Sacré-Cœur 2026 : 
L’Église, Maîtresse de civilisation

Introduction

EN 1973, l’abbé de Nantes écrivait : « L’Évangile a une force incomparable pour transformer la société politique, et de barbare la rendre civilisée. Cette société politique transformée par la vie du Christ dans ses membres s’appelle la Chrétienté.

« Qu’est-ce que la Chrétienté ? C’est la réalisation politique de l’Évangile. Cette Chrétienté a pour vie, pour énergie, la force même du Christ ressuscité, encore aujourd’hui. »

La civilisation catholique demeure un trésor à défendre, particulièrement en nos temps d’apostasie où “ solidarité ” et “ fraternité ” ont remplacé la véritable charité.

Selon l’exhortation de saint Pie X, rappelons-nous « tout ce qu’il a fallu de forces, de science, de vertus surnaturelles pour établir la cité chrétienne, et les souffrances de millions de martyrs, et les lumières des Pères et des Docteurs de l’Église, et le dévouement de tous les héros de la charité, et une puissante hiérarchie née du Ciel, et des fleuves de grâce divine, et le tout édifié, relié, compénétré par la Vie et l’Esprit de Jésus-Christ, la Sagesse de Dieu, le Verbe fait homme ».

Le Pape concluait : « Les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes. »

C’est pourquoi notre Père pouvait attester : « Je ne vis pas mille ans en arrière comme m’en brocardaient mes confrères. Je vis de ces mille ans qui ont bâti mon univers – et le leur, hélas ! qui leur indiffère à moins qu’il ne leur soit étranger et ennemi –, et qui lui ont mérité de Dieu et de son Christ de survivre. J’y puise toute ma sagesse, à leurs cent cinquante vérités et bontés, beautés humaines et chrétiennes, ou pour mieux dire monastiques et monarchiques. »

Durant ce mois du Sacré-Cœur voyons, par quelques exemples, comment l’Église se montra maîtresse de civilisation par ses saints. Obéissant à la recommandation de Notre-Seigneur : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît », l’Église se préoccupa d’abord du salut éternel des âmes. Elle ne négligea pas pour autant le bien temporel et le progrès matériel des sociétés, précisément pour toucher les âmes.

Lundi 1er juin

LES MOINES BÂTISSEURS

DÈS les premiers siècles, les moines défrichèrent  une grande partie de la France pour cultiver les terres autour de leurs couvents. Leurs récoltes suffisaient à nourrir la communauté, mais aussi les malades, les pauvres, les nombreux voyageurs ou pèlerins qui frappaient tous les jours à leurs portes.

La foi et l’habileté des religieux éclataient dans la construction et la décoration des églises. Les objets liturgiques, comme les croix ou les reliquaires, s’avéraient de riches chefs-d’œuvre d’orfèvrerie. Saint Éloi inventa l’émaillerie limousine : travail très précis et particulier, employant le filigrane et les pierres précieuses par le cloisonnement.

Ces trésors manifestaient la foi, l’espérance et la charité de toute une société catholique. Les vitraux formaient un véritable catéchisme en images, rappelant que l’enfer existe et que nous pouvons y tomber.

« Les monastères sont des citadelles du Saint-Esprit contre l’esprit du mal. Ce sont des écoles du service de Dieu, comme les grandes écoles de l’Armée, de la Marine, de la Gendarmerie. Si nous voulons que le monde revienne à Dieu, il faut que des monastères se reconstruisent et que les âmes viennent y puiser des forces. C’est cela qui va créer la Chrétienté de demain ! » (notre Père)

Cœur de Jésus, notre Voie, notre Vérité, notre Vie, régnez sur les nations !

Colorier le monastère.

Mardi 2 juin

LA TRÊVE DE DIEU

AFIN de défendre leurs terres contre les invasions étrangères et protéger les paysans, les propriétaires réunirent des hommes d’armes et construisirent des châteaux forts. Ils devinrent des seigneurs.

La guerre s’imposait pour repousser les envahisseurs étrangers, comme les Normands. Cependant, les barons se battaient parfois sans raison importante. Les évêques et les abbés usèrent de leur puissance pour résoudre ces conflits. En souvenir de la Passion de Jésus, ils établirent la Trêve de Dieu, et interdirent les combats depuis le mercredi jusqu’au lundi matin.

L’Église institua aussi l’ordre de la Chevalerie, dont les règles contraignaient les seigneurs à être moins belliqueux et plus chrétiens.

« La Chrétienté a traversé les siècles grâce à son organisation et par ses lois. Si elle surmonte les périls de Satan, c’est par la grâce, mais aussi par la loi ! Il n’y a d’ordre chrétien que par l’exercice de l’Autorité religieuse et séculière. » (notre Père)

Cœur de Jésus, qui voulez que l’on vénère avec vous le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée, touchez le cœur du Saint-Père !

Colorier le potager du monastère.

Mercredi 3 juin

LE RACHAT DES CAPTIFS

JEAN de Matha naquit le 23 juin 1154. Ordonné prêtre en 1193, il pria Dieu de lui indiquer l’ordre dans lequel Il l’appelait à le servir. Lors de sa première Messe, « le Seigneur lui apparut soutenant de ses mains deux hommes enchaînés par les chevilles, l’un Noir et disgracié, l’autre Blanc et pâle ».

