUE

JÉSUS parcourait des kilomètres à pied pour aller  prêcher. Il donnait ainsi l’exemple du courage, de la confiance en Dieu. Plus tard, quand de saintes Femmes rejoignirent le groupe des Apôtres pour les servir, Jésus permit à sa Mère de s’adjoindre à elles. Elle l’accompagnerait jusqu’à la Croix.

La prédication demeurait la principale occupation de Jésus. L’Immaculée contemplait le visage de son Fils, bien souvent grave et contristé, parfois indigné, quand il défendait son troupeau contre les mauvais bergers. Elle pleurait alors. Mais elle admirait ces regards extasiés lorsqu’Il parlait de son Père. Observer ce Visage sans cesse mobile nourrissait la tendresse de son Cœur de Mère.

Dans la journée, disons souvent cette invocation :

Béni soit le Visage de Jésus dans la majesté et la beauté de ses traits célestes !

Colorier la Sainte Vierge aux noces de Cana.

Dimanche 15 mars – Lætare

UN CŒUR DE MÈRE

LA Mère de Jésus ressentit un grand amour  pour les Apôtres, puisqu’ils avaient été choisis par son Fils pour être ses serviteurs et bientôt ses amis : « Je ne vous appellerai plus mes serviteurs, mais mes amis. » Son cœur maternel s’agrandissait.

Lorsque les disciples venaient à Jésus, que des femmes se convertissaient et se mettaient au service de son Fils et des Apôtres, elle en devenait la mère et la conseillère. Elle les aimait comme ses enfants.

La Vierge Marie est aussi notre Mère. Récitons notre chapelet pour nous confier à elle et la consoler de l’ingratitude de tant de ses enfants.

Colorier les jarres.

Lundi 16 mars

LES NOCES DE CANA

L’IMMACULÉE avait l’habitude de se dévouer à la  cuisine. À Cana, elle était venue chez des amis pour aider à préparer la noce. Aussi, s’est-elle tout de suite rendu compte du souci des serviteurs :

« Ils n’ont plus de vin. »

Elle demanda alors à Jésus de faire quelque chose, un miracle. Mais son Divin Fils n’avait pas encore manifesté sa puissance divine. C’est la prière de sa tendre Mère qui le poussa à devancer l’Heure. Avec confiance, elle dit aux serviteurs :

« Faites tout ce qu’il vous dira. »

Ils remplirent les jarres d’eau et Jésus accomplit son premier miracle. Il changea l’eau en un vin délicieux. C’était l’annonce du vin qui, plus tard, deviendrait son Sang, à la Cène.

Les invités burent ce vin et le trouvèrent exquis. Tout le monde se réjouit. Quant à la Vierge Marie, elle avait demandé ce signe et hâté le plan de Dieu ! Elle comprenait que ce miracle annonçait la Passion durant laquelle son Jésus verserait tout son Sang pour le salut des hommes.

Sang divin de Jésus, arrosez notre terre, faites germer des élus !

Colorier un serviteur remplissant les jarres.

Mardi 17 mars

LA VEUVE DE NAÏM

UN jour, alors que Jésus et ses Apôtres traversaient  la ville de Naïm, ils rencontrèrent un cortège funèbre : une veuve, entourée de sa famille, conduisait au cimetière son fils unique qui était mort. Tous étaient dans la désolation.

En apercevant cette mère si affligée, Jésus fut bouleversé, car il pensa à sa propre mère. Bientôt, après sa Passion, elle devra elle aussi le conduire au tombeau, et son Cœur en sera transpercé de douleurs !

Pour consoler et honorer le Cœur de Jésus, adressons-lui souvent cette oraison jaillissante :

Bénie soit la Sainte Face dans tous les regards échappés de ses yeux adorables !

Colorier des grappes de raisin (dans la frise).

Mercredi 18 mars

LE CŒUR DE JÉSUS

PAR amour de sa Mère, Vierge des Douleurs et  Corédemptrice, Jésus décida de faire quelque chose pour consoler la veuve de Naïm. Il lui dit : « Ne pleurez pas. »

Il toucha le cercueil. Les porteurs s’arrêtèrent et Jésus s’adressa au jeune homme mort :

« Je te le dis, lève-toi ! »

Celui-ci se redressa et se mit à parler ! Toute la foule en fut saisie et glorifia Dieu.

Préparons notre confession pascale, sachant que pour Notre-Seigneur, « nous ramener à la vie de l’âme est un miracle beaucoup plus grand que de ressusciter un mort. Nous ressuscitons chaque fois que nous nous confessons », expliquait notre Père.