Cette vision lui montrait que Notre-Seigneur le destinait à racheter les esclaves, captifs des musulmans. Ces derniers infligeaient de telles tortures à leurs prisonniers chrétiens que beaucoup apostasiaient pour avoir la vie sauve. Il fallait venir au secours de ces malheureux et tâcher de convertir leurs maîtres infidèles. Pour cela, le jeune prêtre fonda les religieux trinitaires qui reçurent pour devise : “ Gloria tibi Trinitas et captivis libertas ! ” (Gloire à Vous, Trinité, et aux captifs, la liberté !)

Leur vêtement en laine blanche (une tunique de Croisé) arborait une croix rouge et bleu.

Le Père Jean de Matha et ses fils parcoururent en tous sens le nord de l’Afrique : Tunis, Alger, Oran, Nemours. Au prix de fatigues et de souffrances surhumaines, ces religieux héroïques délivrèrent des milliers d’esclaves allant jusqu’à se laisser enchaîner à la place des malheureux qu’ils venaient racheter !

Avec la permission du Pape, des frères partirent auprès des Croisés, s’occupèrent de leurs malades et rachetèrent leurs prisonniers.

Un jour, plusieurs d’entre eux se trouvèrent à bout de ressources. La Sainte Vierge vint miraculeusement à leur secours, remettant au fondateur une bourse pleine d’or pour la rançon des captifs !

Admirons ces religieux ! À l’exemple de leur Maître qui se livra pour nous racheter, ils donnèrent leur vie pour sauver une multitude d’âmes de l’apostasie, et donc de la damnation éternelle.

Cœur de Jésus notre Roi, qui avez vaincu l’enfer par votre mort sur la Croix et nous avez rachetés, que votre règne arrive !

Colorier le massif de fleurs.

Jeudi 4 juin – Fête-Dieu

SUIVRE JÉSUS-CHRIST

LE 20 janvier 1539 à Grenade, la foule écoutait le plus grand prédicateur espagnol de son temps : le Père Jean d’Avila. Profondément émus, beaucoup demandèrent à se confesser. Un homme, bouleversé, tomba à genoux :

« Miséricorde ! Mon Dieu, miséricorde ! Ayez pitié de ce grand pécheur qui vous a offensé ! »

Rempli de contrition pour les péchés de sa vie passée, Jean donna ses vêtements et son argent à un mendiant, distribua tous ses livres et s’en alla dans les rues, pieds nus en s’écriant :

« Je veux suivre Jésus-Christ et me rendre tout à fait pauvre en son honneur. »

Jugé fou, son entourage le fit enfermer à l’hôpital. À l’époque, les médicaments n’existaient pas. Il subit donc le seul traitement en usage : le fouet. Heureux de supporter ce châtiment uni à Jésus souffrant, Jean ne put cependant se résoudre à voir les autres malades ainsi battus. Il écrivit :

« Que Jésus-Christ m’accorde la grâce de posséder un jour un hôpital où je puisse accueillir les pauvres abandonnés et les malheureux privés de raison, afin de les servir comme je le désire. »

En cette fête du Saint-Sacrement, consolons Jésus-Hostie des outrages qu’il reçoit à tout moment :

Ô Jésus, dont le Divin Cœur brûle d’une flamme d’amour et de miséricorde, donnez-nous de vous aimer !

Colorier un moine travaillant au potager.

Vendredi 5 juin – premier vendredi du mois

SOIGNER LES PAUVRES

AU bout de quelques jours, le directeur de l’hôpital comprit que Jean n’était pas fou et le renvoya. Suivant les conseils du Père Jean d’Avila, notre homme s’installa à Grenade. Le matin, il assistait à la Messe puis ramassait du bois mort afin de l’échanger contre un peu de nourriture ou de le distribuer aux pauvres.

Les habitants admirèrent sa grande charité et achetèrent son bois. Finalement, Jean accepta une maison et l’aménagea peu à peu en hôpital de quarante-six lits.

Chaque soir, il y conduisait les pauvres et les malades sans asile, parfois en les portant sur son dos. Pour l’amour de Jésus seul, il pansait leurs plaies et les soignait. Le lendemain, aucun ne repartait sans avoir pris un déjeuner chaud.

« La vraie charité surnaturelle ne peut s’exercer que dans l’Église. Elle ne consiste pas à faire du bénévolat pour la dignité de l’homme ou l’épanouissement de la personne humaine. Il s’agit plutôt d’être l’instrument du Bon Dieu pour faire du bien autour de nous en cherchant à lui ressembler. » (frère Pierre)

Colorier l’autre moine travaillant au potager.

Samedi 6 juin – premier samedi du mois

FRÈRE JEAN DE DIEU

EN janvier 1540, l’évêque lui demanda de revêtir un  habit religieux et lui donna le nom de frère Jean de Dieu. Notre frère hospitalier prenait grand soin des malades. Il les lavait et leur donnait des vêtements propres. Pour diminuer la contagion, il fut le premier à instituer que chaque malade aurait son lit particulier.

Un prêtre les confessait, leur enseignait le catéchisme, présidait les prières du matin et du soir.

Son hôpital devint un modèle et suscita de nombreux admirateurs et bienfaiteurs. Tel le marquis de Tarifa qui lui apportait chaque jour cent cinquante pains, quatre moutons et huit poulets !

Selon le conseil de notre Père, « efforçons-nous d’être charitables, de répondre à l’amour, à l’affection, à la charité, au dévouement, à la générosité, par les mêmes vertus. Pour pratiquer cette charité, implorons la grâce de Dieu afin que ce soit par l’amour de Jésus que nous aimions notre prochain. »

En ce premier samedi du mois, répondons à l’amour du Cœur Immaculé de Marie en grand chagrin et tâchons de la consoler : Doux Cœur de Marie, soyez le salut des pauvres pécheurs !

Colorier un esclave enchaîné.

Dimanche 7 juin – solennité de la Fête-Dieu

CAMILLE DE LELLIS

PLUSIEURS années après la mort de frère Jean de Dieu, Camille de Lellis se dévoua jour et nuit dans les hôpitaux d’Italie. Il s’occupait des malades avec tant de bonté et de tendresse que tous l’aimaient et le respectaient.

Camille veillait particulièrement à l’excellente qualité des repas, à l’application des prescriptions médicales et aux dépenses. Ses livres de compte étaient parfaitement tenus !

Nommé infirmier-chef, il prit l’initiative de réunir le personnel de l’hôpital afin de lui apprendre les manières d’aborder les infirmes, de les servir, d’en avoir compassion.

« Les pauvres malades sont la pupille et le cœur de Dieu, nous devons penser que ce qui est fait à eux est fait à Dieu lui-même », enseignait saint Camille.

Cœur de Jésus plein d’amour, qui désirez nos cœurs pour en faire votre demeure, donnez-nous de vous aimer !

Colorier le religieux trinitaire.

Lundi 8 juin

LES CAMILLIENS

L’ABANDON des agonisants transperçait le cœur de Camille. Pour y remédier, il fonda une congrégation d’hommes pieux et bons qui prodiguèrent des soins uniquement pour l’amour de Jésus-Christ : les camilliens.

Ordonné prêtre, il écrivit une courte Règle pour le service des infirmes, inaugurant une nouveauté : donner à manger à ceux qui ne pouvaient le faire seuls, leur nettoyer la langue et rajuster leurs grabats.

Plus que tout, ces religieux recommandaient à Dieu l’âme de leurs malades, les exhortaient à la patience et à la réception pieuse des sacrements.

« La chose la plus fâcheuse de la Chrétienté, ce sont les agonisants mourant sans prêtre pour recueillir leur dernier souffle, alors que le sort éternel de l’âme s’y joue : sauvée ou damnée à jamais ! » expliquait le Père Camille.

Cœur de Jésus, altéré de notre salut, ayez pitié de nous !

Colorier la montagne et la mer.

Mardi 9 juin

SOLDAT DE LA CHARITÉ

LE fondateur de cette nouvelle famille religieuse choisit d’arborer sur son habit une grande croix rouge sur l’épaule droite. Elle rappelait que la source de la charité se trouve dans la Croix de Jésus sur laquelle a coulé le Précieux Sang. La vocation des camilliens est en effet toute de fatigue, de souffrance et de mort au service des infirmes.

Saint Camille voulait que cette croix rouge soit à droite pour deux raisons. La première, parce que l’on soutient généralement un infirme du bras gauche afin de se garder libre le côté droit. Ainsi, le malade a devant ses yeux l’instrument de la miséricorde divine.

Mais surtout, c’est de la main droite que l’on brandit l’épée. Ancien militaire, le Père Camille ne concevait pas sa vocation comme simplement dédiée au bien corporel des miséreux : il les soignait en vue du salut de leurs âmes et s’engageait donc à lutter contre le démon. Mettre la croix sur l’épaule gauche n’en aurait fait qu’un bouclier. À droite, elle devenait une arme offensive, une épée contre Satan.

« Le Crucifix sera notre unique Maître, de qui procède seule la vraie charité surnaturelle. »

Précieux Sang de Jésus, secours des agonisants, sauvez-nous !

Colorier l’autre esclave enchaîné.

Mercredi 10 juin

LES “ PÈRES DE LA BONNE MORT 

SAINT Camille repérait les âmes aux prises avec le démon et utilisait tous les moyens pour les amener à se confesser, surtout celles qui « empestaient l’hérésie », comme il définissait les protestants.

Surnommés les “ Pères de la bonne mort ”, les camilliens ne négligeaient aucun stratagème pour toucher les moribonds. Un jour, avec l’accord de la famille, le Père Camille se déguisa en médecin pour approcher un agonisant qui ne voulait pas entendre parler de prêtre. D’autres fois, lorsque toute autre tentative avait échoué, il entrait de force, avec crucifix, étole et flambeaux allumés. De cette manière, plusieurs se convertirent juste avant de mourir !

« Rappelez-vous que les démons ne dorment pas et que mille d’entre eux entourent les pauvres mourants. Ne craignez pas de perdre le sommeil, de courir par le froid, la pluie ou le vent, de tout souffrir pour une œuvre si glorieuse. »

Cœur de Jésus, qui vous réjouissez tant de la conversion des pécheurs, accordez-nous la grâce du repentir !

Colorier le malade soigné par saint Camille.

Jeudi 11 juin

À L’ÉCOLE

AFIN d’enseigner les enfants pauvres, le Père Jean-Baptiste de La Salle fonda l’Institut des frères des Écoles chrétiennes. Pour une instruction plus facile, il eut l’idée de répartir les élèves en différents groupes, selon leurs âges. Chaque classe avait son professeur et son local.

Cette nouvelle organisation permettait de donner une leçon à plusieurs élèves en même temps, et non de répéter l’enseignement à chaque écolier, individuellement, comme cela se pratiquait alors ! Le Père de La Salle inventa et mit au point ce qu’on appelle l’enseignement simultané.