Colorier l’autre serviteur remplissant les jarres.

Jeudi 19 mars – fête de saint Joseph

AVEC JUDAS

LES Apôtres et les saintes femmes demeuraient très  unis. Ce petit groupe formait véritablement une communauté. Mais tous n’étaient pas parfaits et la Vierge Marie en souffrit vivement.

Jean, le disciple que Jésus aimait, avait découvert la malice et la perfidie de Judas. L’Immaculée le remarqua aussi dès le début. Comme son Cœur dut être broyé de constater que l’un des Apôtres trahissait Jésus !

En l’honneur de saint Joseph, chantons le cantique page 55 du supplément à notre carnet de chants.

Colorier des roses (dans la frise).

Vendredi 20 mars

L’UNION DE JÉSUS ET MARIE

HUMBLE, effacée, la Mère de Jésus comprenait  tout et voyait se nouer le drame. Chaque jour, elle reprenait sa croix, accompagnant silencieusement Jésus. Son Cœur ne faisait qu’un avec le sien.

En traitant Jésus de “ fils de démon ”, les pharisiens accusaient d’abord sa Mère d’être démoniaque ! Cependant, elle ressentit davantage l’injure pour son Fils, Lui qui était si bon pour tous, si aimable. Son Cœur s’attacha plus encore à celui de Jésus. Elle ne cessait de l’encourager.

Reconnaissons humblement nos fautes, et renouvelons nos résolutions afin de consoler Jésus et Marie.

Colorier le jardin des Oliviers.

Samedi 21 mars

SIGNE DE CONTRADICTION

LA Vierge Marie conserva la foi pendant la vie  publique, alors que tant d’hommes doutaient de Jésus et, finalement, s’opposaient à Lui. Beaucoup ne voulurent pas croire qu’il était le Messie attendu. Il était bien le “ signe de contradiction ” annoncé par Siméon. Les Apôtres eux-mêmes retomberont dans l’incrédulité au moment le plus tragique de la Passion.

La Vierge Marie était auprès de son Fils lorsqu’il parcourait les rues de Jérusalem, cette ville maudite. Quelle angoisse ! Il n’avait en face de lui que des ennemis qui se moquaient et lui tendaient des pièges !

Apprenons notre catéchisme afin de bien connaître et aimer la vérité sur Jésus, Fils de Dieu et de Marie.

Colorier des épines (dans la frise).

Dimanche 22 mars – 1er dimanche de la Passion

LE FILS DE DIEU !

SUR le parvis du Temple, beaucoup venaient entendre  parler de religion et prier. Jésus leur annonçait qu’ils devaient se convertir pour entrer dans le Royaume de Dieu.

La Sainte Vierge l’écoutait et l’admirait. Elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde ne le suivait pas. Elle surprenait des regards de mépris, de haine ; cela lui faisait froid dans le dos.

 S’ils savaient qu’il n’a jamais menti, qu’il est le Fils de Dieu ”, pensait-elle en pleurant sous son voile. Elle voyait venir la catastrophe et s’y préparait.

Bénie soit la Sainte Face dans toutes les paroles sorties de sa bouche divine !

Colorier Jésus en agonie au jardin des Oliviers.

Lundi 23 mars

CŒUR OUTRAGÉ

QUI dira les ébranlements du Cœur Immaculé de  Marie en présence des insultes, des blasphèmes mêmes contre Jésus-Christ, son Fils ? Les scènes de dures polémiques, de discussions, où la haine des pharisiens se manifestait contre Jésus, lui étaient presque insupportables.

Cette période de violentes controverses devait aboutir à la Passion de Jésus, car les juifs voulaient le faire taire.

Avant de souffrir, Jésus institua l’Eucharistie. La Vierge Marie y assista, acceptant la Croix toute proche pour le salut de nos âmes.

Durant cette quinzaine qui précède Pâques, prenons la résolution de n’utiliser l’ordinateur et le portable que pour le strict nécessaire.

Colorier des grappes de raisin (dans la frise).

Mardi 24 mars

LA CÈNE

LES femmes assistèrent à la Cène en restant à  leur place, derrière. La Sainte Vierge comprit tout de suite la trahison de Judas et s’attrista de la présomption de Pierre.

Elle comprenait pourquoi Jésus préférait Jean, le disciple courageux et aimant. Saisissant très bien qu’il s’agissait du dernier repas avant sa Passion, son âme était remplie d’appréhension.