En outre, il osa substituer le français au latin ! Dès lors, les petits apprirent à lire non dans le psautier latin, mais dans leur langue maternelle. Le programme des études comportait aussi l’écriture, l’orthographe, la composition, le calcul, des notions de géométrie et de dessin, un aperçu des actes les plus courants de la vie pratique.

Les frères des Écoles chrétiennes se montraient très soucieux de la participation active de l’enfant à qui ils demandaient « un effort personnel constant », selon la recommandation de leur Père fondateur.

Soyons persévérants à l’école, malgré les difficultés, afin de faire fructifier les dons que Dieu nous a donnés. Saint Jean-Baptiste de La Salle, n’oubliez pas les enfants, objet de toute votre sollicitude ici-bas !

Colorier saint Camille.

Vendredi 12 juin – fête du Sacré-Cœur

LE SILENCE !

CETTE méthode exigeait une discipline rigoureuse. Elle n’était pas fondée sur les punitions. Notre saint édicta vingt-trois conseils pour conserver l’ordre sans recourir aux corrections !

Le plus étonnant d’entre eux est la recommandation du silence : silence des enfants certes, mais aussi du maître qui doit parler peu et uniquement lorsque le devoir l’y oblige. Il se faisait comprendre par des signaux afin d’économiser sa voix.

En conséquence, le calme régnait dans des classes de cent élèves ! Ainsi, le professeur avait encore suffisamment de force le soir pour accomplir ses devoirs religieux et préparer sa journée du lendemain, lorsqu’il ne donnait pas de cours aux adultes !

Honorons le Cœur de Jésus en lui disant souvent dans la journée :

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en vous ! Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous, sauvez-nous !

Colorier le lit du malade.

Samedi 13 juin – apparition de Notre-Dame à Fatima

INSTRUCTION CHRÉTIENNE

CEPENDANT, l’éducation chrétienne prodiguée aux enfants demeurait le plus important. Les frères leur apprenaient « à bien vivre, en les instruisant des mystères de notre sainte religion, en leur inspirant les maximes chrétiennes, leur donnant ainsi l’éducation qui leur convient ».

Les dévoués religieux ne consacraient pas moins d’une demi-heure par jour à l’enseignement du catéchisme, une heure et demie les dimanches et fêtes. Ils suivaient ce conseil de leur Père fondateur :

« Le maître ne parlera pas aux écoliers comme en prêchant, mais il les interrogera presque continuellement afin de leur faire comprendre ce qu’il leur enseigne. Il aura soin de parler fort peu. »

Suivons les conseils de nos parents et des religieux qui nous guident sur le chemin du Ciel.

« Nous vous donnerons des conseils, nous sommes là pour ça, pour votre formation littéraire, artistique, scientifique. Afin que cela serve au règne du Christ, pour que la France retrouve son roi, pour que le monde retrouve sa civilisation traditionnelle ! » (notre Père)

Volonté de Dieu, dont le règne est notre unique désir, notre salut, notre fidélité, régnez souverainement sur nous !

Colorier les élèves.

Dimanche 14 juin – solennité de la fête du Sacré-Cœur

LES PAUVRES SOURDS

JUSQU’AU milieu du dix-huitième siècle, les sourds ne recevaient aucune instruction. Le premier, l’abbé de l’Épée reçut dans sa maison, à Paris, des filles et garçons sourds-muets et tâcha de leur transmettre quelques connaissances.

Ce prêtre s’ingénia à créer et perfectionner une méthode d’enseignement, basée principalement sur les gestes. Il la mit par écrit et forma des maîtres. Quelques écoles s’ouvrirent en France, mais peu survécurent à la Révolution.

Après le décès de l’abbé, en 1789, l’abbé Sicard prit la suite et assura la direction de l’école jusqu’à sa mort en 1822. L’abbé Périer le remplaça.

Cœur de Jésus, qui demandez des cœurs compatissants, donnez-nous de vous aimer !

Colorier saint Jean-Baptiste de La Salle instruisant les enfants.

Lundi 15 juin

LE PÈRE DESHAYES

TOUCHÉ de compassion pour ces pauvres handicapés, le Père Gabriel Deshayes s’intéressa à la pédagogie du Père Sicard et lui confia son souci majeur :

« Toujours seuls et isolés au milieu du monde, ces infortunés ne peuvent entrer en communication avec la société, et moins encore arriver à la connaissance de la religion, dont les consolantes promesses et les secours seraient si nécessaires pour adoucir l’amertume de leur déplorable vie.

« On ne peut s’arrêter un instant à calculer toutes les disgrâces d’un pareil état, et ne pas s’occuper des moyens d’aller au secours de ceux qui en sont les tristes victimes. »

Pour eux, il ouvrit en France un grand nombre d’écoles tenues par des religieux et religieuses employant la méthode du Père Sicard. Les enfants y étaient « logés, nourris, soignés, instruits, et dans la religion qui toujours leur eût été étrangère et dans les arts et les métiers propres à chacun d’eux ». Ils n’en sortaient qu’ « après avoir fait leur première Communion, et avec la connaissance pratique d’un métier qui fournira à leur subsistance ».

Cœur de Jésus, qui désirez nos cœurs pour en faire votre demeure, donnez-nous de vous aimer !

Colorier la classe.

Mardi 16 juin

LA LOUANGE DE LA GLOIRE DE DIEU

POUR louer Dieu dans sa création, le Père Brisson, fondateur des Oblates de Saint-François-de-Sales à Troyes, décida de fabriquer une horloge astronomique.

Elle reproduirait les mouvements des astres, la durée des jours et des nuits aux différentes latitudes, la hauteur des marées dans les principaux ports... La devise et le blason des Chartreux occuperaient le centre de son ouvrage.

Deux heures de calcul lui suffirent pour concevoir le plan de son œuvre. Cependant, il restait bloqué par des difficultés à coordonner la marche de la lune et celle du soleil. L’ingénieux ecclésiastique les exposa à un scientifique renommé. Ce dernier y travailla toute une nuit. La solution qu’il trouva nécessitait l’emploi de roues ayant cinq cents à sept cents dents ! Une entreprise impossible à réaliser. L’abbé rentra chez lui dépité.

Cœur de Jésus notre Roi, à qui tout pouvoir a été donné au Ciel et sur la terre, que votre règne arrive !

Colorier le frère préparant la leçon de catéchisme.

Mercredi 17 juin

DEUX PETITES ROUES !

À peine endormi, il vit en rêve la solution à tous ses problèmes : un mécanisme très simple à deux petites roues, avec un minuscule pignon. Il se leva et nota toutes ces informations.

Pourtant, l’impression d’avoir commis une légère erreur de calcul persistait. Sur ses cadrans, la lune aurait, chaque année, une seconde et demie d’avance sur le soleil. Ce décalage le gênait pour la poursuite de ses travaux. Or, un de ses amis, astronome réputé, aboutissait à cette même conclusion :

« La lune s’accélère chaque année d’une seconde et demie. Je suis sûr de mon résultat. J’ai en cela l’avantage sur tous les savants qui se sont occupés de cette difficile question. »

Le Père Brisson ne s’était pas trompé ! Aussi ne tarda-t-il pas davantage à fabriquer son horloge. Celle-ci indiquait l’heure précise, ce qui lui était très utile pour la récitation de l’office divin. La sphère céleste montrait l’aspect du ciel sous toutes les latitudes terrestres ; le cadran du temps sidéral marquait l’heure signifiée par les étoiles, etc. Lors de l’exposition de 1860, le Père Brisson reçut, pour son chef-d’œuvre, la médaille d’argent !

Cœur de Jésus notre Roi, en qui toutes choses ont été créées, que votre règne arrive !

Colorier l’horloge du Père Brisson.

Jeudi 18 juin

LA “ POSTE AUX CHOUX 

LE Père Brisson aimait visiter ses diverses Maisons religieuses troyennes. Afin de faciliter le travail des sœurs cuisinières, il fabriqua une machine à éplucher les pommes de terre, conçut des fourneaux à chaleur continue ainsi que des marmites spéciales pour cuire les aliments à la vapeur et à coût réduit.

Les repas étaient répartis dans des récipients individuels et emboîtables, puis placés dans des conteneurs qui conservaient la chaleur. Une voiture les distribuait aux différentes maisons de la ville, c’était “ la poste aux choux ” !

Auparavant, ce bon Père goûtait les plats et, au besoin, rectifiait l’assaisonnement, proposait des menus, suggérait de nouvelles recettes, telle la “ potée russe ”. Il donnait même des idées pour accommoder les restes !

La construction d’un pétrin mécanique évitait aux boulangères de pétrir la pâte à la main, la rendait meilleure et plus légère. Les pains, cuits dans des fours de sa fabrication, tournaient autour d’un axe, ce qui permettait une cuisson régulière sans manipulations.

Cœur de Jésus dont la Providence soulage ceux qui travaillent et qui sont chargés, secourez-nous !

Colorier le Père Brisson.

Vendredi 19 juin

LA BUANDERIE

LES buandières bénéficièrent également des lumières et astuces de leur Père. Le linge, lavé par brassage dans un cuvier géant alimenté par des conduites d’eau chauffée, était introduit dans une machine à rincer après refroidissement.

Les sœurs l’étendaient ensuite sur des panneaux verticaux à glissières qu’il suffisait de tirer. Placé dans un cylindre à repasser (lui aussi “ breveté ” Père Brisson), les vêtements sortaient prêts à être pliés et rangés dans les armoires des maisons respectives !

« Nous n’avons pas tous les jours de grandes choses à offrir à Notre-Seigneur, mais il veut dans sa charité que les petits sacrifices, les riens qui composent notre journée, soient autant de chaînes très douces qui nous unissent à son Divin Cœur. » (Père Brisson)

Colorier une partie de la frise.

Samedi 20 juin

LE PERE DE ROTZ

LES instituts missionnaires évangélisèrent des populations pauvres, au prix d’un dévouement héroïque : le Père Damien auprès des lépreux de Molokaï, les Pères de Picpus auprès des aborigènes de Papouasie, les Oblats de Marie Immaculée auprès des Esquimaux, le Père Augouard auprès des anthropophages, les missionnaires du Père Libermann auprès des esclaves, et bien sûr le Père de Foucauld chez les Touareg... S’ils quittent leur famille, leur pays et “ descendent ” auprès de ces peuples barbares, ce n’est pas pour renier le trésor de civilisation dont ils ont hérité à leur naissance. Comme Jésus, ils se sont faits pauvres parmi les plus pauvres et les plus déshérites, mais pour les convertir à l’Évangile, pour sauver le plus d’âmes possible et en faire des pays de Chrétienté.