En esprit de réparation pour Jésus-Hostie, récitons la prière “ Très Sainte Trinité ”.

Colorier la Sainte Vierge au pied de la Croix.

Mercredi 25 mars

L’AGONIE

APRÈS la Cène, Jésus se rendit au jardin des Oliviers.  La Vierge Marie avait bien vu que Judas était sorti pour trahir son Maître. Il faisait déjà nuit, c’était l’heure du diable et de la puissance des ténèbres. Jésus s’enfonçait dans la nuit avec ses Apôtres qui avaient perdu tout courage.

Avec les saintes femmes, la Vierge Marie resta au Cénacle. Mais son Cœur de Mère était dans l’angoisse et tressaillait au moindre bruit. Elle ne cessa de souffrir cruellement. Elle devina l’agonie de son Fils se chargeant de tous les péchés du monde pour mourir finalement sur la Croix.

Prenons l’habitude de recourir à la Sainte Vierge, toute puissante. « Elle nous voit et nous écoute, nous dépendons totalement d’elle puisque nous sommes à elle ! Par elle, nous recevons les grâces et elle nous conduit au Cœur très saint de Jésus. » (saint Maximilien-Marie Kolbe)

Colorier des épines (dans la frise).

Jeudi 26 mars

SOLITUDE

LA Vierge Marie accomplit le même acte d’héroïsme,  d’obéissance à la volonté de Dieu, lui dictant ce grand renoncement de ne pas suivre Jésus. Comme elle aurait voulu être avec lui, recueillir chaque goutte de son Sang, s’interposer entre son Fils et les soldats !

Que la solitude du Cénacle dut lui être insupportable, devinant qu’il allait être arrêté et soumis à de mauvais traitements. Quel amour dans cette Mère et quel glaive dans ce Cœur ! Elle ne perdit pas son calme, même au sommet de la douleur pendant que son Enfant, son Jésus était à l’agonie.

Père Éternel, donnez-moi autant d’âmes que votre Fils a versé de gouttes de Sang dans sa Passion.

Colorier saint Jean.

Vendredi 27 mars

REINE DES MARTYRS

SAINT Jean, qui circulait librement au milieu des  juifs, l’avertit de chacune des étapes de la Passion. Par la pensée, la Vierge Marie suivait Jésus conduit par les gardes au palais, outragé ignominieusement, moqué, frappé. Elle ne dormit pas un seul instant durant cette nuit. Elle offrait toutes ces souffrances et acceptait cette terrible journée qui commençait. Quelle douleur lorsqu’elle apprit la flagellation de son Fils ! Et tout cela pour mes péchés et ceux du monde.

Quelle puissance vous donnent vos douleurs, ô Marie, pour réclamer de votre Fils le salut de l’humanité qui ne le mérite pas !

Je reconnais votre grandeur à nulle autre pareille, parce que, par compassion, vous ressentiez chaque coup en votre Cœur. Avec grande confiance, je vous demande d’intercéder pour le monde, afin que par votre miséricorde et tendresse, vous obteniez sa conversion et l’exemptiez de tant de guerres, de souffrances.

En cet anniversaire de l’ordination sacerdotale de notre Père, prions pour frère Bruno son disciple :

Ô Jésus, je viens puiser dans le trésor de votre Passion et dans les trous de vos Plaies sacrées !

Colorier des grappes de raisin (dans la frise).

Samedi 28 mars

PORTEMENT DE CROIX

ELLE le rejoignit dès qu’elle le put sur le chemin  du Calvaire. Immense consolation pour son Cœur Immaculé mais peine infinie, car son Jésus était couvert de sang ! Du sang de son agonie et de la Couronne d’épines enfoncée dans sa tête par dérision, de son nez et de sa bouche tuméfiés. Son épaule était déchirée par le portement de croix et sa robe blanche, qu’elle lui avait tissée, était rouge de sang, collée à sa peau.

Ô Sainte Face de mon doux Sauveur, par l’amour si tendre et la douleur si vive que Notre-Dame ressentit en vous voyant trébucher sur le chemin de votre douloureux calvaire, accordez-nous de partager cette immense douleur afin d’accomplir de notre mieux la sainte Volonté de Dieu.

Colorier Jésus sur la Croix.

Dimanche 29 mars – Dimanche des Rameaux

AU PIED DE LA CROIX

LA Sainte Vierge, debout au pied de la Croix, se  montra courageuse. Elle n’a pas sangloté, ne s’est pas effondrée, n’a pas crié. Remplie de l’Esprit-Saint, elle était prête à recevoir toutes les avanies, à mourir avec son Fils. Elle mêlait sa souffrance à la sienne et l’offrait à son Père céleste.