Marc de Rotz entra dans la Société des Missions Étrangères de Paris, le 23 septembre 1862. Ordonné prêtre le 29 juin 1865, il fut envoyé au Japon où l’évêque demandait un lithographe pour fonder une imprimerie. Heureux d’être choisi, le jeune missionnaire eut tôt fait de s’assimiler ce nouveau métier !

Dès son arrivée, cet “ homme qui savait tout faire ” publia son premier livre lithographié. Puis, il acheta un matériel complet d’imprimerie. Catéchisme, livre de prières, chemin de croix, grammaire latine sortaient à vive allure de ses presses !

« Notre religion est la fine fleur de la civilisation. Qu’y a-t-il de plus intelligent, de plus pur, de plus magnifique ? Nous devons être joyeux, fiers d’être catholiques ! » (notre Père)

Colorier une partie de la frise.

Dimanche 21 juin

AU SECOURS DES CHRÉTIENS

EN 1873, le religieux assista, stupéfait, au retour d’exil des chrétiens. Après trois ans d’incarcération, ils ne retrouvaient plus ni champs ni maisons. Leurs voisins païens s’en étaient emparés.

Un terrible typhon puis une épidémie de dysenterie achevèrent de les plonger dans la misère. Ces pauvres gens ne se nourrissaient plus que de mauvaises patates et d’un peu de riz.

Le Père de Rotz vola au secours de ces malheureux, importa de France des grains de blé et des plants de pommes de terre ainsi que des instruments aratoires : charrues, faux, faucilles. Les forgerons Taguchi les prirent pour modèles et en fabriquèrent plusieurs. Le missionnaire acheta de grands espaces qu’il défricha, ensemença et moissonna. Il y installa ensuite les familles chrétiennes démunies.

Providence du Cœur de Jésus, qui nourrissez ceux qui ont faim, secourez-nous !

Colorier la presse à imprimer du Père de Rotz.

Lundi 22 juin

LES MACARONIS “ DE ROTZ 

LES veuves des pêcheurs morts en mer et leurs enfants se trouvaient dans un total abandon. Le Père recueillit ces derniers et leur apprit à travailler, afin qu’ils gagnent eux-mêmes leur vie. Pour les femmes, il construisit l’ouvroir Saint-Joseph qui embauchait jusqu’à soixante personnes. Le rez-de-chaussée comprenait un four à pain et un moulin produisant une farine de qualité, plus blanche que celle des autres moulins. On venait de loin acheter les “ macaronis de Rotz ”, comme on les appelait.

L’infatigable apôtre installa un grand atelier de filature et de tissage du lin pour les jeunes filles auxquelles il apprit aussi l’art de la teinture. Le missionnaire eut son heure de célébrité pour avoir fait dessiner et exécuter un vêtement de travail original pour les ouvrières de Saint-Joseph : un deux-pièces à plusieurs poches, bien plus pratique que le costume japonais. Premier uniforme à l’européenne au Japon !

« Les travaux qu’accomplissaient les missionnaires n’étaient ni un but en soi, ni une passion dévorante, mais un labeur accompli pour les nécessités de la mission et pour le prestige de la France. » (notre Père)

Providence du Cœur de Jésus, appui des pauvres, secourez-nous !

Colorier une partie de la frise.

Mardi 23 juin

LE MUR “ DE ROTZ 

POUR faire face à une épidémie de typhus, l’énergique missionnaire bâtit un hôpital, recruta un médecin assisté d’une équipe d’infirmières, organisa l’isolement des contaminés ainsi que le ramassage des ordures.

Il agrandit son église, trop petite pour accueillir ses paroissiens de plus en plus nombreux, la dota d’une grosse cloche et surmonta le clocher d’une statue de Notre-Dame de Lourdes.

Comme les paysans déploraient un éboulement de terrain qui se reproduisait toujours au même endroit, le Père examina la situation et édifia le “ mur de Rotz ” qui ne connut plus aucun effondrement. On lui doit aussi l’aménagement d’un cimetière pour le village, la construction d’une route départementale et la digue du port !

Providence du Cœur de Jésus, notre recours dans tous les besoins, secourez-nous !

Colorier le Père de Rotz imprimant.

Mercredi 24 juin

LE MORTIER “ DE ROTZ 

PAR pauvreté, et malgré des maux de tête continuels, le vaillant missionnaire couchait dans un lit sans drap et se contentait d’une nourriture frugale. En 1897, un de ses confrères reçut cette confidence : « Je ne vaux pas cher, je suis éventré à la lettre, ce ne sont plus des hernies, mais bien une éventration... Grâce à Dieu, je fais mon sacrifice plusieurs fois par jour, car il y a des moments qui sont durs. »

En 1911, Mgr Cousin lui ordonna de venir se reposer un peu à Nagasaki. Le Père reçut les derniers sacrements et se prépara à mourir. Or, il se remit assez bien pour assister son évêque en ses derniers moments !

Bien plus, l’inlassable évangélisateur proposa à son successeur de superviser l’édification d’un nouvel évêché, car l’existant menaçait ruine. À cette occasion, le Père inventa un mortier excellent et bon marché.

Le 6 novembre 1914, il fit un faux pas sur un échafaudage de ce chantier et tomba. Après une nuit de grandes souffrances, le Bon Dieu vint chercher son fidèle serviteur. Depuis son arrivée au Japon, le religieux n’était pas revenu une seule fois en France.