De la même manière, elle assiste maintenant à toutes les Messes. Elle se souvient. Si le Saint-Sacrifice est le mémorial de la Passion du Christ, c’est aussi le mémorial de la compassion de la Vierge Marie.

Ô Marie, accordez-moi les richesses qui sont dans les Saintes Plaies de votre Fils !

Colorier des épines (dans la frise).

Lundi saint 30 mars

MORT DE JÉSUS

VOILÀ comment Jésus et Marie nous sauvent, mais  d’une manière certes différente : lui rachète l’humanité du péché originel par son Sang et la sauve par sa Passion. Il lui rouvre le Ciel.

Sa Mère accepte courageusement cette Passion. Comme un prêtre, elle offre son Fils à son Père éternel pour la rédemption du monde. Alors, Jésus nous la donne pour Mère, en la personne de Jean : « Voici votre Mère ! » Ainsi, elle est Corédemptrice.

Père Éternel, je vous offre les Sacrées Plaies de Jésus et les Douleurs de sa Divine Mère.

Colorier Notre-Seigneur dans les bras de la Sainte Vierge.

Mardi saint 31 mars

DESCENTE DE CROIX

JÉSUS vient d’être descendu de la Croix, Il est  mort, c’est certain. La Sainte Vierge le reçoit dans ses bras et s’approche de ce Visage : « J’ai médité ses douleurs et j’ai tâché de les faire passer dans mon Cœur. J’ai regardé ses Pieds divins l’un après l’autre...

« De là, je suis allée à son Cœur où j’ai vu cette grande ouverture, la plus profonde pour mon Cœur de Mère. J’ai contemplé la main gauche, puis la droite, et ensuite la Couronne d’épines. Toutes ces Plaies me perçaient le Cœur. Voilà ma Passion à moi.

« Sept glaives sont en mon Cœur et c’est par mon Cœur qu’il faut honorer les Plaies sacrées de mon Divin Fils. » (Notre-Dame à sœur Marie-Marthe Chambon)

Bénie soit la Sainte Face dans les douleurs de la mort ! Très Sainte Mère de Jésus, gravez profondément dans mon cœur les Plaies de votre Fils crucifié.

Colorier des grappes de raisin (dans la frise).

Mercredi saint 1er avril

LES LARMES DE MARIE

DURANT les quarante-huit heures où Jésus resta au  tombeau, l’Immaculée seule conserva la foi. Non seulement elle croyait toujours en la divinité de Jésus, Sauveur du monde, en sa messianité, mais bien plus elle ne douta pas un instant de l’utilité rédemptrice de sa Passion.

Pour cela, elle offrit toutes les gouttes de Sang de son Fils et toutes les larmes de ses yeux pour le salut du genre humain, de toute l’ardeur de son âme.

« L’amour de l’Immaculée est le plus parfait amour avec lequel une créature puisse aimer son Dieu. Avec ce Cœur, essayons d’aimer de plus en plus le Cœur de Jésus, et que ce soit notre plus grand désir. Il faut faire en sorte que beaucoup d’âmes reçoivent tout d’elle et que beaucoup d’âmes soient unies au Cœur très doux de Jésus par elle. Il faut d’abord lui soumettre notre cœur et, ensuite, tous les autres. » (saint Maxilimilien-Marie Kolbe)

Colorier Notre-Dame de Pitié.

Jeudi saint 2 avril

MARIE MÉDIATRICE

À ce moment, Notre-Dame est l’Église à elle toute  seule. Tous les autres se sont dispersés, se cachent par peur des juifs, ne croyant plus au retour de Jésus. Elle, elle attend sa Résurrection.

C’est à la Vierge Marie que nous devons notre salut. Elle sera encore près de nous à l’heure de notre mort. Notre-Seigneur lui permet de se tenir sur le grand chemin par lequel passe toute l’humanité entre la terre et le Ciel. Ainsi, l’Immaculée sauve encore les âmes qui se tournent vers elle en ce moment ultime. Et c’est elle qui les introduit auprès de son Fils.

Par les mérites de vos inexprimables douleurs, ô la plus affligée des mères, obtenez-moi le pardon de mes fautes. À l’heure de ma mort, protégez-moi par votre présence et conduisez-moi dans le séjour de la gloire.

Colorier Jésus au tombeau.