Providence du Cœur de Jésus, soutien des justes, secourez-nous !

Colorier une partie de la frise.

Jeudi 25 juin

LES SŒURS DE MARIE-JOSEPH

À la fin de la guerre de 1870, Louise-Félicie Gimet s’enrôla à Paris dans l’armée des Fédérés. Le 26 mai, elle se trouvait avec les femmes déguisées en cantinières qui excitaient les passants contre les ecclésiastiques pris comme otages. Montée sur un cheval, la jeune hystérique prit la tête de l’infernal cortège et déclencha l’horrible massacre. En deux jours, elle tira sur treize prêtres !

Après la défaite de la Commune, Louise-Félicie fut incarcérée à la prison Saint-Lazare. La Congrégation des sœurs de Marie-Joseph avait pour vocation d’y vivre jour et nuit pour s’occuper religieusement des détenues, et les convertir.

La supérieure, mère Éléonore, remarqua la nature ardente de la captive et résolut de la ramener à Dieu :

« Je veux votre âme et je l’aurai, lui dit-elle.

– Je suis trop coupable, couverte de crimes. »

La religieuse ne s’avoua pas vaincue et implora les prières de tous.

« Le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelque sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. » (saint Pie X)

Cœur de Jésus, qui invitez si affectueusement et si patiemment les pécheurs à la pénitence, ayez pitié de nous !

Colorier les livres imprimés par le Père.

Vendredi 26 juin

FILLE DE MARIE

PEU à peu, Louise-Félicie s’adoucit et déclara : « Je changerai de conduite si je sors saine et sauve des mains de la justice. » Or, aucune femme ne fut exécutée, et l’on manquait de preuves contre Félicie.

La supérieure l’engagea à faire une retraite et confia sa conversion au Père Olivaint, une de ses victimes contre laquelle elle s’était le plus acharnée ! Elle lui fit lire ses notes spirituelles. Le cœur de la malheureuse, si longtemps endurci, s’ouvrit au repentir. Lors de sa première confession, sa contrition fut si vive qu’elle s’évanouit.

En 1888, notre convertie rejoignit mère Éléonore à la Solitude de Nazareth, à Montpellier, afin de vivre parmi les religieuses. Charitable et pieuse, elle manifestait une dévotion très tendre pour Notre-Dame des Sept-Douleurs.

Ses vertus lui valurent d’être agrégée, sur sa demande, aux Filles de Marie, où Louise-Félicie reçut le nom de Marie-Eléonore. Cette association se voulait une sorte de tiers ordre que les sœurs de Marie-Joseph utilisaient comme auxiliaires, particulièrement pour les surveillances. Les Filles de Marie portaient un costume religieux spécial, bleu et blanc, et émettaient des vœux annuels.

« Il n’y a pas de vraie fraternité en dehors de la charité chrétienne qui, par amour pour Dieu et son Fils Jésus-Christ notre Sauveur, embrasse tous les hommes pour les soulager tous et pour les amener tous à la même foi et au même bonheur du Ciel. » (saint Pie X)

Uni au repentir d’amour qu’ont éprouvé tous les saints pénitents, je me repens de tout mon cœur, ô Jésus !

Colorier la fin de la frise.

Samedi 27 juin

CONSOLATRICE DES AFFLIGÉS

MARIE-ÉLÉONORE se dévoua au chevet des malades avec une patience et une douceur inaltérables. Elle sollicita comme une faveur d’assister les mourantes, ce qui lui valut le surnom de Consolatrice des affligés.

Le 8 septembre 1893, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, elle fut frappée de paralysie et entra en agonie, tout en gardant sa lucidité. Le prêtre lui conféra l’Extrême-Onction.

Mère Éléonore lui demanda si sa vie passée lui causait des craintes. Rassemblant ses forces, la moribonde parvint à articuler :

« Je me suis jetée tout entière dans les bras du Bon Dieu ; que puis-je avoir à redouter ? »

Puis, l’agonisante témoigna sa reconnaissance à sa chère supérieure ainsi qu’à toutes les sœurs et rendit paisiblement son âme à Dieu le 12 septembre, fête du Saint Nom de Marie.

Son repentir, sa persévérance et sa confiance dans la miséricorde divine manifestaient la grande victoire de l’Immaculée qui avait pris sous sa protection cette âme, convertie par le sang et l’intercession du jésuite martyr. Cette victoire préfigure le triomphe final du Cœur Immaculé sur les puissances des enfers déchaînées.

Ô Marie Immaculée, nous nous abandonnons à vous, secourez-nous contre les pièges du monde et du démon.

Colorier Louise-Félicie en prison.

Dimanche 28 juin

UN GRAND EXPLORATEUR

LE 20 juin 1883, à ses frais et sans l’aide du gouvernement français, l’officier Charles de Foucauld partit pour le Maroc. Pour accomplir ce voyage, il avait démissionné de l’Armée. Son objectif était de renouveler les connaissances géographiques, politiques, économiques, ethnologiques que nous avions de cet empire, afin de le coloniser un jour.

Le 23 mai 1884, notre explorateur était de retour en Algérie. Il possédait dans ses carnets toutes les informations nécessaires pour conquérir le Maroc.