Vendredi saint 3 avril

PUISSANCE DE MARIE

MARIE sera toujours notre Médiatrice. Elle est  toute-puissante pour lutter contre le démon et le vaincre. Dans son désir de nous sauver tous, la Vierge Marie se fait l’avocate de ses enfants pécheurs et nous prend en charge.

Dans la grande apostasie, c’est encore elle qui ne cesse d’intervenir, afin que son Fils ait pitié de nous et nous sauve.

« Du fait que l’Immaculée est corédemptrice, elle désire que se répande sur toute l’humanité le fruit de la rédemption accomplie par son Fils ; elle s’efforce de livrer au Christ tous les pécheurs... Le seul désir de l’Immaculée, c’est de faire monter notre vie spirituelle pour atteindre la plus grande sainteté. » (saint Maxilimilien-Marie Kolbe)

Colorier des épines (dans la frise).

Samedi saint 4 avril

MÈRE DES APÔTRES

AU matin de Pâques, Jésus apparaît tout d’abord à  sa Mère. Quelle joie, quelle consolation pour elle ! Désormais, la Vierge Marie se tiendra au milieu des Apôtres. Après l’Ascension, tout naturellement, elle demeure au centre de l’Église naissante. Au jour de la Pentecôte enfin, l’infusion du Saint-Esprit sur l’Église transforme ce petit groupe de pleutres, de disciples peureux, en témoins qui partiront évangéliser l’univers. Mère des Apôtres, elle devient le modèle de l’Église enseignante, prêchante, apostolique.

Puisque notre Divine Mère s’occupe tellement de nous, que la prière vienne spontanément sur nos lèvres, pour l’invoquer en tout temps. Alors nous serons réconfortés et plus forts dans les difficultés de la vie.

Colorier la Sainte Vierge ensevelissant Jésus.

Dimanche 5 avril

PÂQUES

LA Divine Marie mérite notre confiance infinie, notre  reconnaissance. Nous adorons la troisième Personne de la Sainte Trinité qui habite en elle et la rend infiniment capable de répondre à toutes nos demandes.

Lorsque je demande à Jésus et Marie de réussir mon examen ou de trouver une situation, le Cœur maternel de Marie prend les devants et dit simplement au Cœur de Jésus : « Ce pauvre garçon n’a pas de travail ! »

Sensible à l’appel discret de sa Mère, Jésus trouve du travail pour ce garçon. Sa médiation universelle, toute-puissante, ne cesse d’intervenir en notre faveur, auprès de son Fils. Ensemble, ils s’occupent de chacun de nous en particulier, comme de tous à la fois !

Notre Espérance est en Marie Corédemptrice, Marie Médiatrice. C’est par le Cœur Immaculé de Marie que le Cœur Sacré de Jésus triomphera sur le monde, aujourd’hui et à jamais !

« Que l’Immaculée vous bénisse en tout, toujours et partout ! Qu’elle vous serre sur son Cœur maternel au milieu de toutes vos peines, tentations et difficultés ! Qu’elle déverse en vous tous et en chacun en particulier beaucoup de paix, cette paix intérieure de l’âme que le monde ne connaît pas !

« Qu’elle augmente votre courage, afin que personne parmi vous ne supprime quoi que ce soit à la donation déposée devant elle dans l’acte de consécration, afin qu’elle-même puisse disposer librement de toute notre vie, de notre mort et de notre éternité et de toutes les facultés de l’âme et du corps, de tout l’être. » (saint Maxilimilien-Marie Kolbe)

Colorier des roses (dans la frise).


Le chapelet de Notre-Dame 
des Sept-Douleurs

CE chapelet se dit en récitant sept septaines (un Pater  et sept Ave) et en accompagnant la récitation de chaque septaine du souvenir ou de la méditation d’une des sept douleurs principales de la Très Sainte Vierge.

Première douleur : la prophétie de Siméon.
Deuxième douleur : la fuite en Égypte.
Troisième douleur : la perte de Jésus.
Quatrième douleur : le portement de Croix.
Cinquième douleur : la Crucifixion.
Sixième douleur : la descente de croix.
Septième douleur : la mise au tombeau.

À la fin, on ajoute trois Ave Maria en souvenir des larmes amères que Marie versa au milieu de ses douleurs.

On termine par cette prière :

Nous vous supplions, Seigneur, que la bienheureuse Vierge Marie, votre sainte Mère, dont l’âme a été percée par un glaive de douleur au temps de votre Passion, intercède pour nous auprès de votre clémence, maintenant et à l’heure de notre mort. Vous qui vivez et régnez dans l’unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.