Mais le Bon Dieu l’appelait à un “ plus haut service ” : celui d’être moine-missionnaire chez les Touareg. Les protéger des musulmans demeurait sa préoccupation majeure. Pour prendre de vitesse leur islamisation et leur arabisation, le Père de Foucauld s’efforça d’étudier leurs langues et leurs coutumes. Il établit un dictionnaire tamacheq. En cela, il manifesta un génie colonisateur exceptionnel !

Notre Père expliquait : « L’Impérialisme chrétien, c’est son expansion missionnaire, colonisatrice, ses guerres saintes, parce que le monde entier est le domaine du Christ, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

Cœur Sacré de Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie, ayez pitié de nous, que votre règne arrive !

Colorier mère Éléonore.

Lundi 29 juin

FRÈRE CLÉMENT

ALGÉRIE, 1902. Il fait une température douce en ce mois d’octobre. Louis Trabut visite les pépinières du frère Clément. Le médecin et botaniste renommé s’émerveille devant l’œuvre du moine. Misserghin est devenu une exploitation agricole des plus impressionnantes. Les religieux et les orphelins du domaine travaillent avec entrain, en chantant pour certains. Admirant les magnifiques fruits presque mûrs, un arbre attire son attention.

« Ce mandarinier est-il malade ? Ses fruits sont petits et l’odeur est fade... »

Le guide sourit, cueille un fruit, le pèle avec facilité et lui en offre un quartier. Une saveur similaire à celle de la mandarine, mais infiniment plus douce, éveille ses papilles. Un vrai délice !

« Il n’y a pas de pépin, remarque-t-il avec étonnement.

– Vous découvrez la vraie valeur des mandarinettes. Elles sont déjà très appréciées dans la région. Ce fruit est le résultat d’un croisement entre l’oranger et le mandarinier. Le frère Clément est à l’origine de cette découverte. »

Cela n’étonne pas le botaniste. Louis sait bien que le frère a également introduit en Algérie des centaines d’espèces d’arbres fruitiers, forestiers et ornementaux. Cette visite l’enchante tellement que le savant écrira un rapport très élogieux sur le frère Clément et ses mandarinettes. Il les renommera “ clémentines ”, en l’honneur du frère !

La Société d’Agriculture d’Alger décernera au religieux une médaille d’or pour sa découverte du fruit !

Providence du Cœur de Jésus, trésor caché dans un champ, secourez-nous !

Colorier les clémentines.

Mardi 30 juin

UNE ÉCOLE DE PENSÉE

POUR défendre et approfondir la doctrine catholique, l’abbé de Nantes fonda une école de pensée « comme il n’y en a pas eu depuis le treizième siècle ! affirmait-il. C’est un enthousiasme continuel, la vérité est une chose belle à savoir, il y a une joie dans l’appréhension, dans la connaissance de la vérité. »

Afin de la faire connaître, notre Père n’hésita pas à utiliser les moyens les plus modernes. Il publia les Lettres à mes Amis, puis le mensuel de la Contre-Réforme catholique, tout en enregistrant retraites, conférences, homélies et lectures spirituelles.

En 1984, il adopta tout de suite la vidéo : « Il est évident que c’est merveilleux ! La distance est abolie. C’est beaucoup mieux que les cassettes qui ne transportent que la voix. Quand on écoute un magnétophone, l’esprit divague un peu à droite et à gauche, tandis que la vidéo a une puissance d’évocation incroyable.

« Je me réjouis à la pensée qu’il n’y a qu’à appuyer sur un bouton et hop ! voilà la Maison Saint-Joseph chez vous, les cérémonies se déroulent sous votre regard, et vous me voyez, moi qui suis votre ami, votre père, vous m’entendez. Entendre quelqu’un en le voyant faire tous ses gestes et toutes ses grimaces permet de le suivre beaucoup plus que quand on l’écoute sur une cassette. »

Enfin, frère Bruno dota le site de la Contre-Réforme catholique d’un outil de première valeur : la VOD, mettant à disposition de tous ce trésor de milliers d’heures de conférences audio et vidéo traitant de tous les grands domaines du savoir humain : il suffit de cliquer sur le site CRC et de s’abonner !

« “ Que votre Règne arrive sur la terre comme au Ciel. ” Ce règne du Christ sur la terre, c’est le dessein politique de Dieu sur l’histoire ! Jésus est un homme vivant, un Seigneur couronné, que saint Étienne vit “ debout à la droite de Dieu ”, établi gouverneur ayant autorité sur toute chair. » (notre Père)

Colorier notre Père.

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Nous aurions également aimé évoquer :

– Le bienheureux Fra Angelico, le plus grand de tous les artistes qui développa la perspective et réussit vraiment à pénétrer son art d’un esprit de foi, d’une mystique qui n’a jamais été égalée,

– L’héroïque épopée des Croisés,

– Christophe Colomb découvrant le continent américain, permettant aux missionnaires d’évangéliser ces populations et de faire cesser les sacrifices humains,

– Dom Pérignon et le champagne,

– Mère Javouhey,

– Les sœurs du Bon Pasteur,

– Les sœurs aveugles,

– Saint Jean Bosco se dévouant auprès de la jeunesse,

– Dom Noguier de Malijay et le Saint Suaire,

– Les religieux et religieuses dans la Grande Guerre,

et tant d’autres...

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« Non, vénérables Frères – il faut le rappeler énergiquement dans ces temps d’anarchie sociale et intellectuelle où chacun se pose en docteur et en législateur – on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : Omnia instaurare in Christo. »

(saint Pie X)